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Les Zahirs

2 place de la briqueterie – 95200 Sarcelles Tel : 06.62.32.55.94– 06.46.71.91.81 courriel : [email protected]

Projet

Atelier court-métrage avec les enfants des rues

de Niamey

(2)

SOMMAIRE

Présentation Les Zahirs p. 4

Contexte général du Niger p. 5

Quels sont les besoins ? p.8

Quelles sont les solutions proposées ? p. 11

Présentation des partenaires locaux p. 12

Bénéficiaires p. 13

Objectifs et Réalisation du projet p. 16

Planification de l’atelier p. 23

Prolongement et restitution p. 25

Evaluation p. 26

Financement p. 28

Annexes p. 31

Eléments administratifs p. 34

(3)

Présentation de l’association porteuse, Les Zahirs

Après avoir obtenues leur Master Professionnalisant de Création Audiovisuelles, deux jeunes vidéastes créent l’association Les Zahirs en 2008, à Sarcelles (Val d’Oise). Elle a pour but la création et la promotion d’œuvres audiovisuelles, sans préjugés de forme ou de genre.

Ainsi Les Zahirs ont déjà produit deux courts-métrages :

- Ceci n’est pas un conte… de Karell Duchesne : essai cinématographique de 10’ sur les différentes visions d’un couple sur sa relation.

- Ici là-bas de Neyla Ben Hamouda : fiction de 14’ sur le thème de la double culture, à travers le dialogue d’un père qui veut comprendre son fils.

Les Zahirs ont également soutenu la promotion de :

- Siciliennes de Laetitia Guillaumain : documentaire de 30’, portrait croisé de deux femmes qui font parties de l’antimafia en Sicile.

Les membres de l’association ont suivi une formation audiovisuelle à l’Université Paris VIII. Chacun y a fait ses propres expériences audiovisuelles, et a acquis des capacités propres. Ainsi leurs compétences se complètent.

Les Zahirs organisent des ateliers « tourné monté » pour entretenir et développer leurs talents. Elle oeuvre ainsi à la professionnalisation de leur parcours.

Début 2009, elle rencontre un éducateur, qui collabore avec une association nigérienne travaillant à la scolarisation des enfants. Il a déjà passé trois mois au Niger, et a noué les premiers liens sur place.

Un atelier solidaire de court-métrage avec les enfants des rues de Niamey se décide alors. Un partenariat se noue entre l’association française et l’association nigérienne l’Action pour les Jeunes Scolaires du Niger (AJSN).

Chaque membre est impliqué dans la mise en place de cet atelier entre la France et le Niger. Ce projet d’ampleur internationale rend concrète l’action des Zahirs.

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Quels sont les besoins ?

Situation des enfants présents dans les rues

De part son travail avec les institutions et son expérience du terrain, l’association nigérienne Action pour les Jeunes Scolaires du Niger (AJSN) a fait le constat d’un nombre inquiétant d’enfants en rupture scolaire et familiale présents dans la rue. Ils y mangent, y dorment, y vivent simplement.

Les raisons de la présence de ces enfants dans les rues sont complexes :

- les conditions climatiques de certaines campagnes aggravent la pauvreté. les conditions économiques difficiles de certaines familles entraînent le travail précoce, et l’envoi des enfants vers la ville.

- la scolarisation peut être difficile de part l’éloignement de l’école, le manque de restauration collectives, le coût, ou encore les mœurs.

- la structure familiale peut être dégradée ou maltraitante.

- une proportion significative des enfants provient d’écoles Coraniques que les enfants ont quittés.

Les liens familiaux entre les enfants en rupture et leurs familles sont rompus.

Qu’ils aient choisi ou non de les quitter, il leur semble impossible à présent de revenir en arrière, et de réintégrer leur foyer initial. Certains proviennent de provinces éloignées et parfois aussi d’autres pays. La plupart n’ont pas ou n’ont plus de papiers d’identité pour circuler.

Le fait qu’ils soient privés d’un étayage éducatif satisfaisant ne veut pas dire que ces enfants vivent sans organisation. Il existe une hiérarchie de groupe avec un leadership de jeunes adultes, ou même des adultes plus âgés, issus du même milieu, et qui en organise le fonctionnement. Ils prennent en charge et exploitent les plus jeunes. Pour assurer leur survie, ils exercent diverses activités :

- mendicité, qu’ils pratiquent souvent hors du quartier où ils « résident », et organisée par secteur.

