PREMIER QUOTIDIEN ECONOMIQUE DU TOGO
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L’économiste
LE JOURNAL DES DECIDEURS
N°0508 du mardi 12 avril 2022
du Togo
Le maraîchage, sous- secteur de l’agriculture, contribue à la sécurité alimentaire et ...
Dans une récente publica- tion, la Banque africaine de développement (BAD) a établi le profil genre du Bénin qui Dans ...
Guerre en Ukraine
Après un effondrement historique dans la fou- lée de l’offensive en Ukraine, le rouble a re- trouvé des couleurs grâce à la manne ...
Le nombre de demandes de brevets constitue tra- ditionnellement ...
Le sommet sur les transitions politiques reporté sine die
C M J N
Premier Quotidien Economique du Togo- REC N°0602/11/12/19/HAAC - N°0508 du Mardi 12 Avril 2022 Prix: 250Fcfa
C M J N
●(Pages 03 )
La BRVM ouvre sa séance de cotation du jour en hausse par rap- port à la séance précé- dente...
La BRVM ouvre sa séance du Jour
Bourse Uemoa
●(Page 07)
Solution de paiement en ligne
Défis sécuritaires
CinetPay lance un nouveau guichet
●(Page 04)
Des responsables du SET interpellés
Grève dans le secteur de l’éducation
Trois responsables du Syndicat des enseignants du Togo (SET) ont été arrêtés le samedi 9 avril 2022 et gardé à vue au Service ...
●(Page 08)
Maraîchage au Togo
L’irrigation en pleine mutation sur les ZAAP
●(Page 11)
Vers une seconde phase du PAEIJ-SP
Insertion des jeunes
Le projet d’appui à l’em- ployabilité et à l’insertion des jeunes dans les sec- teurs porteurs (PAEIJ- SP) devrait connaître une seconde phase. Le projet, cofinancé par ...
●(Page 04)●(Page 02)
Secteur agricole au Bénin
Les entraves à l’engagement
des femmes
●(Page 06)
Site web: www.leconomistedutogo.com
L’insolente résistance de la monnaie russe
●(Page 08)
Rebond des demandes de brevets en Europe
en 2021
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L’économiste
LE JOURNAL DES DECIDEURS
du Togo
● Eco-Nation
L
orsque, suite à son investiture pour un nouveau mandat le 03 mai 2020, le Président Faure Gnassingbé, fort de sa connaissance des hommes et de son expérience des choses de la gouvernance décidait de nommer Victoire Tomégah Dogbé à la primature, on se dou- tait bien qu'il y avait un changement de cap en vue.Ces prémices de changement se sont confirmées le 1er octobre 2020 par l'entrée au gouvernement de jeunes cadres dynamiques et déjà chevronnés dans l'appropriation des techniques récentes de construc- tion d'une économie moderne.
Car le défi que doit relever l'équipe du nouveau premier Ministre est bien celui-là : transformer l'économie du Togo et l'installer sur les rails de la modernité afin d'impacter au maximum les conditions de vie et de travail des jeunes. Cela suppose la création d'opportunités à l'exercice des nouveaux métiers et l'accroissement de l'employabilité des jeunes défavorisés.
Dix-huit mois plus tard, on peut observer que, avec l'accélération de la digitalisation par effets induits de la pandémie du coronavirus, les fruits tiennent la promesse des fleurs.
Du moins l'impulsion est donnée et le cap est pris.
Le Togo est devenu le carrefour ad hoc des échanges majeurs et des plans d'actions prioritaires pour le coaching, la digitalisation, la sécuri- sation et l'implémentation des fondamentaux des économies les plus performantes.
Pour être moderne, une économie doit utiliser des outils modernes. Au premier plan de ceux-ci, l'intermédiation, volet méconnu et mal usité du monde de la finance moderne se révèle de plus en plus. Plus que jamais indispensable, elle se modernise afin de s'adapter à l'avène- ment et à l'émergence de la Fintech.
L'intermédiation financière se reconfigure donc. Et le Forum interna- tional de L'intermédiation du numérique et de l'innovation (FONI) a été créé à l'effet de redéfinir les procédés à la faveur des avancées tech- nologiques actuelles. Le FONI, forum à fréquence annuelle, est conçu pour être une plateforme de dialogue et de concertation avec les diffé- rentes autorités de régulation des secteurs bancaires, financiers, des assurances et plus particulièrement des télécommunications ainsi que tous les acteurs desdits secteurs (administrations, banques, sociétés de gestion et d'intermédiation, établissements financiers et de paie- ment, institutions de microfinance, fournisseurs de solutions et de tech- nologie, prestataires de services, Fintech, organismes, secteur privé, structures connexes). Autant dire tout le monde.
