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Réalisation d'un canon à électrons pour appareil à diffraction d'électrons de faible énergie

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00243435

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00243435

Submitted on 1 Jan 1970

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Réalisation d’un canon à électrons pour appareil à diffraction d’électrons de faible énergie

Aimé Mosser, Charles Burggraf

To cite this version:

Aimé Mosser, Charles Burggraf. Réalisation d’un canon à électrons pour appareil à diffraction

d’électrons de faible énergie. Revue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP,

1970, 5 (4), pp.625-626. �10.1051/rphysap:0197000504062500�. �jpa-00243435�

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RÉALISATION D’UN CANON A ÉLECTRONS POUR APPAREIL

A DIFFRACTION D’ÉLECTRONS DE FAIBLE ÉNERGIE

Aimé MOSSER et Charles BURGGRAF Laboratoire de Minéralogie et Pétrographie, Strasbourg

(Reçu le 5 février 1970)

Résumé.

-

Description d’un canon à électrons donnant un faisceau de faible section et destiné

aux appareils de diffraction des électrons de faible énergie. La largeur et l’intensité des faisceaux

ont été étudiés entre 20 et 200 eV suivant différents modes de fonctionnement.

Abstract.

-

An electron gun for LEED Apparatus providing a beam having small diameters is described. The diameter and the intensity of the beams have been studied in the range from 20 to 200 eV with different working conditions.

REVUE DE PHYSIQUE APPLIQUÉE TOME 5, AOUT 1970, PAGE

Introduction.

-

Lors des études des surfaces cristal- lines par diffraction des électrons de faible énergie,

nous avons souvent été gênés par la largeur du faisceau

qui nous empêchait d’étudier des plages cristallines suffisamment petites.

Ceci nous a amené à étudier un canon à électrons donnant un faisceau de section aussi faible que possible

tout en gardant une intensité suffisante pour donner des diagrammes facilement observables.

I. Principe.

-

Dans un précédent article [1] nous

avions décrit un canon expérimental constitué par

une partie « triode » (cathode, wehnelt, anode) suivi

d’une lentille de projection électrostatique.

La partie o triode » donne un cross-over qui est repris par la lentille de projection ; celle-ci en forme l’image sur le cristal à étudier.

Il est possible de diminuer la largeur du faisceau au

niveau du cristal en réduisant le grandissement de la

lentille de projection. On y arrive en augmentant la distance objet (cross-over)-lentille et en rapprochant

celle-ci du cristal. Nous avons, ainsi, été conduit à

construire la lentille de projection sous forme tubulaire,

ce qui permet de la rapprocher au maximum du cristal.

Dans le canon réalisé, la lentille de projection se

trouve approximativement à 40 mm du cross-over et le grandissement est voisin de 1 (Fig. 1).

On sait que la dispersion des vitesses des électrons dans un faisceau produit par un canon diminue avec

la température de la cathode ; [2] [3] aussi avons-nous équipé notre canon avec une cathode à oxydes fourni

par C. I. F. T. E. (*).

Cette cathode à chauffage indirect supporte très bien de nombreuses rentrées d’air. Sa forme plane

facilite sa mise en place en évitant l’opération du cen-

(*) C. I. F. T. E. : Compagnie Industrielle Française de Tubes Electroniques.

Nous remercions M. Arnaud, Ingénieur à la Compagnie Thom-

son-Houston qui nous a procuré ces cathodes.

FiG. 1.

-

Schéma du canon et d’une optique de diffraction classique. G1 et G2 : grilles 1 et 2 ; E : écran fluorescent ; C : cathode ; W : wehnelt ; Ai, A2, A3, A4 : électrodes 1, 2, 3 et 4

du canon.

trage toujours délicate avec les cathodes en épingle à

cheveux. Enfin, cette cathode ne rayonne pratiquement

pas dans le visible ce qui améliore l’observation des

diagrammes.

