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Action Hamiltonienne et formule de localisation en cohomologie équivariante
Paul-Emile Paradan
To cite this version:
Paul-Emile Paradan. Action Hamiltonienne et formule de localisation en cohomologie équivariante.
Comptes rendus de l’Académie des sciences. Série I, Mathématique, Elsevier, 1997, pp.491-496.
�10.1016/S0764-4442(99)80378-4�. �hal-00773242�
Action hamiltonienne d’un tore et formule de localisation en cohomologie ´ equivariante
Paul-Emile Paradan
R´ esum´ e − Exploitant une id´ee de Witten [8], nous ´etablissons une formule de localisation en cohomologie ´equivariante dans le cadre d’une action hamiltonienne d’un tore sur une vari´et´e symplectique compacte X . L’int´egrale sur X d’une forme
´equivariante ferm´ee s’exprime comme une int´egrale sur les points critiques de la fonction ´egale au carr´e de l’application moment.
Hamiltonian torus action and localization formula in equivariant cohomology
Abstract − Using an idea of Witten [8], we give a localization formula in equivariant cohomology in the case of an Hamiltonian torus action on a compact symplectic manifold X . The integral over X of an equivariant closed form can be written as an integral over the submanifold of critical points of the square of the moment map.
Abridged English Version − Let X be a compact symplectic manifold equipped with an Hamiltonian action of a compact Lie group G, with Lie algebra g. We denote by Ω the symplectic form on X and µ : X → g ∗ the moment map of this action.
Let H ∞ G ( X ) the G-equivariant cohomology of X with C ∞ coefficients (cf 1.1). Integration over X , denoted R
X , induces a morphism R
X : H ∞ G ( X ) → C ∞ (g) G , where C ∞ (g) G denotes the algebra of smooth, G-invariant func- tions on g.
Let k . k be a G-invariant scalar product on g. In [8], Witten introduced the “partition functions” Z(u) = R
X ×g α(X)e iΩ
g(X ) e −ukXk
2/2 dX with u > 0, where α(X) is a closed differential form which is polynomial in the variable X, and Ω g (X) = Ω + h µ, X i is the equivariant symplectic form.
Under the hypothesis that G acts freely on µ −1 (0), Witten proposed a formula of the form Z(u) = P
N Z N (u), where “N” ranges over the con-
nected components of the subset Cr( k µ k 2 ) of critical points of the square of
the moment map. In this formula, each function Z N (u) should only depend
of the value of the form α on N . Witten determined the function Z µ
−1(0) ,
which is in fact a polynomial, and gives for the other terms a bound of the
form Z N (u) = O(e −k
N/u ), u > 0 with k N > 0. Witten’s formula has been
proved by Jeffrey and Kirwan [2], using different methods than Witten .
One of the problems which makes the calculus of the functions Z N diffi- cult is that, in the context of a general compact group, the subset Cr( k µ k 2 ) is not a smooth submanifold of X .
In the case of an Hamiltonian torus action, we work out the ideas of Wit- ten to obtain a new kind of localization formula in equivariant cohomology.
In this Note, we explain the ingredients of this formula.
Suppose now that the group G = T is a torus with Lie algebra t. Consider the applications µ ε = µ − ε, ε ∈ t ∗ . For ε ∈ t ∗ generic, Cr( k µ ε k 2 ) is smooth and we have a decomposition Cr( k µ ε k 2 ) = ∪ ∆∈B C ∆ ε , where B is a collection of affine subspaces of t ∗ (cf. Proposition 2). Fix a generic ε ∈ t ∗ . Using the same process of localization as Witten, we show that for every η ∈ H T ∞ ( X ) we have the equality
Z
X
η = X
∆∈B
I ∆ ε (η)
in the space C −∞ (t) of generalized functions on t (cf. 1.1), where the general- ized functions I ∆ ε (η) have support contained in the subspace of t orthogonal (for the duality) to the direction of the affine subspace ∆ , and depend only of the value of the form η on the submanifold C ∆ ε (cf. Th´eor`eme).
This localization permits us to give an explicit description of the asymp- totic behaviour of the partition functions “Z(u)” (cf. Proposition 3).
The reader will find the proofs of the propositions and the theorem in [6].
