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LA MARIE-TEMPÊTE. par HUGUES VARNAC. Couverture et illustrations d'é tienne Morel

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Academic year: 2022

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L A M A R I E - T E M P Ê T E par

HUGUES VARNAC Couverture et illustrations

d'É tienne Morel

Jean Matthieux devient mousse à 17 ans sur la Marie-Tempête, un chalu- tier de 38 mètres qui traverse l'Atlan- tique et relie le Canada à la France.

Pour J e a n M a t t h i e u x comme d'ailleurs pour la Marie-Tempête, cette première traversée est une aventure qu'Hugues Varnac retrace avec la précision d'un reporter.

Nous faisons la connaissance du capitaine Haron, du chef-mécanicien qui s'appelle Cahan, du timonier Hong- Kong, qui tient son nom de l'époque où, pendant la guerre, il a été prisonnier des Japonais, du radio, Jack, un Cana dien anglais qui a un faible pour les mauvaises plaisanteries et la cuisine française.

Ce qui frappe dans ce livre, c'est sa vérité documentaire. Nous sommes loin des histoires de vacances, des trésors enfouis et nous plongeons dans la vie réelle d'une équipe d'hommes qui sait le sens de l'effort. Pour Jean Matthieux, ce voyage est non seulement une aventure pleine de découvertes, mai s une grande leçon de vie.

D E S C L É E D E B R O U W E R

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LA MARIE-TEMPÊTE

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HUGUES VARNAC

LA MARIE-TEMPÊTE

D E S C L É E D E B R O U W E R

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Copyright 1955 by Editions Desclée De Brouwer

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LES PLAINES D'ABRAHAM

Vers dix heures, Jean Matthieux montait la côte d'Abraham. Il pas- sa devant le Parlement, sous les murs de la Citadelle, et gagna les plaines d'Abraham. Il s'arrêta pour contem- pler la vue : au nord, des collines boisées, au sud, le Saint-Laurent, à ses pieds, la ville de Québec. Par cette mati- née de juin, le soleil jouait sur les vagues du fleuve qui, coupé en deux par l'île d'Orléans, allait se perdre à l'horizon.

Cet endroit était de- puis longtemps le lieu où Jean allait « faire le point ». Entre ce plateau où fut livrée la dernière bataille entre Français et Anglais, où furent tués Montcalm et Wolf, et la rivière qui part du cœur de l'Amérique et va, chargée de cargos et de navires de pêche, se jeter dans l'Atlantique, Jean se trouvait entre le passé et l'avenir.

Il venait donc là penser aux vacances prochaines, à l'année scolaire écoulée. Ce jour était particulièrement important : Jean, âgé de dix- sept ans, venait d'apprendre qu'il avait réussi son deuxième bacca- lauréat avec mention. La première partie de ses études était donc terminée. Jean espérait obtenir une bourse. Il irait l'année pro- chaine à Montréal, à l'université McGill, faire ses études de médecine.

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Brun, plus grand que la moyenne, Jean était taillé en athlète.

Il avait les jambes minces et nerveuses du joueur de hockey sur glace. Trois étés passés dans les forêts du Québec à faire de longues randonnées en canoe l'avaient endurci. On partait à quatre à bord de deux canoes. Pendant deux mois on ne voyait âme qui vive.

Chaque jour se passait à pagayer, à nager, à pêcher, à porter le canoë pour éviter des rapides ou une chute. Jean avait les épaules larges, les mains fines. On sentait une grande volonté dans le visage : un menton pointu, le nez fin, deux yeux bleu clair sous des sourcils noirs et épais.

Jean n'avait pas encore fait de projets pour cet été. Deux de ses camarades partaient faire un voyage de trois mois en canoe.

Jacques, son meilleur ami, prenait le train dans deux jours pour l'ouest, où il passerait l'été à travailler dans un ranch. Jean était sûr d'une chose. Il avait maintenant dix-sept ans, il lui faudrait trouver un moyen pour que ces vacances ne coûtent rien à son père.

Travailler dans une ferme ? dans un ranch ? servir de guide à des touristes ? Jean était sûr de trouver aisément quelque chose. Dès demain il se mettrait en chasse. Si le site était beau, peu lui impor- tait le travail que l'on pouvait toujours rendre intéressant.

Quoi qu'il en soit, le père de Jean, instituteur, n'était pas très riche. Père de quatre enfants dont Jean était l'aîné, il devait

« faire attention » aux dépenses. Jean se ferait un point d'honneur de ne rien lui coûter.

