Le Captage et le stockage du CO2 comme moyen de lu5e contre le changement clima9que
Introduc9on (1/2)
Le CSC est il une réponse au changement
Le Captage et le stockage du CO2 comme moyen de lu5e contre le changement clima9que L’effet de serre : Augmenta9on des émissions de gaz qui agissent comme les vitres d'une serre et qui empêchent les rayons infrarouges de sor9r de l’atmosphère et génèrent une hausse des températures.
Le CO2 responsable à lui seul de 55% de l’effet de serre anthropique
Direc9ve 2009 « Le captage et le stockage géologique du carbone (CSC) est une technologie
de transi9on qui consiste à capter les émissions de carbone et à le transporter vers un site de
stockage afin de les injecter dans une forma9on géologique souterraine adaptée en vue de
son stockage permanent.
Les grands principes de captage : précombus9on, oxycombus9on, post combus9on
Introduc9on (2/2)
Le CSC est il une réponse au changement clima5que ?
Les zones de stockages :
Anciens gisements d'hydrocarbures, gaz ou pétrole,
Aquifères salins cavités situées entre 500 et 3000m de profondeur dans des roches sédimentaires salées sous la mer,
Anciennes mines
Le CSC pose des ques5ons essen5elles en termes juridique
et de responsabilité mais aussi en terme de viabilité et
Régime juridique du stockage du CO2
Par Philippe BILLET
Professeur de droit public (U. Jean Moulin – Lyon 3)
Directeur de l
’
Institut de droit de l’
environnement (EDPL – EA 666) Labex IMU!
!
Régime général Directive 2009/31 du 23 avril 2009
Code de l’environnement (transposition)
- Statut du C0 2
- Statut des gisements
- Régime des recherches et exploitations
- Transfert de responsabilité du site à l'Etat Loi du 7 mars 2014
- Approuve des amendements aux annexes à la
convention OSPAR pour la protection du milieu
marin de l'Atlantique du nord-est relatifs au
stockage des flux de dioxyde de carbone dans des
structures géologiques
S TATUT DU CO 2
Exclusion de principe du régime des déchets
Art. L. 541-4-1 Cenv. : Ne sont pas soumis aux dispositions du présent chapitre : le dioxyde de carbone capté et transporté en vue de son stockage géologique et effectivement stocké dans une formation géologique conformément aux dispositions du code de l’environnement .
Elément à part entière
Article L. 229-28 : le dioxyde de carbone s'entend comme un fluide composé essentiellement de dioxyde de carbone. Ce fluide ne doit contenir ni déchet ni aucune autre matière ajoutée en vue de son élimination. Il peut néanmoins contenir des substances qui se sont associées dès la source ou lors des opérations de captage ou d'injection. Des substances traces peuvent y être ajoutées afin d'aider à contrôler et à vérifier la migration du dioxyde de carbone.
Les concentrations de toutes les substances associées ou ajoutées
sont inférieures aux niveaux qui seraient susceptibles de
compromettre l'intégrité du stockage ou des infrastructures de
transport appropriées ou de présenter un risque significatif pour
l'environnement ou la santé humaine.
S TATUT DES FORMATIONS SOUTERRAINES
Soumission partielle au régime minier
- Les formations souterraines aptes au stockage géologique de dioxyde de carbone sont assimilées à des mines ou gisements miniers,
- les travaux de recherche de formations souterraines
aptes au stockage géologique de dioxyde de carbone
sont assimilés aux travaux de recherche de mines, et
- le périmètre fixé par la décision d'octroi d'un permis
exclusif de recherche de formations souterraines
aptes au stockage géologique de dioxyde de carbone
est assimilé à un périmètre minier.
permis exclusif d’exploration Soumission à un régime minier adapté
La demande, l'instruction et la délivrance d'un permis exclusif de recherches de formations souterraines aptes au stockage géologique de dioxyde de carbone sont régies par les dispositions applicables à la demande, l'instruction et la délivrance d'un permis exclusif de recherches de stockage souterrain conformément au Code minier, avec adaptation :
-
Titre minier octroyé après mise en concurrence (mise à disposition du public par voie électronique pendant 21 jrs et simple notice d’impact).