- guide d’aveugle, surveillance de parking, installation des étals des commerçants, et autres services informels.

- actions illicites tel le vol ou la prostitution.

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La vie dans la rue amène les enfants qui y vivent à consommer de plus en plus de colle, et autres sources stupéfiantes, aggravant les conditions sanitaires dans lesquelles ils évoluent. De plus ils, subissent de fréquentes rafles policières et gardes à vue.

Insuffisance d’une solution politique

-

Pour développer l’encadrement des jeunes en rupture scolaire et familiale, le gouvernement a instauré des centres pour les jeunes, les SEJUP (Service Educatif Préventif et Judiciaire), en fournissant les locaux et les fonctionnaires, avec l'aide de l'UNICEF, qui aide au fonctionnement, en 2003. Le financement général reposait essentiellement sur les subventions de l’ONG Caritas. Les SEJUP doivent offrir aux jeunes sans abri l'occasion d'acquérir des compétences professionnelles de base, et des notions d'alphabétisation, tout en donnant au système de justice du Niger une alternative à l'incarcération des mineurs.

Le manque de professionnalisation et de stabilité du personnel ne permet pas une action locale de suivi de long terme. Les formations proposées ne concernent que les enfants vivant dans leur famille. Pour les enfants présents dans les rues, ils se contentent de distribuer des aides à l’hygiène ponctuelles comme le savon (pour la lessive et la toilette).

Les SEJUP ont récemment perdu le budget qui leur était accordé. Dans le cadre du dispositif de nationalisation du projet, Caritas a mis fin à l’aide financière dont les SEJUP bénéficiaient.

- Un Plan d’action national pour la survie, la protection et le développement de l’enfant a été élaboré et couvre la période 2006-2010 (l’Etat prenant en charge 10%

du budget global, en cofinancement de partenaires internationaux dont UNICEF). Il a pour objectifs de:

- Promouvoir et assurer une existence saine aux enfants;

- Leur assurer une éducation et des soins de santé de qualité;

- Les protéger contre tout acte de maltraitance et d’exploitation.

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Ce plan doit mettre en synergie les partenaires sociaux et internationaux pour une meilleure prise en charge des enfants. L’état s’appuie sur les moyens matériels, financiers et logistiques des ONG et autres organismes internationaux pour l’application des diverses conventions relatives aux droits de l’enfance existantes.

La multiplication des acteurs, et le manque de coordination des actions ne permettent pas à l’état de concrétiser son plan de développement de manière efficace (cf. : rapport CRC. C.NER 2008).

Difficultés d’intervention des associations indépendantes

L’accueil et la prise en charge des enfants présents dans les rues sont d’autant plus compliqués, qu’ils ne sont pas reconnus par la population. Ces enfants sont rejetés, marginalisés et même ignorés. Les habitants n’ont pas pris conscience du rôle que ces jeunes avaient à jouer dans l’avenir du pays, et préfèrent souvent les laisser sur le bas côté. Ainsi les actions que peuvent mener les associations locales ne bénéficient d’aucune valorisation. La preuve en est que depuis la fermeture du foyer de la Caritas en janvier 09, il n’existe sur Niamey, capitale du Niger, qu’une seule structure d’accueil de nuit (et de jour) pour les enfants sans domicile Le Foyer de Tonton Gilles «Espoir Mandela».

Les personnes et les structures souhaitant venir en aide aux enfants, telle que l’AJSN, constatent une grande difficulté à entrer en relation avec eux, et à entretenir des liens de confiance. Les enfants ne connaissent de l’adulte que la répression et la stigmatisation, et ne leur font pas confiance. Or c’est la condition nécessaire pour une démarche de resocialisation progressive.

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Quelles sont les solutions proposées ?

De l’avenir individuel des enfants dépend l’avenir collectif. Un travail de prévention, à tous les niveaux de la société, est nécessaire pour endiguer une crise sociale à long terme.

Pour que s’investissent dans le projet les premiers concernés par cette situation (les enfants), l’association AJSN met en place un atelier de court-métrage avec eux. Comme tous les jeunes gens, ils sont particulièrement curieux du cinéma, et de l’audiovisuel en général. C’est une fenêtre sur le monde certes, mais surtout une échappatoire. L’atelier court-métrage est un moyen ludique et attractif, qui permet de les mobiliser sur des activités, et ainsi instaurer une accroche positive entre ces jeunes et ces adultes.

