Deuxieme Foire Internationale de Kinshasa
Colloque sur la cooperation economique en Afrique centrale
28 et 29 Juin 1971
La situation economique en Afrique centrale Document presente par le secretariat de la Commission Economique des Nations Unies
pour I'Afrique
Vol.1
TABLE UES i&
Pages
1. La situation eoononiique en Af'rique
centrale -tI — aO
2. Annexe statistiques 9 _ 16
3. Donnees econoojiques resumees ; Burundi
Cameroun Gabon
Guinee equatoriale
Republique Centrafricaine
Republigue democratique du Congo
Rspublique populaire du Congo RwandaTchad
AFRICA AFRIQUE
PORT SUINEET^—.? t
cAB»«^^*^;:;:i:;:;:;:::::^:;::::::::::::::;:i:;f
ATLANTIC OCEAN
AFRIQUE
CENTRALE
LA SITUATION ECONOia^UE EN AFRI(£JE CENPRALE
I. Introduction
1. L'Afrique centrale comprenait a la veille de 1'independance plusieurs groupes de pays rattacb.es a des metropoles europeennes : l'ancienne Afrique equatoriale francaise, soit les territoires du Tchad, du Gabon, de 1'Oubangui-Chari et du Moyen-Congo,. et Ie
Cameroun, territoire dont la tutelle avait ete confiee a la Prance par les Nations Unies; le Congo beige et le territoire sous tutelle
du Ruanda-Urundi administre par la Belgique; et la Guinee espagnole
qui comprenait l'ile de Fernando Poo et le Rio Muni. Ces groupes
de territoires nlaraient cue peu de liens eConomiques entre eux, bien que le Congo ait ete beaucoup moins lie a sa metropole que les .
territoires francais et espagnols car la Convention de Saint-Germain- en-Laye l'avait dote d'un statut special assurant l'egalite de
traitement entre les pays partenaires.
2. Tandis que I1accession a 1'independance des pays de l'ancienne Afrique equatoriale fran9aise et du Cameroun s'effectuait sans rupture brusque avec l'ancienne metropole et que demeuraient etroits les liens ODmmerciaux, financiers et monetaires d'avant 1'independance, le Congo connaissait une periode troublee jusqu'a la fin de l'annee 1965, et 1'Union economique entre le Rwanda et le Burundi, independants depuis 1962, etait rompue en 1964. La Guinee equatoriale est devenue
jndependante en 1968.
11• La situation economique a la veille de 1'independanoe
3. A.la veille de 1'independance, le Congo etait deja un pays ou 1 Industrie de remplacemcnt des importations tenait une grande place car le marche du Congo et du Ruanda-Urundi representait environ
18 millions de consommateurs. L'importance des activites des secteurs secondaires et tertiaires par rapport a d' autres pays africains
ressortait clairement de 1'etude des effectifs de la main-d'oeuvre employee em 1959, annee ou ils etaient en diminution sensible sur ceux
des annees precedentes.
4- Au Congo la richesse en matieres premieres, l'existence d'une agriculture et d'une extraction miniere tres dive.sifiee, l'abondance des ressources hydro-electriques, et surtout le fait que les importations en provenance de la metropole n'etaient pas privilegiees constituaient autant de facteurs favorables a la creation d'industries. .La deuxieme guerre mondiale, isolant le Congo de la Belgique, a donne une impulsion decisive a de nombreuses productions industrielles. En dehors de la metallurgy des non ferreui pour laquelle le Con^o occupait une place importante sur le maxche mondial avant 1'independance, les principals industries etaient les industries alimentaires (sucre, biere, huiles et tourteaux), les industries chimiques (poudres et explosifs, acide sulfuri- que, oxygene comprime), les industries textiles, les industries du tabac,
les iabrications metalliques et les produits du bois.
071-349
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5- Dans le domaine de 1'agriculture, une grande partie des exportations congolaises etsientproduites sur des exploitations europeennes qui en
1957, 1958 et 1959, employaient respectivement 295 162, 312 922 et 279 742
travailleurs permanents. Ces exploitations europeennes produisaient prin- cipalement de la canne a sucre, du caoutchouc, des produits du palmier, du the", du cafe, du cacao et des "bois. Par contre la culture du coton, mo ins remuneratrice, etait pratiquement aux mains des Africains, Dans le secteur de l'elevage les effectifs des bovides etaient partages a peu pres par moitie entre les exploitations europeennes et africaines, le petit betail etait eleve par les Africains meme si leur activite principale n'etait pas 1'agri culture.6. Les echanges avec l'exterieur de I1ensemble economique Congo et Ruanda—
Urundi repre*sentaient en 1959? y compris les services,43 p. 100 des depenses impute"es au produit inte"rieur brut aux exportations et 36 p. 100 aux impor tations. Ces pourcentages e"taient particulierement importants pour un pays africain et soulignaient 1'activity Economique du Congo et son caractere ouvert sur le monde exte*rieur. En 195$, les biens de consommation ont re presented^ p. 100 des importations, tandis que les biens d'approvisionne- ment et les biens d'equipement participaient respectivement pour 34t4 et 32,5 p- 100 au-volume total. La part des biens d'equipement etait parti culierement importante, si l'on considere la date, par rapport au meme pour—
centage dans d'autres pays en Afrique au sud du Sahara. Aux exportations, le poste de loin le plus important Stait les metaux communs et ouvrages,
suivi par les produits vegetaux (cafe, coton, cacao), les graisses et huiles
vegetales, les diamants et le caoutchouc. A noter que les echanges entre le Congo et le territoire du Ruanda-Urundi etaient beaucoup plus importants qu'a l'heure actuelle. Cette diminution s'explique evidemment par la dispa- rition des liens privilegie"s, par le fait que le Rwanda et le Burundi sont plus proches des centres de production d'Afrique orientale et qu'une petite Industrie s'est monte"e pour alimenter une partie du marche interieur de ces deux pays.
7. A la fin de 1959 s'est achevee la periode consacree a 1'execution du plan decennal pour le developpement Economique et social du Congo. En ce qui concerne le Ruanda-Urundi I1execution s'est poursuivie jusqu'a la fin de 1961. Ce plan a porte sur le developpement economique plus equilibre
et plus rationnel en vue de promouvoir a la fois l'essor materiel et le progres social. Au terme de la decennie, et par rapport aux depenses pre- vues, le pourcentage general des depenses engagees s'est eleve pour le
Congo a 94T3 p. 100 et celui des depenses liquidees a 84,7 P« 100. Pour
le Ruanda-Urundi les credits de paiements a la fin.de 1959 etaient evalues a 99 P« 100 du plan pour le territoire.— 3 —
8. Cependan-t malgre une situation relativement brillante et apres une
expansion remarquable au cours des annees d'apres guerre, l'essor economi- que du Congo s ' est ralenti a. partir de 1958 car I1impact de la recession mondiale s'est fait particulierement sentir dans ce pays gros producteur de matieres premieres et extremement sensible a la conjoncture interna tional. Pour ne citer qu'un exemple, les cours du cuivre sur le marche de Londres etaient en 1958 a leur point le plus bas (l97 livres par tonne
longue contre 256 en 1953, 340 en 1955 et 219 en 1957). La recession mondiale de 1958 n'est pas le seul facteur qui ait freine la croissance
economique du Congo a la veille de 1'independance. Les troubles politi- ques de l'annee 1959 avaient eu aussi pour effet, en particulier, de dimi- nuer le norabre des constitutions de societes, de ralentir les importations de biens d'equipement et de rendre la balance des mouvements de capitaux a long terme deficitaire pour la premiere fois depuis 1949.9. Dans les annees qui ont precede 1'independence, les secteurs secon- daire et tertiaire etaient peu developpes au Cameroun et dans les iEtats
qui formaient alors l'Afrique equatoriale francaise, puisque le total des salaries du secteur prive n'etait en 1957 que de peu superieur a 100 000 au Cameroun et de ^150 000 dans les quatre etats de l»ex-Al!i\ Ces paysetaient en effet&efavorises sur le plan de la production miniere, secteur pour lequel on pouvait noter I1extraction de diamants en Itepubliqeu centra-
fricaine, de mineral de plomb au Congo, de minerai d'etain au Cameroun et de faibles quantites d'or au Cameroun, au Gabon, en RCA et au Congo. Par contre, la prospection petroliere au Gabon se revelait prometteuse et laproduction venait d'y commencer. Bans le secteur de 1'agriculture,les differentes zones climatiques permettaient des productions assez diversi-
fiees : arachides et coton en zone de savane, cafe, cacao, bananes, caoutchouc et produit du palmier en zone forestiere, principalement au Cameroun.