M. Matthieux, né à Paris, était venu au Canada en 1925. Il avait épousé une jeune fille issue d'une vieille famille canadienne. Les quatre enfants, deux garçons, deux filles, faisaient leurs études et iraient tous à l'Université. Chaque année, leur père mettait de l'argent de côté à cet effet. Si la famille vivait à l'aise, on ne se permettait donc pas de « faire des folies ».

Jean prit le chemin du retour. Les Matthieux habitaient Sainte-Foy, à plusieurs kilomètres du centre de Québec. Il avait donc une courte marche à faire avant d'arriver chez lui. Cette marche fut facile. Jean avait une bonne nouvelle à annoncer à sa famille. Tous avaient été sûrs qu'il serait reçu à son bachot. Mais la

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mention Bien faciliterait l'obtention d'une bourse pour l'Univer- sité.

Le jeune homme franchit la barrière. Au milieu d'une grande pelouse soigneusement entretenue par les deux frères s'élevait la maison familiale : une maison de bois peinte en blanc à deux étages.

Typique des maisons canadiennes, elle était protégée contre les vents froids de l'hiver par plusieurs rangées de sapins, plantés au nord. Le village se trouvait à un kilomètre.

Jean voulait surprendre sa famille. Il fit le tour de la pelouse, passa derrière les sapins. Sa plus jeune sœur, Hélène, l'avait vu.

Elle appelait déjà sa mère :

— Voilà Jean qui se cache ! Voilà Jean qui se cache ! chantait- elle en dansant.

La famille accourut : les trois enfants d'abord, puis leur mère qui essuyait ses mains sur son tablier, enfin leur père qui marchait lentement pour cacher son anxiété.

— Es-tu reçu ? Je suis sûre que ton sourire d'ours qui a volé du miel cache une bonne nouvelle, lança Jacqueline qui, âgée de seize ans, était toujours la première à taquiner son frère.

Jean se tut un instant pour jouir de son effet. Ils étaient là, tous les cinq, à attendre une nouvelle que lui seul connaissait. Il vit dans les yeux de son père une lueur d'anxiété. et ne put le faire attendre plus longtemps.

— Je suis reçu.

— Bravo ! Bravo ! crièrent Hélène et Guy.

On embrassa Jean à tour de rôle. Les deux plus jeunes prirent chacun une main de Jean. Au moment où l'on allait passer la porte de la maison, Jean ajouta sur un ton qu'il voulait indifférent :

— Reçu avec mention.

— Qu'est-ce que cela veut dire ? demanda Guy qui avait sept ans.

Jean vit les yeux de son père briller de plaisir :

— Je suis reçu avec mention Bien. Je pense que cela aidera pour ma bourse.

— Bravo, mon fils, dit M. Matthieux en prenant Jean par le

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bras. E t vous, les polissons, prenez-en de la graine, car une mention veut dire que l'on a bien travaillé.

— En allant aux résultats, j'ai rencontré le directeur du collège qui m'a annoncé la bonne nouvelle. Il paraît que j'ai manqué de peu la mention Très Bien, expliqua Jean. Mais on ne peut pas tout avoir.

— A table ! appela M Matthieux. Hélène, Guy, allez-vous laver les mains. Vous devriez avoir honte !

Le déjeuner fut très animé. Jacqueline, qui venait d'être reçue à son premier bachot, taquinait son frère :

— Comment, tu n'as pas eu la mention Très Bien ? Tu as sûre- ment fait des fautes d'orthographe dans ton devoir de philo.

— Tu nous en reparleras l'année prochaine, dit le père. En attendant, surveille ton algèbre.

— Après les vacances, Papa. Jean, que vas-tu faire pour les vacances ?

— Je ne sais pas encore. Demain, j'irai en ville, voir s'il y a un travail intéressant qui m'attend pour cet été.

— Pourquoi ne restes-tu pas avec nous, demanda M Mat- thieux ? Tu pourrais travailler à la ferme des Blancs. Tu aimes le travail manuel, et nous t'aurions auprès de nous.

Jean regarda son père, qui, sachant que son fils préférait voyager, vint à son secours :

— Laisse Jean décider, Nicole. Puisqu'il veut travailler, il doit choisir lui-même. Si tu as la possibilité d'aller dans un ranch, dans l'ouest, poursuivit-il, je t'avancerai l'argent nécessaire pour faire le voyage. Tu me rembourseras à ton retour, avec l'argent gagné.