-
Titre exclusif de recherche dans le périmètre (monopole)
-
Priorité à l’octroi du titre d’exploitation
-
Ouverture des travaux d’exploration : régime déclaratif
(notice d’impact, effets sur l’eau, mesures compensatoires…)
sauf pour les essais d'injection et de soutirage soumis à
autorisation préfectorale (étude de danger, mesure des effets
sur l’environnement)
CONCESSION DE STOCKAGE
Soumission à un régime minier adapté
La demande, l'instruction et la délivrance d'un permis d’exploitation des structures géologiques sont régies par les dispositions du Code minier :
-
Concession, avec dossier de demande comportant notamment une étude d’impact adaptée aux questions d’eau et une étude de dangers) (+ jeu de priorité à 6 mois, sinon concurrence)
-
Compléments liés not. aux caractéristiques du stockage
(quantité, origine, modes de transport jusqu’au site, plan de
correction en cas d’incident ou accident ; justification des
capacités techniques et financières de l'exploitant ; plan de
surveillance (zone de diffusion du flux de dioxyde de carbone
injecté et du milieu environnant, afin de comparer le
comportement réel du dioxyde de carbone et de l'eau de
formation dans le site de stockage avec le comportement prévu
par les travaux de modélisation ; détection des incidents ou
accidents dans les opérations d'injection ou de stockage qui
impliquent un risque de fuite, une fuite, ou un risque pour
l'environnement ou la santé humaine…
CONCESSION DE STOCKAGE
Soumission à un régime minier adapté
L’autorisation de travaux est délivrée par le préfet :
-
Après enquête publique (sur la base d’un dossier comportant notamment une étude d’impact)
-
Après avis de la Commission européenne saisie par le préfet (4 mois pour répondre)
L’autorisation prévoit notamment :
-
la quantité maximale de dioxyde de carbone pour laquelle le stockage est autorisé
-
les limites de pression
-
Les mesures préventives à appliquer pour éviter tout risque
de fuite ou tout risque pour l'environnement ou la santé
humaine
CONCESSION DE STOCKAGE
Gestion
En cours d’exploitation, l’exploitant adresse tous les ans un rapports au préfet comportant notamment :
-
L'analyse et la synthèse des résultats de la surveillance
-
La preuve du maintien de la garantie financière
-
Un bilan de fonctionnement
L'exploitant porte sans délai à la connaissance du représentant de l'Etat les modifications survenant dans l'exploitation du site
En cas de modification substantielle des conditions d’exploitation (comme l’aménagement d’un nouveau puits d’injection) = nouvelle autorisation
Le préfet réexamine périodiquement l'autorisation d'exploiter
Mise à l'arrêt définitif des sites de stockage
L’exploitant notifie la mise à l'arrêt au préfet avec un document dans lequel il justifie sa demande de fermeture et du plan de post-fermeture.
L e p r é f e t p e u t i m p o s e r d e s p r e s c r i p t i o n s complémentaires par rapport au plan post-fermeture
L'exploitant procède aux travaux de mise à l'arrêt définitif dans les conditions prévues par ce plan puis adresse au préfet un mémoire descriptif des travaux réalisés.
Le préfet dresse un procès-verbal de récolement,
constate la conformité des travaux et donne acte de
l’exécution des mesures prescrites.
Période de surveillance
Le préfet fixe une période de surveillance au cours de laquelle l’exploitant lui adresse un rapport annuel (évolution réelle du dioxyde de carbone stocké et évaluation de la conformité de cette évolution avec le comportement attendu).