La bonne nouvelle c'est que le FONI 2022 se tient à Lomé les 28 et 29 avril prochains.
Au menu des travaux, des échanges sur le dispositif conventionnel, lé- gal et réglementaire de la protection des consommateurs des produits et services financiers. Tout un programme dont Madame le premier Ministre et le gouvernement ont su capter la pertinence.
Alors vivement le FONI 2022 !
Aux décideurs ...
Le Togo au cœur des grands rendez-vous de l'économie moderne
Anicet Carlos OKE
Maraîchage
L’irrigation en pleine mutation sur les ZAAP au Togo
Le maraîchage, sous-secteur de l’agriculture, contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et constitue aujourd’hui une source importante de revenus des popu- lations en milieu rural et périurbain au Togo.
●Vivien ATAKPABEM
V
éritable activitééconomique occu- pant les exploitants agricoles durant la contre saison et source de revenus substantiels, le maraîchage tient la corde en période de soudure. Selon les experts du ministère en charge de l’agri- culture au Togo, compte tenu de son importance socio-éco- nomique, le secteur maraî- cher bénéficie ces dernières années, d’une attention par- ticulière du gouvernement.
Cette attention se traduit par plusieurs actions notamment l’appui à la structuration de la filière, la facilitation de l’accès aux intrants et aux kits d’irrigation à base de pompes solaires, ainsi que la réalisation de forages sur les zones d’aménagement agri- coles planifiées (ZAAP). En effet, sur chaque site ZAAP, il est dédié 10ha pour la production maraîchère avec l’accompagnement des ser- vices techniques du ministère de l’agriculture. Les cultures maraîchères nécessitant une source d’eau permanente, le
gouvernement a entrepris en urgence la réalisation des fo- rages sur chaque site ZAAP.
Ces forages seront confor- tés par des retenues d’eau dont les études de faisabilité sont en cours. Pour faciliter la distribution de l’eau sur les parcelles maraîchères, le gouvernement a signé un accord avec le consortium EDF-BBOXX qui a permis de mettre à la disposition des maraîchers 5 000 kits d’irri- gation à pompage solaire à des prix subventionnés à 50% avec des facilités de paiement étalé sur 36 mois.
Une campagne de vulgarisa- tion de ces kits a été menée en collaboration avec les ser- vices préfectoraux de l’agri- culture formés pour initier les producteurs à leur utilisa-
tion. Des dispositions ont été également prises pour rendre ces kits disponibles dans toutes les préfectures avec à la clé, un service après-vente pour permettre aux bénéfi- ciaires d’optimiser leur utili- sation dans le temps. Toutes ces actions du gouvernement en faveur de la promotion des cultures maraîchères au Togo permettront de créer des opportunités écono- miques et de générer des emplois agricoles avec des conditions attractives pour les jeunes et les femmes tout en contribuant à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Togo et aussi à l’atteinte des résultats attendus dans la feuille de route gouverne- mentale 2025 pour le secteur agricole.
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L’économiste
LE JOURNAL DES DECIDEURS
N°0508 du mardi 12 avril 2022
du Togo
Solution de paiement en ligne
CinetPay lance un nouveau guichet
Lomé, le 11, Avril 2022
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
CinetPay, la fintech panafricaine, annonce le lancement de son nouveau guichet de paiement en ligne.
CinetPay, la solution de paiement en ligne qui permet d’encaisser les paiements par mobile money, cartes bancaires et wallet sur les sites internet ou applications mobile 24h/24 et 7 j/7 en Afrique Francophone et partout dans le monde vient de déployer un nouveau guichet de paiement beaucoup plus robuste et plus sécurisé pour le plus grand bien de ses utilisateurs.
Ce magnifique guichet de paiement disponible au Togo s’adapte à tous les écrans avec une interface simple et facile à utiliser pour tous les clients. Il est à ce jour le plus avancé de l’Afrique francophone.