L'eleyage bovin etait concentre au Tchad et au nord du Cameroun et donnait
lieu a des exportations vers les pays cotierso Enfin la production de bois etait importante au Cameroun, au Gabon et au Congo.
10. Dans les pays qui forment actuellement 1'UDEAC on trouvait avant l'in- dependarce deur poles de developpement industriel de dimensions encore tres
modestes : le Cameroun et le Congo. A l'exception de l'aluminium, trans- forme au Cameroun a partir de bauxite importee, la production industriellese reduisait a la transformation d'une faible partie de la production agri- cole ou forestiere : egrenage du coton, huile de palme ou de palmistes, huile d'arachide, viandes, bieres et boissons gazeuses, bois deroules et
panneaux. La production de ciment etait encore tres faible, celle d'electri-cite egalementj sauf au Cameroun en raison des besoins de l^sine d'aluminium
d'Edea.
11. La balance comraerciale des pays de l'ancienne AEF se caracterisait par
un important deficit global; seul des quatre pays,le Gabon presentait un
solde favorable grace aux exportations de petrole bruto Le, balance commer-ciale du Cameroun est devenue favorable en 1958 a. la suite des exportations
d'aluminium. A I1exception de 1'aluminium, du petrole brut et des diamants,
la majorite des produits exportes se composaient de produits agricoles ou
- 4 -
forestiers plus ou moins valorises : bois, cacao, cafe, coton, etc.. Aux importations, la part des biens de consommation, y compris I1alimentation, representait plus de la moitie du total au Cameroun et un peu moins de 50 p.
100 dans les pays de l'ancienne AEF. La part des "biens d'equipement dans ce groupe de territoires etait d1environ un tiers etant donne les investis—
sements effectues au Gabon dans la recherche petroliere et en Republique populaire du Congo dans la construction de la voie ferree destinee a evacuer le minerai de manganese gabonais. Au Cameroun, par contre, apres la cons truction du barrage et de l'usine d'aluminium d'Edea, la part des biens d'equipement dans les importations totales avait tendance a. diminuer. Le solde global de la balance des paiements etait assez largement favorable au Cameroun grace a l'excedent des echanges commerciaux avec les pays exte- rieurs a la zone franc0 Dans les pays de l'ancienne AEF elle n'etait en leger excedent que pour 1'annee 1959»
III. La situation economique a l'heure actuelle
12, Le Congo a traverse au lendemain de son independance une crise poli—
tique grave qui a ete l'origine de la disorganisation du pays et de I1infla tion qui y a sevi pendant sept annees consecutives; l'activite economique du pays en a ete profondement perturbee. Dans ce contexte? les depenses publiques se sont accrues dans des proportions considerables sans que des recettes fiscales suffisantes puissent etre prelevees pour empecher 1'appa rition d'un deficit et le recours a des moyens de financement monetaires.
Fn meme temps que les depenses de consommation augmentaient sans controle, la production, entravee par l'insecurite et par la disorganisation des transports, a selon les secteurs, stagne ou diminue. Cette situation de caractere inflationniste a entraine sur le plan interne une expansion des liquidites monetaires et une hausse desordonnee des prix et sur le plan externe elle a provoque un desequilibre de la balance des paiements con—
duisant a. des restrictions de plus en plus severes imposees aux transac tions avec l'etranger et a des reajustements successifs de la parite du franc congolais par rapport au dollar. Ces differents reajustements, favorables a court terme, n'ont pas suffi a assainir de fagon durable la situation economique et monetaire faute d'un pouvoir politique suffisamment fort pour imposer les decisions necessaires. Dans les Etats voisins du Rwanda et du Burundi, l'accession a 1'independance, malgre conflits tribaux et difficultes economiques, ne s'est pas traduite par la desorganisation qu'a. connue le Congo. Cependant une nouvelle parite plus conforme au pouvoir d'achat a ete introduite poxir le franc rwandais a la fin de 1965 e* pour le franc burundi a la fin de 1954.
13. La reforrae monetaire congolaise du 24 juin 1967 qui a cree une nouvelle unite, le zaire, et qui a ete assortie de diverses mesures economiques, telles que la suppression des restrictions aux importations et aux autres paiements courants, la limitation des remunerations nominales et le plafonnement du credit aux entreprises, a permis un nouveau depart de l'economie.
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14» Les objectifs adoptes lors du programme de stabilisation du 24 juin 1967 ont ete dans 1'ensemble atteints : le produit national s'est aocru substantiellement, les comptes exterieurs sont devenus excedentaires, le rythme d1augmentation des prix a decru et la situation des finances publi- ques s'est amelioree. Toutefois, si I1on assiste a. un accroissement de la production et a une augmentation sensible des investissements, on n'enregistre pas de progression dans le niveau de vie de la majorite de la population et les conditions d'un rythme durable d1expansion ne sont pas encore totalement reunies.
15» Les problemes auxquels le Rwanda et le Burundi ont a faire face sont d'une autre nature. On peut noter en premier lieu la croissance demogra- phique, superieure a 3 p. 100 par an, dans ces pays a population deja tres dense. Vient ensuite la distance qui les separe des cotes et done du trafic international. Cette distance impose a. l'economie une servitude de transport et rend necessaire une selection des produits exportables et une stricte economie dans le choix des marchandises importees, Cette servitude peut etre attenuee par une amelioration du systeme de transport raais l'isolement geographique ne sera jamais totalement surmonte et pesera toujours sur les echanges et sur 1'orientation des activites.
16* En 1968, pour la premiere fois depuis I960, le produit interieur brut
en termes reels a depasse substantiellement le niveau atteint avant 1'acces sion du Congo a l'independance, mais les differentes branches ont connu des evolutions diverses. Alors que la production agricole reculait de pres de 40 p0 100 et I1extraction miniere de 5 P« 100, l'activite manu—facturiere a progresse de 29 p. 100 entre 1958 et 1966, grace notanuuent au secteur des biens de consommation, qui a connu un developpement regulier depuis i960, etant donne 1'accroissement de la demande en grande partie inflationniste et a 1'augmentation de la population urbaineo Quant a l'emploi, il aurait diminue de 57 p. 100 entre 1958 et 1967, la reduction la plus importante touchant le secteur agricole. Cette reduction des
effectifs dans l'industrie manufacturiere compare" e a la production suggere, si les donnees sont exactes, une augmentation de la production par personne employee. Ces gains de productivity auraient en fait profite au commerce, qui a accru ses marges beneficiaires, et au Tresor, qui a pu augmenter son prelevement fiscal sur le secteur productif-
17, Consid^rees globalement, les depenses de 1'Etat congolais ont tendance a croltre plus rapidement que le produit interieur brut commercialise, Situees avant i960 aux environs de 17 a 20 p. 100 du PIB commercialise, les recettes ont ete portees a, 31 p. 100 en 1968. En revanche, l'importance relative de I1ensemble des depenses publiques, ordinaires et extraordinaires, a sensiblement diminue entre 1958 et 1968, 31 p. 100 contre 35 p. 100.