L’exploitant peut solliciter une réduction de cette période
de surveillance (décision ministérielle)
Transfert de responsabilité du site à l'Etat
L’exploitant demande le transfert sur la base d’un dossier démontrant que tous les éléments disponibles tendent à prouver que le dioxyde de carbone restera confiné de façon permanente et sûre (comportement réel = comportement modélisé, pas de fuite détectable, évolution du site de stockage vers une situation de stabilité à long terme)
Avis de la Commission européenne et accord des ministres (Industrie et environnement) (en justifiant les raisons de l’écart avec l’avis de la Commission UE).
Transfert prononcé par décret. Cette procédure est
également suivie en cas de retrait de l'autorisation, avec
transfert effectif de responsabilité.
Surveillance, prévention et mesures correctives
¢ La surveillance peut être réduite à un niveau permettant la détection des fuites ou tout incident ou accident
concernant le stockage qui implique un risque de fuite ou un risque pour l'environnement ou la santé humaine. En cas de détection d'une fuite, d'un tel incident ou d'un tel accident, la surveillance est intensifiée afin de pouvoir déterminer dans les meilleurs délais l'ampleur des
mesures préventives ou correctives à mettre en œuvre.
¢ Après transfert de responsabilité l'Etat ne peut plus
récupérer auprès de l'ancien exploitant les frais qu'il
engage pour couvrir les obligations post-exploitation.
GAS NATUREL ET CSC,
RETOUR D’EXPÉRIENCE SUR LE SITE PILOTE INDUSTRIEL DE LACQ
Conférence CCS Centrale Lyon 29 janvier 2015 - D.Copin
LE CCS
Ref.: club CO2
SWITCH FROM COAL TO GAS: A SIGNIFICANT GHG EMISSION REDUCTION POTENTIAL WORLDWIDE
Conférence CCS Centrale Lyon 29 janvier 2015 - D.Copin 20
0 250 500 750 1000 1250 1500
2011 Average
China 2011 Average
India
2011 Average
World
Modern coal power
plant
CCGT
g /kWh
Worldwide
Emissions from coal and gas power generators
0 10 20
0% 20% 50% 100%
CO2 emissions from power generation (Gt/year)
Share of coal switched to gas
Coal Gas from switch Gas Oil
Gas power plants emit much less CO
2than Coal power plants
Switch from Coal to Gas to
produce power has the potential to significantly reduce GHG
emissions
Source IEA CO2 emission from fuel combustion 2013
GAS CCS AND THE QUESTION ABOUT STORAGE CAPACITIES
Source IEA: CCS Technology roadmap 2013
IEA: cumulative CO
2captured 2015-30 and to 2050, by region in the 2DS
Will capacities be everywhere as large as needed?
Each kWh of power produced from gas will require less
storage capacities than from coal.
THE LACQ CCS PROJECT COMBINES 3 CHARACTERISTICS
Conférence CCS Centrale Lyon 29 janvier 2015 - D.Copin
- It is an integrated project from capture (combustion) to storage.
- It is based on gas combustion.
- It uses oxycombustion technology.
http://www.total.com/sites/default/files/atoms/file/Captage-Carbon-capture-and-storage-the-Lacq-pilot
22
23 Lacq deep gas reservoir Oxygen
Production Unit
Lacq gas production
1 Natural gas inlet
2 Lacq
gas treatment plant
3 Commercial gas
4 Utilities
Boiler oxycombustion
5
CO2 6 CO2 Transportation
7 Compression
8 CO2 injection
9
CO2 storage
10
4000 m 4500 m
Natural gas Steam
Purification / CO2 dehydration Compression
Rousse reservoir
Industrial scale:
30MW
thoxycombustion
51 kTons captured and stored
CO2 injec9on CO2 transport CO2 capture Natural Gas
produc9on
A COMPLETE INDUSTRIAL CHAIN
Lacq site
PILOT TECHNICAL DESCRIPTION
Air separation unit
Cryogenic unit (Air Liquide)
O2 : 240 t/d
Oxy-combustion Boiler
Existing 1957 boiler revamped by Alstom to oxy-combustion boiler.
