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Numéro 59 Janvier 2021
Inégalités, un virus redoutable !
« Une épidémie d'inégalités » titrait le rapport Oxfam de janvier 2021. Seuls les plus fortunés sortent indemnes de cette pandémie voire enrichis ! A l'échelle mondiale, leur enrichissement a progressé de 3 900 milliards de dollars en 2020.
Les Français les plus riches augmentent leur fortune de 175 milliards d'euros, plus de 45 % de gains entre 2019 et 2020 (troisième position dans le monde).
Alors que des millions de Français basculent dans la pauvreté, seulement 1% du plan de relance leur est consacré. Mais des milliards sont distribués aux entreprises sans contreparties sociales ou écologiques. Ainsi Sanofi licencie 1000 personnes dont 400 chercheurs après avoir récolté lors du premier confinement près de 11 milliards de dollars dont 4 milliards d'euros de dividendes redistribués à ses actionnaires. En 2017, il encaissait 561 millions de remboursement de l’assurance maladie.
La crise sanitaire aurait pu marquer un tournant vers une fiscalité plus juste telle que nous la développions lors de notre dernier congrès FGR : rétablissement de l’impôt sur la fortune, progressivité renforcée de l'impôt sur le revenu, suppression de niches fiscales, taxes sur les transactions financières et mesures d’éradication de l’évasion fiscale. A contrario, on constate un recours croissant aux impôts et taxes ( CSG, TVA...) entraînant, notamment pour nous retraités, une diminution de nos pensions. Dans le même temps, les impôts progressifs comme l’impôt sur les sociétés sont considérablement réduits : la France figure au 47ème rang sur l’indicateur fiscal des entreprises, loin derrière d'autres pays européens.
Le gouvernement maintient l'objectif de réduction de la dette sur le dos des plus pauvres : baisse de l'APL, destruction progressive de la Sécurité sociale, réforme de l'assurance chômage. La réforme des retraites, toujours d'actualité, entraînera des baisses de pension et un allongement du nombre d'années de travail accroissant le taux de chômage.
Cette crise sanitaire aurait pu marquer un arrêt dans la casse des services publics essentiels pour combattre les inégalités mais il n'en est rien : disparition de bureaux de postes, baisse du nombre de lits dans les hôpitaux, fermeture d'établissements de soins de proximité... Investir dans la santé et l’éducation, revaloriser les salaires en commençant par les métiers du secteur du soin majoritairement féminins avec des bas salaires et des emplois précaires permettrait pourtant de diminuer les inégalités.
Dans le même temps, les entreprises publiques sont attaquées. Le projet de démantèlement d'EDF risque d'augmenter le prix de l'électricité et d'entraîner une inégalité territoriale. La SNCF est fragilisée dans la mise en concurrence avec le privé : peu importe le coût des appels d'offres, la mise en danger des voyageurs et l'insuffisance de maillage territorial, les actionnaires de ces sous traitants privés y trouveront leur compte !
Alors que le virus des inégalités se propage, le gouvernement répond par une kyrielle de mesures sécuritaires : surveillance policière accrue de la population et de la contestation sociale, fichage selon les opinions, criminalisation des luttes étudiantes, atteinte à la liberté de la presse. Selon E. Macron , nous serions une nation de « 66 Millions de procureurs » ! Or, l'un des rôles principaux d'un procureur est de diriger les investigations nécessaires afin de pouvoir rendre la justice. Selon cette définition, nous, adhérents de la FGR, nous ne devons pas faillir à notre mission en continuant de dénoncer et de combattre les causes des inégalités pour les citoyens de tous âges et particulièrement chez les retraités.
Monique Ramé
2 PENSIONS NETTES EN BAISSE DEPUIS 2013
Nos pensions ont enregistré une baisse d'environ 6% depuis 2013. En 2021, nous aurons seulement 0,4% d'augmentation.
Comment en est-on arrivé là? Le compte n'y est pas !
Quelques rappels sont nécessaires car les gouvernements tablent sur la méconnaissance des retraités quant aux mécanismes organisant la régression de leur pouvoir d'achat. D'autre part, les nouveaux retraités n'ont pas eu connaissance des régressions précédentes. Nous n'aborderons pas les réformes d'E. Balladur et de F. Fillon qui ont diminué le montant initial des pensions par l'exigence de plus d'annuités de cotisation pour un taux plein : de 37,5 à 42 annuités (43 à partir des années 2030 grâce à la «réforme» Touraine de 2014). Deux méthodes sont appliquées depuis des décennies pour plomber les retraites.
Bernard Colou
Bloquer les pensions de retraite par rapport aux salaires ou à l'inflation.
