• Aucun résultat trouvé

Chronique de la Faculté des sciences

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Chronique de la Faculté des sciences"

Copied!
6
0
0

Texte intégral

(1)

Article

Reference

Chronique de la Faculté des sciences

SAUTER, Marc-Rodolphe

SAUTER, Marc-Rodolphe. Chronique de la Faculté des sciences. Bastions de Genève , 1965, vol. 14, p. 42-46

Available at:

http://archive-ouverte.unige.ch/unige:103864

Disclaimer: layout of this document may differ from the published version.

(2)

Ir

Si la Faculté des sciences ne re- présente pas

le

contingent d'étu- diants le plus

fort

de l'Université QS

%, alors

que

la

Faculté des sciences économiques

et

sociales

donne zz o/o

et

celle de médecine

fi;

oÂ), elle occupe une place bien plus import^nte pffi le nombre des membres de son personnel dnsei- gnant(45 ptofesseurs, r8 chatgés de

cours, etc.), auxiliaire scientifique (72 cbargés de recherches et chefs de trâvaux, r93 assistants dont 64 bénévoles)

et

auxiliaire technique (préparateurs, secrétaires, biblio- thécaites, laborantines, etc.).

Â

cet ensemble impressionnant cofres- pond une acti.vité réjouissante dans

les écoles, instituts et laboratoires qui composent la sttucture vivante de notre Faculté.

Comme

toute

matière vivante saine,

celle-ci se

développe, ef- ftayant parfois certains par ce qui peut paraître de I'extérieur comme la manifestation d'ambitions anar- chiques alors

qu'il

s'agit de l'ex- ptession

de la

nécessité

se

trouvent nos chefs de laboratoires de fournir

un

enseignement et de réaliser des ffavaux de recherches

Chronique

de la Faculté des sciences

confotmes aux exigences de scien- ces en pleine accéléntion.

On ne s'étonnera pas alors que depuis

le

semestre d'étê

ryQ

(la

dernière chronique date de

la

fin

du

semestte

d'hiver ryfu) on

ait

créé les six nouvelies chaires dont

les

noms

(et celui de leur

pro- fesseur titulaire) suivent : biochimie génétique (M. A. Tissières), chimie biologique spéciale

(M. E.

Stein),

microbiologie

génétale

(M.

G.

Turian), physique théorique spé- ciale (M. Ch. Enz), physique expé- rimentale spéciale

(M. J.

Muller), spectroscopie astronomique (Mtte E. Mtiller), mathématiques (M. A.

Frôlicher); que deux

nouveaux professeurs ad.personan du Fonds national soient nommés (MN{. D.

Krummenacher, géochimie et géo- chronologie

et R.

Mermod, phy- sique nucléaire expérimentale spé-

ciale);

que

plusieurs professeurs

invités soient

venus,

pour

des durées variables, du Japon

(M.

S.

Koïdé,

physique théorique), des Etats-Unis

(MM. M.

,

H.

Stone,

mathématiques

et W. A.

Little,

physique expédmentale), de France

et

de Suisse

(MM. j.

Deihaye et

(3)

U.

Steinlin, asftonomie); que de

nouveau:( règlements et

plans

d'études aient étê

mis sur

pied, spécialenrent

en

ce

qui

concerne

les études dans les domaines de

la

biologie, certains doctotats, de flouveaux cettificats de spécialisa-

tion (astronomie et âstrophysique, radioprotection).

La mort a fuappé dans nos rangs,

nous

privant

brutalement

de

la

collaboration du professeur Charles Baehni (25 janvter r964), qui ensei- gnait avec distinction Ia botanique systématique tout.en dirigeant les Conservatoire et Jardin botaniques

de la Ville. Ce n'est que

tout récemment que son successeuf, le professeur Jacques Miège,

a

pu être nommë. C'est encore chez les

botanistes systématiciens

que

la maladie a enlevé de manière fou- droyante Daniel Bersier, conser-

vateur

^a même

Conservatoire botanique

et

âssistant

de

notre Faculté. Un stupide accident a fau- ché un autre assistant, Attila Csaki, physicien plein de promesses.

