“INTERFACES TROUBLES: NORMES, CLASSIFICATIONS ET PRIMAT DU LANGAGE EN QUESTION - 27 AU 29 MAI 2013
UNIVERSITE FEDERALE DE SANTA CATARINA (UFSC) FLORIANOPOLIS – BRESIL –
L’ Universite Federale de Santa Catarina accueille la conférence internationale TransOceanik du 27 au 29 mai 2013. Réunissant une quarantaine de chercheurs français, australiens et brésiliens le colloque sera l’ occasion pour échanger leurs expériences de recherche en anthropologie, psychanalyse, philosophie, art ainsi que leur engagement dans la société civile sur les questions de discrimination de genre, de culture et de race.
Cette rencontre est organisée par le NIGS-UFSC avec le soutien de l’ Association Bresilienne d’
Anthropologie (ABA) et le Ministere de l’ Education Bresilien (CAPES) dans le cadre du Laboratoire Interntional Associé TransOceanik qui associe le CNRS (France) et James Cook University (Australie).
Le thème général s'inspire du renouvellement théorique impulsé par les études de genre, queer, LGBT, et la relativité de l’opposition masculin/féminin (thème du 1er jour) qui fait écho à la relativité d’autres catégories binaires qui opposent les choses en termes exclusifs et essentialistes : le vivant par rapport à la mort (thème du 2e jour), ou le genre humain par rapport au non humain (thème du 3 jour).
Si les pratiquants de cultes anciens ou nouveaux, des artistes, des visionnaires, médiums, thérapeutes ou leurs patients expérimentent des interfaces complexes entre le monde matériel et celui des esprits, le monde des vivants et celui des morts, d’autres, de plus en plus nombreux, interrogent aussi les frontières entre le monde biologique et les machines qui envahissent ou augmentent nos corps et nos environnements.
Pour rendre compte de ces frontières troubles, nous sommes sollicités à créer de nouveaux agencements d’interprétation qui ne réduisent pas les différences à des modèles homogénéisants mais, au contraire, rendent compte de processus hétérogènes et d’expériences existentielles qui se situent aux interfaces d’univers différents.
A partir de situations diverses, en Amérique latine, dans le Pacifique, ou ailleurs, nous proposons de questionner les normes –telles qu’exprimées dans les discriminations raciales–, les classifications –qui excluent certaines couches de la population– et le primat du langage –qui évacue la cognition des expériences sensibles, telle la culture des signes des sourds.
Le premier soir du colloque à UFSC, un film sur la culture sourde sera présenté par un anthropologue, cinéaste et comédien sourd français, Olivier Schetrit, que vous pourrez aussi retrouver avec l'artiste performeuse brésilienne Clarissa Alcantara à la Casa Maquina de Lagoa dès le vendredi 24 mai (18h).
Le deuxième soir nous vous invitons à une table ronde (en portugais/traduction simultanée en anglais) avec trois Caciques de la licentiatura Intercultural Indigena do Sul da Mata Atlantica et un Professeur aborigène d'Australie, qui sera animée par Antonio Carlos Souza Lima (antropólogo, MN-UFRJ, Rio de Janeiro).
En clôture le troisième jour, Carmen Rial (UFSC et ABA) coordenera “Exclus/inclus. Le débat brésilien” avec les anthropologues Gustavo Lins Ribeiro (UnB, Brasilia) et Ruben Oliven (UFRGS, Porto Alegre).
Nous terminerons le colloque avec le groupe de danse Maracatu Arrasta Ilha.
Le programme est em ligne sur http://transoceanik.paginas.ufsc.br/programme/
Barbara Glowczewski
Directrice de recherche au CNRS, responsable de TransOceanik, Professeur invité UFSC/CAPES/Ministere d’ Education au Bresil.