Tout d'abord, en 1988 (J. Chirac) supprimait les garanties d'évolution des pensions sur l'augmentation du salaire moyen dans le secteur privé). Et en 2004, dans la Fonction Publique, l'augmentation automatique des pensions sur la valeur du point d'indice des actifs disparaissait (loi F. Fillon en 2003).
Donc depuis 2004, la loi a imposé que toutes les pensions augmentent selon l'inflation. Jusqu'en 2013, le mécanisme appliqué a été rigoureux, même si nous revendiquions mieux, c'est à dire une augmentation chaque année en fonction de l'évolution des salaires. Il tenait compte de deux éléments, l'inflation prévue par l'INSEE pour l'année en cours et une mesure de rattrapage si pour l'année précédente, les retraités avaient été lésés par une inflation supérieure aux prévisions de l'INSEE. Ainsi en 2012 les augmentations étaient de 2,1%
(prévision : +1,8%, rattrapage : + 0,3%) et en 2013 de 1,3%
(prévision : +1,2% et rattrapage : +0,1%).
La «réforme» du 20 janvier 2014 (M. Touraine) a repoussé les revalorisations éventuelles à octobre affranchissant les gouvernements de mesures contraignantes. L'application a été immédiate par M. Valls: 0% en 2014. Depuis nous avons été perdants chaque année. Les augmentations de pension sont nulles ou inférieures à l'inflation. Pour la dernière période, en 2018 et 2019 : 0%, en 2020 : 0,3% (1% pour les pensions inférieures à 2 000€). Enfin en janvier 2021: 0,4% pour tous.
Une fois de plus nous sommes tous perdants !
Contourner l'interdiction légale de baisser les pensions.
Il suffit de créer des taxes sur les pensions : la pension brute n'est pas impactée mais la pension nette diminue.
Pourtant à la Libération, lors de la création de la Sécurité Sociale par Ambroise Croizat, les pensions de retraite ne subissaient aucune taxation particulière. Bien sûr, comme tous les revenus, elles étaient soumises à l’I.R, l'impôt sur le revenu.
Pourquoi cette interdiction de taxer spécifiquement les pensions? Parce qu'étant déjà issues de cotisations ou d'impôts, elles n'avaient pas à être soumises à nouveau à des cotisations ou autres prélèvements entraînant un manque à gagner supplémentaire pour les retraités. Malgré ce raisonnement incarnant une mesure de justice :
- En 1981, une première brèche à ce principe a été décidée par V. Giscard d'Estaing et S. Veil. Les pensions ont été diminuées par un «petite» cotisation maladie de 1%. Celle-ci subsistera jusqu'en 1997 par augmentations successives et atteindra 3,05% en 1996. Puis elle diminuera à 2,80% en 1997 et sera supprimée en 1998, remplacée par une CSG à 3,40%.
- En effet en 1991, une « petite » CSG (Contribution Sociale Généralisée) à 1,1% est apparue : un impôt destiné à participer au financement de la protection sociale. De 1,1% à sa création, elle atteindra 6,6% en en 2005. Enfin, en 2018 la CSG a été augmentée de 25% soit 8,3% pour 60% des retraités.
- En 1996, A. Juppé a créé la CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale). Elle est prélevée au taux de 0,5%.
- Enfin, le 1er avril 2013, M. Touraine a appliqué la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l'Autonomie) au taux de 0,3% pour financer la perte d'autonomie des personnes âgées et handicapées.
En 2021, si on totalise l'ensemble des prélèvements, la plupart des pensions sont taxées à hauteur de 9,1%.
Cette constance dans les politiques de blocage des pensions fait prévoir le risque de nouveaux avatars dans l’avenir si les retraités manquent de vigilance et d’exigences.
Après l'annonce du 0,4%, la réaction de la FGR- FP et du Groupe des 9 a été immédiate :
«Au 1er janvier 2021, les pensions de base du secteur privé et public augmenteront de 0,4 %. Devons-nous nous en contenter ? Non, car le compte n’y est pas, tant s’en faut. Depuis vingt-deux ans toutes les raisons sont bonnes pour justifier une réduction des pensions : le nombre « pléthorique » des retraités, l’endettement du pays, celui de la Sécurité Sociale et aujourd’hui la crise sanitaire et économique liée à la pandémie...
De fait, le pouvoir d’achat des retraités n’a cessé de baisser. Ainsi, de 2008 à 2019, les prix, hors tabacs, ont augmenté selon l’Insee de 12,93 % et les complémentaires de 6 à 8 %.., le SMIC de 20,3 %, mais les pensions de 8,60 % ...» Déclaration de 9 organisations de retraités: CGT, FO, CFTC, CGC,
FSU, Solidaires, FGR-FP, UNRPA, LSR.
