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Comparaison entre une configuration de Hall et une configuration de Corbino pour l'amplification d'ondes ultrasonores

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(1)

HAL Id: jpa-00207333

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00207333

Submitted on 1 Jan 1972

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Comparaison entre une configuration de Hall et une configuration de Corbino pour l’amplification d’ondes

ultrasonores

J.Y. Prieur

To cite this version:

J.Y. Prieur. Comparaison entre une configuration de Hall et une configuration de Corbino pour l’amplification d’ondes ultrasonores. Journal de Physique, 1972, 33 (11-12), pp.1071-1079.

�10.1051/jphys:019720033011-120107100�. �jpa-00207333�

(2)

COMPARAISON ENTRE UNE CONFIGURATION DE HALL

ET UNE CONFIGURATION DE CORBINO

POUR L’AMPLIFICATION D’ONDES ULTRASONORES (*)

J. Y. PRIEUR

Laboratoire

d’Ultrasons (**),

Université Paris VI Tour

13, 11, quai Saint-Bernard,

75230 Paris-Cedex 05

(Reçu

le 5

juin 1972)

Résumé. 2014 Nous

présentons

les résultats

expérimentaux

relatifs à des mesures d’atténuation et

d’amplification

ultrasonore dans un cristal d’antimoniure d’indium non

dégénéré

pour une

géométrie

de Corbino des

champs

extérieurs

appliqués.

Nous comparons ces résultats à ceux que l’on obtient dans une

géométrie

de Hall et nous mettons en évidence les effets des

régions

voisines

des extrémités du cristal sur les courbes de variation. Les mesures ont été faites à 77 °K et 1 GHz.

Abstract. 2014 We present

experimental

results of attenuation and

amplification

of ultrasonic

waves in a

non-degenerate

Indium Antimonide

crystal

for a Corbino

configuration

of external fields. We compare these results with those for a Hall

configuration.

We show the effect of extremal

regions

on the attenuation. Measurements were made at 77 °K and 1 GHz.

Classification Physics Abstracts

03.40, 17.26

Introduction. -

L’amplification

d’ondes acous-

tiques

a

déjà

été observée dans de nombreux semi- conducteurs

depuis l’expérience

de White

[1]

et

notamment dans l’antimoniure d’indium en

présence

d’un

champ magnétique [2]-[4]. Toutefois,

bien que les études

théoriques

aient presque

toujours

été faites

dans le cas de

champs

extérieurs

disposés

en

géométrie

de Corbino

[5], [6],

les

expériences

ont en

général

été réalisées en utilisant la

géométrie

de Hall. Abe et

Mikoshiba

[7]

ont récemment donné un traitement

théorique

valable dans ce cas. Il

retrouvait,

à très

peu

près,

les résultats de Weller et van Duzer

[6].

Nous avons observé

l’amplification

d’ondes acous-

tiques

de 1

GHz,

dans un cristal d’antimoniure d’in- dium non

dégénéré

à la

température

de l’azote

liquide

dans une

configuration

de Corbino et dans une confi-

guration

de Hall. La

géométrie

de Corbino nous

semble

particulièrement

intéressante car elle

simplifie

la construction de

l’amplificateur.

Nous avons, par

ailleurs, regardé

l’influence de

champs électriques posi-

tifs et

négatifs.

Ceci

permet

de mettre en évidence l’influence des

régions

voisines des extrémités sur l’am-

plification

totale.

Dans une

première partie,

nous

rappelons

briève-

ment les résultats

théoriques.

Dans la deuxième

partie,

nous

indiquons

la

technique expérimentale.

La troi-

sième

partie

est consacrée à la discussion des résultats.

Théorie. - Les résultats

théoriques

de Abe et

Mikoshiba

[7]

et de Weller et van Duzer

[6]

sont basés

sur une méthode mise au

point

par Cohen et al.

[8]

pour l’étude de l’atténuation ultrasonore dans les métaux. On suppose que l’on

peut

définir un

champ électrique équivalent

aux ultrasons que l’on

appelle

le

champ acoustoélectrique. Celui-ci,

dans le cas d’un

semiconducteur

piézoélectrique apparaît

comme la

résultante de deux effets : l’effet

piézoélectrique

et

l’effet

électromagnétique.

Ce dernier est la

réponse

du

système

de

charge

au mouvement induit par le

premier.

Dans les matériaux fortement

conducteurs,

le

champ acoustoélectrique

est très inférieur au

champ piézoélectrique

par suite de

l’écrantage

aux por- teurs de

charges.