L'âge de 7a rctraite a atteint un autre botaniste,

le

ptofesseur R.

Cortési, qni s'est beaucoup dévoué

pour son

enseignement.

Il

n'a

pas encore

pu

être remplacé. Un zoologiste, le professeur

A.

Black-

ler

(zoologie spéciale),

venu

de Grande-Bretagîe, nous

a

quittés pour répondre à un appel venu des Etats-Unis.

De nouvelles forces sont venues compenser ces pertes. M. P. Brôn-

nimann

a

templacé, cornme pro- fesseut extraotdinaire

de

paléon- tologie, le regretté René Verniory.

M. J. B. Grize,

professeur ad personarl

(Fonds national)

de I'Univetsité de Neuchâtel, qui con- tribue, cornme chargê de cours de notre Faculté, à I'activité du Centre d'épistémologie génétique dirigé par

le

professeur

J.

Piaget,

a

été

promu aux fonctions de ptofesseur extrâordinaire

de

logique mathé- matique.

M. D.

Janjic, chargé de cours,

a vu

reconnaître les nom-

bteux

services

qu'il a

rendus à

notre Faculté

et en paticulier

à

I'Ecole de chimie, par l'attribution du

titre

de professeur associé. La place nous manque pour mention- ner les noms des nouveâux chargés de cours, chatgés d'enseignement et privat-docents qui ont collaboré aux tâches de notre cotps ensei-

gnaît.

Plusieurs suppléants

ont

bien voulu nous assufet leur concouts:

en chimie minéraie

M. D.

Janiic;

en botanique systématique Mlle S.

Vautiet, consetvateut aux Conser- vatoite et Jarclin botaniques, et le professeur

Cl.

Favatger., vice- recteur

de

I'Université

de

Neu- châtel; en matJ-rématiques

le

pro- fesseur R. Bader de la même Uni- vetsité et

M.

J. Poncet, assistant à

l'Université de

Lausanne. Nous tenons à exprimet notre reconriais- sance à tous, et plus particuli&e- ment

à

ceux qui, venant d'auttes Univetsités tomandes, ont démon-

(4)

tré l'excellence des telations inter- universitaires

en

Suisse romande.

Prononçons encore

quelques noms:

le

professeut

A.

Miriman- noff ayant demandé à remettre le mandat d'administrateut de l'Ecole de pharmacie

(qu'il

a assumé avec

distinction pendant seize ans), la Faculté

a

nommé

à

sa place le professeur P. Boymond. Le bonnet

de docteut

honoris ca.ilra

a

été

remis, au Dies academicus de juin

1964, au professeur M. F. Jayle, de

la

Faculté de médecine

de

Paris

(endocrinologie),

et

au

Dr V.

F.

Weisskopf, directeur

du

CERN (physique). Dans

le

cadre

de

la

nouvelle organisation du rectorat, l'une des deux fonctions de <pro-

recteur) a été

confiée

à

notre collègue

le

professeur

B.

Susz,

ancieh doyen;

il

préside à ce titre

la

Commission administrative de I'Université; notre Faculté est heu- reuse de voir l'un des siens chatgé de défendre les intétêts matériels de l'Université.

J'ai parlé des relations entre les universités romandes. Elles ont fait

un

pas important

^vaît

pat la

mise en

train

de

la

< Convention intercantonale

pour

l'enseigne- ment

du

3me cycle de la physique

en

Suisse romande

>,

signée en

juin

ry64 par les cantons de Vaud, Neuchâtel et Genève, et solennelle- ment inaugutée

le t

rnars ry65 à Lausanne. Cette convention, déci-

dée par les

gouvetnements des trois cântons cités, doit Permettfe

cle

coordonnet

les

gfforts d'en- seignement avancé et de recherche

et les

moyens financiers qu'ils exigent.