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18» Dans le secteur des relations economiques exterieuresf si le "tonnage des produits vegetaux et animaux exportes a diminue de pres de 50 P» 100 depuis 1958, les exportations de produits mineraux et industriels ont
largement augmente en volume et plus encore en valeuro La repartition des importations congolaises s'est modifiees depuis 1958 sous la pression de la demande, au profit des biens de consommation et des matieres pre mieres destinees aux entreprises industrielles orientees vers la consom—
mation interieureo C'est ainsi que le Congo importe maintenant une grande partie du coton necessaire a son Industrie textile. La ventilation geogra—
phique des echanges a peu change de 1958 a 1968, toutefois les importations en provenance des pays africains, quoique modestes encoret ont augmente de 50 p. 100 depuis 1959» Le solde de la "balance des paiments du Congo, defi—
citaire en 195& et 1959» est a l'heure actuelle favorable*
19« Par rapport a celle de leur voisin, les economies du Rwanda et du Burundi sont beaucoup moins diversifiees et la contribution des industries manufacturieres au produit interieur "brut y est encore tres faible- La
production de mineraux ne porte que sur des quantites asses faibles (or, cassiterite) alors que 1'agriculture represente entre 60 et 70 p. 100 du
produit interieur brut, la majeure partie de la production agricole rele vant du secteur de subsistance. Les principales exportations sont le cafe, pour les deux pays, et le minerai d'etain et de wolfram, pour le Rwanda..
La balance des paiements du Rwanda a ete en 1968 et 1969 equilibree grace a l'aide exterieure, tandis que le Burundi a du tirer sur ses reserves en 1967 et 1968.
20. Avant 1'independance, certaines industries s'etaient installees, parti—
culierement au Burundi aux alentours de la capitale Bujumbura (bieres, ciment, etc )„ Lors de la division du Ruanda-Urundi en deux pays ces etablissements
ont perdu une partie de leur marche au Rwanda et dans la region orientale du Congo; la plupart des usines produisent done au-dessus de leur capaciteo Les autres industries, tant au Rwanda qu'au Burundi, traitaient principale- ment les produits agricoleso Etant donne les difficultes de transport vers les ports les plans de developpement visent a. donner un maximum de valeur ajoutee aux exportations et a produire autant que faire se peut des biens de consommation pour le marche interieur.,
21« La croissance economique des pays qui forment aujourd'hui l'UDEAC s'est poursuivie depuis 1'independance a, un rythme variable selon les ressources naturelles disponibles. Dans les six annees qui viennent de s'ecouler,le produit interieur brut du Cameroun a augmente, en francs courants, de plus de 7 P« 100 en moyenne par an; tandis que les produits interieurs bruts du Gabon ou de la Republique populaire du Congo se sont accrus selon des pour—
centages egaux ou superieurs a, ceux du Cameroun,, Au Tchadj les derniers travaux de l'equipe de planification laissent prevoir un accroissement annuel d'environ 6 p, 100 du PIB sur la periode 1963-1969- Dans ce pays, comme en Republique centrafricaine, les activites de subsistance representent une part de la production brute beaucoup plus importante que dans les pays cotiers,
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Cependant, le rapport particulierement eleve, entre les investissements et
le PIB "total n'a ete que de 13 p. 100 au Cameroun pour la periode 1968/69
et les realisations d'equipement n'ont represents que 60 po 100 des previ sions du plan pour la periode 1966-1968. Au Gabon et en Eepublique popu late du Congo cette proportion est superieure a 30 p. 100; elle a meme atteint dans ce dernier pays 38 p« 100 en 1968, annee ou les investisse—ments dans les mines de potasse de Holl ont ete particulierement importants6 22. Sauf au Gabon, I1agriculture, la foret et l'elevage demeurent la base des economies des pays de l'Afrique du centre et les quantites produites ont considerablement augmente, notamment pour le cacao, le cafe, le caout chouc, le coton fibre et les huiles vegetales. Mais du fait de la baisse des cours mondiaux, les ressources tirees de l'exportation de ces produits n'ont pas ete en rapport avec l'accroissement des tonnages vendus. L'ex- ploitation du bois, en augmentation continue, doit encore se developper avec la construction de nouvelles voies de chemins de fer, mais le traite—
ment local des bois, particulierement au Cameroun, n'a pas connu au cours de ces dernieres annees un de"veloppement aussi rapide que la production et les exportations de grumes,
23. C'est le secteur minier qui a connu au cours des annees recentes le plus fort accroissement, principalement au Gabon ou la production de petrole a decuple et est appelee a. se developper encore davantage a la suite de
nouvelles decouvertes. En Republique populaire du Congo les derniers forages annoncent une relance de la production. La Republique centrafricaine a
sextuple en si:c ans sa production de diamants. De nouvelles mines ont ete
mises en exploitation (manganese et uranium au Gabon, potasse en Republique populaire du Congo) ou le seront dans un avenir qui semble proche (bauxite au Cameroun et minerai de fer au Gabon)*
24- Le mouvement d1industrialisation a ete assez rapide depuis I960 mais ce sont toujours les industries alimentaires, brasseries, minoteries, sucre—
ries, qui realisent dans la plupart des pays le plus gros chiffre d'affaires.
Chaque Etat possede maintenant une ou plusieurs usines textiles dont la production est encore loin de satisfaire la totalite de la demande locale.
La raffinerie de petrole de Port-Gentil fonctionne a pleine capacite et il sera bientot necessaire d'en construire une autre soit a Douala soit a. Pointe- Noire. Faute de pouvoir accroitre la production de la centrale d'Edea, la production camerounaise d'aluminium a plafonne autour de 45 000 tonnes, mais le laminage sur place d'une partie des lingots permet la fabrication locale de plusieurs types de biens, principalement les toles.
25» L'existence d'une union douaniere et monetaire et divine legislation fiscale commune aux pays de l'UDEAC facilite les echanges de marchandises d'un pays a 1'autre mais, faute jusqu'a maintenant de coordination des plans de developpement, les implantations industrielles ne se sont faites genera- lement que dans l'interet de l'Etat qui les a decidees, ce qui risque a l'avenir de reduire les echanges a. l'interieur de l'Union et de conduire a des excedents de capacite. Le Cameroun et le Gabon ont eu une balance
commerciale favorable tandis que I1 on notait ion deficit dans les echanges exterieurs des trois autres pays* Ce deficit est reduit pour la Republi- que populaire du Congo si I1on inclut le commerce intra-UDIlAC et les ex- portations de diamants qui ne font que transiter par Brazzaville., Le pourcentage des importations de "biens d'equipement par rapport aux impor tations totales est legerement superieur a. 20 p. 100 pour la Republique federale du Cameroun et pour le Tchad, il oscille autour de 25 po 100 pour la Republique centrafricaine et autour de 30 p. 100 pour le Gabon et la Republique populaire du Congo ou les investissements dans la recherche petroliere ont pris le relai des investissements dans la potasse de Holl6 Au Gabon de nouveaux forages off-shore maintiennent tres actives les impor tations de bicns d'equipement en attendant la mise en exploitation du gisement du Meicambo et done la construction de la voie ferree et du port d'Owendo„
rvo Conclusion
26, La reforme de juin 1967 visait essentiellement a. reta.blir les condi
tions d'un equilibre economique au Congo et a. degager des ressources suffi—santes pour le developpement. Selon la Banque nationale du Congo,le pro- bleme actuel n'est plus l'insuffisance des moyens de developpement mais plutSt la meilleure utilisation des ressources disponibles. S'il etait porte remede aux deficiences constatees dans 1'orientation des depenses publiques, le Congo pourrait sans doute prendre un essor plus rapide» II est certain toutefois que le Congo meme avec ses 20, bientot 22 millions d1habitants ne represente pas un marche suffisant pour bon nombre d'indus tries nouvelles a. creer.