Cette nouvelle interface de paiement en ligne présente des évolutions majeures telles que : Paiement plus rapide et plus simple
Le nouveau guichet de paiement se base sur un processus de paiement en deux étapes sans redirection et détecte automatiquement le numéro de téléphone de l'opé- rateur mobile. Cette fonctionnalité permet de réduire efficacement l’abandon des paniers et augmente ainsi le revenu des entreprises.
Paiement plus sécurisé
Ce nouveau guichet de paiement en ligne est doté d’un protocole spécial appelé CSP (CinetPay Secure Payment) pour la sécurisation de tous les paiements via Mobile Money,Cartes bancaires et Wallets.
Désormais,les clients pourront faire leurs paiements en toute confiance.
Plus de 40 moyens de paiement disponibles
La version précédente du guichet de paiement prenait en compte 30 moyens de paiement.
Aujourd’hui , la nouvelle interface de paiement en ligne prend en charge plus de 40 moyens de paiement les plus répandus en Afrique francophone (Moov Money, Tmoney, MTN Mobile Money,Orange Money ,Visa ,Mastercard ,Mpesa ,Ecobank Pay, etc).Les clients disposeront ainsi d’un large choix de moyens de paiement qui n’existaient pas dans l’ancienne version.
Intégration facile et rapide
Les entreprises sont souvent confrontées à des problèmes tels que la complexité de l'intégration des solutions de paiement.Le temps moyen d’intégration de l’ancien guichet de paiement était de 3 à 4 jours auparavant chez CinetPay.
Aujourd’hui, avec le nouveau guichet de paiement en ligne de CinetPay, l’intégration de la solution de paiement se fait en moins de 24h , même pour les développeurs les moins expérimentés.
Guichet de paiement en ligne bilingue (Français et Anglais)
Cette nouvelle interface de paiement en ligne est disponible en français et en anglais.
Une avancée significative qui aidera les entreprises à toucher davantage de clients et gagner en visibilité dans le monde entier.
Guichet de paiement en ligne multidevises
Ce nouveau guichet de paiement en ligne permettra aux entreprises d’accepter les paiements dans plusieurs devises.
XOF (Afrique de l’ouest) ; USD (Dollar) ; XAF (Afrique central) ; CDF (République Démocratique du Congo)
; GNF (Franc Guinéen)
Reçu de paiement personnalisable
Le nouveau guichet de paiement en ligne de CinetPay, disponible au Togo, permet aux marchands de personnaliser leurs reçus de paiement en insérant le logo, le nom de leur entreprise, un texte descriptif du service ou produit et d'autres informations utiles.
“Ce nouveau guichet de paiement en ligne vient ainsi offrir des opportunités aux entreprises de développer leur activité dans plus de 10 pays en Afrique francophone.
Depuis 2016, notre but ultime est non seulement de simplifier le paiement en ligne mais aussi d’offrir aux entreprises des expériences de paiements uniques pour boos- ter leur chiffre d'affaires. J’encourage de ce fait les entreprises à saisir cette opportunité unique que leur offre le nouveau guichet de paiement en ligne de CinetPay.”
déclare le Co-fondateur et CEO de CinetPay, Idriss Marcial MONTHE.
À propos de CinetPay
CinetPay est une plateforme de paiement en ligne et de transfert d’argent qui permet aux entreprises et aux institutions de toute l'Afrique francophone d'accepter des paiements par mobile money, cartes bancaires (Visa, Mastercard) et portefeuilles électroniques. La solution de paiement CinetPay a la confiance de milliers de clients dans le monde, notamment des services publics, des ONG, des écoles et des universités, des assurances et des banques, etc.
Notre objectif est d'accompagner les entreprises africaines à atteindre leur plein potentiel en leur fournissant la technologie et le service nécessaires pour accepter les paiements en ligne 24h/24, 7J/7, et ce dans le monde entier.
Nous sommes présents au Togo, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée Conakry, Mali, Burkina Faso, Bénin, Cameroun, République Démocratique du Congo, Niger et bientôt dans les 5 autres pays d'Afrique francophone.
https://bit.ly/3KxKBSy.
Rendez-vous sur le site www.cinetpay.com pour en savoir plus.