Ces organisations ont obtenu d’être reçues au Ministère des Solidarités et de la Santé.
L’envoi des pétitions continue.
Le groupe des 9 propose une journée d’action le 31 Mars.
Le pouvoir d’achat des retraités sera sans doute un des thèmes centraux.
Ce sera une occasion de nous mobiliser à nouveau avec l’intersyndicale 44.
Bernard Colou
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Collectif santé nantais
C'est un lieu d'échange d'informations entre les usagers patients potentiels que nous sommes, des soignants hospitaliers ou de ville et des militants d’associations, syndicats ou partis.
Viennent de s'y rajouter l'Association de Veille Écologique et Citoyenne de Nantes (AVEC) et une très dynamique association de parents d’enfants autistes, « Les assiettes chinoises ». Son coordinateur, Jean-Luc Landas l'a représenté aux Assises de la Sécurité Sociale où il a été décidé de mettre en ligne une pétition que nous vous invitons à signer https://www.petitionenligne.net/pour_que_vive_la_secu.
Le Collectif continue à se réunir à distance, à appeler aux manifestations pour l’hôpital public. Il reste vigilant sur le « nouveau CHU » et participe à la préparation d'actions. La FGR a signé un communiqué initié par le collectif à propos du CHU. Il est impossible pour le moment d’organiser des projections-débats mais le projet avec la réalisatrice du film « La forêt de mon père. » sur la maladie psychiatrique est maintenu (date à communiquer ultérieurement).
Guy Chérel et Jean-Pierre Benoit représentant la FGR
La FGR est intervenue sur la création de la 5ième branche. Ce projet du gouvernement imposerait des financements spécifiques hors cotisations sociales (CSG, impôts), une gestion « à part » ouvrant ainsi le marché de la dépendance au secteur privé. Nous voulons une prise en charge par l’assurance maladie.
Nous avons remis des documents à notre interlocutrice représentant le Préfet ainsi que les signatures à la pétition de l’intersyndicale. Nous l’avons interpellée sur des éléments concrets en demandant des réponses du Préfet au moins sur nos préoccupations locales. Suite à cette audience, un communiqué a été transmis à la presse.
Jean-Pierre Benoit
Jean Pierre Benoit
Activités départementales
La crise sanitaire impacte toujours la vie syndicale. Mais nous n'avons pour autant renoncé à agir en nous adaptant au contexte. Ainsi l'intersyndicale 44 au sein duquel est représentée la FGR a lancé une pétition en ligne en novembre dernier. La presse locale l'a reprise et les signatures ont été remises à la Préfecture lors de l'audience du 17 novembre.
La FGR a soutenu les manifestations contre la « Loi Sécurité globale » et les mouvements des personnels de santé ainsi que la mobilisation interprofessionnelle du 4 février où les retraités ont eu une prise de parole.
L'intersyndicale a écrit une lettre au Préfet, à l'ARS et au Conseil départemental pour dénoncer les conditions déplorables du déroulement de la campagne de vaccination. Ce courrier a été cité dans la presse et s’en est suivi un courrier du CDMCA au Préfet et à l’ARS sur le même thème.
Notre activité avec le Pôle des retraités de la Fonction Publique bien que ralentie avec la crise a abouti à l'envoi d'une lettre aux parlementaires leur exprimant nos analyses et nos revendications.
La prochaine journée nationale d’actions du 31 mars sera l’occasion de continuer à agir pour nos conditions de vie avec l’intersyndicale de Loire Atlantique. Monique Ramé
Monique Ramé CDMCA, Conseil Départemental et Métropolitain pour la Citoyenneté et l’Autonomie.
Le CDMCA est un conseil consultatif sur les politiques concernant les personnes âgées et celles en situation de handicap.
Pour sa seconde mandature (2020-2023), y siègent Jean-Pierre Benoit succédant comme titulaire à Monique Ramé et Claudine Hecker comme suppléante.
Vu la situation sanitaire, les deux réunions plénières du CDMCA ont eu lieu en visio conférence. Les commissions où nous travaillons concrètement n’ont pas encore été mises en place, pas plus que les formations qui nous sont proposées..
La dernière assemblée plénière a eu à voter le projet d'avis du budget primitif départemental 2021 pour les personnes âgées sans avoir reçu les documents en amont, ce qui est anormal. Conscients des efforts locaux pour faire vivre ces conseils dans un contexte difficile nous ne voulons pas pour autant que les modes de fonctionnement occasionnent des dérives non démocratiques. A cet effet, l'intersyndicale 44 va demander une rencontre avec M. Grosvalet président du Conseil Départemental accompagnée par Madame Cotonnec, présidente du CDMCA.
