, 'J
"ARTICLE 1.
648 Co'
0 .E CRI MIN E L.• 1
XIV.
T 1 T R·E
Des Interrogatoires.
Les prifonniers pour crimes fèront inter.rogés inceJJamment, fr
les interrogatoires commencés au plus tard dans les vingt..
quatre heures , après leur emprijônnement ,. à peine de tous dépens, dommages & intér&s contre le Juge qui doit faire l'interrogatoire,. êf
àfaute par lui d'y fatiifaire, il Y fêra proce'dé par un autre Officier, jüivant l'Ordre du Tableau.
1.
L
Es interrogatoires doivent être raits au moment de la capture &emprifonnemem, fi cela fe peut , pour ne pas laiffer à l'accufé,
1~
temps de méditer des fyftêri1es pour' éluder la vérité : il eft d'exp'é..nence , que les premiers interrogatoires font les plus avantageux, ils produifenr des réponfes moins préparées. Les interrogatoires font les actes les plus difficiles de la procédure; les Juges les plus habiles, fe trouvent fouvent embarraffés. M..Jouffe, dans un préambuleou préliminaire fur ce titre, nous a donné à
ce fiijet
des .obfervations très-judicieufes.La
prenuere chofeà
confidérer , c'efl la qualité de l'accule; tin homme ,du"commun, doit être interrogé autremenr que celui qui eft d'une con~ltlo~
plus diftinguée, on doit avoir pour lui plus d'égards. Celu,! q~1.
paroît réfolu & ferme, doit l'être différemment du timide ; l'mtl'e- pidiré eft Iouvenr la marque d'un mauvais Iujer. Un acculé quia l'ait fourbe & rufé , exige plus. de précaution Be: d'aéHvité en
l'intel'rog,ean~,
qu'un. homme fimple &; fans déguifemenr,Le
fourbe' doit être fatigue, aulIi-bIen que l'intrépide, par plulieursinterrogatoires, pour tâcherde lesréduire
à
échapper quelques verirés, .. Le Juge ne doit pas témoigner être en colere, ni paraître trop fami- lier avec l'accufé , il doit interroger avec afliirance & fermeté, & en
n;ê~e
temps avec dignité, &cependant avec modération.Il.
nef~ut p~~
redlger les interrogatuires, fuivant l'ordre des faits; parce que 1accu~e, dans cette manière d'interroger, peut plus facilement fe Iourenir dans Ies menfonges, fans fe contredire; un Juge habile intervertit l'ordre, en fairant l'interrogatoire fur un indice, &tout de fuite fur d'autres fait!
différents & éloignés; & ainf d'un indice àun autre" pour venir
a~
premier.; ce qui fait ordinairement échapper à
l'accuïé1des vel'ités qUI
;1
DES INTE~Rô- ==~~=~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
.", GATOlRES.
i fI '
,
'1
Tl TREX 1V.
ART tc
i, EI. 649
prouvent ces conrradidions , en l'imerrogeant ainf par circuit. Il convient fouvent de plufeurs circonllances qu'il avoir dcffein de défavouer.
Les interrogatoires doivent être clairs &fans équivoque; on ne doit pas demander fi un rel fait n'efl pas vrai, c'cft une Amphibologie, àlaquelle l'accufé pourroir répondre oui ou non, fans fe compromettre, il faut éviter les mfes , ou interrogatoires captieux; ils' feroient 'paroître de la paillon de la part du Juge; cette voie ne convient pas àfa dignité. Il ,eIl: vrai qu'ilpeut urer d'adreife; mais il faut que l'artifice foir innocent ,
'& fur-tout exempt de menfonge: il ne faut pas auffi alarmer l'accufé
'par des menaces', ou le Iiirprendre par de fauifes elpérances,
Il
ne faut 'pas l'interroger comme s'itérait convaincu., Le Juge. ne doit pas promettre l'impunité. Non-feulement ce Ieroie faire une promeffe q~il nepourroit tenir: mais ce Ieroit encore une voie indigne de fon caradere , &'qui mèrireroit punition, n'étant pas permis d'nier d'une' pareillé furprife; il ne peut même promettre que la peine
fera modérée. .
En interrogeant un accufé , il faut lui laHfer dire tout ce,qu'il veut, fans l'interrompre, ~ile contredire,&faire ~ autant que l'on
peut,
rédiger le tout par écrit. Le Juge doit dider fon interrogatoire" àhaute voix, afin',que I'accufê ait le temps de, faire réflexion à fa réponre ;"càf comme font "quèlques-uns, '·d'adreffer la parolea
'l'accufé,' & de lui, démandeï' fa réponfe fur lechamp, pour enfuire faire écrire la demande ~la~épon.fe, il 'Y auroitde la furprif(, qui, mettrait l'acculé en droit' de le rérrader , Icrfquele Juge en (eroit à diéterta
réponfe. Le Juge doit ditter claire- ment l'interrogatoire, le faire'comprendre à l'acculé ; & attendre avecpatience;fa réponfe. l ' ,
" Les
plus: habiles ont toujours les yeux fur l'accufé,& ils obfervent avec attention tOUS [es mouvements. S'il pleure,s'ilfoupire,s'il tremble;&pâlit ; , ils lui en demandent la" raifon. Enfin s'il a rom dénié dans fan premier interrogatoire, ilfaut lui en faire un autre le lendemain Où quelques jours après, & s'il perfifte à tout dénier , il faut, l'interroger d'une maniere plus circonftancièe , en lui objedant les indices qui font prouvés, pourIui faire connoître la faufleré évidente de [es réponfes , &apr,ès,avoir.rafièmbl~' tous les indices & routes les preuves, les réunir , ifiil de lui faire voir que fan oL1;ination
à
dénier des faits prouvés1
découvrela: fà\.lffèté
de fes l'éponfes.' ' , ' ," ':,'" ',
2 L'article X:XXIX du réglement de .la Chambre
SQuver<li~~.~:Jéa~teà
Poitiers ,:du 1)Janvier'r689,porte connueèelhi-ci,CJ.~el.~s J~géS
Iraq
~e~6pt . dans,le~!i4~
heuresdansl'a~4üQire,:
aux inrerrogatoirés'~çs~.c~?fés
,faps, '"q~e les
)?ùties :civiles' ,ou .leurs'p'ro~ur~û~~:'/' ,p~i~n( l; êt~èr wéfenr~I~
,nr'.Y
afl~ftet ;,11lq~~ 'les)nges p\uffep,r pbh&~1:'1es, ~c~~fe~l~,f~ya~çer ~es
:, frais
~es
l)lterr.ogàtolfes'; .a peine' decOllcufliptl.~ffeth~em~nr)eJug.e
ne peutproceder aux lDtel'rogarolres dans fon
Hôtel,
fuwa11-t'~~art1~,le IV de ce ture, (bpêu'le Iuivam UJlArret'
du"PaHementde:raris
du',~2"Aout
1709 ~ quiH
:.l.DES IHTERRo- , GATOIRES.
COD E CRI MIN E L.
1 fitdéfenfes au Juge Royal de Calais, de procéder
à.
aucun interrogatoire del'ac- .DES lNT'ERRoA cufé, Iinon enconféquenced'un décret auparavant décerné, ou que l'accufé"j~IOIl~ES. n'ait été pris en flagrant délit; auquel cas il peut l'interroger hors le lieu où fe rend la juflice.