Si l’on

applique

alors un

champ magnétique,

dans une direction

convenable,

la mobi-

lité des électrons est réduite et par suite

l’écrantage.

L’atténuation ultrasonore est associée à l’effet Joule

qui

résulte de l’existence du

champ

acousto-

électrique

et de la conductivité du matériau à la fré- quence d’excitation. Celle-ci

peut

être

profondément

modifiée par un

champ électrique

continu. On s’at- tend à avoir un

comportement

différent

quand

la

vitesse de

phase

de l’onde est

supérieure

ou inférieure

à la vitesse d’entraînement des électrons.

Le

champ acoustoélectrique

est déterminé en uti-

lisant les

équations

de Maxwell et

l’équation

d’état

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019720033011-120107100

(3)

1072

de la matière. Le calcul de l’atténuation ultrasonore

se fait en écrivant le

rapport

entre

l’énergie dissipée

sous forme Joule et le flux

d’énergie

incident. On

trouve alors

[9] :

a

représente

le coefficient

d’atténuation, Kp

le

coefficient de

couplage

dû à l’effet

piézoélectrique,

ev la

fréquence

de l’onde

ultrasonore,

co, la

fréquence de

relaxation

diélectrique,

vs la vitesse du son et

Jh

et

les

parties

réelles et

imaginaires

du tenseur effectif

de conductivité.

Il reste donc à déterminer le tenseur de conductivité à la

fréquence

d’excitation. Pour cela on commence

par résoudre

l’équation

de Boltzmann pour obtenir la fonction de Fermi en

présence

des

champs

exté-

rieurs. Puis on calcule le courant

électronique

par la formule :

je représente

le courant

électronique,

v la vitesse réelle des électrons et

f

la fonction de distribution.

Le tenseur de conductivité s’en déduit aussitôt.

FIG. 1. - Disposition relative des champs extérieurs et géomé-

trie des échantillons.

FIG. 2. - Configuration de Hall. Courbes théoriques. Variation de l’atténuation avec le champ électrique.

(4)

On ne considérera maintenant que le cas où l’in- duction

magnétique

B est

appliquée perpendiculaire-

ment au vecteur d’onde ultrasonore q dans un échan- tillon où la dimension

géométrique,

suivant ce vec-

teur,

est

beaucoup plus grande

que dans les directions

perpendiculaires.

Deux cas

peuvent

alors se

présenter.

Ou bien on

applique

le

champ électrique

continu

suivant la direction de q ; on se trouve alors dans une

configuration

de Hall

(Fig. 1).

Le résultat du calcul

a été donné par Abe et Mikoshiba

[7].

Ou bien on

applique

le

champ électrique

suivant la direction

perpendiculaire

à la fois à q et B et l’on se trouve dans une

configuration

de Corbino. Les résultats ont

alors été

explicités

par Weller et van Duzer

[6].

Dans les deux cas, la vitesse d’entraînement des électrons est

dirigée

suivant le vecteur d’onde. Les résultats

théoriques

montrent alors que si celle-ci est

inférieure à la vitesse du son, on obtient une atténua-

tion,

et

quand

elle est

supérieure,

une

amplification.

Les courbes des

figures

2 et 3

représentent plus précisément

la forme de la variation de l’atténuation.

Elles sont tracées à

partir

des résultats de Abe et

Mikoshiba et de Weller et van Duzer. Le

paramètre

est le

champ magnétique

tandis que la variable est

l’intensité

électrique qui

circule dans le circuit extérieur.

On voit sur ces courbes que l’intérêt

d’appliquer

un

champ magnétique

est double. D’une

part,

il diminue l’intensité du courant nécessaire pour obtenir le maximum

d’amplification,

et d’autre

part,

il

augmente

la valeur de celui-ci.

Nous avons relié l’intensité au

champ

continu

interne en résolvant

l’équation

de la

dynamique

des

électrons et en

supposant

certaines conditions aux

limites :

- Dans la

géométrie

de Hall on a écrit que la

composante

du courant normale au

champ électrique appliqué

est

nulle,

on trouve alors :

No

est le nombre

d’électrons, e

la

charge électrique, Jlla mobilité, a

et b les dimensions

géométriques

dans

le

plan perpendiculaire

au vecteur d’onde.

La

puissance dissipée correspondante (par

effet

Joule dû au courant

continu),

s’écrit :

1 est la

longueur

de l’échantillon.

- Dans la

géométrie

de

Corbino,

on a

supposé

le

champ

de Hall nul. Mais seule la

composante

du

courant dans la direction du

champ appliqué

a été

FIG. 3. - Configuration de Corbino. Courbes théoriques. Variation de l’atténuation avec le courant électrique.