Jean-Pierre Benoit
Jean Pierre Benoit
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Audience à la Préfecture
Nos interventions ont porté sur la question sanitaire, le service public de santé, la « cinquième branche », le pouvoir d’achat des retraités et leur place dans la société́ :
- Il faut cesser de présenter les retraités comme des « privilégiés » ou comme des « à charges » pour la société́ : nous sommes des citoyens qui avons acquis leurs retraites par leur travail … !
- Toute nouvelle atteinte à notre pouvoir d’achat serait une provocation insupportable alors que les profits des plus riches continuent d'augmenter.
- Il faut des services publics (santé, autonomie) à la hauteur des besoins.
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Madame, Monsieur,
Vous allez être appelé à débattre de lois ayant un impact sur les conditions de vie de plus de 16 millions de retraités. En Loire-Atlantique, nous sommes environ 350 000 et 395 000 prévus en 2025. Par cette lettre, le Pôle des retraités 44 de la Fonction Publique souhaite vous exprimer son analyse et les inquiétudes légitimes de ses adhérents.
Le Pôle rassemble six organisations de retraités de la Fonction Publique : l'Union Nationale des Sous-Officiers en Retraite (UNSOR), l'Association Nationale des Retraités (ANR) de la Poste et d'Orange, l'Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie (UNPRG), la Fédération Nationale des Officiers Mariniers en retraite et veuves (FNOM, Marine Nationale), l'Union Nationale des Retraités de la Police (UNRP) et la Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique Hospitalière, Territoriale et d'État, soit près de 3 000 membres en Loire-Atlantique et plus de 200 000 au plan national. Nous avons relevé quelques sujets préoccupants sur lesquels nous appelons votre attention en espérant que vous en tiendrez compte dans vos débats et décisions :
Perte d’autonomie et grand âge.
En tant qu'aidants et/ ou eux-mêmes en situation de perte d'autonomie les membres du Pôle des retraités ont une attente forte sur cette question.
1/ Faut-il créer une 5e branche ?
Cette nouvelle branche serait administrée par la CNSA avec la recherche de financements supplémentaires qui détériorerait encore le pouvoir d'achat des retraités: nouvelle augmentation de la CSG pour les retraités, taxation des mutuelles... La gestion et les objectifs de la CNSA ne respectent pas le principe d'universalité de la Sécurité Sociale, “A chacun selon ses besoins”. Le Pôle des retraités dénonce la barrière d'âge à 60 ans, unique au monde, qui fait que pour un même handicap survenu avant ou après 60 ans, l'aide financière publique est 3 à 4 fois inférieure pour les personnes âgées. L'effort financier supplémentaire à réaliser pour que la France atteigne les conditions de prise en charge de perte d’autonomie des pays limitrophes de la France est estimé à près de 10 milliards. Or, il n'est prévu que quelques milliards, très progressivement. La plupart des organisations et associations se sont prononcées pour que le droit à l'autonomie s'inscrive dans le cadre de l'Assurance Maladie avec prise en charge par une Commission handicap, consacrée à la perte d’autonomie. Pour nous, les financements supplémentaires sont à rechercher prioritairement par l'augmentation des cotisations sociales.
2/ Loi grand âge et autonomie
- Le maintien à domicile nécessite un recrutement massif de personnels formés dont les métiers doivent être rendus attractifs par une revalorisation salariale. Le financement doit être assumé par l’État. Une réflexion doit avoir lieu par rapport aux inégalités actuelles de tarifications de l'APA d’un département à l'autre qui génèrent des différences de prises en charge très préjudiciables.
- Future Loi sur le financement des EHPAD : Nous nous prononçons pour le développement du secteur public et du secteur associatif à but non lucratif avec prise en charge des bâtiments par l’État et les Collectivités Territoriales. La Loire-Atlantique manque de maisons de retraite à des coûts abordables : le reste à charge reste trop élevé pour certains résidents et leurs proches.
- Les aidants : Le montant de l'indemnité proche aidant ne compense pas, loin de là, leur perte de revenus. Les critères de mise en œuvre sont trop restrictifs : un an dans toute la carrière, acceptation par l'employeur pour un temps partiel...
Nous insistons sur le développement indispensable de moments de répits et d'accompagnement pour les aidants avec des moyens diversifiés. Les EHPAD ou structures pratiquant l'accueil de la personne aidée pour des moments de répits sont insuffisantes en Loire-Atlantique et inégalement réparties. Certains EHPAD surchargés ne peuvent honorer cette fonction et du côté financier, qu'en est-il du reste à charge pour les personnes en perte d'autonomie ?
Ségur de la santé.
