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M1 EADM – G´ eom´ etrie

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Universit´e Claude Bernard Lyon 1

M1 EADM – G´ eom´ etrie

Corrig´e du partiel du 25 novembre 2011

Les documents et les calculettes sont interdits. Il sera tenu compte de la qualit´e de la r´edaction pour l’attribution d’une note.

Les questions. – Les questions sont ind´ependantes les unes des autres.

Chaque question rapporte 2 points.

1.– Montrer que le produit t−→u ◦hJ,k, k 6= 1 est une homoth´etie dont on d´eterminera le rapport et le centre.

ep.– Puisque la partie lin´eaire de t−u hJ,k est une homoth´etie de rapport k, la transformationt−u hJ,k est une homoth´etie affine de rapportkdont il reste `a d´eterminer le centre K.On aK=t−u hJ,k(K) =t−u(K0) avecK0 =hJ,k(K). Ainsi

u =−− K0K=−−→

K0J+

J K= (1k) J K, soit K=J+1−k1 u .

2.– Soitg une application affine. On suppose que g◦t−→u =t−→u ◦g. Montrer que −→u ∈Ker(−→g −id).

ep.– La relation de conjugaison s’´ecritgt−u g−1=t−g(u)d’o`ugt−u =t−g(u)g.

L’hypoth`esegt−u =t−u g implique doncg(u) =u i. e. u Ker(g id).

3.– Soient A, B, C, D quatre points distincts du plan d’affixes respectives a, b, c, det soienta0, b0, c0, d0 les affixes des images deA, B, C, D par une simili- tude directef quelconque. Montrer que [a0, b0, c0, d0] = [a, b, c, d].(On rappelle que [a, b, c, d] :=

a−c b−c a−d b−d

).

ep.– En notation complexe, on af(z) =αz+β et

[a0, b0, c0, d0] =

(αa+β)(αc+β) (αb+β)(αc+β) (αa+β)(αd+β) (αb+β)(αd+β)

=

α(ac) α(bc) α(ad) α(bd)

= ac bc ad bd

= [a, b, c, d].

1

(2)

4.– Soit T le t´etra`edre r´egulier dont les sommets ont pour coordonn´ees A = (1,1,1), B = (−1,1,−1), C = (−1,−1,1) et D= (1,−1,−1). Montrer que les retournements autour des bim´edianes sont des isom´etries de T.

ep.– Les bim´edianes sont donn´ees par les axes (Ox), (Oy) et (Oz).Le retournement d’axe (Oz) envoieAsurCetBsurD.Il permute donc les sommets deT et par cons´equent ealise une isom´etrie deT.Raisonnement analogue pour les deux autres retournements.

5.– Sif etg sont deux applications affines, montrer que −−→

f◦g =−→ f ◦ −→g .

ep.– On noteM0=g(M) etN0 =g(N).On a

−−−−−−−−−−−−→

fg(M)fg(N) =−−−−−−−−→

f(M0)f(N0) = f(−−−→

M0N0) =

f(−−−−−−−→

g(M)g(N)) =

f(g(−−→

M N)).

Ainsi−−→

fg= f ◦ −g .

Le probl`eme. – (10 pts) Soit E un plan euclidien, O un point de E et k ∈R. On appelle inversion de pˆoleO et de puissancek la transformation

IO,k : E\ {O} −→ E\ {O}

M 7−→ M0 =O+OMk2

−−→OM

1) Montrer que les inversions sont des involutions. D´eterminer selon la valeur de k l’ensemble des points fixes de IO,k.

ep.– SoitM00=IO,k(M0) =IO,k2 (M). On a

−−−→OM00= k OM02

−−

OM0 et −− OM0 = k

OM2

−−→OM d’o`u −−−→

OM00= k2 OM2OM02

−−→OM .

Puisque OM0 = k.OM−1, on en d´eduit −−−→

OM00 = −−→

OM ce qui montre que IO,k est une involution. On a aussi

−− OM0=−−→

OM ⇐⇒ k OM2 = 1.

Par cons´equent, sik <0,l’involutionIO,kn’a pas de point de fixe et sik >0 son ensemble de points fixes est un cercle de centre Oet de rayon

k.

2) Soient A et B deux points de E et A0, B0 leurs images par IO,k, montrer que

A0B0 = |k|

OA.OBAB.