C’est l’occasion pour eux de raconter leur histoire, réfléchir sur les raisons et les conséquences de leur situation. Dans le même temps qu’ils acquièrent des compétences, ils réapprendront à vivre en société.

Afin de mener à bien cet atelier, AJSN fait appel aux Zahirs pour la partie technique.

- Une équipe des Zahirs se rendra à Niamey pour apporter les compétences audiovisuelles à l’atelier. Elle donnera une formation aux bases techniques aux participants : l’écriture de scénario, le maniement du matériel, l’organisation du tournage, puis le montage. Puis, elle supervisera le bon déroulement du processus.

Parallèlement, l’équipe produira un documentaire sur la réalisation du projet.

L’histoire des enfants de Niamey racontée dans le court-métrage, se confrontera directement à la réalité de ces rues.

Ce seront alors deux supports de prévention, pour une action de sensibilisation auprès de la société nigérienne, mais aussi française.

Après la création d’un lien durable avec les enfants, la sensibilisation est la deuxième étape pour une resocialisation des enfants. En ce sens, le projet de l’atelier court-métrage participera à son échelle à une réelle démarche pour le développement.

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Présentation des partenaires locaux

L’atelier court-métrage avec les enfants en rupture scolaire et familiale de Niamey est organisé par l’association Action des Jeunes Scolaires du Niger (AJSN). Elle a été fondée en 2008 par des éducateurs scouts à Niamey, au Niger.

- Elle a déjà mis en place de nombreux ateliers ou chantiers pour favoriser la scolarisation des jeunes : réfection de latrines et matériel de classe à l’école de Boubon, réparation de vélos dans un orphelinat, prévention sida dans un centre d’étude secondaire…

- Depuis le mois d’avril 2009, l’AJSN a commencé un travail de proximité auprès des enfants en rupture scolaire et familiale. Ils les rencontrent dans leur environnement, la rue. Face à l’engouement suscité lors de l’atelier théâtre, elle va maintenir cet atelier jusqu’au moins la fin de l’année. Pour aller encore plus loin avec eux, et rendre cette collaboration concrète, ils organisent l’atelier court-métrage.

Les éducateurs encadreront les enfants dans chacune des étapes du court-métrage : écriture, tournage, montage. Puis ils utiliseront le film comme support de prévention, et accompagneront les participants dans une démarche de resocialisation.

L’AJSN prend la responsabilité d’encadrement et d’exécution du projet.

L’AJSN est en lien avec la structure d’accueil le foyer « Espoir Mandela » de Tonton Gilles. Ce foyer accueille une vingtaine d’enfants en rupture scolaire et familiale depuis quelques années.

- Certains des participants à l’atelier court-métrage seront issus de ce foyer, unique sur Niamey. Le foyer a facilité la rencontre entre les enfants et les éducateurs de l’AJSN.

L’AJSN développe actuellement un partenariat avec la télévision nationale, l’ORTN. La chaîne apporterait du matériel, un soutien institutionnel et moral, et une garantie de diffusion des productions de l’atelier.

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Les Bénéficiaires

Bénéficiaires directs

Les enfants en rupture scolaire et familiale.

L’atelier court-métrage s’adresse aux enfants en rupture scolaire et familiale, et par répercussion, aux enfants présents dans la rue.

Le terme « enfant des rues » est inexact car ces enfants sont issus de familles, et ne sont pas une génération spontanée « née de la rue » et « lui appartenant »! Ils font partie d’un groupe global composé de différents sous-groupes :

 Enfants pris en charge par un Marabout et quêtant dans la rue, enfants talibés

 Enfants travaillant dans la rue, enfants mendiants (scolarisés ou non)

 Enfants en rupture scolaire et familiale. Ce terme est utilisé par l’AJSN pour décrire spécifiquement les enfants qui vivent ou survivent en permanence dans la rue sans aucun étayage éducatif.

Les plus jeunes des enfants en rupture scolaire et familiale ont environ 8 ans, et la situation perdure au-delà de la majorité. Il n’existe pas de statistiques officielles, mais certaines évaluations estiment à un minimum de 200 enfants mineurs laissés pour compte, uniquement pour la ville de Niamey. Ils se concentrent principalement autour des quartiers de l’écogare et du Grand Marché, du quartier festif de la croisette de la rive du fleuve.