M. Matthieux voulait laisser à son fils une certaine initiative afin de l'habituer aux difficultés de la vie, et de lui donner l'expé- rience. Un été passé ainsi donnerait à Jean un sens de la valeur de l'argent et surtout du travail fait pour le gagner.

— Je viens de recevoir une lettre de Marcel.

Marcel était le frère aîné de M. Matthieux. Resté en France, il vivait à Paris où il était architecte. Il était père de trois enfants dont l'aînée, Françoise, avait l'âge de Jean. Les deux frères ne

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s'étaient pas vus depuis 1939. Marcel était venu, cette année-là, passer ses vacances au Canada avec sa famille. Mobilisé, il était rentré précipitamment en France à la déclaration de la guerre.

Sa femme et ses enfants l'avaient suivi un mois plus tard.

M. Matthieux, mobilisé de son côté comme officier dans la marine canadienne, avait fait toute la guerre à bord d'un destroyer.

Maintes fois, il avait été en Angleterre. Une fois même il avait passé vingt-quatre heures à Marseille, mais il n'avait pas pu aller jusqu'à Paris. C'était pendant l'hiver de 1944.

Aussitôt que cela fut possible, les Canadiens envoyèrent chaque semaine un colis à leurs parents français. Mais en 1948, époque à laquelle se déroulent ces événements, les deux familles ne s'étaient pas revues depuis près de dix ans.

— Marcel, poursuivit M. Matthieux, m'annonce que nous le verrons peut-être l'année prochaine. Il viendrait diriger la con- struction de hangars pour une société française. Je serai bien heureux de le voir.

— Si seulement Françoise pouvait venir avec lui, s'exclama Jacqueline qui correspondait avec sa cousine. Elle pourrait m'apporter une robe de Paris !

Tous rirent de bon cœur. Jean demanda :

— Tu serais sans doute heureuse de voir Françoise ? Après avoir essayé la robe, bien sûr !

— Que tu es méchant !

Après le déjeuner, M. Matthieux, dont les vacances venaient de commencer, alla chercher dans la buanderie un grand sac, et appela son fils.

— Tu viens avec moi, Jean ?

— E t comment ! Attends une minute, s'il te plaît, je vais me changer !

Dans ce sac se trouvaient les voiles du petit bateau que M. Mat- thieux avait lui-même construit avec l'aide de son fils aîné. Après

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cinq années passées dans la marine de guerre à naviguer, M. Mat- thieux n'avait pas pu se résoudre à abandonner tout à fait la navigation. Il avait acheté des plans, des outils, du bois, et pendant vingt mois il avait travaillé dans son hangar avec Jean. Le fruit de leurs efforts était un petit voilier à un mât dans lequel deux ou trois personnes pouvaient prendre place et que l'on avait mis à l'eau pour la première fois au printemps précédent.

— Vous ne rentrerez pas trop tard, demanda M Matthieux.

Nous avons des invités à dîner, ce soir.

Père et fils prirent leurs bicyclettes et descendirent jusqu'au village de Sillery, sur les bords du Saint-Laurent, où la Nicole (le voilier avait été baptisé du nom de M Matthieux) était ancrée.

La brise était fraîche. Jean et son père hissèrent les voiles et partirent. Le Saint-Laurent, qui déverse dans l'Atlantique les eaux des grands lacs américains, a plusieurs kilomètres de large au niveau de Québec. Il est parsemé d'îles. Le père et le fils pouvaient donc s'en donner à cœur joie. Plusieurs fois, ils avaient même fait des randonnées de quelques jours, emportant avec eux une tente, et couchant dans une île, quand tombait la nuit.

— Où veux-tu aller Jean ?

— Allons voir le port, s'il te plaît. Je crois qu'il y a à quai plusieurs cargos. De toute manière, nous n'avons pas le temps de faire une trop longue promenade.

La brise n'était pas très favorable au voilier qui, ayant heureu- sement le courant pour lui, eut tôt fait la route qui le séparait du port. Les Matthieux inspectèrent d'abord un cargo norvégien chargé de pâte à papier.

— Où allez-vous ? cria Jean à un marin qui, assis sur une plan- chette suspendue, repeignait des chiffres à l'avant du bateau.

Le marin sourit, ôta son bonnet, et fit signe de la tête qu'il ne comprenait pas. Jean qui, comme la plupart des Canadiens français, parlait anglais, demanda :

— Where are you going ?

— Italy, répondit le marin.

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— Good luck ! Bonne chance ! lança Jean. Déjà le voilier s'éloi- gnait.