En

remerciant les magis- trats qui ont ceuvré àIa téaltsatton de cette expérience importante, je me permets de former le væu que celle-ci se fasse en étroit et cons-

tafit

coîtact avec nos universités.

Car si

l'on

doit souhaiter le succès

à toute tentative de tassembler les

fotces vives

de

nos facultés des sciences romandes,

il faut

éviter

tout

risque de

voir

se créer une

< super-université

> de la vie

de

laquelle ces facultés

ne

seraient plus tesponsables.

Elargissant encore

I'horizon,

sans

pour

autattt quitter le même

ordre de

ptéoccupation,

il

faut dire l'intérêt passionné que notre Faculté

-

comme

les

autorités

de notre

Univetsité

- pofte

au

ptoblème

de I'aide

fédér:,le a:ox

univetsités cantonales. Ce que j'ai

dit du

développement naturel de notre Fâculté, reflet obligé de celui des sciences qu'elle doit servir, fait aisément comprendre I'acuité de la

question

financiète: laissée aux seules ressources du cantofl, I'Uni- versité de Genève ne pourrait bien- tôt plus fafue face à ses obligations dans les deux domaines inextrica- blement liés de I'enseignement et

de la

recherche. Les conclusions du rapport de la Commission fédé- rale d'experts

(dit

<<ra,ppott Lab- hardt

r)

sont allées nettement dans

le

sens de cette aide.

On doit

se

(5)

féIiciter de

voit

que les autorités fédérales

en

étudient activement les modalités, et que notre Conseil

d'Etat,

après

avoir fait

sien le contenu

de

l'étude fouillée pré- paÉepat notre recteur et présentée par le Bureau du Sénat, ait fourni au Conseil féd&al les indications relatives aux besoins de nos facul- tés pour uttraper

lc

rctard consi- dérable dont elles ont été victimes.

La

Faculté

des

sciences, qui coûte par la force cles choses plus cher que les autres, est au premier chef intéress ée à Ia mise en vigueur la plus rapide du plan d'aide fédé-

rale; elle attend avec impatience, je dirais même avec angoisse, que

soit

accepté

le ptojet

d'une aide provisoite immédiate. Certes, elle a déjàbénéfrcié de réalisations can- tonales importantes, gràce

à

Ia compréhension des magistrats res- ponsables,

parmi

lesquels

je

me dois de citer les noms de M. André Chavanne, président

du

Départe- ment de l'Insffuction publique, et de

M.

François Peyrot, président

du Département des

tr.avavx publics. La Station d'endocrinolo-

gie

expérimentale, créée gràce à

l'énergie de Mue

I(.

Ponse, pro- fesseut, a été inaugarée le r9 octo- br.e ry63; elle se trouve

à

Mala- gnou, à côté de la Station de zoo- logie expérimentale ctéée

en

1933

par le professeur Guyénot, et qui va être agtandie pour pefmettte au professeut

M.

Fischberg de rece-

voit

un plus grand nombre d'étu-

diants

et

de chercheuts;

un

bâti- ment (Pavillon des Sciences I) vient d'être occupé

par

plusieurs labo- ratoires;

à

côté,

on

est

en

train d'aménager

le

Pavillon des iso- topes

et

quatre a baraquements >

(rachetés à l'Exposition nâtionale)

qui

permettront de dégager d'au- tres laboratoires;

I'Institut

d'ana- tonfc et de physiologie comparées, en zoologie, a été ttansfor.mé avan- tageusement;

les

sciences

de

la Terre (minéralogie, géologie, pa- léontologie)

vont

s'installer dans

de

beaux locaux loués dans un immeuble

neuf. Mais

des tâches consiclérables restent

à

accomplir pour donner

à

nos divers labora- toires un cadre adapté à leurs exigen- ces. Dans cette perspective, le plus lancinant des problèmes est celui de I'Ecole de chimie;

le

bâtiment actuel, qui est en passe de devenir une curiosité ar.chéologique, sou- met tous ceux

qui

doivent

y

tra- vailler à rude épteuve. IJne nou- velle construction, qui permettrait

de loger, en plus de la chimier {uel- ques autres laboratoires (pharma- cie, biologie rnoléculaire), a

vu

sa réalisation rctar.dée, pour des rai- sons auxquelles,

je

l'affirme avec

force,

les

professeurs

de

chimie étaient étrangers. Le projet qui est

à

l'étude

doit

se concrétiser par étapes,

la

première commençant en ry66. Le futur bâtiment rendra possible la réorganisation des labo- ratoires de chimie, I'améTiontion des conditions dans lesquelles se