Ils survivent sans protection ni cadre éducatif et social. Ils se retrouvent dans des situations de grande précarité, générant une dégradation psychologique, sanitaire et sociale ; ils sont soumis à des phénomènes de mendicité, de violence, de délinquance, de toxicomanies et de prostitution.

Un groupe de dix enfants en rupture scolaire et familiale, ou issu d’une structure éducative (le foyer de Tonton Gilles), participe avec enthousiasme à un atelier théâtre mis en place par l’AJSN depuis avril 2009. En plus du fait d’y trouver un repas, de l’eau fraîche et une aire de jeux, une réelle envie de se raconter les motive.

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- Ils participeront à l’élaboration du court-métrage, de son écriture à sa diffusion.

D’une part ils écrivent le scénario et interprètent les personnages. D’autre part, ils forment l’équipe technique du tournage, et montent les images.

Les éducateurs.

L’Action pour les Jeunes Scolaires du Niger a été crée par de jeunes scouts nigériens, qui ont voulu expérimenter de nouvelles méthodes pour aider à la scolarisation des enfants du Niger. L’âge moyen de ces bénévoles est de trente ans. Certains sont comptables, libraires, marchands. Ils consacrent leur temps libre à la mise en place d’actions pour une amélioration des conditions de scolarisation et pour une réinsertion des jeunes marginalisés.

L’atelier va permettre aux éducateurs d’acquérir des compétences techniques audiovisuelles. Ils pourront ainsi renouveler l’expérience de l’atelier, et créer d’autre support de prévention.

La population de Niamey, et d’un village.

Les scènes tournées à l’extérieur, dans les rues de Niamey, ou dans le village, nécessitent la coopération de la population locale. La caméra et le matériel attireront forcément les regards. Alors nous tenterons de les impliquer momentanément à l’expérience. Ils pourront, s’ils le souhaitent, participer à la figuration, ou bien à la gestion des passages de piétons dans le champ de la caméra. Cela permettra la naissance d’un dialogue, donc une action de prévention directe auprès de l’opinion.

Atelier de réparation de vélo dans un orphelinat par AJSN.

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Bénéficiaires indirects

- Rares sont les structures spécialisées qui leur viennent en aide. Il est donc difficile pour elles de créer un réseau solide et efficace, qui leur permettrait de développer leurs actions auprès des jeunes de Niamey.

La mise en place de l’atelier court-métrage permet à AJSN de nouer un lien durable avec ce public particulier.

La création de supports audiovisuels permettra à ces structures, telles les SEJUP, ou le foyer Tonton de Gilles, de chercher de nouveaux partenaires, et d’effectuer un travail de prévention. Ces documents serviront de relais de l’information auprès de l’opinion et des autorités locales.

- Les habitants de Niamey auront accès aux documents produits lors de l’atelier.

C’est avec leur soutien que les actions menées auprès des jeunes prendront sens. Le travail de sensibilisation devrait permettre l’évolution du regard porté sur l’enfant marginalisé. Ainsi, c’est l’environnement direct de l’enfant qui peut s’améliorer du simple fait de ne plus être stigmatisé. C’est un premier pas vers une normalisation des rapports entre adultes et enfants.

- Les habitants des campagnes auront accès aux films produits par l’atelier grâce à l’AJSN, qui y organisent régulièrement des activités pour améliorer les conditions de scolarisation. Il est nécessaire que les familles prennent consciences de ce que leurs enfants vivent. Une sensibilisation de ce public aiderait à endiguer le phénomène à sa source.

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Objectifs et Réalisation du Projet

Objectifs éducatifs

Une partie des enfants et des jeunes participants au projet sont actuellement en situation de précarité, ou l’on connu à un moment de leur vie. Ils ont appris à être méfiants envers les adultes. Ils sont devenus indépendants par la force des choses, et organisent leur survie par eux-mêmes. L’atelier doit leur permettre de :

Participer à une activité culturelle.

- L’atelier court-métrage leur permet de participer à une activité culturelle et de loisir. Tout en s’amusant, ils acquièrent des compétences pré professionnelles (techniques et artistiques).

Favoriser l’expression des jeunes et les échanges.