2

(3)

ep.– On a

−− A0B0 =k

−−→OB0 OB2

−−→OA0 OA2

!

d’o`u

k−−

A0B0k2=k2 OB2

OB4 +OA2

OA42h−−→

OB0,−−→

OA0i OB2OA2

!

= k2

OA2OB2k ABk2.

3) On note hO,λ l’homoth´etie de centre O et de rapport λ. Montrer que IO,k◦IO,k0 =hO,k

k0.En d´eduire que hO,λ =IO,λk◦IO,k puis que hO,λ◦IO,k = IO,λk.

ep.– SoitM0 =IO,k0(M) et M00=IO,k(M0).On a

−−−→OM00= k OM02

−−

OM0 et −− OM0 = k0

OM2

−−→OM d’o`u −−−→

OM00= kk0 OM2OM02

−−→OM .

OrOM02=k02OM−2 d’o`u−−−→

OM00= kk0

−−→OM .AinsiIO,kIO,k0 =hO,k

k0 que l’on peut ´ecrire hO,λ=IO,λkIO,k.En composant `a droite des deux cˆot´es parIO,k et en remarquant que les inversions sont des involutions on obtienthO,λIO,k =IO,λk.

4) Soit D une droite ne passant parO et H ∈Dle projet´e orthogonal de O sur D.Montrer que

M ∈D ⇐⇒ h−−→

OM0,−−−→

HM0i= 0

o`u M0 = IO,OH2(M). En d´eduire que l’image de D par IO,OH2 est incluse dans un cercle de diam`etre [OH].

ep.– On a

M D ⇐⇒ h−−→

OM ,−−→

OHi=OH2 or −−

OM0=OMOH22

−−→OM d’o`u

M D ⇐⇒ hOM2 OH2

−− OM0,−−→

OHi=OH2. Or OM0=k.OM−1=OH2.OM−1(cf.1) doncOM =OH2OM0−1et

M D ⇐⇒ hOH2 OM02

−− OM0,−−→

OHi=OH2

⇐⇒ h−− OM0,−−→

OHi=OM02

⇐⇒ h−− OM0,−−→

OH−− OM0i= 0

⇐⇒ h−− OM0,−−−→

M0Hi= 0.

3

(4)

Par cons´equent, siM D alorsM0=IO,OH2(M) est dans un cercle de diam`etre [OH].

5) Soit IO,k une inversion de puissance quelconquek∈R.D´eduire des ques- tions pr´ec´edentes que l’image IO,k(D) est incluse dans un cercle.

ep.– D’apr`es la question 3, on ahO,λ◦IO,k=IO,λk.En particulier,hO,λ◦IO,OH2=IO,k

avecλ=k.OH−2.On conclut en remarquant que l’image d’un cercle par une homoth´etie est un cercle.

6) Soient C un cercle de centre Ω et de rayon R, et A un point de E. La puissance PC(A) de A par rapport `a C est le nombre AΩ2 −R2. Soit D une droite passant par A et coupant C en deux points (distincts ou confondus) M etM0.Montrer que h−−→

AM ,−−→

AM0i=PC(A).

ep.– SoitM00 le point deC diam´etralement oppos´e `aM0.On a h−−→

AM ,−−→

AM0i = h−−−→

AM00,−−→

AM0i = h−→

AΩ +−−−→

ΩM00,−→

AΩ +−−→

ΩM0i

= h−→

AΩ−−→

ΩM0,−→

AΩ +−−→

ΩM0i = AΩ2R2.

7) Soient IO,k une inversion, M un point quelconque et M0 = IO,k(M). On note C un cercle quelconque passant par M etM0. Que vaut PC(O) ?

ep.– On a

PC(O) =h−−→

OM ,−−

OM0i=h−−→

OM , k OM2

−−→OMi=k.

8) On suppose que k > 0 et on note S le cercle de centre O et de rayon √ k.

Montrer que S et C sont orthogonaux. Rappelons que l’on dit que deux cer- cles sont orthogonauxquand ils sont s´ecants et que les tangentes aux points d’intersection sont orthogonales.

ep.– Notons Ω le centre de C et R son rayon. Une simple application du th´eor`eme de Pythagore montre que S et C sont orthogonaux si et seulement si OΩ2 = R2 +k.

Autrement dit

S ⊥ C ⇐⇒ PC(O) =k.

Et cette derni`ere ´egalit´e a ´et´e ´etablie en 7.

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