1. Cohomologie ´ equivariante ` a coefficients g´ en´ eralis´ es. − 1.1.
Soit X une vari´et´e diff´erentielle. On note A ( X ) l’alg`ebre sur C des formes diff´erentielles et d la d´erivation ext´erieure. Si ξ est un champ de vecteurs sur X , on note c(ξ) : A ( X ) → A ( X ) la contraction par le champ de vecteurs ξ.
Soit G un groupe de Lie, d’alg`ebre de Lie g, op´erant sur X . Cette action d´etermine un morphisme X → X X de g dans l’alg`ebre des champs de vecteurs de X .
Rappelons le mod`ele de De Rham pour la cohomologie G-´equivariante de X [1, 5]. Soit C ∞ (g, A ( X )) l’alg`ebre des formes α(X) sur X d´ependant de mani`ere C ∞ de X ∈ g. Nous noterons A ∞ G ( X ) la sous-alg`ebre de C ∞ (g, A ( X )) form´ee des ´el´ements G-invariants. On d´efinit l’op´erateur D sur A ∞ G ( X ) par ( D α)(X) := (d − c(X X ))(α(X)) . On remarque que D 2 = 0 sur A ∞ G ( X ).
La cohomologie du complexe ( A ∞ G ( X ), D ) est appel´ee la cohomologie G-
´equivariante (` a coefficients C ∞ ) de X , et not´ee H G ∞ ( X ).
Soit C −∞ (g, A ( X )) l’espace des fonctions g´en´eralis´ees sur g ` a valeurs
formes diff´erentielles sur X . On note A −∞ G ( X ) le sous-espace des ´el´ements
G-invariants de C −∞ (g, A ( X )). On remarque que A ∞ G ( X ) ⊂ A −∞ G ( X ) et on note encore D la diff´erentielle sur A −∞ G ( X ) qui prolonge celle de A ∞ G ( X ) (pour la d´efinition voir [5]). La cohomologie du complexe ( A −∞ G ( X ), D ) est appel´ee la cohomologie G-´equivariante (` a coefficients C −∞ ) de X , et est not´ee H −∞ G ( X ).
On note C −∞ (g) G l’espace des fonctions g´en´eralis´ees sur g invariantes par G. Si X est une G-vari´et´e compacte orient´ee, l’int´egration α → R
X α(X) sur X est une application R
X de A −∞ G ( X ) dans C −∞ (g) G . Cette application envoie le sous-espace A ∞ G ( X ) dans l’alg`ebre C ∞ (g) G des fonctions C ∞ sur g qui sont G-invariantes.
1.2. Soit E → M un G-fibr´e euclidien orient´e sur une vari´et´e M , muni d’une connexion lin´eaire euclidienne G-invariante ∇ E . On note A (M, E ) = Γ(M, ∧ T ∗ M ⊗ E ) l’espace des formes diff´erentielles sur M ` a valeurs dans E . Au moyen de la connexion ∇ E , on d´efinit le moment de X ∈ g: c’est un op´erateur µ E (X) ∈ A (M, so( E )) ⊂ End( A (M, E )) (D´efinition 7.5., [1]).
Ici so( E ) d´esigne le sous-fibr´e de E ⊗ E ∗ form´e des endomorphismes anti- sym´etriques de E . D´efinissons maintenant quelques formes ´equivariantes.
Si R E ∈ A (M, so( E )) est la courbure de la connexion ∇ E , la courbure
´equivariante de ∇ E est l’application de g dans A (M, so( E )) d´efinie par X → R E g (X) = µ E (X) + R E .
Consid´erons le pfaffien det 1/2 o : A (M, so( E )) → A (M ). On d´efinit la forme d’Euler ´equivariante de ( E , ∇ E ) en posant Eul o ( E , ∇ E )(X)
= det 1/2 o ( −1 2π R g E (X)). On d´emontre que Eul o ( E , ∇ E ) est une forme ´equivariante ferm´ee ` a coefficients polynomiaux, et que sa classe de cohomologie ne d´epend ni de la connexion, ni du produit scalaire sur les fibres (voir [1], chapitre 7).