- L’atelier offre avant tout la possibilité à ces enfants s’exprimer, et de raconter leur histoire. Pour la société, ces enfants n’existent pas. Ils n’ont aucun statut social. Le seul regard porté sur eux est méfiant et très dévalorisant. Les passants ne voient que le vol, la saleté et la sauvagerie…

Pourtant, dés que l’on discute avec eux, ils redeviennent les enfants, les petits fils, les neveux qu’ils sont, avec leur histoire et leurs espérances. Des adultes ayant un regard positif et bienveillant, donnent du poids à leurs maux. Tous peuvent prendre la parole et être écouter.

L’engouement pour l’atelier théâtre montre qu’ils profitent de cette opportunités avec plaisir.

Valoriser les jeunes.

- Chaque éducateur prend un enfant sous son autorité. Ainsi l’enfant pourra être valorisé par son travail, immédiatement. Ce binôme devrait permettre l’élaboration d’une relation de confiance, où l’enfant retrouve l’estime de soi. Cette valorisation individuelle est mise au service du travail d’équipe. Ainsi, ils verront que l’apprentissage permet une insertion gratifiante au sein de la société.

- Au-delà des bénéfices sociaux de l’apprentissage, ils auront vécu une expérience humaine

positive. Par une activité culturelle et artistique, ils retrouveront une place d’enfant, et peut être se rêveront un avenir.

Responsabiliser les jeunes.

Les éducateurs responsabilisent ces jeunes progressivement en les impliquant à chaque étape du processus. L’atelier les amène à un travail d’équipe cadré : respecter les horaires, coordonner les efforts, rationaliser l’organisation du groupe… C’est une première approche des contraintes qu’ils rencontreront dans le cadre d’un travail ou d’une formation.

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Objectifs solidaires

Sensibiliser le grand public.

Le court-métrage réalisé pendant l’atelier, complété par le documentaire Des Zahirs, ont pour but de sensibiliser le grand public à la problématique des enfants en rupture scolaire et familiale, au Niger comme ailleurs. Les discours sont volontairement positifs, et valorisent ces enfants rejetés et en grande difficulté.

Utilisés comme supports de prévention, les films devraient appeler à une prise de conscience des parents, et autre adultes, sur les difficultés quotidiennes de ces enfants. La projection des films devrait amener le spectateur à changer son regard sur ces jeunes marginalisés. Ils ne seront plus que des voleurs et des voyous, mais des enfants dont il faut s’occuper.

Améliorer la prise en charge des 10 enfants participants et leur insertion sociale.

Le travail de prévention contre l’exclusion sociale des enfants en rupture scolaire et familiale valorise les missions et le fonctionnement des structures leur venant en aide. Le but est de les insérer socialement et professionnellement. Les supports originaux que sont les films, favorisent la recherche de partenariats de synergie pour les structures comme l’AJSN, afin de pérenniser leurs démarches.

Développer les réseaux d’aide à l’enfance, et sensibiliser la population amènera à une meilleure prise en charge des enfants, et favorisera la recherche de patrons volontaires pour accueillir des jeunes en entreprise, et de parrains pour les accompagner.

Cet accompagnement professionnel et social doit faciliter aux enfants l’accès à des papiers d’identité en règles ce qui aura pour effet immédiat de réduire les rafles policières dont ils sont victimes.

Le développement des dispositifs de prises en charge aiderait d’augmenter le nombre d’enfants bénéficiaires sur le long terme.

Transmettre des compétences techniques aux jeunes et aux éducateurs.

Cet atelier permet aux Zahirs d’inscrire leur travail audiovisuel dans un cadre solidaire international. Par la transmission de leurs connaissances, ils sensibilisent au pouvoir de l’image. Le cinéma, en plus de divertir, permet de s’éveiller à une autre réalité.

Maîtriser cet outil de communication de masse peut accélérer la prise de conscience, et donc participer au développement.

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Activités mises en place - Formation

Les Zahirs dispenseront une formation aux techniques audiovisuelles auprès des membres de l’AJSN, qui organise le l’atelier court-métrage, ainsi qu’aux jeunes participants. Par le biais d’exercices pratiques, ils apprendront à manipuler le matériel, et à mettre leurs idées en images.

- L’atelier court-métrage

Les éducateurs de l’AJSN proposent aux participants un scénario retraçant le parcours d’un enfant des rues de Niamey. Ils en débattent puis se mettent au travail.