27c Ce qui est vrai pour le Congo l'est a fortiori pour les autres pays d'Afrique du centre moins bien dotes par la nature, plus faiblement peuples et dont certains ne disposent pas de debouches sur la mero Jusqu'en I960 le Rwanda et le Burundi avaient eu des liens politiques, economiques et monetaires tres etroits avec le CongOo Ces liens ont ete distendus par le fait que le debouche naturel du Rwanda et du Burundi sur la mer sont les ports de 1'ocean Indien plutot que les ports atlantiques et que les commu nications ne sont pas encore tres bonnes entre l'est et l'ouest du CongoD D'autre part les echanges et la cooperation economique entre le Congo et les pays de l'UDi^AC se sont heurtes a. la complementarite des economies et a des difficultes dans les reglements financiers,, Les accords recents passes entre le Congo et la France sur la cotation du aaire a. la Bourse de Paris devraient permettre un developpement de la cooperation et des echaages dans le cadre de l'Afrique du centre.
I. Congo
Population (milliers)
1958 13 540
■gmplois dans les grandes entreprises (milliers)
Total
Agriculture Mine s
Industrie Comme rce Transports Eatiments Bureaux livers
1 147,6 1 102,2 961,0 295,2
100,9 121,2 70,8 85,6 117,7 42,2 314,0
312,9 87,2 101,7
68,5
104,6
77,5
45,8304,0
279,7 101,8
78,7
65,6 87,271,4
46,7
229,9 Compta"bilite nationaleOrigins du produit interieur "brut par 'branches d'activite
a,ylvj (,ux-e, peohe africaine non-africaine Traitement des produits agricoles Mines et metallurgie de "base Industrie manufacturiere Materiaux de construction
Construction
Transports et communications Importations
Commerce s africain non—africain Services divers
Se rvi c e s dome s ti que s Services administratifs Immeuble s d1 ha"bi tation Imp6ts indirects
Produit interieur "brut
Contribution du reste du monde au produit national
Produit national "brut
1957
(Milliards
12,46 3,61
11,69 2,87
4,80 1,42 2,38 -5,466,37
1,05 4,10 2,400,85
7,162,87 5,45
19 vi d. frann
12,58 3,88 2,88 10,31
4,83
1,27 2,22 5,68 -4,62 1,20 3,47 2,290,85 8,59
2,82
5,15
19S9
3 norigol ais)
12,54 4,09 2,93 11,32 5,06 1,042,08 6,01
-4,83
1,39 3,09 0,882,33 8,86 2,645,64
64,02 -3,81
63,40 -3,32
65,07 -4,18
60,21 60,08 60,89
Pepenses imputees au produit interieur "brut
1957 1958 1959
PIB au prix du marche Consommation privee
publique Formation de capital fixe Accroissement des stocks Importations nettes
Production
mini fere Unites
Or Kg
Id. amant s Carat
Cuivre Tonne
Cobalt granuleTonne Mine rai de
mangane se Tonne Charbon Tonne
Production agricole
(en tonnes)
Arachides (production commercialisee)
Noix palmistes (production commercialisee)
Co ton gxaines
Regime de palme (production
commerciali see)
Robusta Arabi ca
Cacao Caoutchouc
!2
n 15 646 242 5
367
540 730 244 503 022
(Milliards
64,0238,29
9,00
16,42 2,50 -2,19
1958
10 957
16 673 474 14
237 562
4 263
338 145 294 323de francs
63,40 38,60 10,84 14,27 -1,12 0,81
1959
10 823
854 270 282 0945 9°A
V^ J84 266 830
oongolais) 65,10 38,40
11,30 11,10 -0,10 4,40
Valeur de la production
(en millions
1959de francs)
617,4 1 824,4 8 796,4
1 163,2 799,4 106,749 630 45 903
50 833
146 129
21536 6 4
35
107
829
230
489
566 830089
143 142 213 458 4 37
824 578
607
508 282807
462161 179 233 518 4 41
744660
272
964
727 514 411- 80 -
Effectifs de oheptel (unites)
1957 1958 19^9Bovides —
Suides
Ovides
Caprides -
elevages europeens elevage s congolai s elevages europeens elevages congolais elevages europeens elevages congolai s elevages europeens elevages congolais
Production forestiere
Bois en grumes (m )
Volume total abattu
Grumes et equarris exportes
Bois des "bittes (m3)
Production totale Valeur exportee Consommation to tale
Contre-plaques (m3) Eeroulage (m3) Bois de mine (m ct)
Production de poisson
(en tonnes)
Production industrielle
449 517 42 307 22 614 5 1 793
075 440 087
983
241 230 424
763
468 536 45 307 20 720 3 1 900
782 980 890 619
464
254
998
513482 552 31849 62119
4 2 135
525
524 880 528 900 156 Oil 425849
122
320 26951 8
3 048
31070 257
889
445 444 426917674
118
789
316 26055 8 34
2 025 433928
470 801745 778 067 005
702 133 262
67
19581 348
47813
946484
025 459 479376 545
117 960
131 685 147 512Ciment Chaux Acide
(tonnes) (tonnes)
sulfuricjue (tonnes) Poudres et explosifs (tonnes)
Sucre Biere Huile Huile Tissus
(tonnes)
(hi) de palme (tonnes) de palmiste (tonnes)
(m2)
Confection et "bonneterie
Chaussures (paires)
1
52 13 2
463
100 122 2 38219 233 98154 503 850
952 460 751983 332
478 455 621297 908
675
1
59 14 2
393 104126 2 20
I85 215
66 776 934 782I65
683
559 6Q3671
856 311 935 000 188 747l
60 16 2
347
87
114 3 35739
229 61 421 050
956 438
864
861 141 321 710855
411 323282 200- 8d -
Transports ; Voies d'importations et d'exportations du Congo et
du Buanda—Urundi (en tonnes)Bona Ango-Ango Matadi Lo bi to
lar-es Salam Mombassa Eeira
Pointe Noire lux-ban
Port Elisabeth Aerogares Autres voies
Total
1957
Import^ Export 34 373
348 467 763 787 135 475
36 Oil 12 3801 319
568 130331 4 203 346 070
131 534 2 781
692 777
452 455 31 303 5 982 94 72228 545
1 390
83 975
1958
Import Export 69 914
353 663
610 169 69 292 59 640 9 710 1 354 221 245271 4 454
334 850
123 350 10 864 712 105 434 302 29 052 7 226 91 002
29 595
1 994 88 308
1959
Import Export
47 345
333 259
508 973
82 56553 887 9 833
1 909 47 13518 3 116 331 166
1 683 114 1 525 464 1 513 783 1 527 798 1 372 253
133 703
28 433
758 627 449 249 49 5766 984
101 633 29 890 61 1 310 70 579 1 630 045Traffic du port de Leopoldville (en tonnes)
1957 1958
Chargement Techargement
Total
871 489
758 982
1 630 471
753 693
788 978 1 542 6711959 724 630
866 937
1 591 567
3 3 7 7
346 389
137528 5092 2
56 553 942
639
399 4532 2 4
5
532 928 131 403 400 Commerce exterieur—'
Importations (en millions de francs)
1957 1958 1959
Biens de grande consommation Autres biens de consommation Pro duit s d'approvi si onnement Biens drequipement
Colis postaux
Total 21 909 17 986 15 394
Indioe du volume (1953 = 100)
1957 1958 1959
Biens de grande consommation Autres "biens de consommation Produits dr approvi si onnement
Biens d' equipement Total
137,2 152,8 150,1
84,7
118,2
100,3 134,0 127,0
65,7
95,799,9 132,2 119,7 50,4
85,9
l/ Y compris le Ruanda-Urundi,
- 8f -
Froduits Cafe
Huile de palme brute Huile de palme blanchie Huile de palmiste
Cacao
Minerai de manganese Minerai de zinc
Caoutchouc
Bois et ouvrages Co ton
Diamante (carats) Or (Kg)
Cuivre Zino Stain
Cobalt
Exportations (en tonnes)
1957 1959
140 15
55 346
4 79 34 16039
5 193 16 241 49 2 12029 407 094066
958 383
326 310 911
365
305 718565
651 836 27870 144
19
57 318483
35 143 36 15 09712 241
51
2
9
603 809
896704 878 685754090
649
781 907 564 316345 580 70115893 6024 3 302 75 40 162 52 15 953 11
283
542 11
415
691 919674
852 397 131178 534 790 518
985
960865 439 871
Indices des prix a, 1'importation et h, 1 'exportation
(1953 = TOO)""
Importations Exportations
Termes de l'echange
1957 102,8 94,2 91,6
1958
101,9
88,1
86,4
99,1 93,4
94,2
Balances des paiements—'
1957 Transactions courantes
Mouvements de capitaux a long te rme
Erreurs et omissions Solde global
-7 826 + 441 - 97
-7 482
+5 826 12
- 296 -5 460
\j Y compris le Ruanda-Urundi.