Les accords du 13 juillet restent très insuffisants financièrement et n'ont rien changé aux conditions de travail
éprouvantes dues au manque de personnel et de lits. Le non-engagement de l'état, par rapport à ce manque récurrent de moyens pour l’hôpital public de puis des années se révèle encore plus dramatique avec l'engorgement massif des services hospitaliers en cette période de reconfinement. Nous refusons que les soignants soient une nouvelle fois devant le choix dramatique de donner des soins ou pas aux plus de 65 ans infectés par le COVID.
La première vague de la pandémie a déjà entraîné un nombre de décès important, en EHPAD et à domicile, dus à un manque de moyens humains et matériels pour y faire face. Pourtant, le nouvel hôpital de Nantes subira une suppression de lits par rapport à la situation actuelle alors qu'il en manque déjà des centaines. L'allongement de la durée de prises de rendez-vous et d'échéances pour des interventions chirurgicales continue de nuire gravement à la santé des patients voire même à leur durée de vie.
Le Pôle des Retraités: lettre aux Parlementaires.
5 - Suite page 4
Quant à la médecine de ville, des renoncements aux soins s'expliquent par la pénurie de généralistes et de spécialistes.
En Loire-Atlantique, de nombreuses communes sont sans médecin et/ ou avec un médecin âgé de plus de 55 ans. Les Maisons de santé avec des médecins libéraux n'incitent pas forcément les nouveaux praticiens à s’installer n'importe où, sans garanties pour exercer (travail en équipe, vie familiale). Un maillage du territoire départemental par des Centres de santé serait pertinent face à la pénurie de médecins. Ces derniers regroupent des médecins de diverses spécialités et professionnels paramédicales salariés travaillant en équipe.
Pouvoir d’achat des retraités.
Le gouvernement dit renoncer à une hausse d’impôts mais il recherche des ressources supplémentaires pour financer les réformes qu’il met en chantier : 5e branche, loi grand âge, hôpital…Certaines mesures acteraient une nouvelle baisse des pensions et une diminution de pouvoir d'achat des retraités : augmentation de la CSG, suppression de l’abattement de 10 % rendant certains retraités imposables et leur supprimant des aides...
D'autant plus que s'annonce encore une fois une sous-valorisation et une revalorisation différenciée des pensions à venir.
Le décalage entre le montant des pensions et les salaires va continuer à s’accroître au détriment des retraités.
Monique Ramé, pour le pôle des retraités
Les hôtels hospitaliers hébergements non médicalisés, accueillent, à proximité d'un établissement de santé, des patients éventuellement accompagnés, dont l'état ne nécessite pas de surveillance continue. Ce peut-être près d’une maternité en cas de risque d'accouchement prématuré (besoin créé par les fermetures de maternités de proximité) ou près d’un centre de cancérologie pour éviter aux patients en radiothérapie de longs déplacements quotidiens et pour des sorties d’opérations en ambulatoire.
En France, de tels hébergements existaient déjà : pour les parents à l’hôpital pédiatrique R. Debré ou pour les patients aux centres cancérologiques de Villejuif et de Lyon. En 2015, O. Véran, alors rapporteur PS du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, a fait adopter un amendement ouvrant une expérimentation en vue d’une éventuelle généralisation. Il en attendait « la réduction des durées de séjours, la baisse des dépenses de transport (…) et la fluidification des parcours de soins. Marisol Touraine déclarait que leur création permettrait de développer la médecine ambulatoire. La revue « des décideurs hospitaliers », écrivait que l'hébergement n'est pas la mission première de l’hôpital et que l’hôtel hospitalier permettait « des économies pour l’assurance maladie, l'amélioration de l’accès à la chirurgie ambulatoire, un recentrement de l’hôpital sur son plateau technique et son activité de soins ».
L’expérimentation a débuté en 2017 dans 41 établissements. En 2020, un rapport parlementaire en a fait le bilan, moins de 30 remontées, 5 comptant pour 75%. « Le quotidien du médecin » a titré : « patients satisfaits, financement défaillant ».
Les patients apprécient la prise en charge de la douleur et de l'anxiété, le confort de l'hébergement et la qualité de la restauration. Les établissements notent majoritairement que des recours à leurs services d'urgence ou des ré- hospitalisations imprévues n’ont pas été nécessaires mais que sans les dotations des Fonds d'intervention régionaux pour lancer l'opération, ils ne peuvent la maintenir sans réorganisations drastiques. Cela n’a pas empêché la généralisation de ces établissements dès 2021 dans la Loi de financement de la Sécurité sociale du 14-12-2020, tant O. Véran y tient ! Ces hôtels hospitaliers accompagneront la médecine ambulatoire prévue à 70% : cet objectif est-il acceptable du point de vue santé ? Le patient pourra-t-il opter pour une hospitalisation classique? Le ministre escompte d’importantes économies sur les frais de transport et d’hébergement mais avec quelle prise en charge financière : 100% par la Sécurité Sociale ? Uniquement par les Mutuelles et les assurances ? Tiers payant ou pas ? Quel reste à charge, sachant qu’on vient d’en introduire un aux urgences désormais non gratuites?
