Quelques contrˆ ole de Premi` ere S
Gilles Auriol
[email protected] — http ://auriolg.free.fr
Voici l’´enonc´e de 7 devoirs de Premi`ere S, int´egralement corrig´es. Malgr´e tout les devoirs 1 et 5 n´ecessitent l’usage du th´eor`eme des valeurs interm´ediaires, ils conviendront certainement mieux
`a la classe de Terminale S.
Contrˆole d’´et´e - ´Episode 1
1. Soit g : x7→ 4x3+ x2− 4x − 5 et Cg sa courbe repr´esentative dans un rep`ere orthonorm´e.
(a) Limites aux bornes de l’ensemble de d´efinition, d´eriv´ee, tableau de variation avec va- leurs des extr´emums locaux.
(b) D´eduire du tableau de variation qu’il existe un unique r´eel α tel que g(α) = 0. Donner un encradrement d’amplitude 0, 1 de α.
(c) A l’aide des deux questions pr´ec´edentes, construire le tableau de signe de g(x).
(d) D´emontrer que I
− 1
12,−1007 216
est un centre de sym´etrie deCg. (e) Donner une ´equation de la tangente T au point d’abscisse −1.
(f) Quelle est l’abscisse du point en lequel T recoupe Cg? Noter que l’on connaˆıt d´ej`a une racine du polynˆome qui va ˆetre form´e.
2. Consid´erons maintenant f : x7→ 4x− 2 (x + 2)(x2+ 1). (a) Calculer la d´eriv´ee.
(b) ´Etudier son signe grˆace `a la question 1.c, en d´eduire le tableau de variation.
(c) Donner les limites aux bornes de l’ensemble de d´efinition.
2
Correction du contrˆole d’´et´e - ´Episode 1 1. (a) (2 pts)Dg = R car c’est une fonction polynˆome.
∀x ∈ R, g′(x) = 12x2+ 2x−4. Le discriminant vaut 142, donc les racines sont −2 ± 14 24 , c’est-`a-dire −2
3 et 1
2. D’o`u le tableau (le signe d’un polynˆome du second degr´e ´etant celui du coefficient de x2, sauf entre les racines s’il y en a) :
x −∞ −2
3
1
2 +∞
g′(x) + 0 − 0 +
g(x) −∞ ր −83
27 ց −25
4 ր +∞
(b) (3 pts)∀x ∈
−∞,1 2
, g(x) 6 −83
27 < 0, donc α n’est pas dans cet intervalle ! Il s’agit de rien oublier pour justifier l’existence de cet α sur l’intervalle
1 2, +∞
: d’une part la fonction est strictement croissante sur cet intervalle et d’autre part elle y est continue (fonction polynˆome), donc g r´ealise une bijection de
1 2, +∞
sur J =
f
1 2
, lim
x→+∞f (x),
=
−25 4 , +∞
. MAIS 0∈ J, donc il existe un unique (bijection
=⇒ il existe et unique) r´eel α de
1 2, +∞
tel que g(α) = 0.
Avec une calculette, on obtient facilement 1, 2 < α < 1, 3.
Si on rajoute α dans le tableau ci-dessus :
x −∞ −2
3
1
2 α +∞
g′(x) + 0 − 0 +
g(x) −∞ ր −83
27 ց −25
4 ր 0 ր +∞
(c) (2 pts) L’examen de ce second tableau montre que pour x < α, on a g(x) < 0, que pour x > α, on a g(x) > 0 et que g(α) = 0. On r´esume dans un tableau :
x −∞ α +∞
g(x) − 0 +
(d) (3 pts) D’apr`es le cours on sait que : I
− 1
12,−1007 216
est centre de sym´etrie de Cf
⇔ ∀x ∈ Dg
−1
6− x ∈ Dg [1]
g
−1 6 − x
=−1007
108 − g(x) [2]
L’assertion [1] est ´evidente puisque Df = R. Prouver [2] revient `a faire de longs calculs d´esagr´eables que voici :
D’une part (sachant que (a + b)3 = a3+ 3a2b + 3ab2+ b3, `a retenir !) g
−1 6− x
= 4
−1 6− x
3
+
−1 6 − x
2
− 4
−1 6 − x
− 5
= −4
1 6+ x
3
+
1 6+ x
2
+ 4
1 6+ x
− 5
= −4
1 216 + 3
36x +3
6x2+ x3
+ 1
36+ 2
6x + x2+4
6 + 4x− 5
= − 2 108 − 1
3x− 2x2− 4x3 + 3 108 + 1
3x + x2+4× 18
6× 18+ 4x− 540 108
= −4x3− x2+ 4x + −2 + 3 + 72 − 540 108
= −4x3− x2+ 4x− 467 108 d’autre part
−1007
108 − g(x) = −1007
108 − 4x3− x2+ 4x + 540 108
= −4x3− x2+ 4x−467 108 donc I est bien un centre de sym´etrie de Cg.
Remarque. I est mˆeme un point d’inflexion, i.e. la tangente n’est pas du mˆeme cˆot´e de la courbe avant et apr`es ce point (localement). On d´emontre qu’une condition n´ecessaire (mais non suffisante) pour qu’un point d’abscisse x0 soit un point d’inflexion de la courbe r´epr´esentative d’une fonction f , est que f′′(x0) = 0. Si l’on pose f (x) = ax3+ b2 + cx + d, la d´eriv´ee seconde vaut f′′(x) = 6ax + 2b, d’o`u f′′(x) = 0 ⇔ x = − b
3a. Donc si un point d’inflexion existe sur une cubique d’´equation y = ax3+ bx2+ cx + d, ce ne peut-ˆetre que le point d’abscisse− b
3a. On montre que∀x ∈ R, 2f
− b 3a
− f(x) = f
−2b 3a − x
, chacun des membres valant−ax3− bx2− cx −2bc 3a + 4b3
27a2+ d, ce qui prouve que le point I
− b 3a, f
− b 3a
est centre de sym´etrie. On v´erifie ici que− b 3a =−1
12.
(e) (1 pt) Classique et peu pay´e ! y = g′(−1)(x + 1) + g(1), donc T : y = 6x + 2.
(f) (2 pts) L’´equation aux abscisses donne : P (x) = 4x3+ x2− 10x − 7 = 0. Bien sˆur −1 est racine car T est la tangente au point d’abscisse... −1 ! On peut donc mettre x + 1 en facteur, d’o`u (En utilisant la m´ethode d’identification, de division de polynˆomes ou encore l’algorithme d’Horner) P (x) = (x + 1)(4x2− 3x − 7), mais −1 est encore racine du polynˆome du second degr´e qui apparaˆıt donc P (x) = (x + 1)(x + 1)(4x− 7) = (x + 1)2(4x− 7). La droite T recoupe Cg au point d’abscisse 7
4 (celui d’abscisse −1 ayant d´ej`a ´et´e trait´e).
