Enjeux de la réutilisation : les archives
© Photo: Jean-Pierre Belzit
L’exemple généalogique…
Un paradoxe généalogique
Un fonds archivistique unique au monde…
• Depuis 1539 : tenue systématique des registres de baptêmes
• 1792 : instauration de l’Etat-civil
• Numérisation des fonds dans 90% des départements
…qui ne parvient pas à satisfaire un besoin croissant
• 61% des français ont déjà fait une recherche sur l’histoire de leurs familles (Ipsos – avril 2010)
• 1 français sur 2 ne peut citer aucun de ses arrières grands-parents (Ipsos – avril 2010)
Les raisons de ce paradoxe
• Méconnaissance des sources
• Méconnaissance des modalités de recherche
• Fracture numérique en fonction des départements
…
Et surtout
• Activité chronophage
• Aucun outil centralisé pour l’ensemble de la France
• Rareté des moteurs de recherche patronymique
Site d’archives - exemple
Site d’archives - exemple
Site d’archives - exemple
La problématique des archives
• La généalogie n’est pas une mission de service public
• Etat-civil = 2 à 3 % de l’ensemble des archives d’un département (20 km linéaires en
moyenne)
• Coût de la transcription est trop important
• Limites du crowd-sourcing
Vertus de la réutilisation
En finir avec les lieux communs
Réutilisation ≠ exploitation Réutilisation ≠ privatisation
Appréhender la complémentarité des approches
Réutilisation = médiation
Réutilisation = service à valeur ajoutée
Valeur ajoutée de genealogie.com
Accès
• Licence pour images déjà numérisées
• Numérisation des fonds originaux
Indexation
• Transcription systématique des informations
• Constitution de bases de données
• Création de référentiels géographiques, patronymiques…
• Création d’index nominatifs de recherche
• Interaction avec images sources
Diffusion
• Création
d’interfaces web
• Hébergement des données
• Visibilité des fonds
Cycle des investissements
et de la R&D
Intérêts pour le public
• Accessibilité accrue grâce à la transcription systématique
• Une application 100% généalogique
• Unité de lieu pour la consultation
• Interactions avec les arbres généalogiques créés par les utilisateurs
• Gain de temps
Intérêts pour les détenteurs
• Aucun coût supplémentaire généré
• Visibilité et utilisation accrue des fonds
• Possibilité de générer des revenus par le biais de redevances
• Croissance de la visibilité tout en stabilisant les coûts d’hébergement et de bande
passante
Tout est pour le mieux…
Des obstacles demeurent
Données personnelles Payant = méchant
Licences = financements
« Exception culturelle »
Perte d’une exclusivité de
diffusion
Des raisons d’espérer
• Un cadre juridique stabilisé
• Novembre 2012 : licence avec le Rhône
• Mars 2013 : licence avec la Vendée
L’exemple britannique :
- 3 réutilisateurs et des centaines d’emplois créés - Croissance du trafic du site de The National
Archives
- 2 millions de £ de redevance pour The National
Archives
Merci de votre attention
Pour aller plus loin :
- www.genealogie.com - Rapport Ory-Lavollée - http://openglam.org/
- La culture est-elle le parent pauvre de l'open data ?
Charles Nepote – 14 avril 2011 (http://www.reseaufing.org) - Non, les données ne sont pas du pétrole…
Henri Verdier – 19 mars 2013 (http://www.henriverdier.com/) - Blog S.I.lex (http://scinfolex.wordpress.com/)
- Blog Papiers et poussières (http://www.papiers-poussieres.fr/) - C/Blog (http://cblog.culture.fr)