Les hôtels hospitaliers existants sont pour une moitié des hôtels commerciaux et pour l'autre des structures de type associatif. Des groupes présents dans les EHPAD sont intéressés. Quelles conséquences financières à prévoir pour les usagers avec ces hébergements à but lucratif ?
A Nantes, le CHU était dans l’expérimentation, une association caritative y gérant une petite structure. Il n’a pas remonté de données mais son projet de transfert sur l’île pour développer l’ambulatoire, comportait de tels satellites externalisés.
Depuis la Covid, il serait question de moins réduire ses lits, mais s’agit-il de ceux de soins ou de lits post opératoires ? Jean-Pierre Benoit
HOTELS HOSPITALIERS ET HÔPITAL HUB
En novembre 2020, la FGR 44 avec le Pôle des retraités interpellait les députés et sénateurs en vue de la Loi Grand Age et perte d’autonomie (lettre ci-dessus). La plupart ont indiqué qu'ils tiendraient compte de notre courrier lors des débats au Parlement et au Sénat. Deux réponses plus détaillées :
- La Sénatrice M. Meunier défendra les principes suivants : gestion paritaire de la branche, levée des barrières d'âge, nouvelles ressources à établir en faisant contribuer les revenus du capital pour éviter des hausses de CSG.
- La sénatrice L. Garnier a éludé nos questions et présenté une initiative parlementaire du groupe « Les Républicains » : relever l’âge de départ à la retraite à 63 ans en 2025. Nous lui avons exprimé notre désaccord avec cette mesure accélérant les régressions sociales surtout à un moment où précarité, chômage explosent et affirmé notre solidarité avec les actifs.
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6 LA FGR 44 PENDANT LA PANDEMIE.
Activité de la FGR :
Nous sommes encore une fois obligés de reporter notre AG qui nous l'espérons pourra se tenir
dès que possible. La commission exécutive ne peut se réunir mais elle continue de suivre l'actualité nationale de la FGR et du Groupe des 9. Elle est sollicitée pour la préparation de la CEN (Commission Nationale Exécutive) par l'intermédiaire de notre délégué régional. Nous transmettons au maximum de nos adhérents l'annonce des actions qui ont lieu nationalement ou sur le département.
Trésorerie :
Guy Chérel, notre trésorier a réalisé le bilan financier 2020 et l'a soumis à la Commission Contrôle des Comptes qui compte 2 nouveaux membres suite au départ de Dominique Noël que nous remercions. Ce sont Colette Drouet et Brigitte Robert, toutes deux ex-trésorières de la FGR. Ce bilan sera présenté et restera à approuver à l’Assemblée Générale.
Renouvellement de la CED (Commission Exécutive Départementale) :
Elle se renouvelle d'un tiers chaque année et se réunit 3 à 4 fois par an pour organiser la vie de la FGR sur le département : contact avec les adhérents, réflexion sur l'actualité sociale et revendicative des retraités en lien avec l'activité nationale de la FGR et décisions d'actions avec ses partenaires locaux. Elle a des représentants à l'intersyndicale 44, au CDMCA, au Collectif santé 44 et au Pôle des retraités de la Fonction Publique (page Activités départementales).
Elle est chargée de la représentation et de l'action auprès des collectivités, des élus et des représentants des pouvoirs publics dans le cadre des décisions du Congrès. Tout membre FGR à jour de sa cotisation peut présenter sa candidature. Il n'y a pas de formation ou de compétence particulière à avoir pour en faire partie ! Nous avons besoin d'être plus nombreux. N'hésitez pas à présenter votre candidature en remplissant le bulletin de candidature page 7.
Monique Ramé
NOS DROITS : ACTIVITES PHYSIQUES ET SANTE.
Rééducation :
Après une maladie grave et/ou une opération, vous avez le droit à une rééducation qui n'est pas toujours proposée par les médecins. N'hésitez pas à questionner sur les structures ou stages de rééducation existants.