Contact:
Email: [email protected] Tél: +228 92 10 41 61 +228 90 89 28 27
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L’économiste
LE JOURNAL DES DECIDEURS
du Togo
● Eco-Nation
Insertion des jeunes
Vers une seconde phase du PAEIJ-SP
Le projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs por- teurs (PAEIJ-SP) devrait connaître une seconde phase. Une mission d’évaluation se déroule actuellement sur le territoire, afin d’en dresser les contours et de définir de nouvelles orientations, rapporte republiquetogolaise.com
●Nicole ESSO
L
e projet, cofinancé par le gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD), a dé- passé les prévisions initiales et affiche des chiffres éloquents : 17 milliards FCFA injectés, 800 000 emplois créés depuis 2016 dont 55 000 directs, une vingtaine de PME/PMI et 3000 groupements appuyés.Surtout, il aura permis de booster des filières jusqu’alors reléguées au second plan (soja, manioc, élevage de petits ru- minants, entre autres). L’une des ambitions de la nouvelle phase sera de consolider les acquis obtenus, renforcer le dispositif pour aider les entre- preneurs, et faciliter un peu plus la création d’emplois.
17 milliards FCFA alloués, 800 000 emplois créés en 05
ans
Cinq ans après le début de sa mise en œuvre (2016), le Pro- jet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ- SP) a tenu ses engagements, à savoir promouvoir l’emploi durable dans les secteurs por- teurs, et financer sans risque le secteur agricole. Au 31 décembre dernier, toutes les prévisions initiales ont été lar- gement dépassées. Ainsi, plus de 17,2 milliards FCFA ont été
alloués à 23 PME/PMI de- puis 2016, alors que le projet cofinancé par le gouverne- ment et la BAD tablait initia- lement sur une prévision de 7,5 milliards pour 12 PME/
PMI. Surtout, plus de 55 000 emplois directs (27% de femmes) et environ 750 000 emplois saisonniers (38% de femmes) ont été créés autour de la trentaine d’entreprises appuyées. A ses débuts en 2016, le projet visait la créa- tion de 20 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects.
Les voyants sont également au vert en termes d’accom- pagnement technique, l’un des volets du Projet. A la fin d’année dernière, plus de 3000 groupements agricoles ont été appuyés (contre 1000 prévus), et 1400 jeunes ont été formés sur les préalables de la création d’entreprises et l’élaboration des plans d’affaires. Une donnée non- négligeable, si l’on considère que “le PAEIJ-SP a fait le choix de promouvoir l’entre-
prenariat des jeunes dans le développement de l’agricul- ture durable, compte tenu du potentiel de croissance et d’insertion de jeunes en termes d’emplois salariés et non-salariés”, selon l’un des responsables du projet. D’ail- leurs, poursuit-il, “la straté- gie est basée sur l’approche chaîne de valeur et le déve- loppement de clusters agro- industriels afin de consolider la base industrielle du pays.
Toutes les étapes sont donc suivies, depuis la structura- tion jusqu’à l’obtention du crédit, et son utilisation”.
Des visites de terrain
De nombreuses visites de terrain ont été menées durant ces cinq ans par les princi- pales autorités du pays, afin de constater de visu la perti- nence du projet et les impacts réels sur les populations. Ré- sultat, dans les filières où il a été mis en œuvre (maïs, ma- nioc, soja, élevage de petits ruminants et de volailles), le mécanisme a fait émerger des champions nationaux comme Agrokom ou encore la JCAT, qui font rayonner le soja togolais à l’internatio- nal. A moins d’un an de sa clôture, désormais, l’objectif pour les principaux acteurs est de réfléchir à sa pérenni- sation et à la sauvegarde des emplois créés depuis 2016.
Défis sécuritaires
Le sommet sur les transitions politiques reporté sine die
La Conférence internationale sur « Les transitions politiques et la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest » prévue à Lomé, est reportée à une date ultérieure.
●Eyram AKAKPO
I
nitialement prévue à Lomé le 21 avril 2022, la conférence interna- tionale sur « Les transitions politiques et la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest » vient d’être reportée à une date ultérieure. Les raisons de ce report n’ont pas été révélées par le pouvoir public, mais, le ministère en charge des Affaires étrangères rassure que la nouvelle date « sera communiquée à tous les ac- teurs nationaux et internatio- naux au temps opportun. En effet, cette rencontre de haut niveau organisée par le gou- vernement togolais en col- laboration avec les Nations unies, a pour but de contri- buer aux efforts des régions du sahel et de l’Afrique de l’ouest dans la lutte contre le terrorisme. « Le contexte sé- curitaire régional actuel très problématique fait sans doutedu sahel et de l’Afrique de l’ouest le maillon faible du système sécuritaire africain.