II. Réalisation pratique.

-

Le canon est réalisé en

acier inoxydable de type NS 22S (Fig. 2). Il est à noter

que l’acier inoxydable devient localement ferromagné- tique lors de son usinage, ce qui perturbe les trajec-

toires de faible énergie. On réduit ces effets en recui-

sant à 650 OC toutes les pièces usinées.

Les performances du canon sont fonction dans une

large mesure de la précision de l’usinage des pièces et

de la perfection de leur centrage. Les différentes élec- trodes du canon sont fixées sur trois tiges en alumine

à l’aide d’un ciment spécial. L’écartement et le parallé-

lisme entre deux électrodes consécutives est obtenu

au cours de l’assemblage à l’aide de trois billes calibrées

en acier alors que le centrage des électrodes est obtenu à l’aide d’un mandrin introduit dans le canon. La dis- tance entre la cathode et le wehnelt étant très critique,

nous avons équipé le canon d’un système de déplace-

ment axial de la cathode (Fig. 2) qui permet de la

mettre en place aisément.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:0197000504062500

(3)

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FIG. 2.

-

Dessin d’exécution du canon.

III. Modes de fonctionnement.

-

Ce canon peut être employé suivant différents modes de fonctionne- ment.

Si on désigne par El et E2 l’énergie des électrons à l’entrée et à la sortie de la lentille de projection, on

peut considérer trois modes de fonctionnement du canon, suivant que : El E2, El

=

E2 et Ei > E2

que nous avons désigné respectivement par mode

« accélérateur », « symétrique » et « décélérateur ».

Ces trois modes d’utilisation du canon donnent,

pour des électrons de même énergie (100 eV) des fais-

ceaux d’intensité et de section différentes.

Le tableau I donne ces résultats ainsi que les diffé- rents potentiels à appliquer aux électrodes pour ces

trois modes de fonctionnement.

TABLEAU 1

Aux basses énergies (en-dessous de 100 eV) l’on

est gêné en général par la faible luminosité des dia- grammes, le mode « décélérateur » est le plus intéres-

sant parce qu’il donne les intensités les plus fortes.

Aux fortes énergies (au-dessus de 100 eV) on pourra

employer le mode symétrique de préférence au mode précédent car il donne des faisceaux plus fins et néces- site, surtout, des tensions d’alimentation moins élevées.

Il est possible de réaliser sur le même principe des

canons dont la lentille de projection ne comporte que deux électrodes tubulaires. On pourra employer alors

aux énergies élevées le mode « accélérateur » qui donne

des faisceaux moins bons que le mode « symétrique ».

IV. Résultats.

-

Ce canon a été étudié dans l’appa-

reil décrit précédemment [1]. On trace la répartition

de la densité de courant suivant un diamètre du fais-

ceau. Et on détermine sa largeur, d1/2, en mesurant la largeur à mi-hauteur de cette courbe. L’intensité totale I du faisceau est mesurée à l’aide d’un cylindre de Faraday ayant une ouverture de 2 mm de diamètre.

Le tableau II donne la largeur d1/2 et l’intensité 1 du faisceau, mesurés à 40 mm de la sortie du canon, pour différentes énergies.

TABLEAU II

Une estimation donne dans le cas d’électrons de 300 volts

une ouverture numérique du faisceau de l’ordre de 1/300.

Conclusion.

-

Le canon décrit dans cet article, équipe depuis plus d’un an l’un de nos appareils

LEED et nous donne entière satisfaction. Il nous a

permis d’étudier plusieurs cristaux dont certains en

atmosphère d’oxygène sans avoir eu à changer la

cathode.

Bibliographie [1] MOSSER (A.) et BURGGRAF (Ch.), Rev. Phys. Appl.,

1967, 2, 57.

[2] BOERSCH (H.), Z. f. Physik, 1954, 139, 115.

[3] HARTWIG (D.) et ULMER (K.), Z. f. Physik, 1963,173,

294.

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