2. (a) (3 pts)Df = R− {−2}. La d´eriv´ee est un peu indigeste :
f′(x) = 4(x + 2)(x2+ 1)− (4x − 2)[x2+ 1 + 2x(x + 2)]
[(x + 2)(x2+ 1)]2
= 4x3+ 4x + 8x2+ 8− (4x − 2)(3x2+ 4x + 1) [(x + 2)(x2+ 1)]2
= 4x3+ 4x + 8x2+ 8− 12x3− 16x2− 4x + 6x2+ 8x + 2 [(x + 2)(x2 + 1)]2
= −8x3− 2x2+ 8x + 10 [(x + 2)(x2+ 1)]2
2
(b) (3 pts) ... et en factorisant par −2 au num´erateur : f′(x) = −2(4x3+ x2− 4x − 5)
[(x + 2)(x2+ 1)]2 = −2g(x) [(x + 2)(x2+ 1)]2
donc le signe de f′(x) d´epend de celui de −2g(x), car le d´enominateur est un carr´e (donc positif), d’o`u le tableau (je rappelle que 1, 2 < α < 1, 3) :
x −∞ −2 α +∞
−2 − − −
g(x) − − 0 +
f′(x) + k + 0 −
f (x) 0 ր +∞ k −∞ ր f(α) ց 0
(c) (1 pt) Les limites (d´ej`a dans le tableau) : Le terme terme dominant du d´enominateur est x3, donc : lim
x→±∞f (x) lim
x→±∞
4x
x3 = lim
x→±∞
4
x2 = 0. En en −2, c’est plus d´elicat `a cause des notations ! lim
x→2 x<2
f (x) = lim
x→2 x<2
−10
5(x + 2) = lim
x→2 x<2
−2
x + 2 = lim
h→0 h<0
−2
h = +∞, en ayant fait un changement de variable h = x + 2. On d´emontre de la mˆeme fa¸con (= c’est ennuyeux
`a taper) que lim
x→2 x>2
f (x) =−∞.
Pour remplir la feuille voici la repr´esentation graphique de f .
–4 –3 –2 –1 0 1 2 3
–10 –8 –6 –4 –2 2 4 6
Contrˆole d’´et´e - ´Episode 2 1. Simplifier cos(19π− x) + sin(17π + x) − sin
19π 2 − x
+ cos
17π 2 − x
. 2. Exprimer en fonction de cos 2x les expressions suivantes :
(a) cos2x + 2 sin2x (b) 3 cos2x− 2 sin2x
(c) sin 5x
sin x − cos 5x cos x
3. Exprimer en fonction d’une tangente l’expression 1− cos x 1 + cos x. 4. Soit f (θ) = a cos θ + b sin θ, avec a, b et θ des r´eels.
(a) Montrer qu’on peut trouver un r´eel ϕ∈] − π, π] tel que
∀θ ∈ R, f(θ) =√
a2+ b2(cos ϕ cos θ + sin ϕ sin θ) En d´eduire que f (θ) =√
a2+ b2 cos(θ− ϕ).
(b) Application. R´esoudre dans R l’´equation √
3 cos x− sin x = 1.
5. On rappelle que la suite (Tn)n∈N des polynˆomes de Thebytcheff d´efinie comme suit :
T0(X) = 1 et T1(X) = X
∀n ∈ N, Tn+2(X) = 2XTn+1(X)− Tn(X) poss`ede la propri´et´e suivante : Tn(cos θ) = cos(nθ), pour θ ∈ R.
(a) Calculer T5(X). En d´eduire que ∀a ∈ R, cos 5a = 16 cos5a− 20 cos3a + 5 cos a.
(b) V´erifier que ∀x ∈ R, 16x5− 20x3 + 5x + 1 = (x + 1)(4x2− 2x − 1)2. (c) On pose t = cosπ
5. D´emontrer que t est racine de 4x2− 2x − 1 et que t = 1 +√ 5 4 , par des arguments de signe.
(d) En d´eduire sinπ
5 ; cos2π
5 ; sin2π
5 ; cos π
10 et sin π 10. (e) Montrer, en observant que π
2 − π 10 = 2π
5 , les ´egalit´es cos2π
5 = sin π
10 et sin2π
5 = cos π 10.
Correction du contrˆole d’´et´e - ´Episode 2 1. (1,5 pt)
∀x ∈ R, f(x) = cos(19π − x) + sin(17π + x) − sin
19π 2 − x
+ cos
17π 2 − x
= cos(π− x) + sin(π + x) − cos
π
2 −19π 2 + x
+ sin
π
2 −17π 2 + x
= − cos x − sin x − cos(−9π + x) + sin(−8π + x)
= − cos x − sin x − cos(π + x) + sin x
= − cos x − sin x + cos x + sin x
= 0
2. (a) (1 pt)∀x ∈ R, cos2x + 2 sin2x = (cos2x + sin2x) + sin2x = 1 + sin2x. Mais cos 2x = 1−2 sin2x, d’o`u sin2x = 1− cos 2x
2 . En rempla¸cant, cos2x+2 sin2x = 1− cos 2x
2 +1 =
3− cos 2x
2 .
(b) (1 pt) Des formules de duplication on d´eduit cos2x = 1 + cos 2x
2 et sin2x = 1− cos 2x
2 ,
que l’on retiendra. En rempla¸cant, 3 cos2x− 2 sin2x = 5 cos 2x + 1
2 .
(c) (2 pts) En r´eduisant au mˆeme d´enominateur, on arrive `a f (x) = sin 5x cos x− cos 5x sin x sin x cos x
et l’on reconnaˆıt le d´eveloppement de sin(a− b) donc f (x) = sin(5x− x)
1
2sin 2x = 2sin 4x
sin 2x = 22 cos 2x sin 2x
sin 2x = 4 cos 2x
3. (2 pts) ∀x ∈ R,1− cos x
1 + cos x = 2 sin2 x2
2 cos2 x2 = tan2x 2
, car d’apr`es les formules encadr´ees ci-dessous, 1− cos x = 2 sin2x
2
et 1− sin x = 2 cos2x 2
.