Supposons que G = T est un tore et notons t son alg`ebre de Lie. On suppose que les points fixes de l’action de T sur E sont les points de la vari´et´e M : E T = M. Dans ce cadre, nous allons inverser la forme d’Euler
´equivariante dans A −∞ T (M ). Soit β ∈ t tel que le champ de vecteurs engendr´e par β sur E s’annule exactement sur M . On constate que pour tout s > 0 et tout X ∈ t la forme Eul o ( E , ∇ E )(X + isβ) poss`ede une composante de degr´e 0 qui ne s’annule pas sur M; on peut donc l’inverser dans A (M ). On v´erifie que pour tout s > 0, X → A s (X) = Eul o ( E , ∇ E )(X + isβ) −1 est une forme
´equivariante ferm´ee sur M . En passant ` a la limite sur s nous obtenons la Proposition 1 La famille (A s ) s>0 de formes ´equivariantes (` a coeffi- cients C ∞ ) sur M converge, lorsque s → 0, vers une forme ´equivariante ferm´ee Eul −1 β ( E , ∇ E ) ∈ A −∞ T (M ).
1.3. Soit P une vari´et´e compacte sur laquelle un tore T agit localement
librement. On consid`ere le quotient M := P/T qui poss`ede une structure
de V-vari´et´e [4]. Les formes diff´erentielles de M sont d´efinies comme les
´el´ements T -basiques de l’alg`ebre A (P). Ces ´el´ements forment une sous- alg`ebre A (M ) qui est stable par rapport ` a la diff´erentiation ext´erieure: on note H (M) la cohomologie du complexe ( A (M ), d). Le tore agit triviale- ment sur M , ainsi A −∞ T (M) := C −∞ (t, A (M)) et la cohomologie associ´ee, H −∞ T (M ), est ´egale ` a C −∞ (t, H (M)).
Soit ω ∈ H 2 (M ) ⊗ t la courbure du V-fibr´e principal P → M. On note δ(X − ω) ∈ H −∞ T (M) la classe de support 0 d´efinie par < δ(X − ω), φ(X)dX >:= φ(ω) vol(T, dX), pour toute fonction φ ∈ C ∞ (t). Dans cette formule dX est une mesure euclidienne pour t et vol(T, dX) est le volume du groupe T pour la mesure de Haar compatible avec dX.
2. Action hamiltonienne et points critiques de k µ k 2 . − Soit ( X , Ω) une vari´et´e symplectique compacte munie de l’action hamiltonienne d’un tore T . On note t l’alg`ebre de Lie de T et t ∗ l’espace vectoriel dual. On note µ : X → t ∗ l’application moment; c’est une application T -´equivariante qui v´erifie c(X X )Ω = d h µ, X i , X ∈ t . Pour tout ε ∈ t ∗ , on note µ ε l’application µ − ε (c’est encore une application moment).
Comme la vari´et´e X est compacte, l’action de T sur X poss`ede un nombre fini de types d’orbites: soient T 1 , . . . , T r les sous-groupes de T , stabilisateurs de points de X . Pour chaque l = 1, . . . , r on note Z l k , k = 1, . . . , n l les composantes connexes de X T
lqui ont pour stabilisateur g´en´erique le sous- groupe T l . Les Z l k sont des sous-vari´et´es symplectiques T -invariantes de X . Le th´eor`eme de convexit´e d’Atiyah-Guillemin-Sternberg assure que les P lk := µ( Z l k ) sont des polytopes de t ∗ . On a −→ P lk ⊥
= Lie(T l ), ∀ k = 1, . . . , n l . Dans cette ´egalit´e −→ P lk est le sous-espace vectoriel engendr´e par { a − b | a, b ∈ P lk } et ⊥ d´esigne l’orthogonal pour la dualit´e entre t et t ∗ .
On note B := { Aff(P lk ) | l, k } l’ensemble des sous-espaces affines de t ∗ engendr´es par les polytopes P lk . Pour chaque ∆ ∈ B , on note T ∆ le sous-tore de T d’alg`ebre de Lie ( − → ∆) ⊥ .
