• Aucun résultat trouvé

Chapitre 5 ANTICIPATIONS, INFORMATION IMPARFAITE ET POLITIQUE ECONOMIQUE

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Chapitre 5 ANTICIPATIONS, INFORMATION IMPARFAITE ET POLITIQUE ECONOMIQUE"

Copied!
27
0
0

Texte intégral

(1)

Chapitre 5

ANTICIPATIONS, INFORMATION IMPARFAITE ET POLITIQUE

ECONOMIQUE

(2)

1. La prise en compte des anticipations 1.1 Les différentes formes d’anticipation

1.2 La prise en compte des anticipations : la critique de la courbe de Phillips par Milton Friedman

2. Les anticipations rationnelles et la Nouvelle Macroéconomie Classique 2.1 Le débat autour des anticipations rationnelles

2.2 La Nouvelle Macroéconomie Classique et l’inefficacité des politiques conjoncturelles

2.3 Comment expliquer les fluctuations : la Théorie des Cycles Réels 3. La question de l’information imparfaite et de la rigidité des prix : la

Nouvelle Macroéconomie Keynesienne

3.1 Information imparfaite et rigidités des prix 3.2 Comment répondre aux chocs conjoncturels ?

2

(3)

1. La prise en compte des anticipations 1. La prise en compte des anticipations

1.1 Les différentes formes d’anticipation 1.1 Les différentes formes d’anticipation

 Question de la prise en compte des anticipations dans la réflexion économique

Anticipations extrapolatives : projection des tendances passées

Anticipations adaptatives : prise en compte des erreurs pour corriger les anticipations (Cagan – 1956 : analyse épisodes hyperinflation)

Conventions (Keynes)

3

(4)

1.2 La prise en compte des anticipations : la critique de la courbe de Phillips par Milton Friedman

1.2 La prise en compte des anticipations : la critique de la courbe de Phillips par Milton Friedman

1- La courbe de Phillips (1958)

 Étude économétrique sur le taux de hausse du salaire nominal et le chômage au Royaume-Uni

 Identification d’une relation inverse entre salaire nominal et chômage

4

(5)

5

(6)

 Interprétation de Phillips : analyse en termes d’offre et de demande (plein emploi = travail rare donc hausse des prix)

 Identification du NAWRU : taux de chômage compatible avec la stabilité des prix

2- Glissement du lien salaires – chômage au lien inflation – chômage (Lipsey – 1960, Samuelson et Solow – 1960)

Hausse des salaires entraîne de l’inflation (inflation par la demande + inflation par les coûts)

6

(7)

Identification du NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment)

7

(8)

 Prise en compte de la courbe de Phillips permet d’enrichir les principes de la politique keynésienne (« équation manquante »)

 Helmut Schmidt (ministre de l’économie) : « Je préfère 5 % d’inflation à 5 % de chômage »

 Georges Pompidou : « Mieux vaut l’inflation que le chômage »

(9)

9

(10)

3- La critique de M. Friedman

 Intégration de deux éléments nouveaux dans l’analyse : Anticipations des agents (anticipations adaptatives)

Information imparfaite (avec dissymétrie entre salariés et employeurs)

M. Friedman – The role of monetary policy - 1968

10

(11)

11

 Impulsion monétaire entraîne une hausse des prix des biens et des salaires : hausse du prix des biens est généralement plus rapide que celle des salaires

Salariés augmentent leur offre de travail (constat de la hausse des salaires nominaux)

Employeurs augmentent leur demande de travail (baisse du salaire réel)

 Effet positif sur l’activité (hausse de l’emploi implique hausse de la production)

Salariés ajustent leurs anticipations : hausse des salaires nominaux jusqu’à retrouver le salaire réel d’équilibre (qui correspond à l’équilibre du marché du travail caractérisé par le taux de chômage naturel)

 Annulation de l’effet positif sur le chômage

11

(12)

12

(13)

13

(14)

14

(15)

15

(16)

16

 Question : durée de l’impulsion ?

« Il y a toujours un arbitrage temporaire entre inflation et chômage, il n’y  a pas d’arbitrage permanent… Mais me demanderez-vous, combien de  temps dure le temporaire ? Je ne peux vous donner que mon propre  avis, fondé sur l’examen des faits passés : l’impact initial d’un taux 

d’inflation plus élevé et non anticipé semble durer entre deux et cinq ans,  puis commencer à diminuer. »

Milton Friedman

3 conclusions majeures :

Impact des politiques d’expansion monétaire est éphémère Économie converge vers le taux de chômage naturel

Multiplication des politiques monétaires expansionnistes débouche sur des enchaînements inflationnistes

16

(17)

17

(18)

Inflation – chômage – USA : le déplacement de la courbe de Phillips

(19)
(20)

4- La courbe de Phillips aujourd’hui

20

→ Thèse 1 : la disparition de la courbe de Phillips

The Economist – novembre 2017

(21)
(22)
(23)

→ trois arguments majeurs pour expliquer cette disparition :

inflation est largement déterminée par la mondialisation (cf. ch. 8 – ESH)

anticipations d’inflation sont ancrées

perte de pouvoir de négociation des travailleurs (amélioration situation emploi n’amène pas de hausse des salaires)

(24)

→ Thèse 2 : la persistance de la courbe de Phillips (courbe aplatie mais non disparue)

Ceccheti – Schoenholz – Données américaines

(25)

→ existence de facteurs expliquant la faiblesse de l’inflation qui ne sont pas liés à la situation du marché du travail (en particulier impact des nouvelles structures de commercialisation aux USA)

→ taux de chômage comme indicateur classique des tensions sur le marché du travail devient inadapté

→ courbe de Phillips reste alors une référence en matière de politique conjoncturelle même si la force de la relation est affaiblie

(26)

→ Thèse 3 : Mutation de la courbe de Phillips

(27)

Yannick Kalantzis

→ Question :

la reprise actuelle de l’inflation dans un contexte de croissance peut-elle marquer un retour de la courbe de Phillips ?

Réponse : on ne sait pas trop

Références

Documents relatifs

Le modèle proposé permet de préciser les conditions de dimension et de structure auxquelles doivent satisfaire les entreprises pour qu'il y ait un ajustement

Mais dans cet exemple, de toute façon, c’est pas cool, tout le monde n’a pas pu acheter les fraises au même prix. Le marché serait-il par

Ainsi, les solutions proposées sont basées sur une gestion statique et informatisée des aires d'abord, puis sur une gestion dynamique, permettant notamment une adaptation en temps

coefficients results obtained in the present work are compared with other values reported in the literature for the ν 5 band of CH 3 I, showing a satisfactory

fournit pas le taux moyen de variation anticipé de l’ensemble des prix industriels mais plutôt le taux moyen de variation anticipé par les entrepreneurs des

Si le marché du travail fonctionne en concurrence pure et parfaite, si le salaire réel est flexible à la hausse ou à la baisse, le marché est en équilibre : l’offre de travail

Wells partage les analyses des Webb (qui l’ont d’ailleurs recruté dans la Fabian Society) et se réfère à leur livre pour montrer que l’embauche de personnes en dessous

• Rareté et choix rationnels d’un individu : comment arbitrer pour obtenir les gains maximaux.. • L’équilibre économique (échanges entreprises-