3. Si le Lieutenant criminel
ou autre Juge,négligeait de faire
l'inter..rogatoire dans les 24 heures , l'Officier qui le fuit n'aurait pas befoin de conflater le refus, ou la négligence , elle eil: prouvée
par
ledéfaut
decet
Aéte.Ainfi
il Ieroir en droit, fans aucune autre formalité, d'y procéder', après les 24,heures.Op.
obfervera à ce fujet ,que l'Ordonnance fe feredu
terme commencer, parcequ'il
peut. arriverque
lesinterrogatoires
durent plufieurs jours; & même qu'il yait
plufieurs accufés emprifonnés pour le mêmecrime,
ainf il fl~ffit'de commencer les interrogatoiresde
l'undans les
24heures ,
faufà
les continuerou
àen fairede nou-
veaux, les jOJlrsfùivants à'tOUS
les
accufés. ,. 4, L'Ord~nnanœ de 1498 rapportée
parGuénois liv. 9 ,
titreL, paragraphe
2 1, tome 2,page 788,
porte, articleCX, que les
procès criminels, s'inllruironr l~ plus fécretrementque
faire fe pourra ,fans
y appeller le Gèolier, les Sergents ,Clerc~ni
autresqui n'auront fer-
ment en jullice. L'articleVI.
de ce titre s'eû expliqué plus elairement;car il veut que lors des interrogatoires, le Juge ne Ioit affiIl;é que uQ f?n Greffier. Ce
qui
cependantpeut avoir
des inconvénients;1car ily.~4 des accufés fi violeurs,
que le
Juge ne Ïeroit pas en fureté, s'il n'avoit point de main forte; fur-tout fi l'on fuivoit le. fenriment de plufieur~Auteurs, qu]
croient
qu'il n'eft pas permis de faire mettre les fers a:Q.~pieds ~ un accufé , avant de
l'interroger;
afin qu'il ne puifl'e direqg'll
n'éroit pas libre lots de fes réponles. Mais l'ufage eft contraire
;aucUl1
e~rdànnance ne Frefcri~ de
faire
ôterles
fers, aux accuf~spourles
mterroger.ART 1 C L E II.
Le Juge fera tenu de. vaquer ai p~rfoltne IL l'inter~og~toi~e,qlti ne pourra en aucun cas Ure Jau par. le Greffier, a pem e dr,
(l~llite' & d~ùzterdfaiqn contre le. Juge 8' 'le Greffi~r, ~ 'de ()mq cents lwreslamende envers nous contre clLacun deux,
dontils ne pourront I!re décAargés. " ; '~es:
interrogatoires4o~ve)1t a~f9Iun;lent
êrre,fai~s,
par le Juge,; j'ep ai'\T~~'\[er,.Clil: farlem~nt ~e
Dijon , "parce qu:n
fuçprouvéq~e!leGreffier,
de 10 ffiçlahte4e
lam,~m~, vll1e" ~n a,voi~ fa~t uneparrie , ,pendant ~u.n1 mpmenrque
.le Jugeset91t, abfenre;quoiqu'il fût
revenu: PPllfle,
fil11;,~&"
que
laleél:ure du, i9.~teût.été
faite ~l'accufêqui
yavoi:
perfift~ ifa~s proteftatiQn~ ~,ep :pré[ence
du,luge. .
,~ ~ été .ob;feryé.,
,{üf,'l'~rti~le pr~cédent, qu'il n~ eit pa$ per.nüs "au Juge,
T
1TRE
lXi1
V.I .ART
1C L ESi1 I. 65
1cl'ufer de rufe pour tirer J~ véritél'de la -bouche
d'un
1fàtCuié qu'il
croit :-- .~ -; f!coupable , & qu'il connoît pour un criminel
'qui
'échappera à la peine DES l~TE'RRo.qu'il mérite
ft
l'on fuit lesregles
ordinaires. Lebrun dans fon procès GATÔ!1\l\:~.criminel liv, 2 , chapirredu déclinatoire , à la fin parle de ce cas, &
,.dit
qu'il y a des Juges, qui .font emprifènnerdans la même chambre 'un
hommeaffidé ayan't
les fers aux pieds:" que cet hommefaitconlidence de, pluiieurs crimesà l'accufé ,
auquel il" fait prêtes de, grânds ferments qu'il nerévélera pas.leIecrets
cequi
engage l'evr"icrimillel ,gagné
par 1~ confidence quelui
afait,
l'hommeaffidé, -de lui découvrir
fon fecret , &'qu'enfuite cet homme lui étant, confr.G>nté" on peul: condamner l'accufé à,l'aqueftion.Mais
Lebrun qui applaudità
cette jufe , &qui ep. propoleencore. d'autres , .ne feroit pais ~
pr.éfent
~c~Uté, favor~blell),em.' Le Juge doit, faire Jesefl'ottspour .tir,er;la vérité de la
bouche
des.accufés ,
ildoit avpir
un: wan~zele,
pour la''punitiondes
criin~s ; mais,
il
fecomprome't, tonjours ,..'lo'rfq~'iJ .s'écarredes' regtes
ordinaires.Il
peut cependant :ufe'r 'd'adréfle, . comme celle
dont:p'aff1e Brillon- au motprocédure,m>$$;
unhomme .avoitété tu& d'uiï'coup' de
pift,qleo
pftr ung~u.cher,! ce:qtliJe
recori.~oi[oit parce que' la platinedu
pifto"\e,t t1'91Jvé .furIa pla,ce,·,.;~étQità
gauçhe.;
le'JugeeninterFogeantpâcé;llré'~lai!fa tomber fon gand."
:l'accuféauffi"'tôc"lei tarpa1fa",de la:
~aingaric4e:,oeue fineffe 'eft; innocente " mais ellene.me paraît
pas
devoirprùall.il1e'iungrand
effèt. Il m'eft arrivé d'interroger un accuf~ ,-que j?avQis;toutliéi(deçr9i~~ qu~.il.d.~guifoit;fon nom. Apreravoir finj.!, dans le: tël11pS
qu'il
fOrtqi~de la chambre, jel'appellai par le véritableDOl? f~uslequelle coupable~toit .4éfigp.é, ilrépondit furlechamp; enrevenantamoi ,&medemandant ceqlJe j&,voulois.,· Et 'enliiire s)appercevantdeil~ rufe., ilfm.,.f~ troublé, "qu'il endemeura .confas Je.lni:fis
à
ice' fujee de nouveq.ù~ în~èrrélgatoires', il fut fort émbarraifé,:.&
cependann il.perfiftaà 'direr
que'Ie nomduquel
j,e l'avôisiappellé:
n'éroit, pas, lefien, ' , :
~:".'
n :. 'Boutaric , fur l'article VI de oe titre , n'approuve aucune rufe ni
~dre[e; car il dit que les Juges font dans l'erreur, lorfqu'* croient qu'il
l~~r
eft
permis d'ufer de toutes fortes de voies-pour arracher 'la véi'it~de la bouche' d'un accufé; mais qu'il n'y a qu'un f;iû~ 'zele ; &
ilIf,ïéle
i~di~cret, ;qui
puiife
le~r faire pa}ferlesbal'~~sp:eferites '~ar'l'Çrdqn~a9ct:Il dir avoir vu depuis peu '. blâmer .PubJlquement,la:cbnduw~' de'deux Magiftrats, dont l'un avoir interrogé l'acculé fur des faits, qui à
la
la vérité conduiraient àla preuve du crime, mais qui n'étoient connusque de lui
feul, & dont i11n'étoie fait aucune mentiondans
les infor- , mations, ni dans les.mémoires du Procureur du Roi. Et l'autreJuge
par une adreffe captieufe , avoit Iourenuà
l'aécnfê,qu'unde
fes complices avoir avoué le crime pour l'induireà
faire un aveu femblable. Boutaric a raifon de blâmer ces deux rufes , la derniere fur:tout, éroir une furprife fondée fur un menfonge plus repréhenlible dans un Juge que dans touteautre per[onne , principalement dans une occafiop.
auffiférieufe.
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E C R'
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E L.,~-• •, . < - SQ , Ceux qui promettent auxacculés l'impunité, 'pour prix del'aveu;qo?a~
DESA
~~;TERRO-
ferontde leur crime,font
lesplus blamables:parceque fuivanr nos meilleursG,
?'~~R~s. Auteurs, on ne p~llt dans ce. cas.condamner un accufé , fans injuftice , s'iln'ya pasindépendamment defa.
confeffion,des
preuves concluantes.'~eJuge .qui h;lzarcte une.pareillepromefle ', ltl;eft pas maître de ·teni,r'f~
parolej il.n'y aque. le Roiqui:puiffe aUtbriîer: une [emblabk aél:idn~
.comme cel" eft.arrivè, quelquefbisdans. des.cas.oü il s'agi{foit
dec4,nies
de la d~rnier.elinipoftancè.,
M.'
Favre, dansfonCode,
live 7, titre~XV, dqfinitiRn :8, pag~;189°',
prétend que dans cerrains cas" le Jugepeue
hazarder..la promeIfe 'ld'impUllité.,. Cum bOni/!:;judex modis omnibus éurdré -.debea.~\, ~tf4,[fiverit4ts habeat.1tr, interdùmei permittcndum
el,
"ut rco{u~~e,~
conditjp'iJc ".Ji i~g~~u~ :f~febitur, ,<pro~ittl!t, :~mp~~!.tatem.