C’est dans ce même contexte que sont conçues et mises en œuvre différentes transitions politiques porteuses de défis aussi variés que complexes
», indique un communiqué en date du 11 avril 2022, du ministère des Affaires étran- gères. Ce sommet « permet- tra d’améliorer la compré- hension des tendances et développement récent dans les pays des régions concer- nées, de s’accorder sur les voies et moyens pour conte-
nir l’extension de la menace terroriste et pour rester mo- bilisés face à ce péril sécu- ritaire pendant et après les transitions politiques. » De- puis quelques années déjà, plusieurs pays l’Afrique de l’ouest notamment le Nigéria, le Mali et le Bur- kina Faso sont en proies aux groupes djihadistes et terroristes. D’autres nations à l’instar du Bénin, du Gha- na, de la Côte d’Ivoire et du Togo sont sous menaces, d’où une solution rapide serait être salutaire.
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LE JOURNAL DES DECIDEURS
N°0508 du mardi 12 avril 2022
du Togo
● Eco-Opportunités
AVIS A MANIFESTATION D'INTÉRÊT (Services de conseil - Sélection du consultant)
Sélection d’un cabinet d’études pour les services de communication à l'Unité de Préparation et de Développement des Projets de la CEDEAO.
Référence N° ICS/PPDU-AECID/PROC-AU/CMM/05
L'Unité de Préparation et de Développement des Projets (PPDU) est une agence spécialisée de la Commission de la CEDEAO qui est basée en République Togolaise. En Février 2015, le PPDU a reçu un soutien financier de l'AECID à travers un protocole d'accord signé entre la Commission de la CEDEAO et l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au Développement (AECID). A cet effet, le PPDU souhaite utiliser une partie de ces fonds pour réaliser des prestations en communication afin d’améliorer la visibilité de ses activités.
L'objectif global est de développer des outils et une stratégie de communication, de sensibilisation et de conscientisation autour des activités du PPDU en vue de favoriser l’adhésion des décideurs politiques, des investisseurs potentiels et des citoyens de la Communauté.
Les services de conseil ("les services") comprennent, sans s'y limiter nécessairement, les tâches et responsabilités décrites ci-dessous :
• Préparer un plan de travail et une stratégie de communication et de sensibilisation qui permettra au PPDU de communiquer et d’engager efficacement les différentes parties prenantes, y compris les médias, à tous les niveaux.
• Concevoir un documentaire vidéo (maximum 15 minutes) pour la promotion du plan directeur des infrastructures régionales de la CEDEAO
• Définir des modes de communication (y compris les médias en ligne et des outils de réseautage social, entre autres) pour chaque groupe d’intervenants
• Développer des articles de marque qui décrivent et promeuvent efficacement le PPDU tels que le slogan, le logo, les couleurs, le style, etc.
• Préparer les exemplaires de différentes communications liées aux relations publiques et les outils de marketing tels les vidéos, les affiches, les fiches d'information, les brochures, les dépliants ou autres matériels promotionnels
• Concevoir et développer le graphisme, les animations et le contenu pour le site web du PPDU et les médias sociaux.
• Définir les formats de foras, road shows, tables rondes des bailleurs de fonds à organiser
Le PPDU invite maintenant les bureaux éligibles ("Consultants") à indiquer leur intérêt à fournir leurs services. Les Consultants intéressés doivent fournir des informations démontrant qu'ils ont les qualifications requises et l'expérience pertinente pour exécuter les Services. Les critères de présélection sont les suivants :
Expérience
• Le cabinet doit avoir au moins 15 ans d'expérience dans les services de communication ;
AVIS A MANIFESTATION D'INTÉRÊT (Services de conseil - Sélection du consultant)
Sélection d’un cabinet d’études pour les services de communication à l'Unité de Préparation et de Développement des Projets de la CEDEAO.
Référence N° ICS/PPDU-AECID/PROC-AU/CMM/05
L'Unité de Préparation et de Développement des Projets (PPDU) est une agence spécialisée de la Commission de la CEDEAO qui est basée en République Togolaise. En Février 2015, le PPDU a reçu un soutien financier de l'AECID à travers un protocole d'accord signé entre la Commission de la CEDEAO et l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au Développement (AECID). A cet effet, le PPDU souhaite utiliser une partie de ces fonds pour réaliser des prestations en communication afin d’améliorer la visibilité de ses activités.