4. (a) (2,5 pts) f (θ) = a cos θ + b sin θ = √
a2+ b2
a
√a2+ b2 cos θ + b
√a2+ b2 sin θ
. On remarque que
a
√a2+ b2
2
+
b
√a2+ b2
2
= a2+ b2 a2+ b2 = 1 donc on sait qu’il existe un unique ϕ ∈] − π, π] tel que cos ϕ = a
√a2+ b2 et sin ϕ =
√ b
a2+ b2. On en d´eduit une nouvelle ´ecriture de f (θ) : f (θ) = √
a2+ b2(cos ϕ cos θ + sin ϕ sin θ) =√
a2+ b2 cos(ϕ− θ) =√
a2+ b2 cos(θ− ϕ) (b) (1,5 pt) On factorise le premier membre de cette ´equation avec cette m´ethode. Ici
notre √
a2 + b2, c’est √
3 + 1 = 2, donc √
3 cos x− sin x = 2 √3
2 cos x− 1 2sin x
! . Il nous faut d´eterminer le r´eel ϕ de ]−π, π] tel que cos ϕ =
√3
2 et sin ϕ = 1
2, c’est ϕ = π 6.
D’o`u l’´ecriture 2 √3
2 cos x− 1 2sin x
!
= 2 (cos ϕ cos x− sin ϕ sin x) = 2 cos(ϕ + x) = 2 cosπ
6 + x
. Finalement l’´equation ´equivaut `a 2 cosπ 6 + x
= 1⇔ cosπ 6 + x
= 1
2 ⇔ cosπ 6 + x
= cosπ
3 et d’apr`es le cours cosπ
6 + x
= cosπ
3 ⇔ π
6 + x = π
3 + 2kπ ou π
6 + x =−π
3 + 2kπ
⇔ x = π
6 + 2kπ ou x =−π
2 + 2kπ 5. (a) (3 pts) On calcule successivemeent :
– T2(X) = 2X2− 1
– T3(X) = 2X(2X2− 1) − X = 4X3− 3X
– T4(X) = 2X(4X3− 3X) − (2X2− 1) = 8X4− 8X2+ 1
– T5(X) = 2X(8X4− 8X2+ 1)− (4X3− 3X) = 16X5− 20X3+ 5X
Il est imm´ediat que cos 5a = 16 cos5a− 20 cos3a + 5 cos a [1], car T5(cos a) = cos 5a.
(b) (1 pt) C’est du calcul niveau troisi`eme...
(c) (2 pts) En faisant a = π
5 dans [1], on obtient, en posant t = cosπ 5, cos
5× π 5
= 16t5− 20t3+ 5t ⇔ −1 = 16t5− 20t3+ 5t
⇔ 16t5− 20t3+ 5t + 1 = 0
⇔ (t + 1)(4t2− 2t − 1)2 = 0
mais il est clair que−1 n’est pas solution attendue (en effet cos α = −1 ⇔ α = π+2kπ), donc t est l’une des deux racines de 4t2−2t−1, qui sont 1±√
5
4 . Comme 0 < π 5 < π
2, on a t > 0, donc t = 1 +√
5
4 , car l’autre racine est n´egative. Finalement cosπ
5 = 1 +√ 5 4 . (d) (5 × 0,5 pt)
– sinπ
5 > 0, donc sinπ 5 =
r
1− cos2 π 5 =
s
1−6 + 2√ 5
16 =
s
10− 2√ 5
16 =
p10− 2√ 5
4 .
– cos2π
5 = 2 cos2 π
5 − 1 = 26 + 2√ 5
16 − 1 = −4 + 4√ 5
16 =
√5− 1 4 . – sin2π
5 = r
1− cos2 2π 5 =
s
1− 6− 2√ 5
16 =
s
10 + 2√ 5
16 =
p10 + 2√ 5
4 .
– cos 2x = 2 cos2x− 1, d’o`u, si cos x > 0, cos x =
rcos 2x + 1
2 , ou encore cosx 2 = rcos x + 1
2 . Ici on a cos π
10 > 0, donc cos π 10 =
s
1+√ 5
4 + 1
2 =
s 5 +√
5
8 =
p10 + 2√ 5
4 .
– sin π 10 =
r
1− cos2 π 10 =
s
1− 10 + 2√ 5
16 =
s
6− 2√ 5
16 =
q
(1−√ 5)2
4 =
√5− 1 4 , car √
a2 =|a| et ici 1 −√
5 < 0, d’o`u|1 −√
5| =√ 5− 1.
2
(e) (+2 pts) ∀x ∈ R, cosπ 2 − x
= sin x et puisque π 2 − π
10 = 2π
5 , on comprend pour quelle raison cos2π
5 = sin π
10. De mˆeme sin2π
5 = cos π
10 en utilisant ∀x ∈ R, sinπ
2 − x
= cos x. En plus on simplifie de fa¸con substantielle les calculs !
Contrˆole d’´et´e - ´Episode 3 1. Soit ABC un triangle. On d´efinit les points, I, J et K par
−→BI = 4 7
−−→BC, −→
CJ = 1 3
−→CA, −−→
AK = 3 5
−→AB
(a) ´Ecrire I, J et K comme des barycentres des points A, B et C.
(b) En consid´erant le point G = Bar{(A, 2)(B, 3)(C, 4)} et en utilisant la propri´et´e d’as- sociativit´e, montrer que les droites (AI), (BJ) et (CK) sont concourantes.
2. Soit ABC un triangle. D´emontrer que les droites (AJ), (BJ) et (CK) sont concourantes, sachant que I, J et K sont d´efinis de la fa¸con suivante :
−→BI = 1 3
−−→BC −→
CJ = 3 4
−→CA −−→
AK = 2 5
−→AB
(mˆeme m´ethode que l’exercice pr´ec´edent)
3. ABC est un triangle et M un point quelconque du plan.
On d´esigne par P , Q et R les sym´etriques de M par rapport aux milieux des cˆot´es [AB], [BC] et [AC] du triangle ABC respectivement.
(a) D´eterminer trois r´eels a, b et c tels que
– P soit le barycentre de (M, c), (A, a) et (B, b) ; – Q soit le barycentre de (M, c), (B, a) et (C, b) ; – R soit le barycentre de (M, c), (A, a) et (C, b).
(b) G d´esigne le centre de gravit´e du triangle ABC et K celui de P QR.
D´emontrer que G est le milieu de [MK].
4. ABCD est un parall´elogramme, G = Bar{(A, 2)(B, 1)} et H = Bar{(C, 2)(D, 1)}.
(a) D´emontrer que les segments [AC], [BD] et [GH] ont le mˆeme milieu I.
(b) Les droites (AC) et (GD) se coupent en E. Montrer que E = Bar{(G, 3)(D, 1)} et que E est le milieu de [AI].
5. Soit ABCD un carr´e de centre O. Soit Γ l’ensemble des points M du plan tels que :
||−−→
MB−−−→
MC +−−→
MD|| = ||−−→
MA−−−→
MB−−−→
MD||
D´emontrer que Γ est la m´ediatrice du segment [AC].