'Q!.to fa40j
J!rQ1f.e ex}rtâ,tta're~ çenJeffiqne '" non' ca imtJfls ,:[cd rlJ.mus ütmenadçond~1W'
!J~!ionertr :'Veniendum
er.ir.
sed.itttJi
in ca ,CI}nfdJfione '1eu~ ex intervdltoperfti~i:t:e~~fi'l 41~oqu; c~rturp .eft'poJfe:illu~.reftli~e '. (p':tjuidemùnpftntJ~ i~eftit~,'~t ne~
proptcr'cjufmodt VllrMttonem,
altaJi
tndtc1a nuflaJirlt, quttJftont fubJ1c!cn,dltf, fit, non magis 111471'i.1' nunqua~:confoffus fuiJfu. :fl!!:&quanqua!1J ita/ùJtt, ,caverctemen J~dexdcbet.,. 'q(Mntumfacere potefti,"htdtb,hoc CO,nftlto'abfttnc,wJ .nec,pc~ dolum iJel cuni~1JltJ},bopi. viri..ô.ffi"Cif~r»imjlere·;vÙleat#r"lta" Senftt~' 1595. Voyez au même fujet.:uneobTervation):du triêine)\:uteutfuf ~~rt1cléXI.
du. titrel,
n. '19, oùi~ .prétend~
que dans, le .cas: 011if'
s'agir de fauiTê
.mosnoie.T,e Jug~ peut promettJ.:~ -I'impùniié à:celui "qui' i?~iglle fe~.complices, Mais il veut que le Juge 'endeman'de la.>perrillfllOna~:
Prince. , ' , ' , ! ' • " " . '. , ' "
~:~~,~Toutesles
fois.que.
dans .une, procédure.il. furviemdeno~vdles:\
t;1f
a,rg,es , foit ;par,î;~es dépo.fitibns~denouveaux témoins ,:ldit:pa;r.1lacort~;,t~e~o,~ .des complicesl'·'> .ilrfauc tk.iÛrèr les dnterrogatoires"; ,par:ce,q,~9~
}:on~~peut ~Jug~r; 'tD:accufé fur .des, charges furIefquelles iln~a,:pas ete:
intérrogé. Il ne [érait même pas regulier de; faire ,la
cohfi.·ont~tfOn .d:
st~moins ". 01l celle des accufés les uns aux autres, avant de les avOIr
œrerrpg~s" 'rùr;;tp~tes :
IJscharge,s ;' ainïi ,qu'ila ,~té
jugé. par, Arrêt:de .·la H:t'qurpen~f:~:pê-PS, '~Y,f24·MatJiU'';' l'apponteau'Jourhalde~~ap:dlences.,~rl,ln~~u>tftr~, ~YU:; t1uaXi:9"
·page. '1'39
t,,ditHûe,ce
Ieroir.ôtér.a?x:,a~cu",ré~
,
indire~~l11e;t,t'I':. le;, .moyen.de fe défen'dre. -Ilcite,à
ce fujer1Q1J1l1tllien~;pc pu1. ub) liv,
)~"titre
Jrchapitres'XL&,X~I.')
',l' - l'; ii: .: f; : ,.!.;- 1:;, l '
ART 1 G LE' 1 V.
Ilfe~~.procédlà l'inurrogatoire au lieu ou fi rend la Juflice
J 'dans la Chambre du Confëil ou de la géole : difelzdolls au»
Juges de les
jàire dans
leursmaijôlls. , .
1 ;
DES
INTERR~ -
GATOl:aE'$;'
111. ; A R'T' rc LË
T
1T R.~1:E' :. )'1'x 'I"
-Vi..T "'A"I.-R T TG L 'E ,.. '" , "~\I 11
•, ' , " l 'J : { l l o i ' l 11 ~;.1 ' ,'~;l l ' f :
~os l,Procureurs, ceux des' S~ig~eur s, & les partiès 'civiLes"
pourront donner des memoires-au
1Juge pour cùuerroger
l'.ah~.''cuJe', ~aTtt'/ùr les faits portés, ptif.l'ir'iformatioli', quNzuirès
J'f04r s'erz Jêrllir ail1/i qu'il allifêra.' .
1•.Cet article foufTre deux exceptions, celle
de. Fàécufé
prls:enflagrant
délit, &1 arrêréà'lil clameur publique: l'autre'quand:lé~ Jugè' [e trouve dal1sle lieu.où fe fait la capture, fic'dl:dans [bh·réff"ort.Ilyenamême une troifieme;quieit). quand'l'accufé eftmaladedans
fâmaifonouailleurs ,Lanéceflité d'avoir promptement f~s réponfes , autorife le!Juge à s'y tranfporrer pour .les recevoir,,Il y'aauffi d'autres cas oP- la regle de cee article.n'auroit pas lieu.'üeft celui d'uneJ\eligi~uf~ décrétée d'ajour- Jlement
perfonneL
.quipoqrroie
1être,entendue ;dans .
'lerparloir: de fon'
cou..,
, : ' t' ,~~, '1 ;( p "i ' , ' j, ' , •j, •J,1i~ ",1: ' .~'.
,"~et
Ardcle
p~rm~t' '~ux·parties ,pu;?liq~es '& ~UK p,arties civiles , del donner au Juge des. memoires pour ,Interroger 1. acculé " tant fur les faits d~ l'info:m~ti?n" qllautres., .Jv.1~is il ~':~j,?uté,lque. ~e J~ge', s'en fervir~, comme Il. aVl[era. Ce :quile rend, :maltred en fane utage ou non. Si une partiecivilê
inléroie dans fes mémoires des, faits étrangers auxquels elle n'auroirancun 'intérêt, elle contreviendroit aux regles qui ont été . explig~ées.fur l'article l, du titre 3 , n. 1. Le Juge PQurroit,' cependant ~ pçu,r le bien publicin~errO'gerJ'accufè fur-ces'faiçs étrangers;, ces mémoires ferpient regardés comme'unedel~qnc~a~i~n qui:autorif~roiF lapartiepublique àtaire lespourfu~t.esp~r une,pr~~édure)~paréerPour~e,nger1e.s qimesd~hdn,:,.ces.,par la même raifon , "un Juge, p'eut dOffice Interroger l'accufé fans "
111:6mùires fur des faits, '~onc~rnant uh:aucre,cr~me,
dont
ilauroireu '
avis -; fur-tout fi l'atcufé éroirmal famé. , : ' ,.lI
eIl: d'ufage, de ne recevoir;l~s~ in,éïnoi~::s,:qpl)t parlecet article , que fur i d~ 'p~piâ, timbré &; lignés,~oU?-m~,les plamt~s; ;tp.~t.parce qu'autremenc jonné'pourroie lésvifer :dans les a~es de)a prpçed~~'e&le Jugement, qu.e pàrce qu'ils, peuvent tirer à,g~'ande conféquence ;, .comme il viene d'êrre obfervé.. Et 'qu'ils,pourroiene êrre défavo.ués. .
654 C
,0 D EC,
I,tr
MIN E L., . . § vent. Idem du cas où un Juge s'ef] rranfporté fur les lieux, pour
fairt
l?ES INTERRo~ la confrontation des témoins; s'ilfurvenoitde nouvelles charges, il pour·GA.TOIUES. rait encore interroger ,l'accufé dans fon logis. On trouve au Journal des audiences, un Arrêt du Parlement de, Paris, du 12 Mars 1712" qui Cl.
permis de faire des édnftontations. en campagne dans une auberge, ce' qui décideégalementle,cas.des interrogatoires, puifque-lcsconfronratiorsne peuventaufli être faites
à
l'hôeel du Juge" ainli qu)jl va être, expliqué .aunombre Iuivant. '
2. Cet article de l'Ordonnance, ne parlant que des. interrogatoires, il paroît que les,informations , recollements &: confrontations,'pourr9ie~t
être faits dans
l'Hôtel
du Juge.Il
eWcependant certain quelesconfron- tations ne peu:vent: être faites que dans l'auditoire, au Greffe,-oa'dansles prifons ; ~car l'Ordpnnance,de 1$36 '; pour la Bretagne ,article XV ,porte.
