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Sur le phénomène de Hall

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00238159

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238159

Submitted on 1 Jan 1883

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Sur le phénomène de Hall

Aug. Righi

To cite this version:

Aug. Righi. Sur le phénomène de Hall. J. Phys. Theor. Appl., 1883, 2 (1), pp.512-513.

�10.1051/jphystap:018830020051201�. �jpa-00238159�

(2)

512

contraire,

aucune variation n’a pu être constatée. La conductibi- lité

électrique a~ant cependant changé notablement,

il en résulte

que l’effet

dépend

de l’intensité du courant dans la feuille

plutôt

que de la chute de

potentiel

le

long

de celle-ci. C’est là une des raisons pour

lesquelles

M. Hall

adopte

la fonction

~;

de

préfé-

E ’°1’ d.. ci’ b d ¡B

rence à

lB1E’ ,

qu’il indiquait

d’abord comme

pouvant

être constante pour un même métal

( E’

est t la

d ifférence

de

po tentiel

par centi- mètre le

long

de la

feuille).

A. LEDUC.

SUR LE PHÉNOMÈNE DE HALL;

PAR M. AUG. RIGHI.

Des recherches sur cet

important phénomène

111’ont conduit a

deux

résultats,

dont

je

crois utile de

donner,

dès à

présent,

con-

naissance.

Le

premier

résultat se

rapporte

à la forme de la lame en

expé-

rience. Au lieu d’avoir la forme de croix avec quatre électrodes.

elle a une forme absolument

quelconque

et

porte

trois électrodes.

Le courant entre ou sort par l’une des

électrodes,

et sort ou entre

par les deux autres. Les deux courants

partiels

circulent en di-

rection

opposée

dans les dezz~ circuits de chacune cles bobines d’un

galvanomètre

de

"Tiedernann;

une résistance convenable in-

troduite,

ou deux au tr es bobines parcourues par le courant

total, permettent

de maintenir

l’aiguille

au zéro ou presque au zéro.

L’instrument accuse des variations

opposées

dans l’intensité des deux courants

partiels,

dès que l’on ferme le circuit de l’électro- aimant entre les

pôles duquel

la lame est

placée.

Le sens de la dé-

viation montre que les

lignes équipotentielles

sont tournées en

sens contraire du courant

magnétisant,

pour l’or et les autres mé-

taux où le

phénomène

de Hall a le même sens, et dans le même

sens que le courant

111abLWtlsant

pour le fer. En

changeant

la di-

rection du courant

qui parcourt

la

lame,

on obtient des déviations

galvanomélriq-uies qui

démontrent que l’effet ne peut pas

s’expli-

quer par une action directe du

magnétisme

sur le courant. Tout

cela sera

expliqué

dans un Mélnoire ultérieur.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020051201

(3)

513

Cette manière

d’opérer permet d"employer

des lames de dimen- sions très

petites

et tout à fait

irrégulières,

pourvu

qu’elles

soient

assez minces.

Le deuxième résultat se

rapporte

au

phénomène

de Hall dans

le

bismuth,

métal dans

lequel

il n’avait pas encore été

étudié, peut-être

à cause de la difficulté

qu’il

semble

présenter

à se réduire

en feuilles minces ou assez

larges.

Par la méthode

précédente, j’ai

découvert que l’effet Hall se

produit

avec le bismuth dans le même

sens

qu’avec l’or,

mais avec une intensité

extraordinaire,

environ

5ooo fois celle de l’or.

Ainsi ,

avec même intensité de courant et

mêmes

dimensions,

une tanle de blsnllith de

omm, °79 d’épalsselll’

a donné des déviations

cinq

ou six fois

plus grandes qu’une

feuille

d’or

épaisse

de

0~~,00008~7.

On obtient l’effet de Hall dans le bis-

muth,

même avec une

simple

barre d’acier

aimantée,

substituée à l’électro-ain~ant.

Dernièrement, je

suis arrivé à construire des lames de bismuth très minces et assez

régulières

pour leur donner la forme ordinaire de croix. Avec une

petite

barre

aimantée,

que l’on

approche

suc-

cessivement de la lame par l’un ou l’alltl’e

pôle, j’ai

obtenu l’effet Hall d’une manière assez

marquée

pour avoir des déviations

gal- vanométriques (permanentes

si l’aimant est laissé en

place)

d’un

demi-mètre de l’échelle. Je travaille maintenant à

perfectionner

la

construction des lames de bismuth très

minces,

et

j’ai

la convic-

tion

que je parviendrai

à obtenir l’effet Hall par la seule influence du

magnétisme

terrestre.

H. ROITI.2014Ricerca del fenomeno di Hall nei liquidi (Recherches du phénomène de Hall dans les liquides); Atti della reale Accad. dei Lincei, 3e série, t. XII, p. 397; 1882.

Après

avoir

répété,

par une méthode un peu

différente,

les ex-

périences

de Hall sur de

l’argent

ou du

platine déposés chimique-

ment sur une laine de verre y M. Roiti a

essayé

de

reproduire

le

même

phénomène

sur une lame mince d’un

liquide

conducteur.

Cette lame était

comprise

entre deux lames de

glace

de 55mm de

long,

de 6o’ilnl de

large,

maintenues

parallèles

à une distance de

o"’m o5

à

Omm,01 :

leurs faces latérales verticales étaient masti-

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