Oxyburners developed by Air Liquide
(30 MWth, 40 t/h steam @ 60b, 450°C)
Direct Contact Cooler
Cooling of flue gases
From to 200°C to 30°C
Drying Unit
Outlet : < 20 ppm of water
Wet CO2 compressor
From 1barg to 27 barg
Transport and Storage
Conférence CCS Centrale Lyon 29 janvier 2015 - D.Copin 24
Rousse compressor
P inlet: 27 bar P outlet: 51 bar
Rousse storage
Depleted gas reservoir
@ 4500m/GL
RSE-1 injection well head
TRANSPORT AND STORAGE OVERVIEW
Capture
Range
CO2 90 – 93 %vol
O2 5 – 7 %vol
N2 1 – 3 %vol
Ar 1 %vol
NOx <0,1 % vol
H2O, CO < 10 ppm vol
25
Tertiary
Upper Cretaceous
Low Cretaceous
Mano storage Single well Depleted Gas 480 î 30 ä 80 bar
4500 m depth 3% porosity
Km < 1 mD Kf ~ 5 mD
150°C
Major Issues Historical behaviour Pilot requirement
Storage Capacity 910 MSm3 produced 90 kT CO2~ 50 MSm3 Injectivity 300 kSm3/day (prod) 50 kSm3/day
Cap rock integrity 480 bar initial pressure ≤100 bar inj. pressure
RESERVOIR STORAGE
Conférence CCS Centrale Lyon 29 janvier 2015 - D.Copin
PUBLIC SUPPORT AND ACCEPTANCE
§
Public dialogue – transparency policy§ Identification of Stakeholders (NGO, mayors…)
§ Early public meetings in 2007 (3 public meetings)
§ Follow up information committees (13 meetings)
§ Information letter every quarter (21 letters)
§ Dedicated Hot line
§
Scientific Advisory Committee since 2007§
Scientific collaboration program with National Institutes and Universities on Rousse storage§
Project endorsed by the Carbon Sequestration Leadership Forum (CSLF)A scientific book on lessons learned from Lacq CCS pilot will be edited early 2015
PERSPECTIVES
28
● Switch from Coal to Gas is a significant driver to reduce GHG emissions.
● This switch will result in fewer constraints for CCS
development due to CO
2potential storage capacity limits or costs.
● Gas CCS demonstrators and R&D are needed.
● CO
2Storage Capacity estimations are key to the assessment of the development potential of CCS.
Conférence CCS Centrale Lyon 29 janvier 2015 - D.Copin
●
Le stockage géologique du CO 2 : quels sont les risques et comment y faire face?
André Burnol, BRGM
resp. Unité Risques des Stockages et des Exploitations du sous-sol
Direction Risques et Prévention
[email protected] Centrale Lyon, 29 Janvier 2015
●
Plan
●
Le contexte : quel rôle peut jouer le CSC dans la lutte contre le changement climatique ?
●
Identification des scénarios de risques
●
Comment faire face aux risques ?
●
Un besoin fort : répondre aux attentes de la
société civile (information, transparence…)
•
aquifères salins profonds (onshore ou offshore)présents partout dans le monde, très grandes capacités de stockage
• champs de pétrole ou gaz épuisés (onshore ou offshore)
Capacité moyenne, potentiel de récupération assistée de pétrole/gaz
• veines de charbon profondes non exploitées
Capacité moyenne, potentiel de récupération assistée de méthane
• sédiments marins profonds (deep offshore)
Capacités théoriques les plus importantes
> 32
●
Différents types possibles de stockage géologique du CO
23 étapes :
- Captage (80% des coûts) - Transport
- Stockage (repose sur la disponibilité de sites adéquats)
Gisements naturels de CO2
Eaux carbogazeuses exploitées (boissons, thermalisme)
Les gisements naturels de CO2 en France
Le stockage géologique du CO 2 revient à remettre le carbone dans le sous-sol !
> 33
> 34
●
Quelle contribution possible du CCS dans la lutte contre le réchauffement climatique ?