L'objectif global est de développer des outils et une stratégie de communication, de sensibilisation et de conscientisation autour des activités du PPDU en vue de favoriser l’adhésion des décideurs politiques, des investisseurs potentiels et des citoyens de la Communauté.
Les services de conseil ("les services") comprennent, sans s'y limiter nécessairement, les tâches et responsabilités décrites ci-dessous :
• Préparer un plan de travail et une stratégie de communication et de sensibilisation qui permettra au PPDU de communiquer et d’engager efficacement les différentes parties prenantes, y compris les médias, à tous les niveaux.
• Concevoir un documentaire vidéo (maximum 15 minutes) pour la promotion du plan directeur des infrastructures régionales de la CEDEAO
• Définir des modes de communication (y compris les médias en ligne et des outils de réseautage social, entre autres) pour chaque groupe d’intervenants
• Développer des articles de marque qui décrivent et promeuvent efficacement le PPDU tels que le slogan, le logo, les couleurs, le style, etc.
• Préparer les exemplaires de différentes communications liées aux relations publiques et les outils de marketing tels les vidéos, les affiches, les fiches d'information, les brochures, les dépliants ou autres matériels promotionnels
• Concevoir et développer le graphisme, les animations et le contenu pour le site web du PPDU et les médias sociaux.
• Définir les formats de foras, road shows, tables rondes des bailleurs de fonds à organiser
Le PPDU invite maintenant les bureaux éligibles ("Consultants") à indiquer leur intérêt à fournir leurs services. Les Consultants intéressés doivent fournir des informations démontrant qu'ils ont les qualifications requises et l'expérience pertinente pour exécuter les Services. Les critères de présélection sont les suivants :
Expérience
• Le cabinet doit avoir au moins 15 ans d'expérience dans les services de communication ;
• Le cabinet doit avoir mené au moins deux projets similaires dans la région de la CEDEAO ;
• Le cabinet doit avoir une expérience en relations publiques avec des institutions reconnues ;
•
Capacité démontrée de travailler efficacement dans l'environnement des médias ;
• Connaissance avérée dans la préparation de programmes audio-visuels ;
•
Une connaissance approfondie des institutions de la CEDEAO sera un avantage.
• Le cabinet de consultants doit présenter une équipe multidisciplinaire expérimentée comprenant au
moins les éléments suivants :
o
Chef d'équipe avec une vaste expérience en communication et relations publiques
oGraphiste
o
Équipe de production audiovisuelle (caméraman, preneur de son, producteur, etc.).
- Les professionnels qui composent cette équipe doivent avoir au moins une maîtrise dans leur discipline
spécifique et posséder au moins 10 ans d'expérience professionnelle, à l'exception du chef d'équipe qui doit avoir au moins 15 ans d'expérience professionnelle.
Langue
•
Le personnel doit parler couramment au moins deux des langues officielles de travail de la CEDEAO (anglais, français ou portugais) et la connaissance d'une troisième langue de la CEDEAO serait un
avantage.Durée
• La durée du contrat est de quatre (4) mois calendaires maximum.
NB : Pour répondre aux critères énumérés ci-dessus, les bureaux d'études doivent fournir des preuves tangibles et des références détaillées pour toutes les déclarations faites en termes d'expérience et de capacités, de missions similaires, de disponibilité des compétences appropriées au sein de leur personnel, etc. Chaque référence fournie doit être résumée sur une fiche de projet et ne sera considérée et acceptée que si le candidat joint des documents justificatifs indiquant les coordonnées des autorités contractantes afin de faciliter la vérification des informations fournies, des contrats cités OU des copies d'attestation(s) de bonne exécution de chaque contrat présenté, telles qu'émises et signées par le Client.
Les bureaux d'études intéressés peuvent se présenter sous forme de consortium ou de partenaires afin
de garantir et/ou de renforcer leurs capacités consolidées à exécuter la mission.L'attention des consultants intéressés est particulièrement attirée sur l'article 118 du Code des marchés
publics révisé de la CEDEAO (" Infractions commises par les candidats, soumissionnaires et attributaires "), qui fournit des informations sur les pratiques corrompues ou frauduleuses dans le cadre de la concurrence ou de l'exécution d'un contrat. En outre, veuillez-vous référer aux informations spécifiques suivantes sur les conflits d'intérêts liés à cette mission, conformément à "l'article 119 du Code révisé des marchés publics de la CEDEAO".