(6)

forment les étudiants

et

se prati- quent les recherches. La belle tradi- tion genevoise de la chimie pourra alors connaîtte

un

nouvel essot, dont la cité tout entière recueillera le bénéfice.

C'est sur cette note d'espoir que se tetmineta cette chronique, or) se

sont exprimés

trop

sèchement la vie, I'activité et les désirs légitimes d'une Faculté qui se veut au service des étudiants,

du

pays

et de

la science.

Marc-R. Sautnn, doyen.

P. S,

- Permettra-t-on au doyen de la Faculté des Sciences, dans la Iigne des ptéoccupa- tions qui viennent d'êtte indiquées, de s'adresser aux électeuts du canton de Genève qui pourraient être amenés à lire ces lignes ? Il voirdtait leur dite Ia gtavité, la très lourde gravité de la situation qui serait créée, pour I'Univetsité et particulièrement pour notte Faculté, par un refus d'accotder à nos autorités les moyens financiets qui seuls pourront leut permettte de donnet à nos écoles et à nos laboratoires les bâtiments et les locaux dont, iI l'a dit, I'utgence est extrême. Cela signifierait des retatds câtastrophiques dans la réalisation déià bien retardée de beaucoup de ptojets de recherche, d'amélioration dans I'enseignement; cela signifierait le découragement chez 1es professeurs, dont beaucoup ttavaillent, il faut le tépéter, dans des

conditions déplorables (dont ne voudtait pas le moindre chef de service); cela signifierait probablement des dépats de certains d'entre eux que d'4utres universités de Suisse et de l'étranger seraient trop heureuses d'accueillir en leur offrant sans rechigner locaux bien équi- pés et moyens de travâiller.

La votation sut les centimes additionnels tevètka une importance vitale pour nous,

Il fallait le dire en toute frânchise, d'autant plus que, pat-delà la Faculté des Sciences, c'est l'Univetsité, c'est I'avenir de la Genève intellectuelle qui sont en cause. M,-R, S.

Références

Documents relatifs

Ce terme est dans le texte L’homme Moïse et la religion monothéiste 1 ; avec Malaise dans la civilisation 2 , la 32 e conférence de 1932, L’angoisse et la vie pulsionnelle 3

En effet, dans l'article 137 de la loi de 1886 5 juin, s'il est vrai que les candidats ayant fait leurs études ailleurs qu'à Genève doivent obtenir l'accord de la Faculté en

L’objectif de ce chapitre est de présenter aux étudiants certains aspects importants de la sécurité des systèmes d’exploitation ainsi que la sécurité

Définition d’un coupe-feu (pare Feu) et de ses différentes catégories ; Présentation du principe de fonctionnement d'un système pare-feu ; Définition et présentation du

C’est un système de détection d'intrusion libre qui est capable d'effectuer en temps réel des analyses de trafic et de logger les paquets sur un réseau IP. Il peut

Sachant que dans le domaine des fréquences de travail, tous les condensateurs sont des courts circuits, dessiner le schéma équivalent au montage complet, aux

(10%) Selon ce que vous avez vu dans ce cours jusqu’à maintenant, quelles sont les difficultés que vous pouvez voir pour implanter l’intelligence dans une machine. Est-ce

(10%) Pour les problèmes suivants, si on utilise une recherche dans l’espace d’états pour les traiter, quel chaînage (avant / arrière) est-t-il préférable pour chacun..