Source : IEA, Energy Technology Perspec6ve 2012
55 Gt : +6 °C
Il faudrait diviser par deux les émissions de CO2 pour limiter à +2°C le réchauffement
Gt CO
241 Gt : +4 °C 35 Gt
15 Gt : + 2°C
●
Etat en 2014 des projets commerciaux en opération, construction ou préparation
source GCCSI (Global CCS Institute) http://
> 36
●
Projection possible 2030 – 2050 pour le déploiement du CSC à l’échelle mondiale (ANCRE, decarbonization wedges)
Maturité technologique versus Potentiel de déploiement
2030
2050
CAPTURE
CAPTURE
ONSHORE/
OFFSHORE STORAGE
DEEP OFFSHORE
STORAGE OFFSHORE
STORAGE
ONSHORE STORAGE
DEEP OFFSHORE
STORAGE
Maturité
technologique
Poten7el de déploiement
2030
2050
CAPTURE
CAPTURE
ONSHORE/
OFFSHORE STORAGE
DEEP OFFSHORE
STORAGE OFFSHORE
STORAGE
ONSHORE STORAGE
DEEP OFFSHORE
STORAGE
●
Plan
●
Le contexte : contribution possible du CSC
dans la lutte contre le changement climatique
●
Identification des scénarios de risques
●
Comment faire face aux risques ?
●
Un besoin fort : répondre aux attentes de la
société civile (information, transparence…)
> 38
●
Le devenir du CO
2dans les sédiments dépend de la pression et de la température (gaz, fluide supercritique, liquide, hydrate)
Bassins sédimentaires (onshore/offshore) Sédiments marins (offshore profond)
Haute Pression Haute Température
Haute Pression
Très basse Température
Très haute Pression Basse Température
Hydrate de CO
2●
Le devenir du CO
2dans le bassin
sédimentaire (onshore/offshore)
>
Pour une profondeur supérieure à 800m, unpanache de CO2 (« supercritique ») se forme et une surpression apparaît. Plus léger que l’eau souterraine, le CO2 monte et atteint le « toit » du réservoir, c’est-à-dire la base de la roche
couverture argileuse, imperméable.
>
Il s’étend latéralement au sein des couchesgéologiques du réservoir, qui est relativement perméable
>
Il se dissout et « retombe » du fait de la densitésupérieure de l’eau saturée en CO2
>
L’extension latérale dépend de la configuration :perméabilité, forme du toit, aquifère « fermé » ou
« ouvert »
> 40
Le différents pièges géologiques possibles (réservoir sédimentaire ouvert/fermé)
Capacité de stockage réservoir ouvert > fermé
Complexe de stockage (réservoir/couverture) et son environnement
> 42
Iden9fica9on des scénarios de risques
(onshore et offshore)
Iden9fica9on des scénarios de risques
(onshore et offshore)
> 44
Iden9fica9on des scénarios de risques
(onshore et offshore)
Iden9fica9on des scénarios de risques
(onshore et offshore)
120x190 km pour simuler la propagation de la pression
Modèle à l’échelle Regionale
Un risque connu mais peu commenté est la sur-‐pression locale qui aura un
impact régional : conflits d’usages à prévoir et à an9ciper (par exemple avec
la géothermie profonde)
> 47
●
Plan
●
Le contexte : contribution possible du CSC
dans la lutte contre le changement climatique
●
Identification des scénarios de risques
●
Comment faire face aux risques ?
●
Un besoin fort : répondre aux attentes de la
société civile (information, transparence…)
MESURES PREVENTIVES
> 48
●
Gestion et mesures de traitement des risques
SI COMPORTEMENT ANORMAL ÉTAT ZÉRO
AVANT INJECTION
INJECTION
~ t0 + 40 ans
FERMETURE
~ t0 + 70 ans
ÉVALUATION DES
RISQUES MONITORING MONITORING MONITORING
L’évaluation des risques et le plan de surveillance sont mis à jour dès que nécessaire, en particulier en cas de comportement anormal ou lors des phases de fermeture et de post-fermeture
CONCEPTION
~ t0 + 7 ans
MESURES CORRECTIVES
SI INEFFICACES
MESURES DE RÉPARATION
POST FERMETURE
t0
Transfert de responsabilité
à l’Etat
t0+ 1000 ans
SELECTION DU SITE
~ t0 + 5 ans
Les principales mesures de maîtrise du risque
§ Conception :
ex. techniques de forage et localisation des puits
§ Prévention en exploitation du stockage :
è Limiter les niveaux d'impuretés à l'injection (% en H2S ou SOx, NOx..)