L’équipe se compose d’une dizaine d’enfants, de 10 à 18 ans, en tant qu’acteur ou technicien. Chaque enfants est encadré et guidé par un éducateur de l’association nigérienne. Ils font le lien avec l’association française Les Zahirs, qui supervise l’aspect organisationnel et technique du projet.

Un groupe d’enfants écrit les dialogues lors des premières répétitions. Ils s’approprient le scénario. Ils mettent en mot leur vie et leur vision du monde. L’autre partie de l’équipe se charge des repérages, de l’organisation logistique du tournage, et de la fabrication du matériel nécessaire. Adultes et enfants forment des binômes (10 encadrants pour 10 enfants). Chaque binôme occupe un poste spécifique tout au long du processus, et s’initie aux techniques audiovisuelles. Chacun apprend à découvrir l’autre. Les adultes guident les enfants. Les jeunes trouvent une oreille attentive et un modèle à suivre. L’apprentissage individuel est mis au profit du travail de l’équipe.

Lorsque débute le tournage, l’équipe se confronte à la concrétisation du projet.

Les réglages de caméra, le cadrage, la prise de son. Les débats de mise en scène, les compromis, les échecs et les réussites. Entre les enfants et les associations nigérienne et française, se met en place un échange artistique, culturel et amical.

Lors du tournage, les vingt participants bénéficieront de restauration, et d’une tenue aux couleurs du projet.

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Le Scénario du court-métrage

Le court métrage retrace le parcours d’un enfant, dont le profil emprunte plusieurs facettes aux enfants que l’on peut rencontrer dans la rue.

Le griot d’un village de province raconte l’histoire d’un garçon de onze ans, qui quitte son village pour travailler à Niamey. Loin de son village et mal encadré, l’enfant glisse progressivement dans le monde de la rue et ses déchéances.

Mais des associations l’accompagnement, et finissent par le mobiliser sur un stage. Il a alors une quinzaine d’années. Il trouve auprès des éducateurs et de son patron, des personnes qui vont lui faire confiance, et qui croient en lui. C’est le début de la renaissance, et de la construction d’un projet d’avenir pour ce jeune.

Quelques années ont passé lorsque le jeune homme retourne à son village.

Il retrouve sa famille, et montre qu’il a pu s’établir dans la vie malgré tout.

Cette base de travail évoluera avec les idées des enfants et les dialogues qu’ils créeront.

- Animation

Des activités de détente artistique et sportives seront proposées les jours de repos. Les éducateurs proposeront aux enfants de se réunir pour participer à des projections de films divers, des séances de Djembé, ou encore des matchs de foot. Il s’agit de renforcer l’esprit d’équipe, et de renforcer les rapports enfants-adultes.

- Sensibilisation

- La collaboration entre les éducateurs et les enfants se fonde sur la valorisation de l’enfant. Ainsi, les adultes encadrant l’atelier peuvent développer un rapport privilégié de confiance avec eux. Les enfants sont les premiers acteurs de leur réinsertion, mais n’en ont pas forcement conscience. Il faut donc les accompagner sur cette voie, et soutenir leur démarche.

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- Le scénario impose un tournage en extérieur dans les rues de Niamey, et dans un village. Dès lors la population environnante assistera au travail des enfants, et pourront même collaborer en acceptant des rôles de figurants par exemple. Ils pourront voir d’eux-mêmes que ces enfants ne sont pas des voyous, mais des jeunes pleins d’énergie et de volonté de s’en sortir.

- Une projection publique clôture l’atelier court-métrage. Ce sera l’occasion pour l’AJSN et les enfants de confronter leur travail, et leur quotidien, au regard de la société nigérienne. Il s’agit d’engager un dialogue avec la population, en apportant un regard différent sur la situation.

- Suite à cette projection, l’équipe des Zahirs rentrera en France. Un travail de sensibilisation, via la promotion des films, débutera alors en France comme au Niger.

Réunion des hommes un jour de mariage.