II. Ruanda-Urundi
Population (milliers)
1957
4 641
1958
4 699
1959 4 860
Main-dT oeuvre (uni te s)
Total Agriculture
Industries extractives Services
Transports Construction Comme rce
Industries manufaoturiere s Eau et electricite
livers
Production agricole (tonnes) Arachides (en ooques)
Coton graines Cafe aratdca Cafe robusta Pyre thre
Effectifs du cheptel (unites)
Bo vi de s Suides Ovides
Capri de s
114 297 22 933 17 203 20 288 13 642 11 688
14 385
7 7062 551
3 9015 637
6 021 29 704 421 200
966 443
53 456
531 317 1 698 412109 24 11 22 12 13 12 6 3 3
6 6
25
1 008
59
570 1 792
577 157368 904
199
128 153 126 726 818669 017 274 251 247
052
915 215
259
103 23
9
1912 13 11 6 2 3
5 10 36
1 031 53 590 1 760
158 259 991
956
950 516605
424040
417
450 313 319 354 222
673 965
992 554
- 8h -
Production miniere
Or fin Cassiterite
Tan tal o— Co lum bi te Wolframite
Production indus- trielle
Ciment Chaux Savon Biere
Eleotricite
(consommation)
Uni te s
Kg tonne tonne tonne
Unites
tonne tonne tonne hi 1 000
1957
100 2 516 82 668
19 1 104 kwh 18
L51
007 455 013 300 139
19 5&
120 2 090
65
2351959
97 1 571 57 143
1958
20 800 326 1 594 116 270 14 710
Valeur de la production
(en millions
1959 de francs)5,5 122,2 5,8 7,2
1959
• ■ •
1 060 1 927
• ••
15 150
ii ii i hi mi hi n i •
- 8i -
Gommerce exterieur
Echanges avec s
Congo —
Autres pays —
(millions
Exportations Importations Re-exportations
Exportations Importations Re-exportations
de
1
1 1
francs)
1957
314,6 281,8 495,4
601,3
254,2 3,3
1
1 1
1958
83,0 096,1
476,3
080,1 308,8 4,8
1
1 1
1959
755,3-1
128,3
415,4 159,7 3,3
l/ Y compris re-exportations.
Comptabilite nationale
Decomposition du produit interieur "brut par secteur d'origine
(millions de francs)
Agri culture, elevage, peche Mines et carrieres
Industrie et energie Construction
Commerce et transport Logement et services Admini s trati on
PIB aux prix du marche
1957
9 918
173 311 172 640 347 7027 480
120 300 300
800 380 800 12 262
1959 (am prix de 1958)
ti
10 180
1/ Une rectification importante de plus de 2 milliards a ete appmrtee au montant de la production des cultures viv.rie.reR pour fcenir de l'exces de cette production par habitant pour le Bix-nnHi. par rapport a oelle du Kwanda.
interieur brrate en 19*37
(millions de francs)
Consomination privee Consommation publique Investissements bruts
Exportations nettes \j
PIB aux prix du marche
10 352 702 947262
12 262
l/ Un examen approfondi des statistiques douanieres a pu montrer que
les resultats pour 1957 s*ecartaient assea fortement de la realite, II nry aurait pas excedent d'exportations mais bien excedent
dfimportations.
Sourceg : La situation economique au Congo "beige et au Rwanda-Urundi - rapports annuels.
Bulletins mensuels de la Banque centrale du Congo beige et du Kuanda-Urundi .
Happort au Conseil de Tutelle sur 1'Administration du Ruanda—Urundi•
Etude globale de dereloppement du Rwanda et du Burundi,
- 9 -
III. Anoienne A.E.F. et Cameroun
Population (milliers)
Camoroun Gaton
Congo (R.P.)
Rep. centrafricaine Tchad
Total ancienne A.E.F.
1957 4 025
762 1 130 2 27*5
1958
4 500 417 750 1 173 2 980
4 600 420 760 1 137 3 020
4 875
5 3205 387 Emplois : Estimation des travailleurs salaries par branche d'aotivite 1957
Tchad
Agriculture, peche, forets Mines et carrieres
Industrie
Batiments, travaux publics Commerce, banques, profes sions liberales
Transport et manutention Services domestiques
Total
Came- Gabon Congo Rep.
roun (R.P.) Cen-
trafr,
45150 12940 12030 15520 2500 6230 1360 5750 12300 2400 6340 7220 12950 3840 4960 4200
Total Ancienne A.E.F.