Les Consultants seront sélectionnés conformément à la méthode de Sélection basée sur la qualité et le coût (SBQC) définie dans le Code des Marchés Publics révisé de la CEDEAO et une liste restreinte de cinq à huit (5-8) bureaux d’études, qui présentent les meilleurs profils avec toutes les réclamations dûment justifiées sera établie pour examen ultérieur après l'expression d'intérêt.
Les consultants intéressés peuvent obtenir de plus amples informations aux adresses électroniques ci-dessous pendant les heures de service : du lundi au vendredi de 9h00 (GMT+1) à 17h00 (GMT+1).
Courriel :
[email protected]; [email protected]avec copie à :
[email protected];[email protected]; [email protected]
Les manifestations d'intérêt (1 original et 3 copies) doivent être soumises dans des enveloppes scellées et clairement titrées " Sélection d’un cabinet d’études pour les services de communication à l'Unité de
Préparation et de Développement des Projets de la CEDEAO.’, Ne pas ouvrir sauf en présence du comité d'évaluation." à l'adresse ci-dessous au plus tard le 15 Avril 2022 à 11h00 (GMT+1).• Le cabinet doit avoir mené au moins deux projets similaires dans la région de la CEDEAO ;
• Le cabinet doit avoir une expérience en relations publiques avec des institutions reconnues ;
• Capacité démontrée de travailler efficacement dans l'environnement des médias ;
• Connaissance avérée dans la préparation de programmes audio-visuels ;
• Une connaissance approfondie des institutions de la CEDEAO sera un avantage.
• Le cabinet de consultants doit présenter une équipe multidisciplinaire expérimentée comprenant au moins les éléments suivants :
o Chef d'équipe avec une vaste expérience en communication et relations publiques o Graphiste
o Équipe de production audiovisuelle (caméraman, preneur de son, producteur, etc.).
- Les professionnels qui composent cette équipe doivent avoir au moins une maîtrise dans leur discipline spécifique et posséder au moins 10 ans d'expérience professionnelle, à l'exception du chef d'équipe qui doit avoir au moins 15 ans d'expérience professionnelle.
Langue
• Le personnel doit parler couramment au moins deux des langues officielles de travail de la CEDEAO (anglais, français ou portugais) et la connaissance d'une troisième langue de la CEDEAO serait un avantage.
Durée
• La durée du contrat est de quatre (4) mois calendaires maximum.
NB : Pour répondre aux critères énumérés ci-dessus, les bureaux d'études doivent fournir des preuves tangibles et des références détaillées pour toutes les déclarations faites en termes d'expérience et de capacités, de missions similaires, de disponibilité des compétences appropriées au sein de leur personnel, etc. Chaque référence fournie doit être résumée sur une fiche de projet et ne sera considérée et acceptée que si le candidat joint des documents justificatifs indiquant les coordonnées des autorités contractantes afin de faciliter la vérification des informations fournies, des contrats cités OU des copies d'attestation(s) de bonne exécution de chaque contrat présenté, telles qu'émises et signées par le Client.
Les bureaux d'études intéressés peuvent se présenter sous forme de consortium ou de partenaires afin de garantir et/ou de renforcer leurs capacités consolidées à exécuter la mission.
L'attention des consultants intéressés est particulièrement attirée sur l'article 118 du Code des marchés publics révisé de la CEDEAO (" Infractions commises par les candidats, soumissionnaires et attributaires "), qui fournit des informations sur les pratiques corrompues ou frauduleuses dans le cadre de la concurrence ou de l'exécution d'un contrat. En outre, veuillez-vous référer aux informations spécifiques suivantes sur les conflits d'intérêts liés à cette mission, conformément à "l'article 119 du Code révisé des marchés publics de la CEDEAO".
Les Consultants seront sélectionnés conformément à la méthode de Sélection basée sur la qualité et le coût (SBQC) définie dans le Code des Marchés Publics révisé de la CEDEAO et une liste restreinte de cinq à huit (5-8) bureaux d’études, qui présentent les meilleurs profils avec toutes les réclamations dûment justifiées sera établie pour examen ultérieur après l'expression d'intérêt.
Les consultants intéressés peuvent obtenir de plus amples informations aux adresses électroniques ci-dessous pendant les heures de service : du lundi au vendredi de 9h00 (GMT+1) à 17h00 (GMT+1).