è Pression et débit d’injection, vannes automatiques de sécurité subsurface et fond è Détection et surveillance des failles connues et de tous les puits…
§ Prévention à long terme : techniques de bouchage des puits d’injection (choix des ciments, hauteur minimale des bouchons, usage de bentonite ?)
§ Surveillance adaptée:
è aux échelles de temps
è aux cibles vulnérables (ex: aquifères de contrôle, zones habitées…),
§ Mesures correctives en cas d’incident : reprise d’un puits, pompage dans la nappe, extraction et injection de saumure…
Puits
« ordinaire »
Exemples de forages
horizontaux ou forages dirigés Couverture
CO2
> 49
●
Le rôle clé de la surveillance
• Face au risque avéré : détecter une fuite en surface, une intrusion dans un « aquifère de contrôle »
• Face à un potentiel risque futur :
• Détecter une anomalie du panache de CO
2par rapport
aux prédictions (« history matching ») et alimenter le Retour d’Expérience
• Détecter une zone de fragilité
(faille, puits) ou un mouvement des roches (sismicité induite)
• Vérifier et/ou améliorer les prédictions (modèles numériques) tout au long de la vie du stockage
1994
2001
2008
2008-1994
> 52
●
Plan
●
Le contexte : contribution possible du CSC
dans la lutte contre le changement climatique
●
Identification des scénarios de risques
●
Comment faire face aux risques ?
●
Un besoin fort : répondre aux attentes de la
société civile (transparence, indépendance…)
CO
2>90%
CO
2>40%
CO
2<2%
Latera caldera (Italie) 10 x 8 km à 100 km de Rome)
Et si une fuite de CO 2 a5eint le sol (onshore) ?
>
Une fuite de CO2 qui atteint la surface ou des ressources en eau ne peut pas êtreexclue a priori (« le risque zéro n’existe pas ») mais les scénarios ont bien été décrits et les mesures correctives/réparatrices sont connues
>
Il est important aussi de bien étudier les fuites de CO2 naturelles (d’originevolcanique) pour faire face à ce risque :
•
Le cas italien de Latera est aujourd’hui bien documenté•
Étude en cours du BRMG dans le sous-sol de Clermont-Ferrand (financée par la DGPR du Ministère de l’Environnement)>
Flux total de 7.7 ktonCO2/an : impact local sur la végétation
>
Une valeur majorante apriori pour le risque de fuite des futurs
stockages
> 54
● Projets européens actuels (succès, abandon…)
• Ex.1: Barendrecht (Pays-Bas, -2500m.) : projet de stockage abandonné. Zone
urbanisée. Concertation tardive, sans marge de manœuvre – un manque de pédagogie qui a été fatal au projet.
• Ex2: Lacq-Rousse (France, -4500m) : pilote d’injection de 2010 à 2013, en cours de fermeture (DAD). Projet abouti malgré une relative opposition locale (procès). Acteurs clés : Cellule « communication » de Total, CLIS, DREAL en lien avec DGEC. Un projet pionner en France … mais non représentatif au niveau quantité de CO2.