quetes
confrontations feront faites' dans .lesprifons
fermées, 8ç'l'article
XII,
du titreXV ciaprès, veut quel'accu[é
Ioiten prifon pendant,lacon~'ontation ; ,ce qui donnebi~nà entendre qu'elle ne fera
pas faite dans la:
maifondu
Juge. -. ' . . . ( , . ' : ,Il
n'en eft pas-de même'de$
fufopriatio1iS" Aucune Ordbnriance n1;1 défendu aux Juges,dé les
'faire, dans leutS'maifons,
Cependant Muya~tde Voug,lans, dans [esÏnflituresAimp.rimées·en
17$7"
pa~edb
,'par:~e, 4, chapitre 1, rappone un Arret du' Parlemenr-de Pins, du'ID JU11l 171I , par lequel il a été enjoint au Lieutenant criminel de Blois, lorf.. , qu'il procédera aux interrogatoires &à toutesles inftruétions q1.l)il écher;!faire enla
ville de Blois; de lesfaire
dans leliéu
oùfe
tient laJ~rif..'
dittion du Bailliage',de Blois:
'fa~$'pouvoir
à'I'avenir faire aucun int~r:"rogatoire ou, autre lrtftru&ion criminelledans famaifon , fauftoutefoisenca~:
demaladie des témoins ou desaccufês , étant en décret d'ajournement.;
perfonnel, ou de foit oui ,
de
pouvoir par ledit Juge, fe tranfpor~er~u lieu ~h i}s font malades " pou,r f~i:e ladite inftru0ion ;.
&.
fans r1~11 Innover a l'egard des accufés prifonniers , en cas quIl Ioitcl
ufage e procéder aux inflmdions contr'eux en fa chambrede
la Géole , &; fanspréj~d!çe,
a?ffi, en cas;,~u fl~g;an~,
délit,d'in~el'roger
lesaccufés dansle
heu ou 11s auront ete arretes, ott autreheu
convenable. Com~eauŒ
dansle
casd'exoine, à
l'égard' de ceux qui fonten
décret·de· pr1f~
de
corps.C,er Arr~t
re,ndu pourle
}?réfidial de Blois , .peutPavoi~ é~é . f~r. des mov
fs particuliers ; nous n'avons aucune Ordonnance', qUl an faIt. au", Juges, ordinaires une obligation de; PEocéder. aUK informations &~U~':~recollemenrs dans leurs maifons,
E~
memecereeOrdonnance de' 167°"n'exigeaarl'in~~u4~0~d~ps,~~s:~u~itcir~$ .qnepourlesin~errogat~ires ~'con~:'
fr?n.t~ti?nS,
elle IPe.!,met,tacitety-ept:d.efa~re l~:refte
del'inft:ua:~on al~lpr?: ..
~ ~rt~c1e XXI~ d~,regleme~t!gë~~~aL4et.la,Chamhr~ S01.lv~rame[~antB;~ Ol~
tle~~, ,;du..
X,.s)~~V.+~~1 L,6~9\n~,
PeXIge~um qu~
pour.·Je,silllterrogatotl'es.'~anâu: :..
~~~.sfa),'l~r~Wlt1e" crlmlJ).~~le')l~· J~,ji'Q.d"l çh1lnltte,>~z(
.:~app.
orte. unArr ler.\..
~, .. ,.~ q.,ï ,r.' 1"" . . . . ' . f ' " i,
rar
emen\ll'T
1rR~E
[AXl~l., ~R 1:J c L.:;E ~J V~, 6'5.:'
Par~~m~n~4'Aix
,.dlf:;6
janv.ier ~677:;:q~!i a; ~1~HléJlé mlls,des
recolle- aL : - ~ -~.ments ~ contron~ations faits ~11)'iL maif9il du Juge,;,11~aiSjLâjoure qu'il
Dss
I!:;r;TERRo~fe~l1bl~ i9.~e~ le,s. ,~eçoneme~t~ii':'l·.mê1Ue.:.,Ce\l)&' q\û!vq:le,n,tn confroararionr. G,A;TOIB.Es"
pe~vent\ j\iêtref~it~'J p,arrc.~, qU~,'çe fonr.Ae :t1111plc$'rinftruttiQllS)~hi Je;font
en
~'abfen~e,'de: l'acéu{~r; Bd. il;'çtoit ~~l{;Orequ'il
~~''Ya~,~p.0inti d~ljmimtré pour, les\. confronterions .qui:f~nt:.fétiç,~,s;[enr,~o.H[~queaçe. d/,un:'::d-écrét ,d:'!a~jourq.~m7ntpel,ronnel, ~i' l'acc\~[( ~~ùJ) bien aller: en la ;n'l~~L01:Ndu Juge'~
& cffeébvement, nous 11avons a l'égard des confrontarions. qu:ell~arcide
XII, du
titre)~V,
qui pqJte qn.e' les' acculés {ér~nt en pl'iion' pe~dartt lagQntF01~oa.tiorr. Ç~;q\li né:,co.~cer-Gantq~e:il~s. d6~~ét,é~iide prife '. dei. corps!Q
~l.fuit;g~~ le~; 4é~retés ,d~aj?l:lrn~m~m per[~~nrl :~u ~é':'ioiü,:puii,r'PdurrHienh
~tr:e .c,Ql1frqnœs Jaux itenj.cgns dans.11~,mailon;~\~Juge) ,\Ai~1;U:ç une) L~
proh~~.iti~e'J&,,~~xpre[ei!.iippur 'Ifor~el:: u,{1"e 'l1uUi&·: .:U·.eil. :~eperidtùitl.
vraique l'l1fag~~ib. de Jaire
dans
I'auditoire ,ltla:ns:les prirons, ,,:ou'alti~l'effes.,. routes rGr-tes,de...ccnfronratien •mais·ppu.\: le: furplus dePinftrut).J
~~o?',:il.n'y a:q~e/ A:l'~t::âe;, I7Jric~pc;~,r~nànt.leiBai:1li~g~ ,de ~16is)'gai!
doit,~tre regardç~~oml~lelln:;u(ag~!lparti~nher q~:t,l}eIpeutfa.1t'el~Ol q.ansIlerJ , ~~l~reS}
S!ége,st,
~l ~r ~çro:Uve·el1 ~ntier.'clans'l~ F~i~~'JCrilpind'de; Dl:
,:8~~~~auJ"Jcmquieme.édirion-,
p.
84.9:;,V
~y~~Je'.J\egleme,nt)po1!tJ le.~Duche~pamedél~\.lchelieu, dU21- A:vrUrI~~9 ,;all Joürnal:~esAud1en'aes,.tome-4(;:p'L~5o.{:
il porte que lesi11terl'ogato~r~&, recollements," confrontations &' :répétiw tions d'Officiers,'[ëronç
fp:its,en ..
r~Chambre dù 'Canreilt
Voyezl'el1C6r~l:artic1e\;Yj) du
;thre XY.."
,11<.2••,d:' . ',il h · ) : . ;."1, ,:' ;~i~),I~:' ,If~ :Ilf.~ut,cependantconv~nIJ,qtîe mes.Précléce®l;1rs;~ &,les Jugesb.d.es·Jll.J1ri~
'C~~ il1,t~rieul'e~ gui s~ex§rGentà ,A\ltlli~, étoi~p.r.ii~uŒ;aan~ (Vufage:'cl~ rf~:i;l:b.
1.es'IÎ1)f9pna~~9PldaJ;l,s; le~' AtlditG)r~~,; ce q~i l}lf;o~lige~,,~e,' prfIèmœr01i~quêt@.