(5)

1074

considérée du

point

de vue du circuit extérieur. Nous

avons obtenu la relation :

et la

puissance dissipée :

Wc est la

fréquence cyclotron

et r le

temps

de relaxation.

Méthodes

expérimentales.

- Nous avons utilisé

une

technique d’impulsion

pour mesurer l’atténua- tion d’une onde ultrasonore de 1 GHz. Le cristal d’antimoniure d’indium était monté entre deux

quartz

dont l’un servait d’émetteur et l’autre de détecteur d’ultrasons.

Les

expériences

ont été faites sur deux échantil- lons : l’un avait comme dimensions

géométriques

9 x

2,5 x,2,5 mm’

et l’autre 9 x

2,5

x

1,5 mm3,

les faces

planes

et

polies

étant celles de

2,5

x

2,5 mm2,

ou de

2,5

x

1,5 mm2.

Les ultrasons étaient de

pola-

risation

longitudinale

et se

propageaient

suivant l’axe

cristallographique [111]

de sorte que le

champ piézo- électrique

était

longitudinal.

Les contacts

électriques

étaient faits sur les faces

2,5

x

2,5 mm2

dans le cas de la

configuration

de

Hall,

et sur les faces 9 x

2,5 mm2

dans le cas de la confi-

guration

de Corbino. La

figure

4 montre la forme FIG. 4. - Formes géométriques des échantillons.

FIG. 5. - Configuration de Hall. Variation de l’atténuation en fonction de l’intensité électrique (courbes expérimentales, paramètre : champ magnétique).

(6)

FIG. 6. - Configuration de Corbino. Variation de l’atténuation en fonction de l’intensité électrique (courbes expérimentales, paramètre : champ magnétique).

FIG. 7. - Géométrie de Hall. Courbes expérimentales de la variation de l’atténuation avec le courant électrique.

(7)

1076

FIG. 8. - Géométrie de Hall. Courbes expérimentales de la variation de l’atténuation avec le courant électrique.

FIG. 9. - Variation de l’atténuation dans un champ magnétique transverse (cristaux non dégénérés, courbe expérimentale).

(8)

exacte des échantillons ainsi que les

principes

du

montage.

La mobilité et le nombre de

porteurs

ont été mesurés par effet Hall sur un échantillon

préparé

à cet effet

et issu du même monocristal. On a trouvé ainsi :

Nous avons tracé

quatre

réseaux de courbes

repré-

sentés sur les

figures 5, 6,

7 et 8. Les deux

premiers

ont été relevés sur le cristal de dimensions

L’un

correspond

à une

géométrie

de Hall et l’autre

à celle de Corbino. Les deux derniers sont relatifs

au cristal 9 x

2,5

x

1,5 mm’

et à une

géométrie

de

Hall. Seule la direction du

champ magnétique

a varié

entre les deux. Nous pouvons ainsi constater

l’impor-

tance de la

géométrie

sur

l’amplification

ultrasonore.

La

figure

9 est une courbe

représentant

la variation de l’atténuation ultrasonore sous la seule influence d’un

champ magnétique dirigé perpendiculairement

au vecteur d’onde.

Discussion. - Nous commencerons par

analyser

les résultats relatifs à la

géométrie

de

Hall, puis

ceux

de la

géométrie

de Corbino. Nous avons choisi comme

variable l’intensité du courant

plutôt

que la différence de

potentiel

parce que cela

permet

de s’affranchir des

erreurs de mesure dues aux contacts. Enfin pour les courbes

théoriques,

les dimensions

géométriques

uti-

lisées étaient : 7 x

2,5

x

2,5 mm3.

La

longueur

de l’échantillon a été

prise

de 7 mm

pour tenir

compte

du fait

qu’il

ne

peut

y avoir d’am-

plification

dans les

régions

voisines des extrémités.

(Nous

reviendrons sur ce

point

un peu

plus loin.)

Géométrie de Hall. - Les courbes

expérimentales

des

figures 5,

7 et 8 ressemblent fortement aux courbes

théoriques

de la

figure

2. L’inversion de l’atténuation

se

produit

bien pour la valeur

théorique

calculée

compte

tenu des sections

respectives

des échantillons utilisés.