On munit t ∗ d’un produit scalaire et on note j : t → t ∗ l’isomorphisme induit par ce produit scalaire. Pour tout ε ∈ t ∗ , nous consid´erons la fonction k µ ε k 2 de X dans R . En nous inspirant du premier chapitre de [3], nous obtenons la
Proposition 2 Pour tout ε ∈ t ∗ , les points critiques de k µ ε k 2 se mettent sous la forme
Cr( k µ ε k 2 ) = [
∆∈B
X T
∆∩ µ −1 (β(ε, ∆)),
o` u β(ε, ∆) est le projet´e orthogonal de ε sur ∆. Il existe un ouvert dense
W de t ∗ tel que pour tout ε ∈ W l’ensemble Cr( k µ ε k 2 ) est une sous-vari´et´e de X , l’union pr´ec´edente est disjointe, et le groupe T /T ∆ agit localement librement sur C ∆ ε := X T
∆∩ µ −1 (β(ε, ∆)).
3. Localisation sur les points critiques de k µ ε k 2 . − 3.1. On fixe ε ∈ W . Pour chaque ∆ ∈ B , nous faisons le choix d’un suppl´ementaire de t ∆ dans t que l’on note t/t ∆ , tel que l’on ait une d´ecomposition T = T ∆ × T /T ∆
o` u T /T ∆ d´esigne le sous-tore de T d’alg`ebre de Lie t/t ∆ .
Comme le groupe T /T ∆ agit localement librement sur la vari´et´e C ∆ ǫ , on peut d´efinir la V-vari´et´e quotient M ε ∆ := C ∆ ε .
T /T ∆ [4]. Nous avons le morphisme de Kirwan k ∆ : H ∞ T ( X ) → H ∞ T
∆( M ε ∆ ), d´efini comme le compos´e du morphisme de restriction H ∞ T ( X ) → H ∞ T (C ∆ ε ) et de l’isomorphisme de Chern-Weil H ∞ T (C ∆ ε ) → H ∼ ∞ T
∆( M ε ∆ ).
A chaque composante connexe F de C ∆ ε on associe le groupe S ∆ (F ) qui est le stabilisateur g´en´erique de T /T ∆ sur F et on note | S ∆ | (F ) son cardinal.
L’application F → | S ∆ | (F ) d´etermine une fonction localement constante sur M ε ∆ qui sera not´ee | S ∆ | .
Soient β ∆ := j −1 (β(ε, ∆) − ε) ∈ t ∆ et N ∆ le fibr´e normal de X T
∆dans X restreint ` a C ∆ ǫ . Lorsque ε ∈ W , le champ de vecteurs sur N ∆
engendr´e par β ∆ s’annule exactement sur C ∆ ǫ . Ces donn´ees nous permet- tent de d´efinir, au moyen d’une connexion ∇ N
∆, une forme T ∆ -´equivariante ferm´ee ` a coefficients g´en´eralis´es sur C ∆ ε : Eul −1 β
∆
(N ∆ , ∇ N
∆) ∈ A −∞ T
∆(C ∆ ε ) (cf.
Proposition 1). En choisissant la connexion T /T ∆ -horizontale on voit que Eul −1 β
∆(N ∆ , ∇ N
∆) ∈ C −∞ (t ∆ , A ( M ε ∆ )) := A −∞ T
∆( M ε ∆ ). On notera Eul −1 β
∆( E ∆ ) ∈ H T −∞
∆( M ε ∆ ) la classe de cette forme ´equivariante. La notation E ∆ fait r´ef´erence au V-fibr´e T ∆ -´equivariant E ∆ := N ∆ .
T /T ∆ → M ε ∆ .
Le V-fibr´e principal C ∆ ε → M ε ∆ de courbure ω ∆ fournit , d’apr´es 1.3., la classe δ(X − ω ∆ ) ∈ H −∞ T /T
∆( M ε ∆ ). La d´ecomposition t = t ∆ ⊕ t/t ∆ in- duit une application bilin´eaire (η, ν) 7→ η ⋄ ν, H −∞ T
∆( M ε ∆ ) × H T /T −∞
∆( M ε ∆ ) → H −∞ T ( M ε ∆ ). La V-vari´et´e M ε ∆ poss`ede une structure symplectique h´erit´ee de celle de X . Elle est donc orient´ee et l’int´egration sur M ε ∆ , not´ee R
M
ε∆, d´efinit un morphisme de H −∞ T ( M ε ∆ ) dans C −∞ (t).