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Moyens mis en œuvre

D’un point de vue technique, o la formation nécessite : - un local d’accueil : AJSN

- 20 chaises et 5 tables minimums

- du matériel audiovisuel (détaillé pour besoin de l’atelier court-métrage ci-contre) - une télévision pour regarder les images enregistrées.

o L’atelier court-métrage nécessite :

- De matériel audiovisuel apporté par Les Zahirs et l’ORTN :

 2 caméras, trépied et monopod,

 3 micros, 1 perche,

 éclairages 1 groupe électrogène,

 moniteur de contrôle protections matériel

 1 ordinateur banc de montage, … - Du petit matériel et consommable : piles, câbles, réflecteur…

- Des moyens de transport collectif en location :

 1 bâché pour le transport de l’équipe et du matériel,

 des transports ponctuels en taxi.

- Un hébergement pour l’équipe (20 personnes) lors du tournage à la campagne.

- Des locaux de tournage pour les scènes d’intérieur : le foyer de Gilles et locaux de l’AJSN, et cases dans un village.

- Une régie alimentaire quotidienne pour la durée de l’atelier.

o Les animations nécessitent : - 1 télévision

- 1 lecteur et 10 DVD

- instruments : djembés, balafon…

- 2 ballons

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o La phase de restitution et de diffusion : - Outils de diffusion : 150 DVD, et packaging.

- De locaux de projection, et rétroprojecteur si besoin est.

o Frais indirects inhérents à l’atelier :

- Des vêtements pour les participants au tournage.

- Un hébergement pour l’équipe Des Zahirs pour la durée de l’atelier.

D’un point de vue humain, la formation, l’atelier court-métrage, et la sensibilisation engagent :

- 10 enfants participant à l’atelier. Ils se répartissent les tâches de l’écriture au montage, devant et derrière la caméra.

- 9 éducateurs de l’AJSN encadrent les enfants, en formant des binômes.

- 5 membres Des Zahirs, forment les participants et supervisent le processus. L’un d’entre eux ayant une formation d’éducateur participera aux binômes.

- 1 parrain de la télévision nationale pour garantir la moralité du tournage auprès des autorités.

- des guides et traducteurs pour permettre aux Zahirs d’être indépendants.

- 1 à 2 personnes extérieures pour gérer la régie alimentaire lors du tournage.

- partenaires de projections.

Les membres des associations française et nigérienne participent de façon bénévole.

Les intervenants professionnels extérieurs seront défrayés.

Résultats concrets attendus

L’atelier résultant de la collaboration de l’AJSN et des Zahirs doit aboutir à :

- L’assiduité des enfants aux ateliers de réinsertion de l’AJSN et des autres structures.

- la production d’un film de 15 minutes entièrement conçu par les enfants en rupture scolaire et familiale, encadré par l’AJSN, soutenu par Les Zahirs.

- La réalisation d’un documentaire de 52 minutes sur cet atelier par Les Zahirs.

- une projection publique en présence des participants.

- Projection auprès d’autres intervenants sociaux, télévisions et festivals.

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Planification atelier court-métrage

Planification générale

L’atelier se décline sur 30 jours :

A compter du 28 Janvier, si les moyens financiers sont réunis :

Jours Activités Nombre participants

1 à 8

- Formation technique

- Préparation et répétitions 20 personnes : enfants, AJSN, Les Zahirs)

9 à 19 TOURNAGE

Sur Niamey et sa campagne Idem + parrain ORTN 20 à

29

MONTAGE

- et préparation projection Idem+ monteur ORTN 30 et

31 PROJECTION PUBLIQUE Idem + 40 spectateurs environ

Déjeuner lors d’un ’atelier à l’école de Boubon.

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Prolongement et restitution

L’AJSN organise l’atelier court-métrage avec les enfants de Niamey. Les Zahirs y apportent leurs expériences audiovisuelles, et un outil supplémentaire de prévention avec le documentaire. Suite à ce transfert de compétences, l’AJSN prend en charge le suivi régulier des enfants ayant participé à l’atelier.

- Un blog sur l’atelier court-métrage sera mis en ligne, dès la phase de production du court-métrage. Il permettra de suivre l’évolution de l’atelier régulièrement et servira à relayer le suivi effectué par l’AJSN auprès des enfants.

Actions au Niger

L’AJSN et ses partenaires locaux organiseront des projections-débats, ou autres types de diffusion, des films résultants de l’atelier auprès :

- des maisons de quartier et de la jeunesse.

- des habitants de Niamey, et si possible du Niger plus généralement.

- sur la télévision nationale.