Correction du contrˆole d’´et´e - ´Episode 3 1. (a) (1,5 pt) On transforme les hypoth`eses :
−→BI = 4 7
−−→BC ⇔ 7−→
BI = 4(−→
BI +−→
IC) ⇔ 3−→
BI− 4−→
IC =−→
0 ⇔ 3−→
IB + 4−→
IC =−→ 0 donc I = Bar{(B, 3)(C, 4)}. Pour le point J :
−→CJ = 1 3
−→CA ⇔ 3−→CJ =−→CJ +JA−→ ⇔ 2−→JC +−→JA = −→0 donc J = Bar{(C, 2)(A, 1)}. Enfin :
−−→AK = 3 5
−→AB ⇔ 5−−→
AK = 3(−−→
AK +−−→
KB) ⇔ 2−−→
KA + 3−−→
KB =−→ 0 donc K = Bar{(A, 2)(B, 3)}.
(b) (1,5 pt) ´Etant donn´e que J = Bar{(C, 2)(A, 1)}, on a aussi J = Bar{(C, 4)(A, 2)}.
Utilisons trois fois la propri´et´e d’associativit´e :
– G = Bar{(A, 2)[(B, 3)(C, 4)]} = Bar{(A, 2)(I, 7)}, ce qui prouve que G ∈ (AI).
– G = Bar{[(A, 2)(C, 4)](B, 3)} = Bar{(J, 6)(B, 3)}, ce qui prouve que G ∈ (BJ).
– G = Bar{[(A, 2)(B, 3)](C, 4)} = Bar{(K, 5)(C, 4)}, ce qui prouve que G ∈ (CK).
Le point G appartient aux droites (AI), (BJ) et (CK), donc ces trois droites sont concourantes.
2. (3 pts) Comme pr´ec´edemment, les hypoth`eses deviennent :
I = Bar{(B, 2)(C, 1)} J = Bar{(A, 3)(C, 1)} K = Bar{(A, 3)(B, 2)}
Soit G = Bar{(A, 3)(B, 2)(C, 1)}. En utilisant trois fois la propri´et´e d’associativit´e, on montre que
G = Bar{(A, 3)(I, 3)} = Bar{(B, 2)(J, 4)} = Bar{(K, 5)(C, 1)}
Donc G appartient aux droites (AI), (BJ) et (KC) et ces droites sont bien concourantes.
3. (a) (2 pts) Soit I le milieu de [AB]. Le point I est aussi le milieu de [P M], donc −−→
P M = 2−→
P I, d’o`u P = Bar{(M, −1)(I, 2)}, mais I = Bar{(A, 1)(B, 1)}, donc en utilisant le th´eor`eme d’associativit´e, on obtient P = Bar{(M, −1)(A, 1)(B, 1)}.
De la mˆeme fa¸con Q = Bar{(M, −1)(B, 1)(C, 1)} et R = Bar{(M, −1)(A, 1)(C, 1)}.
(b) (3 pts) Soit F le milieu de [MK], c’est-`a-dire F = Bar{(M, 1)(K, 1)}, ou encore F = Bar{(M, 3)(K, 3)}, ce qui nous permet de remplacer (K, 3) par (P, 1)(Q, 1)(R, 1) car K est le centre de gravit´e du triangle P QR. Donc F = Bar{(M, 3)(P, 1)(Q, 1)(R, 1)}.
Rempla¸cons (P, 1), (Q, 1) et (R, 1) par les points pond´er´es de la question pr´ec´edente (−1 + 1 + 1 = 1, il n’y a mˆeme pas de coefficients `a ajuster !) on obtient :
F = Bar{(M, 3)(M, −1)(A, 1)(B, 1)(M, −1)(B, 1)(C, 1)(M, −1)(A, 1)(C, 1)}
Quel bonheur de constater qu’il n’y a plus de M, et que finalement : F = Bar{(A, 2)(B, 2)(C, 2)}
Ce qui signifie que F est l’isobarycentre des points A, B et C, autrement dit c’est le centre de gravit´e du triangle ABC.
4. (a) (3 pts) ABCD est un parall´elogramme, donc les diagonales se coupent en leur milieu i.e. le point I est le milieu de [AC] et [BD].
Soit I′ le milieu de [GH], c’est-`a-dire I′ = Bar{(G, 3)(H, 3)}. En rempla¸cant (G, 3) par (A, 2)(B, 1) et (H, 3) par (C, 2)(D, 1), on obtient
I′ = Bar{(A, 2)(B, 1)(C, 2)(D, 1)}
et en rempla¸cant (A, 2)(C, 2) par (I, 4) et (B, 1)(D, 1) par (I, 2), on arrive a I′ = Bar{(I, 4)(I, 2)} = Bar{(I, 6)}
donc pour tout point M du plan 6−−→
MI′ = 6−−→
MI et en particulier pour M = I, l’´egalit´e 6−→
II′ =−→
0 montre que I = I′ et I est bien le milieu des segments [GH], [AC] et [BD].
(b) (2 pts) Soit E′ = Bar{(G, 3)(D, 1)}. Alors E′ ∈ (GD). On remplace (G, 3), si bien que
E′ = Bar{(A, 2)(B, 1)(D, 1)}
ou encore, puisque I est le milieu de [BD],
E′ = Bar{(A, 2)(I, 2)}
ce qui traduit que E′ est le milieu de [AI] et que E′ ∈ (AI) ; on a d´ej`a montr´e que E′ ∈ (GD) donc E′ est l’intersection des droites (AI) et (GD). Finalement E′ = E et E est bien le milieu de [AI].
5. (4 pts) Soit G = Bar{(B, 1)(C, −1)(D, 1)} et H = Bar{(A, 1)(B, −1)(D, −1)}.
On va montrer que G = A et que H = C.
Pour G rempla¸cons (B, 1)(D, 1) par (O, 2), le milieu de [BD]. On a alors G = Bar{(O, 2)(C−
1)}, donc pour tout point M l’´egalit´e−−→
MG = 2−−→
MO−−−→
MC qui donne−→
OG = −−→
OC en faisant M = O, d’o`u G = A.
Pour H. On remplace (B,−1)(D − 1) par (I, −2), d’o`u H = Bar{(A, 1)(I, −2)}. Pour tout point M, on a −−−→MH =−−→MA− 2−−→MI, et pour M = I, −−→IH =−→IA donc H = C.