• Ex.3:
ü 2011: projet Longannet en Ecosse
ü déc.2012: projet ULCOS d’Arcelor-Mittal en Lorraine ü 2013: démonstrateurs de Mongstat (NO) et Brindisi (IT)
Arrêts à cause de conditions politio-économiques difficiles. Le CCS n’était qu’une composante d’un problème socio-économique bien plus large…
>
L’enjeu sociétal est autour des risques de fuites liés aux stockages (Nimby ou « Notin My BackYard »/« pas dans mon jardin ») et sur une méconnaissance des risques (« bombe à retardement » selon Greenpeace)
Conclusion (1)
§ Sur la filière du Captage-Transport-Stockage du CO2
è une maturité technologique forte de la filière onshore/offshore
ü récupération assistée de pétrole et de gaz
ü analogues naturels (gisement naturels de CO2 et fuites de CO2 en zone volcanique) ü ~20 ans d’expérience sur le site offshore en Mer du Nord de Sleipner
è L’innovation est encore nécessaire en termes de captage afin de diminuer les coûts tout en obtenant moins d’impuretés dans le CO2 in fine
! un déploiement rapide est possible mais passe en France par un démonstrateur à grande échelle en aquifère salin pour notamment préciser les estimations des capacités de stockage totales.
§ Sur le plan technique:
è Encore des incertitudes sur le comportement à long terme des stockages onshore/
offshore (intégrité des différents puits d’injection) d’où la nécessité d’améliorer et valider les méthodes de monitoring couplées aux modèles prédictifs
è Une faisabilité technique à démontrer pour le stockage offshore profond (risques long terme plus faibles et potentiel de déploiement plus grand)
Conclusion (2)
> 56
§ Sur le plan socio-économique :
è l’émission du CO2 doit avoir un vrai coût économique prévisible dans le temps.
è La filière n’est pas vraiment bien connue du grand public. CCS et ENR sont complémentaires et non concurrents afin de réduire le réchauffement global à 2°C.
è Le BRGM, en tant qu’établissement public qui réalise des avis d’expertise (ex. Rousse) et une R&D indépendante depuis plus de 20 ans sur le stockage géologique du CO2 peut contribuer à la transparence et donc à la confiance du public.
95,32 % 0,04 % en 2015
96,5 %
> 58
● Droit de la mer : Protocole de Londres et convention OSPAR (2007) :
è révision permettant le transport et le stockage offshore du CO2 (« déchet ») notamment en zone Atlantique Nord Est (OSPAR)
è nécessaire pour le stockage « offshore » et « offshore profond » des Zones Economiques Exclusives (ZEE)
● Directive européenne EC/2009/31 :
è prise en compte des risques pour qu’un stockage soit « sûr et pérenne » è directive transcrite dans 20 pays européens à présent
è révision prévue en 2015
● France :
è adaptation du Code Minier + Code Environnement (2 rubriques)
è transcription en droit français de la Directive (2eme pays après l’Espagne)
è guide 2011 sur les lignes de conduite pour la sécurité d’un site de stockage de CO2
Evolutions récentes de la réglementation
●
L’injection depuis 1996 à Sleipner (Mer du Nord, 1 Mt/an)
Simula6on du panache de CO2 de Sleipner (Chadwick , 2008)
> 60
● Keuper Sud – Site modeling
> Injec9on simula9on with the new petrophysical models
•
1 model with K/Phi laws computed by layers but no facies modeling•
1 model with facies integra7on. K/Phi rela7onships computed for each facies in each layer.
Storage poten7al : 140 Mt with 15 wells
Storage poten7al : 54 Mt with 15 wells
chalain Chailly-‐Chaunoy
Grès Intermédiaires
62
●
CO
2GeoNet & CGS Europe are fully committed to the safe development of CO
2storage
Latest publica7ons:
• State-‐of-‐Play of CO2 storage in 28 European countries
• Quan7fica7on techniques for CO2 leakage
• Monitoring methods
• Poten7al impacts on groundwaters
now 25 languages!