L’amplification théorique

maximum coïncide

aussi à l’intérieur des

précisions expérimentales

avec

la valeur mesurée. Le coefficient de

couplage K 2

utilisé pour tracer les courbes

théoriques,

est celui

qui permet

de faire coïncider la courbe

expérimentale

a =

f (B)

de la

figure

9 avec la courbe

théorique

que

l’on obtient en annulant le

champ électrique

dans

l’une ou l’autre des théories. Nous avons trouvé ainsi

Kp 2

= 7 x

10-4

ce

qui correspond

à une constante

piézoélectrique

d =

8,3

x

10-2 c/m2.

Cette valeur est

un peu

supérieure

aux valeurs citées dans la litté- rature

[3].

Toutefois il subsiste

quelques

différences.

a)

Les courbes

théoriques

sont

parfaitement symé- triques

par

rapport

au

point

d’inversion de l’atténua- tion. Sur les courbes

expérimentales,

les valeurs des abscisses des maxima sont bien

symétriques,

mais non

les ordonnées. Une

explication possible

est liée à

l’existence de deux zones du cristal que l’on

peut qualifier

d’inactives. Ce sont les

régions

voisines des

faces extrêmes. En

effet, près

des électrodes le

champ

de Hall ne

peut

s’établir. Il en résulte que le

champ électrique

total est presque

parallèle

à l’axe du cristal.

Comme le courant doit lui être

perpendiculaire,

il

est alors presque

parallèle

aux électrodes et il ne

peut

y avoir

d’amplification.

Ces zones atténuent donc le

signal, quel

que soit le

champ électrique appliqué

au

cristal. Comme elles sont soumises au

champ magné- tique,

leur coefficient d’atténuation en est fonction.

On

peut donc,

en

comparant

le maximum d’atténua- tion au maximum

d’amplification

et en tenant

compte

de la courbe de la

figure 9,

déterminer

quelle partie

du cristal est inactive. Nous avons établi le Tableau 1 dans ce but. Sur la

première ligne

nous avons

porté

la valeur de l’induction

magnétique,

sur la deuxième et la

troisième,

les valeurs maximales de

l’amplifica-

tion et de

l’atténuation,

sur la

quatrième

la différence entre les deux

précédentes,

enfin sur la dernière le

pourcentage

de cristal inactif.

TABLEAU 1

Les trois

premières

valeurs

sont compatibles

entre

elles,

car nous nous attendons à ce que les effets des dimensions soient d’autant

plus importants

que le

champ magnétique

est

plus

élevé. Pour les deux der- nières

valeurs,

la

précision

des mesures d’atténuation était très

mauvaise,

aussi n’est-il pas

surprenant

que

l’augmentation

devienne excessive.

D’une

façon générale

avec un échantillon

parallé- lépipédique,

la

grandeur

des

régions

inactives à

chaque

extrémité est de l’ordre des dimensions latérales. Il semble

qu’avec

notre

géométrie

elle soit

légèrement

abaissée.

b)

Les courbes

expérimentales

montrent une dimi-

nution

apparente

de

l’amplification

à haut

champ magnétique (Fig. 5).

Cette

diminution, qui

n’existe pas

sur les courbes

théoriques, peut

aussi

s’expliquer

par l’existence des zones inactives.

L’amplification

de la

partie

active tend à se saturer à

partir

de 6

kG,

alors

que l’atténuation du reste du cristal continue

d’aug-

menter

(Fig. 9)

d’où une diminution

apparente

du maximum.

(9)

1078

c)

Une troisième différence vient de la

largeur

du

maximum et de sa

position.

Il est nettement

plus large

sur les courbes

expérimentales

et il est

déplacé

vers les hautes valeurs du courant. Cela ne

peut

venir

que de l’existence d’une

composante

du courant dans la direction

perpendiculaire

au vecteur d’onde et au

champ magnétique.

Celle-ci ne contribue pas à l’am-

plification

mais par contre elle

augmente

la valeur du courant continu

qui

circule dans le circuit extérieur et

déplace

donc

apparemment

la

position

du maxi-

mum. Cela entraîne aussi que la

composante paral-

lèle au vecteur d’onde

dépend

des coordonnées.

La condition nécessaire pour avoir le maximum

d’amplification

n’est

plus

vérifiée pour tous les

points

du cristal au même moment. Il en résulte un

élargis-

sement du maximum.

L’importance

de ce

phénomène

est mis en évidence

de

façon

très claire en

comparant

les

figures

7 et 8.

Les deux réseaux ont trait au même cristal mais pour l’un

(Fig. 7)

l’induction

magnétique

est

orthogonale

à la face 9 x

2,5 mm’

et pour l’autre à la face 9 x

1,5 mm’.