~\l'~ Parl~~11~pt.cie ,:Qijolil:;stlap.s··la·q~teHe, Yexp,o(art!~lèsl'moy.el1Br&rai(ons
!q
nit viennent d'êtreq.~tainée5 pOUl' prouvet que route, l'ü1i1ruB:ion.;Fouijoit~être.{aite,~ans Jà:in~if~f1 ~11
Juge
;p~I,la' réferv~; des Üw!:rrûgao.!ûlres ,&, !don~' fgmt~,tiipl1& ;;jeA~ .P\ls'âgepe.naa1!t,,~b.ge.QÜ· qU'llP2pre'1n~elj~Anr&r:ct
ui'ol'clGJ~nu;;q~;e :lf/~!J!~~qu~~e: f~r~it>:,çp111\n\mi<iu~eJ:a,u p1llSI'ancien .ipffioiœr, 1de:ilnO'trb Siege, filuh~'taYté).m ~çé ,fa\}~lrab~~'1 19,,G:OUf;
.Ipa
r;un\Jcl~or\.d (Arl~êt)~u;,;jrt~:M~~~rî, n30 ,,111'ap~?ti~a ~ pr9.c~4ejl;; en.: W9.1'l.ibôt~,1;,:~ ll'.i\~~~tio.ri;des ci11~oil]s
"~; lel\1rleGQn~~~enp, ._~.~ toU~~$;fautrés.,llJ.fl;~·l~(ij:on$i\ ~etitlr~,0aes'l~c~mlrnüs
f
yxcepte. les lp.tertogatP~res& ,çonfroma~lO~s ~ux"1ue.ls'Je,: ferOls.r:tenul,de:
y~que~, au lie~ où,:fe\,r~nâ. l~(\.J\liHce ;..&.cé,·popobilant tousu~ages\~ tel contraires:
mais
les auti'eqtÙ~g~s. delq.,.ville,
n~e .S[exporenr,pas~)ufet'~dm.~Aêw~ffiroitd.an~. ~a.ç:l'3;i11t~ ~~;f~ir~,~,ë~I)Ptopé~~res'\irf1é~·uliel'~~:~:~op.t:a~.~es
~:ug).lfaga,fqrt ;inClen.ql;l1, pp.l'Q!;t"iW01i'rlpn~,~ f~\Jfourçc:d~l1s.Ja))~elat;adlOlf 4H)\oi..d\l::~~ A~!'iLq§36,.,,~ui ,: a,rdcl'~i,;ç ':Jponte~ûW ~el
P?urI'6,nt!
}e~" "Prëv{>ts de .Ma~'~qha~flëe,jnavaiJl~J:à·l~in!bu:Çtipn."des rmce~'[qbe dans.
"J~s.', pr~[qns, ~. :nqI.lçtaJ15Jç*~.Jlog:i;s •. ;;'_ :U,i'';:.J~ 'SA ,~:<,~.:.i.,i.L .':
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DES INT1Œ.Ro- CA.IOIRES.
656
1COD EC.
RI 'MI N E L."
pas abuiive ,
fi
les~fIiciaux \qui n'ont poi~t de territoire, p'~uvè'n.t infor- mer hors de leur pretoire, ,a plus forte raifon , les Juges Laies qUl en on~un certain,'peuvent Jaire l'iafhudion criminelle dans toute l'éièndue',de leurs Jufrices. On trouve au joüinal des Audiences, tome 6, p. 164, un Arrêe. dit!
31
Décembre 17'1 r , qui.a defendu de faire les recollement~:1dans les maifons , &
ibidem" p.
184, Aurre Arrêt du 12'Mars1712,.qul a jugé quel taurela
procédurepeur être faite dans une hôtellerie, en cas 'de tranfport du
Juge. '. .' ' , . ' ,.,.
Dans Je, l'effort du Parlement de Par15, 11 n'y a que les informations quit puilTent être faites dans
les
mailons des Juge~,: fuivanr l'article'xyn
duRégl~ment général, fait par. cette Cour le .lo: Juillet 1665 ; qùipôi'tc ' qu.à tous }uges':fer011t tenus 'de faire-routes expéditionsdans'le~i~ge,'à
1?A:ldi;en~e ,iouGhambre.âu,'qonfeil?,-Ïans ·pô~v?ir. exercer- aucun!,aétede
J
urifdidion dans leurs 'maifons, Iinon poùrles élédions de 'tuteurs &cura- teurs , à"is deparenrs ;'p:!utages, ënquêres , informations.', 'interrogatôires en; matière civile, compulfoires,1redditionde
comptes, rapports devifi- tarions '" apprétiations, extraits',,!;collations" .,icomparaifons de feings 0:écritures, vérifications d'icelles;iéceptions'
'de'
cautions , taxesde'
dépens .& liquidations de dom~mtges
&.
intérêts. CeRéglement
-quoiqu'antérieurà
l'Ordpnnance, eft encore 'exécuté, carM:
]ouife qui le ràpp~orte, tome r , de fon recueil d',Edits, p. 624 , cite plufieurs Arrêts rendus.en exécution du même article XVII; [avoir, un du 23' Juillet 16'76, contre' les Officiersde
Mazarin. Qn Reglemem de '1714, pôt1r,.Ponrchartr~n,· .', uitailtre'::du',21Février
1683 , pour-la Connérablie , & un 'autrëdu''2~ lAvdl
167c9,J'pour'R.icheliew', Cet AuteuLeri'j,à omis deux 'plusr~c~nts,~e'l7~?:i&i' ~elt7.J2, quii\fer?nt rapro~t~$ fut'
l:artiéle,V dut~tre
XV"n. 7-,;Iparce, 'qu:'lls:''Ont cafre desrecollemenrsifairsdans',les maifons -des Juges: il fuit de toutes ces autorités que dans le rèIfor~ du'?arl~tnent de '~a~is, il n'y a,que les ioformarionsquipciifr~nt ê,tÙ' faiteshq~s' J~s
~Ud1tOlreS ,:~ que'tOUtlei 't,efte.d~, finftru&i0n.crinii~:etle
ne.
·p~lJt~!ê~r.é ;~alt;da.ns,ï~esllmalfo?s, ,des JugMT 11
y;
a:cepéndaritl!~utt~nt:desi'1n~ldents:au, fUJet defquels .Ils
dreffellt:à leur-hôtel des vérbau:x& autfesnâétè$;~, '. .",3, Par
~rr~t du:;~rl~'ménri,d~~àr~s
dU'28:Avrir~673,il,la:êté,è~j6~nt ,
~ ;tous;;Sfl~ne~tsd.a.~Olr rclesaudltOll'eS'pOur rendre la. JUfh:e:)~avec ,
defenFes .
~ leurs Officiers de la rendre fous l'es porches des 'Eghfes',. dansle~ .~l~e,t1ere~
ou 'dans. les cabarers., à peined'interdi4iop..Jou~l1alaes
Audlençes,.liv,,7" .chap.J, ,
tbmd3,.,p;538,
i i ' ::"J :Ji, : , ' ; . ; . •i'i4" Le, Juge dEg~~f~
,t
lot~ des:ifft~l'rog~toires d'url açêufé!:Ec?lefiâft~qu~., il"'\la parole
,.lol'fqu~l~
Infrru1t~6njoi~lterile~t
avec: léJugéiqy~J;
i,'m~1s11
i' ' ,:n~.pas,',d.1~~lt 'de dider (les,:Vrer~atix ,ou' :preambUles'des' aétçsl~dû •J
~ge,."',
La'le.
Voyez
les ob[tefvations·iùr,.l'Mtic1e·XIII~
du''titre'I'b;" 15; .J .). Un
Eccléfiaftique accuféde
fait 'de ch<iife,doit
être'iùrel'togfpar
v\~
,Juged'Eg1ife&'un'JugeLa1c,
,parc,e que ce déliteft·~ticontr~ven~.,(
~!O~, '~U':li: :'IOJ:do~ances 'qui
'forment', un 'Càs:pri
vil~gîé;'
nl~ls!'dans ce
'ca~: ~' ' fT
1T~ICE( XIV., A;R
T·rct Ji: IV. 6fl
ce.
n'
dl pas leiLieJtend~t Cr~Ihine~;
qui doi1
être :a.p'pelté à'l'intbrrbg~~'
':!; ,J1iiM;,.~:M~;';;"
toue. On trouve dans les LOIX Criminelles
,1
torne 2,p.
293, unArret
DES INTERRo~du Confeildu. 6 M'ars
1703 ;
rendu fNf la requête des '.t;.ge~ts 'Géné- G-At<HRES.raux du Clergé ,'fur .ceque le Lie~temantGénéral de la.Table'deiMa~hre:
de Bordeaux', refufoit ,de.fe, tranfporterà FOJlidali~é'j &;~voit;l!ri'êlne
rendu .plufieurs Ordonnancés porram que 1'àtcufé Ecdéiiaftiqu.e:~,p~r., ;'lui' dècrété, fe.rendtoitiau Siege
dé
la,Xa:ble de
,Marbre·pour;
êtfèinier~6gé;'& qu'à cet eff.et, l'Official Ieroit appelle: en confêquence , il avoir''inter~
rogé feul l'actufè.