140 86150 330 16500 4770 33300 5760 31950 254OO 3220 9550 3800 5350 47400 8000 1670 6540 1700 / 1870 20000
7500 2800 5420 5000-^ 5330 25500
11^800 33100 46200 44400^23550 260800
l/ Y compris 1250 "divers" non repartis,
- 10 -
Production miniere
Cameroun
Cassiterite (tonne)
Or (kg)
Titane (tonne)
1937 1958 1959
Gabon
Petrole
Or (kg)
Gaz naturel (1000
(1000 tonnes
Congo (it.P)
kinerai de Plomb (tonne)
Or (kg)
Cassiterite (tonne)
Hep . Centrafricaine
Diamant (1000 carats)
Or (kg)
Tchad
Natron
(tonne)
108 339 40
198 707
—
,1
,3115
62—
505
515
—
,7 ,5
95,0 30
—
753 503
6903
3481 6300 6900
230 195 114
31 44
108 19,1
105 67
27 15
1462 3027 1985
ProductionAgrioole CaMEROTIN" 1957 1958 1959 GABON 1957 1958 1959 CONGO(R.P) 1957 1958 1959 Rop.Contra 1957 1958 1959 TCHAD 1957 1958 1959
RIZ 9,5 8 8 0,8 1,0 1,0 2,2 2,0 3,0
MILS et Gor^hos 303 354 320 - _ - - - - fricaine 0,9 1,0 2,0 25,7 24,0 24,0
30 25 26 860 800 850
MAIS 63,0 257 281 1,9 1 1 7,2 1 1 8 20 38 10 10 9
aHa- CKIIF, 870 882 71,0 1,0 1,0 1,0 10,0 15,0 11,0 30,0 30,0 30,0 130,0 110,0 100,0
MAK- 6IOC 1,9 2,0 779 80 100 152 700 700 800 1800 2000 2200 25 30 50
TABAC 1,9 2,0 2,4 — — - 0,7 0,5 0,7 0,2 0,2 0,2 _ — —
BAH- ANES 122 173- 187 10 10 10 3 4 4 160 160 170 _ — —
CAFE 22,5 27,4 28,6 0,4 0,8 0,9 0,1 0,2 0,2 4,5 5,5 5,7
CACAO 70,4 66,2 69,8 2,7 2,6 2,8 0,2 0,4 0,6 — - — —
PAL- MI3TE3 28,0 23,6 26,9 _ -
6,5
7,1 6,2 0,7 0,8 0,8 — — —CAOUT CHOUC 3,3 3,9 4,0 _ — - 0,1 0,0 0,1 0,5 0,9 0,8 —
PATATES & IGSTAIu^S 204 207 195 2 2 2 50 50 50 106 106 90 43,0 45,0 45,0
COTON 16,f 23,0 21,0 _ - _ — -
37,5 1}
43.6 33,38O,51}
65,0 42,0ProductionIndustrielle- Sucre enHuileHuileBeuneCigar-FibreBois dededeettesdede PalmePalraistesCacao&tabacCotonscaages_„_
(000 T) (tonne) (bcnne)( tonne) (COO t, ) (0G0m3) (CQOrn^) (tonne) feiniUJai)(OOOhl) (tonne)
Bois en grumes
ilumi-SnergieBiere niumelectri-en quetendae
1957 1958 1959 GABON 1957
1958
1959 CONGO(R.P) 19571958
1959 CAR19 57
1958a.959
TCHAD 1957 195831.3 23.1 23.3 0.6 4-7 4.8 5.0 0-7 0.7 0.7
4042 724 120"
1) 1959
2780746 3530780 218078O ud Ud ud
7 7 7 13 15 12 29 24 14
.0 -0 .0 .0 .0 .0 .0 ,0 .0
83 100 88 26 27 22 30 31 28 33 33 33
3707600 37531866 35242315
1477 I653 1616 290 340 366 80 75 86
223,9 675-0 826,5 5,0 696 8,0 17,0 19,3 22,0 4,7 4,4 5,2 3,4 3,8 5,2
125 179 211 - ud ud ud 11 19 23
6000 4670 12000
I I 4NJ
1) Importations
ii In i.u i "I iiph nil ii|l nr.i|
Comptabilite nationale
Origine par secteur d'activite du produit interieur brut aux prix cour ant du niarch.3
Cameroun
1956 1957 1959 Gabon
1956I960
Congo (ilP) 1956
1958
Tchad 1956
1958
PIB
au prix du Marche
82,1 88,8 113,6
15,6 31,7
24,3 ■ 30,6
■34,9 . ■
39,8Agriculture
41,5 -
44,7 54,08,65,6
8,5
9,320,8 25,3
Milliards de C.F.A.
Industrie Services
7,6 8,2 11,3
1,1
9,82,6 5,9
3,1.
3,5
33,0 35,9
48,3
8,3
13,3
13,2 15,4
11,0 11,0 Sep. Cent. Afr.
1956 22,0 9,7 2,6 9,7
Depenses imputees au Produit interieur brut.
PIB Consomation Foimation Accroisee- Uxpor-
Cameroun 1956 1957
1959
Gabon
1956 I960 Congo (R.I
1956 1958 Tchad
1956
1958
Rep. Cent.
1956
prix du marche
82,1"
88,8 113,6
15,0
31,7
24,3 30,6
34,9 39,8
Afr.
22,0
privee
66,4 8157
70,48,4
14,118,7 24,5
28,3
30,4
16,7
publique
10,8'9,9
15,7
1,2 4,4
. 5,6
"6,9
3,1 5,0
2,7
de capital fixe
-* 9,5 10,3
11,9
3,9 12,1
4,2 5,9
3,6 5,7
3,4
ment des ,;• stocks
-0,8
1,1
0,30,3
0,6 1,2
tation .nettes
-3,7 -2,7
5,1
0,40,8
-4,2 -7,0
-C,7 -2,5
-0.8
- 14--
Transports
1. Chemins de fer
Tonnes/kilometres nettes (millions)
Cameroun
Ancienne A.J.F.
2, Activite"s des ports (1,000 tonnes)
Cameroun Pointe Noire Port Gentil et Libreville
Balanoe commeroiale
Cameroun
Importations importations Balanoe Ancienne A.E.F.
1957 109
145
Marchandises embarquees
1957 1958
359 399
297 315
717 1H4
1958 129 156
Marchandises
1959 1957 1958
410 411 490
346 205 234
1472 153 138
Millions de fra.nnfi 1957
18149 15004 -3145
12^8
21452 25214 3762
1959 119 179
debarquees 1959
424 239
135
CFA 1959
20153
26767 6614
Importations Importations Balanoe
26118
15403
29459
19888 3130422373
•10715 -9571
-8931
Importations par croupes d'utilisation
Cameroun Energie
Matieres premieres,
-jjr produits
Equipement Consommation
dont alimentation Total
Anoienne A.H3.F.
Energie
Matieres premieres,
■j$ produits
Bquipement Consommation
dont alimentation
1957
874
3712
4257
9306 441818149
1490 4520 11162
8945
4527
Millions de
$
4,8
20,4 23,5
51,3 24,3 100,05,7
17,3 34,2 42,8 17,31958
1062 46O83423
12359
33373 214522261 4413
8193
14592 5505
francs
5,0 16,0
21,5 57,5
15,7 100,07,7
15,0 27,849,5
18,7CFA 1959
1400 4100 3800
IO853
4100 20153
2627
4449
9U6 15082 59466,9
20,318,953,9
20,3 100,08,4
14,2 29,2 48,2 19,0
Total
26118 100,0 29459 100,0 31304 100,0
Exportations par grands produits (en milliers de tonnes)
Produits
Bois
Coton egrene
Amandes et huile de palme Cafe vert
Animaux vivants
Diamants (1000 carats) Or (kg)
Petrole
Cacao en feves Bananes
Arachides decortiquees Caoutchouc
Aluminium
Ancienne 1957
788,7
33,911,0 4,4
24,9 110,5
9420,1
2,4 11,6
o,5
—
1958 824,6 39,1 10,9
26,5
5,4 104,9 453,8737 2,7—
8,7 0,9
—
AEF 1959 900,4 40,39,8 6,1
17,5
89,8 780,8565
2,9—
4,50,8
—
1957 122,6 5,7 14,6
16,9
-
—
339
-
85,2
53,5
7,7 3,1—
Cameroun 1958 152,3 7,0 14,0
26,5
-
-
625
_
54,4 73,0 14,6 27,83,9
1959
156,9
7,8 23,329,5
—
-
30
-
53,4 57,96,6 4,0 39,2
Balance des paiements avec les pays exterieurs a la zone franc
Cameroun
Sold© des paiements courants dont "balance coramerciale
services
Operations en capital (solde)
solde global
Ancienne
Solde des paiements courants dont balance oommerciale
services
Operations an capital (solde)
solde global
Millions de francs francais
1957 1958 1959
-98 -17
2
—7
-73
■34 -396
■67
26 36 -10 3 29
-78 -38 -40 12 -66
131 116
15
4135
-26 10 -36 24 -2
- 16 -
Balance des paiements avec la zone franc (Millions de francs francais)
Cameroun
Transferts publics (solde) Transferts prives (solde)
dont Balance commerciale
Reglements en devises sur le marcb.6 de Paris
Operations invisibles Solde global des transferts Ancienne AEF
Transferts publics (solde) Transferts prives (solde)
dont Balanoe commerciale
Reglements en devises sur le raarche de Paris
Operations invisibles Solde global des transferts
1959
124
-99 -57
-7
-35 25
228
265
143 -70-15
3776
-91 19
-139
29 -15
306
-279
-112 -66 -101 27
-55 99 35
-225
135
44329
-315
-131-203
+19
14Solde global de la balance des paiements (Millions de francs francais)
19VT 1958 1959
Cameroun
Solde global aveo les pays de la zone franc 25 Solde global avec les pays hors zone franc -7
Total 18
Ancienne AEF
Solde global avec les pays de la zone franc 37
Solde global avec les pays horz zone franc -67
Total -30
-15 29
14-6627 -39
44
135 179
14 -2 12
Sources
INSEE : Outre-Mer
INSEE : Bulletin trimestriel, No,5, mars 1965
INSEE : Donnees statistiques, I960Comite monetaire de la zone franc : La zone franc, 1961 et 1962 Gabon : Annuaire statistique, 1964
Cameroun ; Cameroun, terre d'avenir, Chambre de commerce et d'industrie du Cameroun.