R´eduisons les deux membres de l’´equation en utilisant les d´efinitions de G et H. On a M ∈ Γ ⇔ ||−−→
MG|| = ||−−→
MH|| d’o`u M ∈ Γ ⇔ ||−−→
MA|| = ||−−→
MC||, ou encore M ∈ Γ ⇔ MA = MC. L’ensemble cherch´e est la m´ediatrice du segment [AC] (on peut d’ailleurs voir que (B, O, D)∈ Γ3)
2
Contrˆole d’´et´e - ´Episode 4 1. (a) ´Ecrire sans utiliser le symbole Σ les sommes suivantes :
A = X7 k=2
k2, B = X4 k=0
k + 1
k + 2, C = X6
k=0
(2k− 7)2, D = X4
j=1
j(j + 1).
(b) Exprimer en fonction de x les sommes suivantes, sans utiliser le symbole Σ :
A = X5
i=1
(2i− 1) xj, B = X6
j=1
(−1)j(7− j) xj, C = X7
j=3
(3j + 2) (−1)j+1x2j
(c) ´Ecrire chacune des sommes suivantes avec Σ : A = 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 ;
B = 1 + 3 + 5 + 7 + 9 ;
C = 1− 4 + 7 − 10 + 13 − 16 ; D = 1 + 8 + 27 + 64 + 125 ; E = x− x2+ x3− x4+ x5; F = 7x + 5x2+ 3x3+ x4.
2. On d´efinit les deux suites u et v par u0 = 2 et ∀n ∈ N, un+1= un+ 1 2un
et vn = un− 1 2un+ 1. (a) D´emontrer par r´ecurrence que ∀n ∈ N, un> 0.
(b) Montrer que la suite v est g´eom´etrique ; calculer vn puis un en fonction de n.
3. Calculer intelligemment les sommes suivantes : (a) S = 3 + 4 + 5 + 6 +· · · + 98 ;
(b) 5 + 7 + 9 + 11 +· · · + 121 ; (c) 5 + 2− 1 − 4 − 7 − · · · − 34 ; (d) 2 + 4 + 8 +· · · + 256 ;
(e) 1 2− 1
4 +1
8 − · · · − 1 256.
4. R´esoudre dans R l’´equation suivante : 1 + x
x + 2 +
x x + 2
2
+· · · +
x
x + 2
7
= 0
5. On raconte que l’inventeur du jeu d’´echecs demanda pour r´ecompense qu’on lui fasse don de quelques grains de bl´e : un grain pour la premi`ere case, deux grains pour la deuxi`eme case, quatre grains pour la troisi`eme et ainsi de suite en doublant `a chaque case le nombre grains jusqu’`a la 64e case de l’´echiquier.
(a) Calculer le nombre de grain offerts pour la 64e case.
(b) Calculer le nombre total de grains de bl´e que repr´esente la r´ecompense.
(c) Un grain de bl´e p`ese 0,05 g. Sachant que la production annuelle de bl´e de nos jours et
Correction du contrˆole d’´et´e - ´Episode 4
1. (a) (1 pt) A = X7
k=2
k2 = 22 + 32+ 42+ 52+ 62+ 72 = 139 ;
(1 pt) B = X4
k=0
k + 1 k + 2 = 1
2 +2 3 +3
4 +4 5 +5
6 = 71 20; (1 pt) C =
X6 k=0
(2k− 7)2 = (−7)2+ (−5)2+ (−3)2+ (−1)2+ 12+ 32+ 52 = 119 ;
(1 pt) D = X4
j=1
j(j + 1) = 1× 2 + 2 × 3 + 3 × 4 + 4 × 5 = 40.
(b) (1 pt) A = X5
i=1
(2i− 1) xi = x + 3x2+ 5x3+ 7x4+ 9x5;
(2 pts) B = X6
j=1
(−1)j(7− j) xj =−6x + 5x2− 4x3+ 3x4− 2x5+ x6;
(2 pts) C = X7
j=3
(3j + 2) (−1)j+1x2j = 11x6− 14x8+ 17x10− 20x12+ 23x14.
(c) (4 × 1 + 2 × 2 pts) A = X7
i=1
i, B = X4
i=0
(2i + 1), C = X5
i=0
(−1)i(3i + 1)
D = X5
i=1
i3, E = X5
i=1
(−1)i+1xi, F = X3
i=0
(7− 2i) xi+1. 2. (a) (3 pts) Initialisation : u0 = 1 > 0
Transmission : On suppose que pour un n de N, on a un > 0. Alors un + 1 > 0 et 2un> 0 donc un+ 1
2un
= un+1 > 0. Donc ∀n ∈ N, un > 0.
(b) (4 pts) ∀n ∈ N, vn+1 = un+1− 1 2un+1+ 1 =
un+1 2un − 1
2× u2un+1n + 1 = un+ 1− 2un 2un+ 2 + 2un
= −un+ 1 2(2un+ 1) =
−1
2vn, donc le suite v est g´eom´etrique de raison−1
2et de premier terme v0 = u0− 1 2u0+ 1 = 1
5. Le terme g´en´eral de la suite v est donc vn= 1 5
−1 2
n
= (−1)n 5× 2n. Exprimons un en fonction de vn :
vn = un− 1
2un+ 1 ⇔ vn(2un+ 1) = un− 1 ⇔ un(1− 2vn) = 1 + vn ⇔ un= 1 + vn
1− 2vn tout ceci ´etant ´equivalent car ∀n ∈ N, 1 − 2vn 6= 0, en effet :
vn= 1 2 ⇔ 1
5
−1 2
n
= 1 2 ⇔
−1 2
n
= 5 2
´equation qui n’a pas de solution (voir cours de terminale).
Finalement : un= 1 + vn
1− 2vn = 1 + (−1)5×2nn
1− 2 ×(−1)5×2nn = 5× 2n+ (−1)n 5× 2n− 2(−1)n. 1
3. (4 × 1 + 2 pts)
(a) En posant ∀n ∈ N, vn = 3 + n, on s’aper¸coit que 3 = v0 et 98 = v95, donc S = (95− 0 + 1) × 3 + 98
2 = 4848.
(b) On pose vn = 5 + 2n, alors v0 = 5 et v58= 121, d’o`u S = (58− 0 + 1)5 + 121
2 = 3717.
(c) On pose vn = 5− 3n, alors v0 = 5 et v13− 34, donc S = (13 − 0 + 1)5− 34
2 =−203.
(d) Si l’on pose vn= 2n, alors v1 = 2 et v8 = 256, donc S = 21− 2(8−1+1)
1− 2 = 510.