Les
AgentsGén:éraûx"
remoetrerenr qùe' le 'Lieutenant Généraldiroit,
en' véiini'qu'il: éroir
Juge~cl'~ppel;
puifqlre; les Lieurenaars' Criminelsqui le :
forttaufli,
Ifollt.obUgés'defs
tt~n[portër d.an§)e~0ffi-cialirés , fuivalJ.t les 'Déclarations: de:r~678 &:::r:684'j 1'Ah:êt
du;
09nfeil
ordonna .q\le le LieutenantGénétat"cie,
la Tabl~?~e,Mar~re:,:'ou'jautre OHicierdu Siege , fuivaut l'prdrf(d~i,:ta:bleau ;rér/?# tenu'de Je
ti'~nfp9rter en l'auditoire de l'Officialité,pouf pr,oc~der i,conjdinterhe~t
avec: 1'Offit,iat .à
l'inftl'ué\;îon du'procès de;
l'Ecc1éfiaftiqüe: accufé , fans avoir' égard 'a~x procédures faites~upara\Tant fans' Oflkial ; qui furent déciarées'nulles rôn' trouve cependant. dans Lapeyrere,·1e~treiç
{n; .1-2" 'p. 42'"~~111ot.chajè'i
un A.rrêt du 'l'7Jt~in'
1713; :qui.a
'jugé:,que
les Officiersdé ..
là;T~b!e·libl Marbre~ pel}vèntcondamner:uuEcc1éIiaftique à.:uneJ a l l i e n d e .de·'é~1.itlivi'eS}pour
fait·, dechafle , fans
appellerl'Official..
AppilEal11,m~rit .qU'il
'l1'ayoît.pasaemanaé'Jon
:rertvoi,:&
qu'll·n'ayoit
,pas été reveùdlqqé~'V
oyë~fut, l'articleXIII
dutitre1,
n.14. '. '' '. _. ' ,.., , '; ',' ':
6. Sile Juge royal, quoique invitépar fommarion fJgnifiée
à
[on Greffe~ négligeait .de Je tr<lnfporter"dans l'Officialité,po~r-.ip.terroger:·unaccrt[€Ecc1éfiafrique, l'Official· rte, fer6it·pas'en droit deLpaWê(i'6ut~e.\. ~'d~inf.l
rruitefeul: 'tout .ce;qt\'i1~ feroit.f~ns:le'Ju~e"l'oy~l" ofeFôitit1ul " fui~arit . rArrêt, dtrConfeil cle1103, qUI vient d'et,re'ràpp61'téau nbmbre pré- cédent': on;entrouve,un pareildù Parlement d~, Pauisdu'41u
in
1707, dansleJournal;d.es-Audienœs. M. Jouife[ur l'arride,;XXXVlll de l'Edit" de '169>
,:p.
29) , obfervequecene infliruétion' eft tellement con;qime;que fi depuis le renvoi, ouaprèsavoir appellè
le Juge royal,
l'Bl$cHifinforme, ou fait quelqu'autre procédure fans le Juge royal; tO\lt ce qu'il a fait , & qui' s'en e4'énfuiy.i 'L'~~)n~~ ;:~ilil.Û~. q\!~~l a été jugé par Arrêt du ParlementIde Paris du
11
Janvier 1,7°2, & par autres des.12 Ja?vier17~4 , ~O p~~embt~ 171~ "~' I,8,pecen:b"r~\ ~7~~\,get1ut~U1:,a!~ute.
quIl en Ieroit dememe
de·
la procedure qql ferbltfaltepad.eJuge royal, fansJ'affift~nee de,l'Offioial), depuis-le "renvoi;;.fuivani P}1l&k d~1r678 ,& l'Arrêt du
Parlement
de Paris du jx
Janviet'17
0 2 ;'Une
papéié'ideces Arrêtsfe trouve dans le Journal des Audience&; p.infi dans le cas :de r~fus de l'un,des Jugës :, il faùtŒe poU1.woïnàida,'t]dr;rF~rfair~ fJir~
des
injo.l}Çtîons.auJtl~e,glltrefuie ;. bu ep f~ire:.(!o~met,t~e, un~uf~e.·7. L'inflrudion conjomte ne concerne
que
l'accufé Eccléfiaflique: le Juge royal40it
feul faire lesinterrogatoires des
acculés Laïcs, s'il yen. l
.1G
0 OlEC
R J. MfN'E L~;"'Pourront ~e'an/noùzS'le$ '4c,cuf4:1iriS 'en~flagra'!:~.:deZit" ltre
: '
i~ferr.ogl~l~anJle
Rl1emi~r ~li~1f:Jql;l;~fi;
trp1d:1J.era l~ plus com~~::;
l/J'ode..
~).: '.',
1 \: /:~: }, . ' , ' 1(; !i, ,., . : . .,: . ',' l ' , ; ' :.',i: i' !q; !j.\·::l ::;., ,;'i " , , ; , ' .' l ,Il y. 3;iepcoreplufieursiutf!esl"
ca~
:Ol.lJesdccufé$p.(3u~ent'
êtreirltèrrbg~~
hors
l'auditoire,'
ils:Jont'expliqués,fu~ '.l!arcicIe,ipreçéd_ent,n.
J &.z. '
11 • ; 1: of J ; . t~ . ,.' l,"1:~, ~ ji • ,t
1
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"
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_ ' " . a:4ansl~·11lê1pe precédure, mais s'ilsic1iargentl'Ecc1~:Gaftiq1.1e·dans .leurs
DES IwrER\\Q- réponfes, même s'ils le déchargent,
ils.
doivent,être recollés,par lesde'ux GAT'on?~:6s-:. Juges fur leurs interrogatoires ; parce q:ue dans cecas, le -Laicaccufê i~rt ~~. t~él:l1qhir
pù~~ pucentreJ'Ecclé·[1.ai-hque
acculè ': .ils doivent.même
lp~r.q~t~il~ifQ11,t.~ çh~tg~.."
auffi ~,tr~ ;confrontés.:les uns-aux antres,'.pat les q~ux1
j.lg~s:;CPiqui\âu~oit .lieu'.1quand:J7lê!TIe-lesinrerrogatoiresauroient~t~.Jaits;dan~)'J.tp.~l ~es }utifdJéli,ons,
avaht
que j'llo desJuges eût .été
an.nellé. '..':fF' . . . · · · · i f · '~""" , ; 0 . ' , , ', . ." l'i J i ";'1 ' ' ' ' i , , il.t1 ''.8,~e ;Jpge' r.oyal·,doit., .comme jl vient. d'être obfervé, interroger feul
1~afcufé. i~.,.~i.'c.,
:.piwc.1'.e.'.~~.;.li1.e 1?pfllcia.Ln~.a ~u.:c.uné.
'.Ju....r.ifaiB:io?fur,.:lu~i;
il.efr.lnyme,~l},:,dro~tAe ,r~fufer dJ~,,'col1.1pÇlr.01Jfe .p~rdevant
lUI,,;pour:..
~equl '~~g~f:'t€) l,~~..:il!~~r~Qgâtp~r.~s:'; n3~is ~1, jle:.pelltt~ufer',d.è comparoitre paraé~v~l}F.le~rde~xJijge?'.ppijr~,êtr.~~ r~coH.~ daP;s:fes~ r~p9n(e~, ~pal1çe que Ie-recol- le~~~ll~liY~: â!'f91~~l1YPt l1é~eff~üre p,Jl;Jqge~,.d~Egli[e'.'pour reconàoître
fi
dansIpj:~~'p'(~rif~~AB l;fl:.qç,l\f~iL~ïç:" ';1.Y,),~(de9Içharge:~ contrefon a'céufé.Ecèlé;.
~aft.iqij~~ .&
n le:
Jug~ ~'Eglif~!trQuve' qu'il y.~ .charge ou décharge; il e~) enld'fpit, .d:eI}:tiell~~1!4ell, 14nextraiTqui
11e peuthiiêrre
refuie:aul{~r~.~sAu; ~~q!l}ot~U:f pu
Ae;
hJ.:~na:rti~,~~yil~., s'il y en aune;jl''P~ut.même CJ1FQreI~ql;l,érir q;u~ l"~çc1iie L~'ic. f0)t de: J;touv~au intc:trog~.par.Je, Juge royal ~ p~gl\ '~~lruit_~.~tr~ :p'.ar-eHleniênt1~CQJlé::&' confronté,par)es:deux lpges', p~l.~ y:~çJl~t'ii"rIC .i j'j.dl, iY i '; - H; ." \, 1, loi "'11'~~~.pl'inçipes'
[oor
,ft certains,quÇ/,:p.ar
!Arrêt:du.Parl~1)leJ)t..dèPatisdu: 14 Janvier ~713 ; rapporté au tome 6du journal qes Auaienees,p.