COMISSION ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUE
DONNEES ECONOMIQUES RESUMEES
Pays : Burundi
Derniere annee : 19^9
E-tablies en : septembre 1970
Deuxieme annee/numero 15
070-987
BURUNDI
R /W ^ N 0/ A
DEMOCRATIC REPUBLIC
■i OF THE
CONGO
Dans certains cas, Ics frontiercs. Indlquies iur la prisente carte ne sont pa; deflnlclvement flxies. Le fait qu'elles sont indiquies ne signifie pas que I'Organiiatlon des Nations Units lei reconnaitou lesapprouveofficletlement.
Pays : Burundi
Population : 1969 = 3 475 000 habitants; 1970 = 3 544 000 habitants
(estimation). Taux de croissance de 2 p. 100 par an, mais
dont on prevoit le relevement a 2,5 P« 100.
Emplois salaries : On ne possede que des renseignements sur Bujumbura ou I1on comptait 10 750 personnes employees en 1966. Les salaires de 7 600 personnes
employees representaient un total de 502 millions de francs Burundi. En 1966, le nombre total des fonctionnaires du Gouvernement au Burundi etait de 20 000 et en 1968 de 16 522. En 1968, il y avait aussi 10 849 employes travaillant pour des organismes autonomes.
PIB au prix courant des facteurs : 1965 - 12 milliards 604 millions de francs
Burundi•
PIB aux prix du marche : 1965 =13 milliards 436 millions de francs Burundi.
Monnaie et taux de change : Le franc Burundi a cours depuis Janvier et le taux de change est de 87|5O francs pour un dollar des Etats—Unis.
En 1964t le taux etait approximativement de 50 francs Burundi pour 1 dol lar des Etats—Unis.
Plans de developpement : Plan quinquennal de developpement economique et social du Burundi, 1968-1972.
Energie Eleotricite
Electricite1964 1965 1966 1967 1968 1969
Production locale
(millions de kWh)
Importations de Bukavu
(millions de kWh)
Total
Bujumbura (millions de kWh)
1964
8,0Jjl
15,1• ■ .
196
1,
13,■WMII14,
• •
1
5 2 7
•
1966
0,6 14,5 15,1 14,6
1967
1,0
21x1
16,115.6
1968
0,7 16,6 17,3
16,7 20,2^/
Ss Estimations.
En 1968, les etudes se poursuivaient sur un projet hydro-electrique interessant la Ruvubu, qui couterait pres de 1 milliard de francs Burundi et qui, au cours de la premiere phase, aurait une puissance de 10 000 kW.
Produits petroliers 1964 1965 1966 1967 1968 1969^
Ventes (millions de litres)^ 19,5 18,2 18,5 19,8 20,7 21,7
a/ Essence, mazout et petrole lampant. b/ Estimation.
Production minerale 1964 1965 1966 1967 1968
Cassiterite (mineral d'etain) (tonnes) 23
Bastanaesite (tonnes) —
Or (kg)
Colombo—tantalite (tonnes) —
17 150
-
—
50 200
35
-
96 300
15
-
11 150
525
630 8,1- 2 -
Le plan de developpement prevoit qu'au cours de la periode 1968-1972 de
nouveaux travaux de prospection seront effectues dans la plaine de Rusizi,ainsi que d'autres investigations et recherches -fondant a determiner sfil existe au Burundi des mineraux exploitables en quantites commerciales. La plaine de la Ruzizi contient des sels de phosphate et de potasse, ainsi que du kaolin et du feldspath.
En 1968, la production d!or a ete la plus elevee que I1on ait jamais enregistree et elle a eu un tres heureux effet sur les recettes a I1expor tation du Burundi.
Production agricole : Le pays, dont la superficie totale est de 2 568 000
hectares, contient 37 p. 100 de terres arables et 23 p. 100 de paturages;25 p- 100 sont consideres comme exploitables mais ne sont pas utilises pour le moment. La densite de la population est relativement forte, ce qui signifie que la terre doit etre utilisee dans toute la mesure du pos sible a des fins productives.
Chiffres de la production et des exportations de cafe et de coton (en tonnes)
Objectif
1964 1965 1966 1967 1968 1969 1972
A, P'apres les publications de la Banque centrale
Production de cafe 18 271 13 596 14 764 18 701 16 430 14 531 20 000
Production de coton—
graine 6 373 5 775 5 040 7 617 7 466 7 349 15 000
Bo D'apres les publications statisticrues
Exportations de cafe :
- arabica 17 737 12 831 14 071 17 899 15 529 u .66
-robusta 534 766 693 938 1 078 ) l4 >
1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 Production de coton-graine 6 776 6 107 5 270 7 945 7 751
Exportation de cafe 13 557 14 950 18 605 16 539
Estimation de la production des autres cultures :
1964 1965 1966 1967 1968
(en milliers de tonnes)
Haricots 41
Pois Arachides Sorgho Ma'is Ble
Eleusine
114,3 34,6 4,0 114,0 109,2 20,67,4
141,0 36,6 4,0 121,9
107,9
8,2 20,5155,1 37,4
4,2 127,4 109,7 8,2 20,7
123,4 37,4
6,5
121,0
115,6 8,4
21,1
120,6 35,7 7,2 123,0 120,0
9,8
22,5™ D
Production (suite) 1964 1965
19661967
1968Riz
Patates douces Pommes de terre Manioc
Autres tubercules Bananes
2 672 89177 43 1 258
,9
,8 ,6
t3,8
|0
(en 2,2 714,0
858,4 91,5
1 270,639,3milliers de 2,0 743,0 92,5 849,0 1 278,639,7
tonnes) 3,6 747,2 95,0 931,9 42,1 1 310,2
4,6 758,0 99,0 940,3 45,0 1 320,0 Les objectifs du plan de 1968-1972 dans le domaine de l'agriculture etaient l'accroissement de la production et 1*amelioration de la qualite des recoltes commerciales, ainsi que l'accroissement de la production de cer—
taines cultures de consommation visant a. ameliorer les normes de nutrition, Lfobjectif etait de 600 tonnes pour la production de the, mais les exporta—
tions en 1969 ont deja, depasse 1 500 tonnes.
Revenu provenant de la production de cafe :
(En francs Burundi par tonne)
Pour le tonnage to
tal (en millions de francs)
1964
34 534631
1965
47 952652 Elevate
Bovins Ovins Caprins Porcins Volaille
Troupeaux (en milliers) 1964 1965 1966 1967 1968
1966
49 390
729
1964
1967 36 235
683
1968
35 100
583
Abattages enregistres 1965 1966 1967 1968
516,3
154,4 . . 381,6 418,7
4,0 293,2
521,4 583,4
174,8 195,4 411,16,5
305,87,0319,5
596,5
206,1 434,0
16,4
335,4Peaux exportees (en tonnes) 1964
Bovins
Ovins et caprins
660,4
224,8462,5
20,4 331,7 196-314 760 19 410 13 410 14 640 15 307
4 820 9 620 12 150 9 734 15 633
21 930 31 600 35 270 30 665 31 0011 620 3 110 1 630 2 302 2 655
1966 334,9 70,6
122
62248
1968 456
45
Le plan concernant l'elevage prevoyait que les troupeaux seraient ame—
liores grace a des services de sante animale et de vulgarisation et que la production serait augmentee suffisamment pour ameliorer les normes de nutri tion.