Après avoir ainsi passé en revue plusieurs cargos, Jean sourit et montra du doigt à son père un petit navire qui arborait à l'arrière le drapeau français :

— Tu crois qu'il arrivera jamais en France, ce canot ?

— J'en suis sûr. Ouvre un peu tes yeux, et tu verras qu'il pourrait aller plus loin encore.

En effet, le navire quoique petit, avait visiblement été conçu pour affronter les pires tempêtes. Sa proue, haute, fine, lui donnait beaucoup d'allure : « presque de la fierté », pensa Jean.

— C'est un chalutier de 38 mètres, expliqua M. Matthieux. Ils sont construits aux chantiers de Sorel, d'après des plans français, pour remplacer les navires de pêche perdus pendant la guerre.

Un homme, habillé de kaki, fumait sa pipe sur le pont. M. Mat- thieux manœuvra pour approcher le voilier du chalutier. Le pont était presque à ras de l'eau. L'homme en kaki lança gentiment une amarre, et l'on engagea la conversation.

— Jolie manœuvre, dit-il à M. Matthieux. Vous êtes sûrement un marin !

Jean sourit en voyant son père rougir de plaisir. L'homme expliqua qu'il était maître d'équipage du chalutier, et confirma ce que M. Matthieux avait dit à son fils.

— Nous faisons la traversée et remettons le bateau à l'armateur français auquel il est destiné. Ensuite, on nous ramène au Canada par avion, et nous recommençons. C'est une belle occasion pour un gaillard comme vous, ajouta-t-il s'adressant à Jean.

— Que voulez-vous dire ?

— Je sais que l'on a besoin de mousses et de timoniers. Vous avez un peu d'expérience. Il n'en faut pas beaucoup. Un mousse est bien payé : deux cents dollars pour le voyage, et un billet de retour.

— Il faut sans doute être membre du syndicat de la marine marchande canadienne ? demanda M. Matthieux.

— Non, pas besoin. Le chalutier navigue sous pavillon français.

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Que l'on soit ou non membre d'un syndicat canadien n'a pas d'importance.

L'occasion semblait tellement inespérée que Jean avait du mal à y croire. De toute manière : l'engagerait-on ? Y aurait-il un départ bientôt ? Son père autoriserait-il une telle équipée ?

— Quand part le prochain bateau ?

— Au début de juillet, dans une vingtaine de jours.

— Et vous êtes sûr qu'ils ont besoin de monde ?

— Absolument. Ils m'ont demandé à moi-même si je ne connaissais pas quelqu'un.

— Qui faut-il aller voir ? demanda M. Matthieux.

Jean se dit : « Mon père s'intéresse à l'affaire, il va sans doute me donner cette autorisation. »

— Allez voir M. Lemaire, aux Chantiers de Sorel. Vous pouvez lui dire que vous venez de la part du maître d'équipage André Chavagne.

— Merci beaucoup. Excusez-nous. Il faut que nous partions.

Nous sommes en retard.

Jean détacha l'amarre. Le voilier s'éloigna. La voile fut hissée.

Le maître d'équipage agita la main :

— Au revoir, fils. Je te reverrai à Paris.

Les deux hommes étaient en retard. Heureusement, un bon vent arrière les poussait. Ils restèrent un moment silencieux.

M. Matthieux bourrait sa pipe pensivement.

— Cela te ferait plaisir, d'aller en France ? demanda-t-il enfin.

Il n'eut pas besoin d'attendre de réponse. Les yeux de Jean brillaient à l'idée seule d'un tel voyage. M. Matthieux savait qu'il pouvait avoir confiance en Jean qui avait déjà un sens des respon- sabilités. Au cours de ses longs voyages en canoe, il s'était plusieurs fois tiré de pas difficiles.

— L'affaire a l'air sérieux. Personnellement, je serais très heureux que tu puisses aller à Paris cet été, voir la famille. Ton oncle et ta tante seraient là pour t'accueillir. Tu verrais tes cousins. Tu ne te trouverais pas tout seul dans une ville étrangère.

L'occasion est trop belle. Il ne faut pas la manquer. Je téléphonerai demain matin.

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L a c o l l e c t i o n

BELLE HUMEUR

continue à publier les meilleurs romans destinés à la jeunesse.

D'innombrables garçons et filles ont vécu, grâce à « Belle Humeur » des heures enthousiastes.

A ce jour plus de 800.000 exemplaires des titres de la col- lection ont été vendus. C'est là le gage d'une réussite certaine due à la qualité romanesque de ces livres.

D E S C L É E DE B R O U W E R

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