Sport sur ordonnance:
En 2011, la Haute Autorité de santé a validé l’activité physique comme thérapeutique non médicamenteuse pour les maladies chroniques. Depuis mars 2017, un décret autorise votre médecin à prescrire l’Activité Physique Adaptée (APA) si vous souffrez de l’une des 30 pathologies correspondant à une Affection Longue Durée reconnue par l'Assurance Maladie (liste sur le site de la Sécurité Sociale). Cette activité doit être encadrée par du personnel paramédical, des éducateurs sportifs diplômés ou spécialisés en APA. Il est regrettable que la Sécurité Sociale ne la rembourse pas. Deux types de prise en charge, partielle ou intégrale, sont possibles : par des collectivités territoriales avec l'appui de l'ARS ou des mutuelles et assurance qui sont dans leur mission de prévention. Posez la question à votre mutuelle, ne serait-ce que pour l’inciter à intégrer « le sport sur ordonnance » dans ses contrats.
Activités physiques en période COVID :
Si vous êtes en ALD ou en perte d'autonomie, votre médecin peut vous faire une prescription médicale justifiant un accès dérogatoire aux équipements dits sportifs et à un accompagnement. Si vous êtes en situation de handicap, vous n'avez pas besoin de prescription médicale, tout document attestant de votre handicap suffira.
Monique Ramé
TRIBUNE LIBRE : NOUVEAU CHU DE NANTES.
Roger Lachuer- Alternative transfert à l'Hôpital Nord :
Chasse au Gaspi : On ne peut accepter de mettre au rebut ou de brader ce bâtiment hospitalier de construction récente d'une capacité de 500 lits (1970- 1980) alors qu'il est fonctionnel et performant.
Alternative proposée :
Construire un bâtiment contigu à la structure existante. L'articulation entre les deux bâtiments serait réalisée par l'édification d'un plateau technique complet ou par extension de l'existant, ceci après étude de la meilleure utilisation des ailes Laennec pour leur réhabilitation qui interviendrait en fin des travaux. C'est la richesse des concours d’architecte que de répondre de manière rationnelle et esthétique aux défis qui leur sont proposés.
Guy Chérel et Jean-Pierre Benoit-représentants FGR au Collectif santé :
Au sein du collectif Santé, il y a accord sur les raisons de rejet du projet de soin du nouveau CHU mais divisions sur un projet alternatif. Il faut se battre pour faire préciser le projet du nouveau CHU sur les suppressions du nombre de lits et la place que donnerait l'ARS au privé sous prétexte d’éviter les doublons. Accord sur les axes suivants :
- - Le regroupement du CHU sur un seul site n’est ni obligatoire ni nécessaire.
- - Construire à la pointe de l’île avec les risques d’inondation impose des surcoûts et des dépassements prévisibles qui - ne sont pas à supporter par les personnels et les usagers.
- - Ne pas abandonner le site de l’Hôtel Dieu qui, lui, est déjà bien desservi et plus proche de la gare.
- - Il faut augmenter les lits de court séjour au CHU, ne pas diminuer le personnel titulaire et défendre les activités - de l’hôpital public au lieu de continuer à les abandonner au privé.
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Bilan financier 2020
(Bulletin à découper et envoyer avec votre chèque au trésorier à l’ordre FGR-FP)
Nom- Prénom : ……… Année de naissance:………
Courriel : ……….
Administration d’origine :………..………
Adresse :…………..……….
Code postal : ………
Ville :………
Je déclare adhérer à la FGR-FP et joins mon Chèque de ………..€
Date ……… Signature ………
A adresser au Trésorier : Guy CHEREL-4 rue des lilas- 44230 Saint Sébastien
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Bilan financier au 17 janvier 2021 ANNÉE 2020
Charges 2020 Produits 2020
adhérents directs 1 546,79 € Cotisations Adhérents directs 2 209,70 € fonds aides aux sections 84,20 € Cotisations Adhérents syndiqués 754,00 € édition bulletin départemental 215,00 € Frais de déplacements .
diffusion bulletin départemental 221,28 € Intérêts Livret épargne 8,59 € frais de fonctionnement 154,95 €
assurance MAIF 195,54 € Autres produits (internes) 48,03 €
frais pour actions (banderoles, chasubles etc.) 17,60 € autres charges mouvements internes 168,62 €
2 603,98 € 3 020,32 €
Résultat de l'exercice en cours 416,34€
Soldes compte bancaire 1 098,75 €
compte sur livret 9 606,41 €
Disponibilité 10705,16€ 10 705,16 €
Pension brute Mensuelle avant impôts.
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1941–2021
L'attentat à Nantes, le 20 octobre 1941, contre le Feldkommandant Hotz par trois jeunes résistants communistes : Marcel Bourdarias, Gilbert Brustlein et Spartaco Guisco - "trois courageux garçons", a dit De Gaulle - est l'un des premiers faits d'armes de la Résistance contre l'occupant.
Des représailles s'ensuivent : le surlendemain, 48 otages tombent sous les balles de la Wehrmacht, 27 à Châteaubriant, 16 à Nantes, au stand de tir du Bêle et 5 au Mont-Valérien.