(e) Factorisons par−1 : S = 1
2 −1 4 +1
8 − · · · − 1 256 =−
−1 2 +1
4 −1
8 +· · · + 1 256
=−S′
On calcule S′. Pour cela posons vn =
−1 2
n
, alors v1 =−1
2 et v8 = 1
256. Donc
S =−S′ = 1
2× 1− −12(8−1+1) 1 + 12 = 1
2× 1− 2561
3 2
=
255 256
3 = 85 256
4. (5 pts) Le premier membre est la somme des huit premiers termes de la suite g´eom´etrique de raison x
x + 2 et de premier terme 1. Donc l’´equation ´equivaut `a : 1− x+2x 8
1− x+2x = 0 ⇔ 1 −
x x + 2
8
= 0 ⇔
x x + 2
8
= 1 et x 6= −2 Deux possibilit´es :
x
x + 2 =−1 ou x
x + 2 = 1 et x6= −2
La premi`ere ´equation conduit `a x = −1, la seconde `a 0 = 2, impossible. Finalement S = {−1}.
5. (a) (1 pt) En posant vn = 2n, on met v0 = 1 grain de bl´e sur la premi`ere case, v1 = 2 sur la seconde, ainsi de suite donc v63= 263≃ 9, 223 · 1018 sur la 64e.
(b) (2 pts) Soit S la somme cherch´ee :
S = X63
i=0
vi = 1− 264
1− 2 = 264− 1 (c) (2 pts) 1 grain ←→ 0,05 g
20 grains ←→ 1 g, mais 1 tonne = 1000 kg = 106 g, donc 2· 107 grains ←→ 1 tonne
2· 107 × 6 · 108 = 1, 2· 1016 grains←→ 600 millions de tonnes donc il faudra 264− 1
1, 2· 1016 ≃ 1537 ans pour satisfaire la requˆete ! (Bar`eme sur 40 points)
Contrˆole d’´et´e - ´Episode 5 Soit f : x7→ 3x + 1
x3− 3x + 3.
1. Proc´eder `a une ´etude de fonction pour d´eterminer le nombre α tel que Df = R− {α}.
Donner un encradement d’amplitude 10−1 de ce nombre.
2. On pose P (x) = 2x3+x2−4. Montrer que f′(x) = 0 ⇔ P (x) = 0. Montrer que le polynˆome P n’admet qu’une seule racine β, en donner un encadrement d’amplitude 10−1.
Donner de signe de P et en d´eduire le tableau de variations de f .
3. Donner les limites aux bornes de l’ensemble de d´efinition. Interpr´eter g´eom´etriquement et compl´eter le tableau de variations de f .
Voici la repr´esentation graphique pour ´eviter les inepties.
–8 –6 –4 –2 0 2 4 6
–4 –2 2 4 6
Correction du contrˆole d’´et´e - ´Episode 5
1. x∈ Df ⇔ x3−3x+3 6= 0. ´Etudions la fonction g : x 7→ x3−3x+3. On a f′(x) = 3x2−3 = 3(x− 1)(x + 1) et lim
x→−∞f (x) = lim
x→−∞x3 =−∞ et lim
x→+∞f (x) = +∞. D’o`u le tableau
x −∞ −1 1 +∞
f′(x) + 0 − 0 +
f (x) −∞ ր 5 ց 1 ր +∞
La fonction f est strictement croissante et continue sur l’intervalle ] − ∞, −1], donc elle r´ealise une bijection de ]− ∞, −] sur ] − ∞, 5]. Or 0 ∈] − ∞, 5], donc il existe un unique r´eel α dans ]− ∞, −1] tel que f(α) = 0. Avec la calculatrice on trouve −2, 2 < α < −2, 1.
Ce n’est pas la peine de chercher une autre racine dans ]− 1, +∞[ car pour tout r´eel x de cet intervalle, f (x) > 1.
2. Un calcul conduit `a f′(x) = −3(2x3+ x2− 4)
(x3 − 3x + 3)2 , donc f′(x) = 0 ⇔ P (x) = 0. On proc`ede `a l’´etude de P . La d´eriv´ee vaut P′(x) = 6x2+ 2x = 2x(3x + 1) ; les limites sont ´evidentes :
x −∞ −1
3 0 +∞
P′(x) + 0 − 0 +
P (x) −∞ ր −107
24 ց −4 ր +∞
Un argument similaire au pr´ec´edent montre que P r´ealise une bijection de [0, +∞[ sur [−4, +∞[ et comme 0 ∈ [−4, +∞[, il existe un unique r´eel β tel que f(β) = 0. Grˆace `a la calculatrice, on peut avancer que 1, 1 < β < 1, 2.
Le signe : si x < β, alors f (x) < 0 ; si x = β, alors f (x) = 0 et si x > β, alors f (x) > 0. On en d´eduit le tableau de variations de f :
x −∞ α β +∞
−3P (x) + + 0 +
f (x) 0 ր +∞ k −∞ ր f(β) ց 0
3. Encadrons le num´erateur quand x tend vers α :
−2, 2 < α < −2, 1 ⇔ −6, 6 < 3α < −6, 3 ⇔ −5, 6 < 3α + 1 < −5, 3 D’apr`es le tableau de variations de g, limx→α
x<α
g(x) < 0 et limx→α
x>α
g(x) > 0, donc
limx→α x<α
f (x) = 0−
0− = +∞ et limx→α
x>α
f (x) = 0−
0+ =−∞
d’o`u le tableau ci-dessus. G´eom´etriquement, ces r´esultats prouvent que les droites d’´equation y = 0 et x = α sont des asymptotes `a la courbe repr´esentative de f .
Contrˆole d’´et´e - ´Episode 6 1. Soit ABC un triangle.
(a) D´emontrer que pour tout point M du plan : −→
AB·−−→
CM +−−→
BC·−−→
AM +−→
CA·−−→
BM = 0.
(b) On note H le point d’intersection des hauteurs issues de B et de C. D´emontrer en utilisant l’identit´e pr´ec´edente que les droites (AH) et (BC) sont perpendiculaires.
(c) En d´eduire que, dans tout triangle, les trois hauteurs sont concourantes.
2. Soit un quadrilat`ere ABCD, les points I milieu de [AC] et J milieu de [BD].
(a) Montrer que AB2+ BC2+ CD2+ DA2 = 4IJ2+ AC2+ BD2 en appliquant le th´eor`eme de la m´ediane dans les triangles ABC, ACD et BID.
(b) En d´eduire que la somme des carr´es des cˆot´es d’un quadrilat`ere est sup´erieure ou ´egale
`a la somme des carr´es des diagonales. `A quelle condition a-t-on ´egalit´e ?
3. Les points I et J sont les milieux des cˆot´es [AB] et [AC] du carr´e ABCD et M est l’inter- section des droites (CI) et (AJ).
Donner la valeur exacte du cosinus de l’angle \CMJ en calculant de deux fa¸cons diff´erentes
−→AJ ·−→
IC.
