Antonin Artaud, Paris, 1933, quatrième « Lettre sur le langage » à Jean Paulhan :
« Mais que l’on en revienne si peu que ce soit aux sources
respiratoires, plastiques, actives du langage, que l’on
rattache les mots aux mouvements physiques qui leur ont
donné naissance, et que le côté logique et discursif de la
parole disparaisse sous son côté physique et affectif, c’est-
à-dire que les mots au lieu d’être pris uniquement pour ce
qu’ils veulent dire grammaticalement parlant soient
entendus sous leur angle sonore, soient perçus comme des
mouvements, […] et voici que le langage de la littérature
se recompose, devient vivant. »
L’épuisé, c’est beaucoup plus que le fatigué. « Ce n’est pas de la simple fatigue, je ne suis pas simplement fatigué, malgré l’ascension. » Le fatigué ne dispose plus d’aucune possibilité (subjective) : il ne peut donc réaliser la moindre possibilité (objective). Mais celle-ci demeure, parce qu’on ne réalise jamais tout le possible, on en fait même naître à mesure
qu’on en réalise. Le fatigué a seulement épuisé la réalisation, tandis que l’épuisé épuise tout le possible. Le fatigué ne peut plus réaliser, mais l’épuisé ne peut plus possibiliser. « Qu’on me demande l’impossible, je veux bien, que pourrait-on me demander d’autre ? (…) Il épuise ce qui ne se réalise pas dans le possible ». Gilles Deleuze, L’Epuisé (Minuit, 1992)
La Ferita © JR Palazzo Strozzi, Firenze
19 marzo 2021 22 agosto 2021
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À partir du 19 mars 2021, le Palais Strozzi changera de visage grâce à l'intervention de JR, l'un des artistes contemporains les plus célèbres au monde, appelé à réinterpréter la façade d'un symbole de la Renaissance à Florence avec une nouvelle œuvre in situ intitulée La Ferita (la blessure), qui propose une réflexion sur l'accessibilité des lieux de culture à l'ère du Covid-19.
https://www.lifegate.it/la-ferita-palazzo-strozzi-firenze-opera- arte-jr-installazione
GIANTS, Kikito and the Border Patrol, Tecate,
Mexico - U.S.A., 2017 © JR