Sylviculture : La superficie des forets du Burundi est faible et on s'est efforce dans le passe de les etendre et de les ameliorer. Le plan de de- veloppement 1968-1972 propose la mise en valeur et I1exploitation des zones forestieres, mais a une echelle assez limitee.
Peche : Production du lac Tankanyika (en tonnes)
Peche : Production du lac Tankanyika (en tonnes) Obiectif
1964 1965 1966 1967 1968 1972 9 556 13 334 16 430 12 287 11 028 20 000 Le Programme alimentaire mondial a elabore en i960 un projet general de developpement de la peche.Production industrielle : L1Industrie n'est pas tres developpee au Burundi„
II existe des usines de traitement du cafe? du coton, des arachides (hui—
leries), du lait et du riz, tandis que d'autres produisent de la biereT des
boissons non alcoolisees, des tissus, des couvertures, des vetements, du sa—
von, des peintures, du ciment, des materiaux de construction et des ouvrages en metal. Lorsque le Rwanda—Urundi a ete scinde en deux Etats, les usines implantees au Burundi ont perdu une partie de leurs debouches au Rwanda, ainsi qu'au Congo oriental. En consequence, la plupart des usines fonctionnent en dega de leur capaciteo
La production "brute de certains secteurs des industries manufacturieres
s!etablissait comme suit en 19°"5 •
(en millions de francs Buruiidi)
Produits alimentaires Boissons
Cafe et coton Malt et tabac
Ciment et materiaux de construction Produits chimiques
Machines et reparations Textiles et peaux
Autres secteurs (chiffres incomplets)
Total (incomplet) 4 513
En 1968—1969t on a Pris des mesures en vue de 1*expansion de l'in- dustrie textile.
Depuis 1963j le Burundi possede un code des investissements qui a ete revise en 19^7 pour tenir compte de Involution des circonstances, notamment de la reforme monetaire de fevrier 1965 • ^es entreprises considerees comme prioritaires pour le developpement peuvent beneficier d'une exemption par—
tielle ou totale d'impots directs et de droits d1importation, ainsi que d'une garantie de stabilite fiscale de 15 ans. Elles beneficient encore des avantages suivants £ garantie de 1'Stat pour les emprunts, dedorr.mage—
ments en cas d'expropriation, protection contre la concurrence des impor tations et dispositions speciales concernant les taxes a 1'exportation.
Les projets cites dans le plan de developpement 1968—1972 comme ouverts
aux investissements prives comprenaient une usine d'engrais (potassiques et
phosphates) utilisant des mineraux locaux, une fabrique dfinsecticides, une- 5 -
conserverie de poissons, une petite fonderie utilisant de la ferraille, une usine de rechapage, diverses usines alimentaires, une fabrique de capsules
de bouteilles, une verrerie, une usine de tannage et de chaussures, des fa- briques de cigarettes, de parfums et de produits pharmaceutiques (faible
capacite). Diverses possibility etaient aussi envisages pour le develop-
pement de l'artisanat.
Transports - routes : II y avait au total 5 232 km de routes en 1965, mais en 1968 on coraptait moins de 100 km de routes goudronnees, partant toutes de Bujumbura. Les routes classees comprenaient 545 km de routes nationales
et 1 165 km de routes d'interet general-Le plan prevoit quatre projets routiers nationaux : Bujumbura-Rumonge-
lac Nyanza (125 km), Bugarama-Kyanza-frontiere du Rwanda (82 km); Muramoya- Gitega (50 km) et Bujumbura-Cibitoke-frontiere du Rwanda. Une depense de 512 millions de francs etait prevue pour les trois premiers projets.
Vehicules : En decembre 1966, il y avait dans le pays 4 372 vehicules, dont 2 818 voitures particulieres, jeeps et breaks, 730 camionnettes et 708 ca mions, II y avait 3 771 vehicules particuliers et, en 1968, ce total est
passe a 4 601•
1965 1966 1967 1968 1969 Nouveaux vehicules enregistres 304 416 474 51° 530
a/ Chiffre en partie estime.
Transports lacustres : Bujumbura, qui se trouve a l»extremite nord du lac Tanganyika, est le port par lequel entrent les produits qui, pour la majeu- re partie, sont achemines par rail jusqu'a Kigoma sur la rive tanzanienne du lac, puis par bateau jusqu'a Bujumbura- Le tonnage des marchandises entrees
par le port de Bujumbura se repartit comme suit :Marchandises entrees 1964 1965 .1966 J967 1968 J969 Total (tonnes) 72 037 112 367 108 476 83 078 86764 95 864
dont :
Sel 8 021 13 224 10 057 7 475 5 628 10 798
Ciment 14 649 19 691 15 118 17 439 14 410 17 713 Essence 8 920 15 640 12 790 10 419 13 040 13 240 Carburet diesel 8 054 11207 9 171 7 719 10 783 13 012
Farine 2 882 5 506 7 987 4 563 5 167 5 875
Marchandises expedites (exporters en majeure partie via le port tanzanien de Kigoma)
Total (tonnes) 25 902 36 425 29 049 24 654 25 439 24 000
- 6 -
Marohandises expedites (suite) 1964 1965
dont :
1966 1967
Cafe The Linter
Fourrage a base de coton
18 479 21 310 980 5 901 2 087 2 726
1 345 1 441
17 007 2 708 1 971 1 124
19 131 2 283597 714
1969
16 914 14 831
768 1 551 2 870 2 2292 385 2 211
Transports aeriens : Bujumbura possede un aeroport international, dont le
trafic de 1964 a 1969 a ete le suivant :
Passagers (total)-' Fret (total) (tonnes)
Courrier (total) (tonnes) a/ Arrivees et departs.
1964 1965 1966 1967 40 695 43 232
771 1 401
81 195
1968 26 788 943 109
1969
De 1968 a. 19701 on se proposait de consacrer 225 millions de francs
Burundi pour le prolongement de la piste a 1!aeroport de Bujumbura et df autres sommes pour I1 amelioration des autres aerodromes-
Tourisme : Juscp^ici, le tourisme n*a pas ete tres developpe, raais le Bu rundi esperait attirer une partie des touristes visitant l'Afrique de l'est, Le pays possede un certain nombre de points presentant un interet touris—
tique, mais il est indispensable d'ameliorer les transports et les installa tions hotelieres pour que le tourisme devienne une realite. Diverses etudes
etaient envisagees pour la periode du plan 1968—1972 • Commerce exterieur (en millions de francs Burundi)
1964 1965 1966p
Resume
Importations (nettes)
Exportations
Balance
a/ Importations brutes
738 952
1 321
1 168
1 698 1 194
1967 1 694
1 4351968 1 994 1 404
1 889^ 1969
1 039 +214 - 153 - 504 - 2'Note : Les chiffres concernant les echanges en 1964 sont etablis dfapres I'ancienne valeur de la monnaie.
Principales exportations Cafe
Linter
Cuirs et peaux Mineraux
Ouvrages en amiante — ciment
1964 829
54 10 2• ••
1965
952 124 21 4 151966
989
92 23 9 14
1967 1 216
113 15 34181968 1 174 126 20 16 17
1969
826 102 23