Dans le deuxième réseau le

champ

de

Hall est

plus

efficace que dans le

premier.

Aussi on

s’attend à avoir une meilleure concordance entre les

figures

2 et 8

qu’entre

les

figures

2 et 7. C’est ce que l’on observe réellement à la fois pour la

position

et

la

largeur

des maxima.

d)

Enfin nous devons noter un

phénomène

tota-

lement absent des courbes

théoriques

et

qui apparaît

bien sur les courbes des

figures

7 et 8. A haut

champ magnétique

et pour les fortes valeurs

négatives

de

l’intensité nous voyons l’atténuation croître à nou-

veau. Nous n’avons pas

d’explication

pour ce

phé-

nomène. Mais nous pouvons constater que cela se

produit

dans des

régions

la vitesse d’entraînement des électrons devient de l’ordre de

grandeur

de la

vitesse

thermique

vo

(pour

6

A, vD = 0,2 vo).

Les

développements

limites de la fonction de Fermi ne

sont

plus

alors très valables.

Géométrie de Corbino. - L’allure des courbes

représentant

la variation de l’atténuation ultrasonore est essentiellement la même que celle que l’on observe

en

géométrie

de Hall.

Toutefois, théoriquement,

les

maxima devraient être

déplacés

vers les basses valeurs du courant extérieur. Ceci est dû au fait que dans cette

configuration

la

composante perpendiculaire

au vec-

teur d’onde fixe l’intensité du courant extérieur alors que

l’amplification

ultrasonore

dépend plutôt

de la

composante parallèle.

Comme la

première

est

petite

devant la

deuxième,

les maxima

apparaissent

pour des intensités extérieures moins élevées

qu’en géomé-

trie de Hall. Les

puissances dissipées

pour obtenir le maximum

d’amplification

sont par contre

identiques.

FtG. 10. - Courbes théoriques dans le cas de la géométrie de Corbino.

(10)

Expérimentalement

nous observons le

phénomène

contraire. Le raisonnement fait

précédemment

n’est

valable que dans une situation idéale où l’on

pourrait

refermer sur eux-mêmes les courants

parallèles.

En

fait ceux-ci sont finalement recueillis sur les électrodes

au

voisinage

des extrémités du cristal. Dans ces

régions

le

champ électrique

n’est

plus dirigé

perpen- diculairement au vecteur d’onde et la

composante parallèle

diminue au

profit

de la

composante

perpen- diculaire.

Pour relier correctement le

champ

extérieur

appliqué

au courant mesuré nous devons

plutôt

écrire la

relation

[10] :

vpx et vDy sont les

composantes

de la vitesse d’en- traînement

parallèle

et

perpendiculaire

au vecteur

d’onde. La

figure

10

représente

le réseau que l’on obtient si l’on écrit cette relation. La

correspondance

est nettement meilleure avec les courbes

expérimentales.

Les différences

qui

subsistent

peuvent

alors

s’expli-

quer par des raisons

analogues

à celles valables dans la

géométrie

de Hall. Pour les fortes intensités

néga-

tives nous observons encore à haut

champ magnétique

une remontée des courbes d’atténuation

analogue

à

ce que l’on observait en

géométrie

de Hall.

Atténuation due au réseau. - Durant ces

expériences

nous avons pu mesurer aussi l’atténuation des ultra-

sons par d’autres processus que par leurs interac- tions avec les

électrons,

c’est-à-dire

principalement

par le réseau. Nous avons trouvé une valeur de l’ordre de 15

dB/cm

à 77 OK. Toutefois la

précision

n’est pas très

grande

car nous n’avons

jamais

observé

plus

de

trois échos et que les

phénomènes

d’interférences

peuvent

venir renforcer ou diminuer certains de ceux-ci. Les différences d’intensité ne sont

plus

alors

significatives

de l’atténuation réelle.

Conclusion. - Nous avons étudié en détail l’am-

plification

d’ondes ultrasonores dans le cas où les

champs

extérieurs sont dans une

configuration

de

Corbino. Par ailleurs en mesurant la variation d’atté- nuation pour des courants

positifs

et

négatifs,

nous

avons mis en évidence certains effets

parasites qui

viennent

compliquer l’interprétation

des courbes

expé-

rimentales. Enfin nous donnons un ordre de

grandeur

de l’atténuation due au réseau à la

température

de

l’azote

liquide.

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Références

Documents relatifs

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Ainsi, il existe en tout point de la surface un champ électrostatique E H qui compense l’effet du champ magnétique, c’est-à-dire que E H est perpendiculaire

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