Qui sont-ils ? Des communistes, élus comme le député Charles Michels, maires comme Jean Grandel de Gennevilliers, conseillers généraux, élus municipaux. Des syndicalistes, dirigeants de la CGT comme Jean-Pierre Timbaud. Les deux- tiers sont des ouvriers, mais il y a aussi des enseignants, des médecins et des jeunes dont Guy Môquet. Beaucoup ont été arrêtés lors des rafles de la police de Vichy en octobre 1940 et internés administrativement, sans jugement, dans le camp de Choisel, à Châteaubriant. Le groupe des Nantais fusillés au Bêle et au Mont-Valérien comprend avec l'avocat Alexandre Fourny, élu SFIO, ou Léon Jost, des animateurs du Comité d'entente des anciens combattants qui combinent l'entraide envers les prisonniers de guerre et l’aide aux évasions vers l'Angleterre. Se sont joints à eux des jeunes catholiques investis dans le renseignement dont Michel Dabat.
Qui les a choisis ? Si l'ordre vient d’Hitler lui-même, initiateur du "Code des otages", la constitution de la liste est le fruit d'une étroite collaboration entre le ministre de l'intérieur de Vichy, Pucheu, qui livre les noms et le commandant militaire en France Otto von Stülpnagel.
Mais l'assassinat des otages n'a pas l'effet dissuasif recherché. Comme l'a dit le philosophe Georges Politzer: " « Les barbares voulaient les tuer. Ils les ont rendus immortels". Le mythe de "l'allemand correct" et celui de Pétain "vainqueur de Verdun" en prennent un coup. L’impact est considérable, au-delà de notre région. Les jours suivants, bravant l’interdiction, des milliers de personnes se recueillent dans la carrière de la Sablière.
Le 31 octobre, un garde-à-vous national auquel a appelé De Gaulle, est accompagné de débrayages dans les usines. Les déclarations de Roosevelt et Churchill sont larguées par les avions de la R.A.F., Thomas Mann qualifie les auteurs de l'exécution de Hotz de "jeunes et ardents patriotes qui font entrer la Résistance intérieure dans la guerre". Aragon rédige Les Martyrs. Lu à la radio à Londres, Moscou, Brazzaville, Boston et New York, le texte touche au cœur un vaste public.
Les fusillades d'octobre 1941 contribuent au tournant de la fin de 1941 et au passage de la période du refus, de la résistance avec un petit r à la Résistance majuscule.
Les résistants nous ont donné la liberté en héritage. Et cela nous oblige à sans cesse transmettre leurs valeurs, en particulier aux jeunes générations. Le Comité du souvenir prendra de nouvelles initiatives en 2021 (réédition de la BD Immortels !, livre d’histoire, théâtre). Mais se souvenir ne suffit pas. Destruction du modèle social issu du CNR, prise de pouvoir de la finance, atteintes aux libertés, au pluralisme de la presse, explosion des inégalités, montée des fanatismes, désordre du monde : ça, ce n’est pas la société qu’ont voulu les résistants ! Face aux grands défis économiques et sociaux, démocratiques, climatiques d’aujourd’hui, il faut agir, s'engager !
Loïc LE GAC NOTEZ SUR VOTRE AGENDA 2021:
Dimanche 17 octobre (après-midi) : cérémonie dans la carrière de la Sablière à Châteaubriant. Evocation artistique avec Robin Renucci et Les Tréteaux de France.
Vendredi 22 octobre à 17 h 45 : Veillée du souvenir au Monument aux 50 otages et à la Résistance, à Nantes.
LIVRES:
Anna Seghers, La Septième Croix, Métailié, 22€- Chronique d’une évasion dans l’Allemagne des années trente, ce roman, enfin réédité dans une nouvelle traduction, est un témoignage capital sur l’Allemagne hitlérienne.
Nicolas Chevassus-au-Louis & Alexandre Courban, Marcel Paul, un ouvrier au Conseil des ministres. Ed. de l’Atelier, 18€- Qui n’a jamais lu au fronton du tram ou sur une plaque de rue le nom de Marcel Paul ? Pourtant, que sait- on aujourd’hui de l’homme que fut Marcel Paul – un temps nantais - et de sa vie ?
Camille Ledigarcher et Gaëlle Richadeau, Immortels ! BD sur les 50 otages avec un dossier de l'historienne Dominique Comelli-Rééditée pour le 80ème anniversaire. Commandes à « Comité du souvenir des fusillés » : 1, place de l'Etat - case 1- 44276 Nantes Cedex 2. Joindre 15 € + 5 € pour frais de port à l'ordre de « Comité du souvenir ».
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