• Mitigation & Remediation
Public Hearing on CCS, June 18, 2013 – European Parliament, Brussels
Booth at SciTechEurope event in Brussels, 2011
Spring School in Poland, 2012
● Le point de vue de Greenpeace
Phase equilibrium between CO 2 and H 2 O
O 23/4H CO
O 23/4H
CO
2+
2↔
2⋅
2● Comparison with previous estimations
JOULE II
(1996) Projets GESTCO (2003) et
EU GEOCAPACITY (2009) France Nord
(2009-‐2011)
Traps Traps Total Conserva7ve Flow models
Dogger 189 Mt
(E=0.18%)
9 Mt (E=0.01%)
4320 Mt (E=6%)
1440 Mt (E=2%)
Poten7al Conflict with geothermal
resources
Keuper 529 Mt
(E=0.18%)
130 Mt (E=0.18%)
4331 Mt (E=6%)
72 Mt
(E=0.1%) 90-‐180 Mt
Buntsandstein Conflict with fresh water
529 Mt (E=0.18%)
17640 Mt (E=6%)
5880 Mt
(E=2%) ~ 90 Mt
Other fm. 91 Mt -‐ 845 Mt 530 Mt -‐
TOTAL 809 Mt 668 Mt 27136 Mt 7922 Mt 180-‐270 Mt
●
Quels seraient les besoins de stockage du CO
2par région ?
Note: Mass captured shown in GtCO2
Source : IEA, Energy Technology Perspec6ve 2012
Prédic9on possible d’un besoin de 13 Gt CO2 en 2030 à 123 Gt CO2 en 2050
> 66
●
Comment la filière CCS se réoriente en 2014
Constat à ce jour que le CCS se réoriente vers deux types de projets:
• Des projets offshore :
- important projet ROAD à Rotterdam ;
NB : aux Pays-Bas, seul le stockage offshore est autorisé à ce jour
- projet White Rose en Ecosse avec stockage en Mer du Nord (succès au 2
eappel d’offres NER300)
• Des projets qui offrent une contrepartie financière: exemple de l’EOR
(Enhanced Oil Recovery), sous l’influence des USA: La plupart des projets
« à grande échelle » répertoriés à ce jour par le GCCSI sont des projets
d’EOR aux USA et en Chine
Les membres du Club CO2 français
● La recherche sur de nouvelles
voies d’utilisation du CO2 capté – un
complément au stockage géologique
● En 2008 : Utilisation industrielle
classique de CO2 (naturel et sous-produit de la production d’engrais) au niveau mondial
= 153,5 Mt, soit 0,5 % des émissions de CO2 anthropiques mondiales annuelles (30 Gt)
● Recherche de technologies de rupture qui permettraient d’ouvrir des
applications à grande échelle sur du CO2 capté :
● Power-to-Gas (H2, CH4), etc.
● Synthèse méthanol, carbonate de sodium, acide formique (cf rapport ADEME 2014)
● Microalgues, etc.
● Bénéfices climatiques, économiques et environnementaux difficiles à
Utilisation mondiale du CO2 en 2008 (cf rapport ADEME, 2010)
Exemple de calcul de coûts (source : projet SOCECO2) Coût total du stockage dans le Dogger = 42 €/t env.
Coût total du stockage en Mer du Nord = 48 €/t env.
A comparer au prix de la tonne de CO
2sur le marché:
15€/t env. (2009) è 5 €/t env. (2014)
●
Premier défi : la faisabilité économique
NB : le CSC demande 25 à 30% d’énergie supplémentaire nb t. CO
2captées > nb t. CO
2évitées
Deux exemples illustra7fs de scénarios de déploiement hypothé7ques (source : projet SOCECO2, 2009)
Liaison entre sites d’émission et lieu potentiels de stockage : Bassin Parisien (aquifère du Dogger, 1500 m. env. et/ou aquifère du Trias, 2500 m. env.) ou stockage en Mer du Nord (gisement d’hydrocarbure déplété)
Deuxième défi : la proximité captage-stockage
(le transport)
Flux de CO 2 Terre – Atmosphère
(en milliards de tonnes de carbone par an)
Emissions mondiales de CO2 anthropique : 8 Gt C /an (ou 30 Gt CO2 /an)
80% lié à l’énergie (combustibles fossiles)
20% lié à l’utilisation des terres (déforestation, pratiques agricoles)
Changement climatique
Acidification
> 72