On peut maintenant ´enoncer le r´esultat principal de cette Note:
Th´ eor` eme Soient ε ∈ W et η ∈ A ∞ T ( X ) une forme ferm´ee. Nous avons dans C −∞ (t) l’´egalit´e
Z
X
η = X
∆∈B
I ∆ ε (η),
o` u I ∆ ε (η) est la fonction g´en´eralis´ee de support t ∆ d´efinie par I ∆ ε (η)(X 1 +X 2 ) = (2iπ) dim∆
Z
M
ε∆1
| S ∆ | k ∆ (η)(X 1 ) Eul −1 β
∆( E ∆ )(X 1 ) ⋄ δ(X 2 − ω ∆ ) . Dans cette formule les variables X 1 et X 2 sont dans t ∆ et t/t ∆ .
Pour toute fonction φ ∈ C ∞ (t) a support compact, nous avons ` Z
X ×t
η(X)φ(X)dX = X
∆∈B
c ∆ Z
M
ε∆×t
∆1
| S ∆ | k ∆ (η.φ)(X 1 ) Eul −1 β
∆( E ∆ )(X 1 )dX 1 . avec c ∆ = (2iπ) dim∆ vol(T /T ∆ , dX 2 ) et dX = dX 1 dX 2 .
Le calcul de la fonction g´en´eralis´ee I t 0
∗est effectu´e dans [2] et [7], sous l’hypoth`ese que le groupe T agit localement librement sur µ −1 (0) (dans ce cas t ∗ ∈ B ).
Donnons quelques indications sur la d´emonstration de ce th´eor`eme. On fixe ε ∈ W . Soit η une forme ´equivariante ferm´ee de X . Pour tout nombre complexe z et toute forme ´equivariante λ de degr´e impair l’exponentielle e zDλ est d´efinie sans ambiguit´e et nous avons R
X η = R
X ηe zDλ .
Consid´erons, comme dans [8], le champ de vecteurs hamiltonien H ε de la fonction T -invariante 1 2 k µ ε k 2 . Au moyen d’une m´etrique riemannienne T -invariante sur X , ( · , · ) X , on introduit la 1-forme λ ε d´efinie par λ ε :=
( H ε , · ) X . Le param`etre z est choisi imaginaire pur: z = − is, s ∈ R . Le th´eor`eme de localisation provient de l’´etude du comportement asymptotique de la forme ηe −isDλ
εlorsque s → + ∞ .
3.2. Voici une application de cette formule de localisation. Dans [8], Witten introduit les fonctions de partition “Z” d´efinies par
Z (u) :=
Z
X ×t
α(X)e iΩ
t(X ) e −ukXk
2/2 dX , u > 0 ,
o` u α(X) ∈ A ∞ T (t, X ) une forme ´equivariante ferm´ee qui est polynomiale par rapport ` a X ∈ t, et Ω t (X) = Ω + h µ, X i est la forme symplectique
´equivariante.
En supposant que 0 est une valeur r´eguli`ere de l’application moment, Witten donne les premiers termes du d´eveloppement asymptotique de Z (u) lorsque u → 0: Z(u) = Z µ
−1(0) (u) + O(e −ρ/u ) avec ρ > 0 et o` u Z µ
−1(0) (u) est un polynˆ ome d´efini par
u ∈ R , Z µ
−1(0) (u) = (2iπ) dimT vol(T, dX)
| S 0 | Z
M
0k 0 (αe iΩ
t)e −uk ω 0 k
2/2 .
Dans cette formule, M 0 := µ −1 (0)/T est la r´eduction de Marsden-Weinstein en 0; ω 0 est la courbure du V-fibr´e principal µ −1 (0) → M 0 ; et k 0 : H T ∞ ( X ) → H ( M 0 ) est l’application de Kirwan [3].
Au moyen du th´eor`eme pr´ec´edent nous obtenons une description pr´ecise du comportement asymptotique des fonctions de partition.
Proposition 3 Supposons que 0 est une valeur r´eguli`ere de µ. On note d α le degr´e polynomial de la forme α. Il existe des fonctions h ∆ : R → C , C ∞ et paires, telles que pour tout u > 0
Z(u) = Z µ
−1(0) (u) + X
∆∈B
∆6=t
∗u n
∆e − (ρ
∆