30i,il~~~té'jugé;
gU,e'
l~()ffiGial,peutulIifier
àl'interrogatoired'un
acçufé Laïc"~"Ü}i,:pjlrq~va~tJ,ç {Jqge'Ir0y,fll)fe~ul ,&o~ l'on .conclur-que l'Officia] a,drolt df?,j
1?r~?rdr~·;Ç,<0in~1t~~kad9n
i :clé:~OJlte;,la :'proce~urë,
faire: féparémel1taans1ft-)urlfdl&lqn1
.Laîqne,
afl!1 .~~d:Qnn91tre s'il: ".y.a, quelque
charge,j)~Mçh~rge JU, {ujet, de.l:açcu~~ ;.Eqcl~fianiquy:
."
~Qut~s.' ces -maximes. furent~~abliesfolidem~Pt;:par
M.
Talon, 'dam (es 'colwlufions, au fujec dedeux .~çc1éüaftiques açcufési;eUe$ (~;tr~ouveJlt dans lescauf
es célebres , tome9t E''·39)' ,Voye~~~~ore aufiijetclé
,Vinftru8:ion cOJ)join~e,les, pbièrvàtions'~uF l"~!~,t}C~q: ~nlA~ ,tiçr~J ':n', ':1f?&Juivg.11ts. ,j 1\ ..' ~} .!;.
j ., t ." r , ,'.' ' ',.' ., ).'
I.,p :)' {'j ; . , : , ' ,::,", :.A '!IJ:'( ),. i' . Y'
TLTRE
XIV,
ARTICL'E'IVl ,659
. A;R .1 l CL" E V 1.
!-'t~or:e ~ qu'il
Y,ait, püf!ieurs accujé's, ils
[eron:ùl~erroge's :."
fe'par~/ne'li,fâ'zS 'aJliflarzà, de, pelJôllILe , que' du Jùge & du
.' ~~iffier . . ' , :;
~\l , 1; t 1 i
" L'Ordonnance prend t~utes fortes. de précautions pour que les réponfes des accufésfoient fecrettes; elle ne veut pas qu'ils aient communication
~W~C' aucun parent" amis ou.Conleil , avant d'être inrerrogés , elle veut qu'ils, le {oient' féparémenr , & fans queperfonne y puilfu être prèient RU~ le Greffier, parce qu'il n'dl pas poûible de s'enpafler. Tout cela,
~fin:que l'on ne puiffe leur donner. de mauvais confeils pour forger des fyitêmes contrairesàla vérité;&qu'ils n'aient pas connoillance des réponfes les uns des autres: c'eft la raifon pourquoi elle veut encore que les inter- rogatoires foient faits promptement: les Juges de leur côté, prennent
~ncQr~ d'autres précautions pour découvrir plus facilement la vérité..Ils commencent .ordinairement par interroger .les enfants, .les .E.iles ou les femmes les premieres , dàns.l'elpèranœqu'ilsIercnr.plusIinceres, &'1l10ilfs fubrils pour déguifer la 'vérité. ;" . . 1 . ' ; . • • • . Quoique cet article exige· qu'il
n'y
ait;que le Juge & le Greffier,il
.a:~riye louvent que le Juge! ne fe croyant pas .en fûreréavecde certains accufês violents , ne.laiflepas de faire refter dans.lachambre ,le Géolier, ou.quelques Cavaliers , pendant les interrogatoires', ainfi qu'il. a été expli..
quéfur.I'anicle l-de ce titre, n. 4; ils penvent mêmefaire mettre aux:
acculês des .menores auxmains.jmalgréle Ientiment de ceux qui penfent Je conrraire ; par les.raifons .èxpliqnées fur l'article, 1 de ce titre~ n, 4;
le Juge ne doit rien rifquer.
ART l C L'E V l 1.
l'accufe' prt;era fêrment avatü d'ltre ilZte~rogi; & elJ-fira fait
mention,
àpeine
-denullu». ·
.11 Yeut, lors des conférences fur cet article, U1~ef.wantedHrertation fur-Ia que~iorf de favoir s'il étoit
à
propos d'exige~des
~cc~f~s ,le fer- mentde repondre vérité. -Les uns de Meffieurs les Commiflàires remon- trerent que l'on vouloir faire une Loi de ce-qui 'n'avoir jufqu'alors été qu'un nfage, q~'i~ n'~toit pa~à préfumer que la Rel.igi~n du ferment ~Ût poner un acculé a- dec1arer des faits capables de lui fane perdre la VIe;que les Dodeurs formaient à .ce fujet un efpece d.e combat. entre les deux plus faimes obligations~favoir1 le droit naturel qui oblige l'homme
DEi lNTERRd..
GATOl:RES.
~A.. " ..._ _ à conlerver fa vie, & la Religion du ferment ~ui l'engage &lenéceffite
DE~ INTERRo- de dire la vérité: que l'Ordonnance de 1)39,article CXLVII, ne parloir
GATUIRES. pas du ferment des accufés , & que les autres Ordonnances n'en faifoient auffi aucune mention; que le Ientiment de plufieursgrands Magiftratsy' éeoit oppofé~ que les Romains ne l'avoient pas pratiqué au Criminel;&.
que pour monter à l'origine;'les Athéniens n'exigeoiènt pas auffi lefer~
ment des aceufés; qu'à l'éga.rd de l'Allemagne & de l'Empire'; 'les Ordonnances n'en fane aucune mention ; enferre que l'ufage contraire ' n'étant établi ni par le Droit Civil, ni même par le Droit Canon".~
étant oppoLe aux Loix de toutes les nations ; '& d'ailleurs, étant notolr~
qu'il:ne fert jamais àdécouvrir la vérité; il ne falloir pas faire une LOi.
de ce qui ne l'avoit jamais été pour réduire un accufé au. parjure. :';1 , D'autres de Meilleursles Commiffaires répondirent qu'il n'eIt pérmisèn aucun cas, de faire uamal , pour qu'il en arrive un plus grand, bien;
que la Loi naturelle fe trouvant combattue
par
celle du Chriftianifme~ elle lui doit inconteflablement céder, n'étant pas douteux que laI?Ol'tne foit préférable à un péché mortel; que s'il était permis de faire unfaux:ferment pour fauver fa vie1 on croiroit auff qu'il ferait permis' pour~
Iauver fan honneur & fon bien; que fufage du ferment émittrès ancien;
'qu'il étoir fi eflenriel , que l'omiŒon annulloit l'interrogatoire, &qu'il {e trouvaitdesconfciences timorées que la crainte du parjure pourroit
engager
à dire la vérité; que malgré le Ientiment dequelquesnouveaux'ca[uiftes;, . les Chrétiens doivent dire la vérité en toutes occafions , quequoiquel'obli- ,gation de conferver favie, foitde droit naturel, & même quelaReligiony
oblige, cela; doit s~entendre par des moyens jufles , Oc non par 'le recours du menfonge &de Pimpoflure , qu'il était 'confiant qu'enEfp'a:.
gne , en Italie, & autres nations de l'Europe, on faifoit prêter le fe~~
ment aux accufés , & que la même chofe fe pratiquait en France depùI5 plus d'un Bede: ces oblervations & autres qui
Je
trouvenrplus au long~étailléesdans le procèsverbal qui en fut dreifé, produifirent pour lapre- ,~iere fois ,une Loi précife pour l'obligation"~u fer~en: ~es ,a~cufés l~rs de leurs reponfes.M. Talon obferva aufliqu'il auroit ere perllletl~ ~a- broger un pareil ufage , parce que ç'auroit été approuver les. Opln1q~$
fcan~ale~f~s & erronées de quelques Cafuiftes qui permetteRt de mentIr en conlcieace . il eil: cependantnotoire qu'effeél:iveinent, il Y a prefque autant de parjure dans Cette occafion que de ferment; mais on ne pe~t punir l'acculé pour un pareil faux ferment, de même que eon ne p,UlllC
pas un témoin qui dénie ou cele ce qui peut tourner à fa propre' I~fa~
mie: c'eft le cas de dire quç les parjures d~ ,l'accut6 ~ du, témow, babC11f Deum fllu~ #ltorem.