L’AJSN souhaite mettre en place avec les enfants des rues qui auront participé à l’atelier, une caravane dans le pays permettant de diffuser leur film dans les campagnes.

Actions en France

Les Zahirs organiseront des projections-débats au même titre que l’association nigérienne, auprès :

- des maisons de quartier et de la jeunesse. Des possibilités de projections se sont d’ores et déjà présentées dans les villes de Sarcelles, Ivry sur Seine, Massy Palaiseau et Paris. Suite à l’atelier, l’association de Massy Coup de Pouce développerait un jumelage avec l’AJSN, permettant des échanges autour du théâtre entre les enfants français et nigériens.

- des festivals en France, et à l’international.

- semaine de la solidarité internationale en Ile de France.

Les recettes éventuelles générées par les diffusions des films, ou, lors d’évènements liés au Niger ou au projet, seront réinvesties dans des actions de l’AJSN en faveurs des enfants en rupture scolaire et familiale : aide a l’obtention de papiers d’identité, aide à l’amélioration des conditions de scolarisation, pérennisation de l’atelier théâtre ou d’atelier de formation…

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Evaluation

Les Indicateurs de suivi immédiats

Le lien qui se créera entre les éducateurs et les enfants sera évalué de part : - le nombre d’enfants participants,

- le taux de fréquentation, l’assiduité des enfants.

La réussite du transfert de compétences, de la collaboration enfants-adultes, la sensibilisation et la responsabilisation des enfants seront de fait attester par la production de :

un court-métrage de 15 minutes minimum, un documentaire de 52 minutes.

La valorisation de l’enfant marginalisé passe par l’expression orale et artistique. L’évolution de l’estime de soi sera observée selon :

la participation active aux activités,

le contenu scénaristique du court-métrage, les témoignages du documentaire.

L’impact des productions issues de l’atelier, dans le cadre de l’action de sensibilisation seront mesurée d’après :

le nombre de participants à la première projection publique, et les échanges qui la suivent.

Le nombre de diffusion des 2 films : télévisions, projections- débats, festivals, …

Les indicateurs d’évaluation à long terme

- L’impact de l’atelier sur la relation des enfants en rupture scolaire et familiale et les structures qui leur viennent en aide, pourra être évalué sur place par l’AJSN.

La régularité de la présence des jeunes aux ateliers, et leur prise en charge au Foyer de Tonton Gilles, peuvent être quantifié, et attester de la solidité du lien qui unit, ou non, adultes et enfants.

Indicateurs : registre de présence, comptage.

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- Si ce lien est maintenu, les éducateurs accompagneront les jeunes dans une démarche de réinsertion, en recherchant des formations ou des partenaires sociaux. Ainsi l’impact de la formation, et de la sensibilisation auprès de la population locale, s’évaluera par le nombre d’enfants ayant connu une évolution de leur situation.

Indicateurs : nombre d’enfants en formation, nombre de papiers d’identité obtenus parmi les participants, observation par les éducateurs de l’évolution des conditions de vie et de l’environnement.

- La réussite de l’atelier, et donc des films, doit aider à démarcher de nouveaux collaborateurs. Les nouveaux partenariats développés seront un indicateur de l’efficacité du travail de prévention auprès des acteurs du secteur.

Indicateurs : nombres de nouveaux partenaires, nombres de projets en cours, nombres d’enfants suivis par les associations, et nombres de réinsertions réussies grâce à l’accompagnement des éducateurs.

Gestion des risques

Risques Impact négatif potentiel Stratégie de gestion des risques Absence

d’autorisation de tournage

Impossibilité de tourner en extérieur a Niamey

- Un parrain local, réalisateur de ORTN, prend le projet sous sa responsabilité morale, et obtient les

autorisations.

Absence de réponse

du public Absence de portée du projet

- L’atelier théâtre sert de test. Les enfants participent avec enthousiasme.

- Un baché effectuera tous les jours un trajet pour chercher les enfants, puis les ramener.

Défaillance du matériel ou des compétences

Absence de portée éducative du projet

- Renouveler l’action formation.

- Intensifier le travail individuel d’accompagnement - Partenariat avec ORTN pour une partie du matériel.

Absence de moyens de diffusion

Absence de portée préventive du projet.

- Partenariat local avec ORTN, caravane en campagne avec AJSN…

- Partenariat en France avec Sarcelles, associations, festival…

Références

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