4. Rappel. Soit−→ u
x
y et −→ v
x′
y′ deux vecteurs, alors par d´efinition le d´eterminant des vec- teurs −→
u et −→
v est le r´eel det(−→ u ,−→
v ) = x x′
y y′
= xy′− x′y.
L’objet de l’exercice est d’´etablir que l’aire S d’un triangle ABC o`u A, B et C sont trois points d’un plan muni d’un rep`ere orthonormal (O;−→
i ,−→
j ) est calcul´ee par S = 1
2
det(−→AB,−→AC). On suppose que le triangle ABC n’est pas plat (donc A 6= B 6= C).
(a) Soit H le projet´e orthogonal de C sur (AB). Montrer que AH2 = (−→
AB·−→
AC)2 AB2 et en d´eduire que CH2 = 1
AB2
AB2× AC2−−→
AB·−→
AC2 . (b) Montrer que l’aire S satisfait `a S2 = 1
4
AB2× AC2−−→
AB·−→
AC2 [1].
(c) Montrer que ∀(x, y, x′, y′)∈ R4, (xy′− x′y)2+ (xx′ + yy′)2 = (x2 + y2)(x′2+ y′2).
En d´eduire que pour tous vecteurs −→ u et −→
v du plan
det(−→ u ,−→
v )2
+−→u ·−→ v 2
=||−→
u||2× ||−→
v||2 [2]
(d) D´eduire de [1] et [2] l’´egalit´e annonc´ee.
(e) Application. On donne les points A −2
−1 , B −7
−9 et C 1
4 . Calculer l’aire du triangle ABC.
(f) D´emontrer que tout triangle ayant ses sommets sur les nœuds d’un quadrillage form´e de carreaux carr´es de 1 cm × 1 cm a une aire sup´erieure ou ´egale `a 0,5 cm2.
Aide. On peut choisir un rep`ere orthonormal de fa¸con que les nœuds du quadrillage soient les points `a coordonn´ees enti`eres dans ce rep`ere. Montrer alors que si le triangle ABC a des sommets `a coordonn´ees enti`eres, | det(−→
AB,−→
AC)| est un entier naturel non nul.
Correction du contrˆole d’´et´e - ´Episode 6 1. (a) (2 pts) Posons λ =−→
AB·−−→
CM +−−→
BC ·−−→
AM +−→
CA·−−→
BM . En d´ecomposant avec A : λ = −→
AB· (−→
CA +−−→
AM ) + (−→
BA +−→
AC)·−−→
AM +−→
CA· (−→
BA +−−→
AM )
= −→
AB·−→
CA +−→
AB·−−→
AM +−→
BA·−−→
AM +−→
AC·−−→
AM +−→
CA·−→
BA +−→
CA·−−→
AM
= −→
CA· (−→
AB +−→
BA) +−−→
AM · (−→
AB +−→
BA +−→
AC +−→
CA)
= 0
(b) (1 pt) Par construction (AB)⊥ (CH) et (CA) ⊥ (BH), c’est-`a-dire −→
AB ·−−→
CH =−→
CA·
−−→BH = 0. En faisant M = H dans λ on obtient l’´equation
−→AB ·−−→
CH +−−→
BC·−−→
AH +−→
CA·−−→
BH = 0 ⇔ −−→
BC ·−−→
AH = 0 ce qui traduit que (BC)⊥ (AH).
(c) (1 pt) Soit hA la hauteur issue de A. Alors hA⊥ (BC) et A ∈ hA, donc d’apr`es la question pr´ec´edente hA = (AH) d’o`u H ∈ hA. ´Etant donn´e que, par construction, H est le point d’intersection des hauteurs issues de B et C, on peut conclure que les trois hauteurs d’un triangle sont concourantes (en H ici).
2. (a) (2 pts) Le th´eor`eme de la m´ediane appliqu´e dans le triangle ABC donne AB2+BC2 = 2BI2+ 1
2AC2.
De mˆeme dans le triangle ACD, on a CD2 + AD2 = 2DI2 + 1
2AC2. On ajoutant membre `a membre ces deux ´egalit´es, on arrive `a
AB2 + BC2 + CD2+ AD2 = 2(BI2+ DI2) + AC2
Mais le mˆeme th´eor`eme dans le triangle BID conduit `a BI2+ ID2 = 2IJ2+ 1 2BD2, et en rempla¸cant ci-dessus on arrive `a l’´egalit´e attendue.
(b) (2 pts) La somme des carr´es des cˆot´es est Σ = AB2+ BC2+ CD2+ AD2; la somme des carr´es des diagonales est σ = AC2+ BD2, donc l’´egalit´e de la question pr´ec´edente s’´ecrit Σ− σ = 4IJ2. Or 4IJ2 >0, puisque c’est un carr´e, d’o`u Σ > σ. L’´egalit´e a lieu si et seulement si 4IJ2 = 0 ⇔ I = J, ce qui revient `a dire que l’´egalit´e a lieu si et seulement si les diagonales du quadrilat`ere se coupent en leur milieu, caract´erisation des parall´elogrammes.
3. (4 pts) ´Evaluons le produit scalaire −→
AJ·−→
IC.
Par d´efinition −→
AJ·−→
IC = AJ× IC × cosCMJ . Or d’apr`es le th´eor`eme de Pythagore, AJ\ 2 = AB2+ BJ2 d’o`u AJ2 = a2 +a
2
2
soit AJ = a√ 5
2 . De mˆeme, le th´eor`eme de Pythagore appliqu´e dans le triangle BIC donne IC = a√
5
2 . Finalement −→
AJ·−→
IC = 5
4a2 cos \CMJ . Dans le rep`ere orthonorm´e (A;−→
AB,−−→
AD), il est ´evident que −→
AJ a
a/2 et −→
IC a/2
a , d’o`u le produit scalaire −→
AJ·−→
IC = a× a 2 +a
2 × a = a2. En r´esum´e −→
AJ·−→
IC = a2 = 5
4a2 cos \CMJ , d’o`u l’on d´eduit cos \CMJ = 4 5.
4. (a) (2 pt) Le point H ´etant le projet´e orthogonal de C sur (AB), on a l’´egalit´e−→
AB·−→
AC = AB× AH ; en ´elevant au carr´e les longueurs alg´ebriques disparaissent : (−→
AB·−→
AC)2 = AB2 × AH2. Une division par AB2 fournit l’expression de AH2.