660
CODE CRIMINEL.c., .
1. Chez les Romains, & même en France, avant l'Ordonnance
de
1539, un accufé fe défendoir par Avocat,. même, dans les plus. grands crimes: ; mais on a trouvé,qu'iléroir.plus àpropos d'obliger les accufés de .fe défendre par leurs bouches: c'efl-à-dire , par eux~mêmes, & fans
~ucunmél110ire ou inftruél:ion
a
la main , parce que ce mémoire' pourroit leur avoir été donné ou diété pour obfcurcir la vérité par des fuhtilités& chicanes' que lesconfeils pourraient inventer. . . '
Lors des conférences fur cet1article, M. le premier ·Préfident obferva que l'on accordoit aux accufés plus en certains cas que l'ufage d'alors ne le -,permettoir ; & que dans d'autres, on leur ôtait ce que les Juges juf- qu'alors leur avoient conlervéi que dans l'urage on ne permertoit en aucuncas communication avec un confeil, qu'après la confrontation; que le.confeilquelquefois ne leur fert que pour tirer les procès en longueur; ç,
~ ~aÎl'e échapper'l~s Criminels des, mains de la Jufti~e; que d',un a~tre cote, Ji des confeils avoient fauve des coupables , 11 pourroit'arr1v~Jl'
q~e
faute! deco?feils ,des innocents~ériroien~
; quek~onfei1,e~
,de~rOlt
naturel plus ;ancien: que. tontes les Loix humaines r qu~a la .verite , .il. nefa~loit
pasl'accot~el'alix'accu[és, ,quand,il'n'eltq~eiU~n,
que d'un Iimple fait 'ou1.d'une aého'n pour laquelle Paccuïê n'aqu'ademer ou avouer ; maiscqüè'qü~~~'il
ya beaucoup de 'procédure, & un wandnombre de faits' qui. dediandent une longue difcuffion, en nepbUV?I~
ôter~e f:~ours
à -l'accufê, ql.1andmême' il rte {el'oit pas accablé de fa difgrace;, quil n'yo avait point de '~i~é~'ence entre .la 'communjcation avec .un commls.~ avec
un
-confeil , .paiceque. ~~s commis po.uvoient "confulter ; .que
parconfequeœ
1"'
1 Tft
EXIV.
ART 1CLE'VIII. 661
,A RTl C L EV 1 1 1.
Les accufls ,: de quelque qualité qu'ils [oient , [eron: te/tus de 'répondre par leur bouche, fâns le minifltre de Conflil qui ne
. l
At'do
1 A I L .ï; ,pou,., a
eur ere
lUte,meme apres a cOIZJrontatLOn,
non-obflant tous uJdges contraires que nous abrogeons, fi ce n'efl P?Ur crime .
~t,péculat"
con~uJ!iOlz,banqueroute fi-auduleufê , rol de
commis ouaffodés en
matiere definance ou de ban..
que"
fa~ffetéde
pieces,fuppofitionde part, Es autres crimes, où il s' agira de l'e'tat des perfimnes;à l'égard' deJquels les Juges pourroltt ordonner, fi la
matiere lerequiert, que
lesac~'ufésà.pres
l'inierrogatoire ,
communiquerontavec leur con- flil
ouleurs
cotnmis:laiffons
àla Religion des Jùges d'exa-"
.1 r!zi/~er
1I,vant le Jugement, s'il n'y a p@int de nullité dans Id.
procédure.
> , " •~- j~
DES INTERRO-
GATOIRES,
662 C
00 E CRI
MIN E L.·~.~~~"""':t il étoir bon de défendre de donner un confeil,
fi
la qualité de la matièreDES INTERRo-. ne le requiert pas, mais que l'on ne pouvait déterminer rous les cas Otl
GA.T0IRES. les Juges doivent l'accorder , parce que la" malice n'a point de bornes , ..
qu'il f~ pourroit rencontrer des cas où l'acculéaurait plus befo,i.ndec?n~
Ieil que dans ceux qui font déta,illés dans l'article ; &c.' , '... '" . .~
M. Puflort repondit que' l'expérience fâifoic
'coùnoicre' que le'confeil
fecroyoit permisde procurer 'par toutes fortes de voies. l).impunité:~qu'il
étoit vrai que chez les Romains, & en Fraace, avant1539 ,..l'i:\écpfé fe défendait pal' Avocats dans les plus grandsc,rimes; mais que l'o~:~'a jamais mieux reconnu le défordre que le confeil produ~[ojt que d~ps.la Cliambre de juilice , ·oÙlès plus'
gr?-Qds procès 'il'onte~é\J'lig~s'que quand les'
acculés Ont bien VOÜhlen
courirles .rifques:
qu~i~'y'a,
'a lavéHté,
des. procès qui font'partie Civils., partieCrifninels,coltuue lepéculat, eoncuûion~.
autres,"Qù,i1
eftl1éc~f[aire
que.l'accufé coml~tmique avec
{escommis: maisqu'il
y en a d'autres 'Ou la communication ièroit.dal~~gere.ufe", ç9,m~e"dans
les .cas prévôtam:, où il,11:'eftg~~e4i91~,ql~e~Ae }~yolr li
U11 accu[ei a faIt un vot, ouun
meurtre: &queles cpnfel1s {ontfe~con(b
pour
faire- rronverdes
ll1ullités',.& faire .naiered~s (inddéntS'i"ci~
qMTaic que pourvuque
l'aceufèpuiffè
fourniraux
frais,les
expédients'llëilua,n-
quem pas.
Tomes ces réflexions
&.
autres, qu'il ferait trop long de détailler,;ne purent procureraucun changement dans l'article, Iinon que l'on yajo~t~le' crime de fuppof1tion de part, avec ces mots;
&
,tlutres crimes,:, ,où,.Jt;i'agir~,dç l'état des perfonncs.·
, . ,,' .:
! . 'l" ' .~. ';'1j! Voyez l'article
CLXn
dePOrdoroance. ded)'3'9
1il .eftconforme ,a:celiù7(!j,1, .', ' : ' . it '. " , : '. ' " . :: '; •
2.
C~~
;rtic1e'n'accorde
un confeil.aux accufi~, qu~'dan~
le ..cas
donOil·
fait mention, & autres f~m,blables;, mais ce n'cftqu'après;
l'interroga~~0!r~
,J,&même
leJug~ peut'
le refufer en .toutes fortes decas,i~otltefu
.Ialife ~lfa
prudence; le,
Parlement dePa1'1S
accorde;un confellii.c,eQXqui font acculésde vol
à
1'Audience., , .":, " , . . 3.;Lcrs-des.eonlérences .furcer article,
ilfutencore ,ohferv.tgt~~Jes
~c!cuf~~!~a~oien(beFoin
':de;~onf~;Îl ~
fur..t~Utipour e~aminer;, les.:nul1;t~s., de
la.
proae~t:re
;:mais on,répondis
que,par .les derniers tèl'lnysde.1~I.tlC},~
on
Y'",avoltpoU:'V?~
en,lMifam.à M
Religion .des Juges, ~ex(1.l11,!ner
JJlft
avol~ des
nullités,pel'fonne. ne
.Ies pouvantmIeU~c.oIlnO!tre qJl5~t1~ ,,~
que-meme
les;
paIrents.pcurroicnren
fairedes'
obf~r.vati0nsv, J&.f~l1:evo.~~\par.
r;ûfu~te IGSDu1~tés.:
èJfé&ivement;U; e~,.c?nft~nt:
,t}u,e:le,s
ipare.~ts .d~~~
accuü~'
prillent&pr1[onl1~er, peuYent,mal-gtSlrlUl~ fa,~r~ ohf~~~erJ~s.I?~lllites}.
ou' quiik s?eib trompé dans, ib,~ répoljfes'iJqU~Ü'in'~•~vQut~e.cJ.:ml~ ~q~e par erreur :
mais:
il,flliUC que. larcaufe:!Qe [erreur~fQit :ju:(l:iMe.j,~, ~~~~e,~ufe
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eftor,d.Î1;aire~e~t ~ondée
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