Le th´eor`eme de Pythagore dans le triangle ACH donne CH2 = AC2− AH2 = AC2− (−→
AB ·−→
AC)2
AB2 = 1
AB2
AB2× AC2−−→AB·−→
AC2
(b) (1 pt) L’aire est donn´ee par S = 1
2AB × CH, en passant au carr´e et en rempla¸cant CH2 :
S2 = 1
4AB2× 1 AB2
AB2× AC2−−→
AB·−→AC2
= 1 4
AB2× AC2−−→
AB·−→AC2 [1]
(c) (1,5 pt) Il suffit de d´evelopper et de comparer chacun des membres pour ´etablir l’identit´e (due `a Lagrange).
En rep`ere orthonormal, on sait que, ´etant donn´e deux vecteurs −→ u
x
y et −→ v
x′
y′ , le d´eterminant de −→
u et −→
v vaut xy′ − x′y, leur produit scalaire vaut xx′ + yy′ et
||−→u|| =p
x2 + y2. En mettant au carr´e et en comparant `a l’identit´e de Lagrange : (xy′− x′y)2+ (xx′ + yy′)2 = (x2+ y2)(x′2+ y′2)
m
det(−→u ,−→v )2
+−→
u ·−→v 2
=||−→u||2× ||−→v||2 [2]
(d) (1 pt) En faisant −→ u =−→
AB et −→
v = −→
AC dans [2], on obtient AB2× AC2−−→
AB·−→
AC2
=
det(−→
AB,−→
AC)2
et en divisant par 4, la formule [1] permet d’´ecrire S2 = 1
4
det(−→
AB,−→
AC)2
et on prend la racine carr´ee pour conclure, en enlevant le signe de det(−→
AB,−→
AC).
(e) (0,5 pt) A −2
−1 , B −7
−9 et C 1
4 , d’o`u −→AB −5
−8 et −→AC 3
5 . Par suite det(−→
AB,−→
AC) =
−5 3
−8 5
= −25 + 24 = −1
et l’aire vaut S = 1
2 × | − 1| = 1 2.
(f) (2 pts) Posons δ = det(−→AB,−→AC). On sait que δ = 0 ⇔ −→AB et −→AC sont colin´eaires⇔ (AB)//(AC)⇔ (AB) = (AC) ⇔ les points A, B et C sont align´es. Absurde car ABC est un vrai triangle. Donc δ 6= 0.
Si les coordonn´ees des points A, B et C sont des nombres entiers, celles de−→
AB et−→
AC le sont aussi. Le d´eterminant δ ´etant la diff´erence d’un produit d’entiers, il est lui-mˆeme entier.
Puisque δ est un entier non nul, on a δ 6 −1 ou δ > 1, dans les deux cas |δ| > 1, et en multipliant par 1
2, on obtient S = 1
2|δ| > 1 2. 2
Contrˆole d’´et´e - ´Episode 7
Etant donn´e un triangle ABC, de cercle circonscrit Γ (centre O, rayon R), de cercle inscrit´ C (centre I, rayon r), on pose d = OI. Cet exercice propose de montrer que d2 = R(R− 2r).
A′ est le point d’intersection de la bissectrice (AI) avec le cercle Γ ; S est le projet´e orthogonal de I sur (AC) ; A′′ est le point diam´etralement oppos´e `a A′ sur Γ. On note α l’angle [BAI.
1. En utilisant le th´eor`eme de l’angle inscrit, montrer que \A′BC = \BA′′A = α.
Justifier que les angles [A′BI et [AIB sont suppl´ementaires et en d´eduire que le triangle IA′B est isoc`ele en A′.
2. Exprimer IA en fonction de r et α, et BA′ en fonction de R et α (utiliser les triangles rectangles AIS et BA′A′′).
3. ´Evaluer de deux fa¸cons diff´erentes le produit scalaire ω =−→
IA·−→
IA′, – d’une part en projetant,
– d’autre part en montrant que ω =−−→
IA′′·−→
IA′ puis en d´ecomposant ces deux vecteurs avec le point O grˆace `a la relation de Chasles.
En d´eduire l’´egalit´e d2 = R(R− 2r).
4. En d´eduire que pour tout triangle R > 2r.
Correction du contrˆole d’´et´e - ´Episode 7
1. Par le th´eor`eme de l’angle inscrit, \A′BC = \A′AC et \BAA′ = \BA′′A′. Mais la droite (AA′) est la bissectrice de [BAC, donc \BAA′ = \A′AC ; de plus \BAA′ = [BAI = α. En r´esum´e :
A\′BC = \BA′′A = α.
A[′BI = \A′BC + [CBI = α + [CBI, mais (BI) est la bissectrice de l’angle [CBA, donc CBI = [[ IBA d’o`u [A′BI = α + [IBA [1].
En consid´erant le triangle ABI, on a [BAI + [IBA + [BIA = π, mais [BAI = α, donc α + [IBA = π−BIA et en comparant avec [1], on arrive bien `a [[ A′BI = π−BIA [2].[ De fa¸con ´evidente, [BIA′ = [AIA′−BIA = π[ −BIA, donc d’apr`es [2], [[ BIA′ = [A′BI, ce qui prouve que le triangle IA′B est isoc`ele en A′.
2. Dans le triangle ASI rectangle en S (puisque (AS) est tangente `aC en S), on a IA = SI
sin dIAS = r
sin [BAI = r sin α.
puisque dIAS = [BAI, ´etant donn´e que (AI) est la bissectrice de l’angle [BAC.
Le triangle A′A′′B est rectangle en B puisque [A′A′′] est un diam`etre de Γ (donc A′A′′ = 2R).
De plus le triangle IA′B ´etant isoc`ele en A on a IA′ = BA′, d’o`u IA′ = BA′ = A′A′′sin \BA′′A′ = 2R sin α.
3. ´Evaluons de deux fa¸cons le produit scalaire ω = −→
IA·−→
IA′.
– Les points A, I, A′ sont align´es dans cet ordre, donc ω = IA×IA′. Orientons par exemple (AA′) de A vers A′. On a alors ω = −r
sin α× 2R sin α = −2Rr.
– Le triangle AA′A′′ est rectangle en A donc le vecteur−−→
IA′′ se projette orthogonalement sur
−→IA′ en −→
IA. Ce qui permet d’´ecrire ω =−−→
IA′′·−→
IA′. On d´ecompose chacun de ces vecteurs avec le point O,
−−→IA′′·−→
IA′ = (−→IO +−−→
OA′′)· (−→IO +−−→
OA′)
= (−→
IO−−−→
OA′)· (−→
IO +−−→
OA′)
= IO2− OA′2
= d2− R2. Finalement ω = −2Rr = d2− R2 d’o`u d2 = R(R− 2r).
4. Les longueurs R et r sont positives (strictement), donc
d2 >0 ⇔ R(R − 2r) > 0 ⇔ R − 2r > 0 ⇔ R > 2r.
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