Courriel : [email protected]; [email protected] avec copie à : [email protected];
[email protected]; [email protected]
Les manifestations d'intérêt (1 original et 3 copies) doivent être soumises dans des enveloppes scellées et clairement titrées " Sélection d’un cabinet d’études pour les services de communication à l'Unité de Préparation et de Développement des Projets de la CEDEAO.’, Ne pas ouvrir sauf en présence du comité d'évaluation." à l'adresse ci-dessous au plus tard le 15 Avril 2022 à 11h00 (GMT+1).
La boîte d'appel d'offres de la CEDEAO se trouve dans le bureau Commissaire Administration et Conférences, Commission de la CEDEAO, 5
eEtage, 101 Yakubu Gowon Crescent, Asokoro District,
P. M. B. 401 Abuja Nigeria.Veuillez noter que les soumissions électroniques ne sont pas acceptées et ne seront pas évaluées.
Cette manifestation d'intérêt est également publiée sur le site de la CEDEAO :
http://www.ecowas.int/doing-business-in-ecowas/ecowas-procurement et sur le site du PPDU : www.ppdu.org
Commissaire Administration et Conférences
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L’économiste
LE JOURNAL DES DECIDEURS
du Togo
● Eco-Région
Secteur agricole au Bénin
Les entraves à l’engagement des femmes
Dans une récente publication, la Banque africaine de développement (BAD) a établi le profil genre du Bénin qui retrace l'intégration du genre dans différents secteurs.
Le document montre que de plus en plus de femmes s’engagent les filières agricoles phares du Bénin, en dépit de la persistance des discriminations.
●Félicienne HOUESSOU
L
es femmes jouent un rôle important dans la production, la transformation et la commer- cialisation des produits agri- coles. Elles constituent une part considérable de la main d’œuvre agricole, soit près de 90%. Dans les champs familiaux, les femmes effec- tuent des tâches telles que semer, désherber, arroser, récolter, transporter et sé- cher les produits agricoles tandis que les hommes sont impliqués dans les activités de défrichement, de labour, de fumage et de stockage.Selon l’étude de la BAD, des parcelles sont réservées aux femmes pour la produc- tion de cultures vivrières afin de compléter l'alimentation du ménage. Les analyses de la division du travail dans les exploitations familiales montrent que les femmes consacrent beaucoup plus de temps aux activités rurales que les hommes pendant la saison des récoltes. La forte présence des femmes dans les filières vivrières en fait des acteurs incontournables des stratégies de sécurité alimentaire du pays. Cepen- dant, dans certaines filières de rente telles que les filières ananas et anacarde, les acti- vités locales et régionales de collecte, de transformation et de commercialisation sont les maillons privilégiés sous le contrôle des actrices. « On constate de plus en plus qu'une forte proportion de femmes agriculteurs sont en- gagés dans les filières ananas (15 à 30% des petits produc- teurs/producteurs d’ananas en Province Atlantique) et riz (42% des producteurs avec une forte complémentarité
genre à tous les maillons de la filière) (PSDSA, 2017-2020 ) », note le rapport. Mal- heureusement, les femmes agricultrices ne bénéficient pas encore suffisamment de la mise en œuvre de ces politiques et stratégies. En plus des problèmes sociolo- giques auxquels elles doivent faire face, elles sont en outre contraintes par un accès limi- té aux facteurs de production (terre, crédits saisonniers, intrants, équipements et ser- vices de conseil agricole...
etc.). Le très faible niveau d'éducation/formation, le faible accès aux opportunités et aux marchés liés à la pro- ductivité agricole, la faible participation aux instances de décision et la méconnais- sance de leurs droits limitent les performances des femmes en termes de production et, par conséquent, leur partici- pation au développement du secteur.
Importante discrimi- nation dans l’accès à
l’emploi et au finan- cement agricole
La participation des femmes aux emplois agricoles rému- nérés est un domaine où la discrimination à l'égard des femmes est importante. Alors que les hommes peuvent facilement être employés comme ouvriers agricoles, le rapport souligne que la majo- rité des femmes travaillent dans la ferme de leur mari sans rémunération en plus
des tâches ménagères qu'elles sont tenues d'accomplir.
L'héritage est l'un des prin- cipaux moyens d'accès aux ressources foncières au Bé- nin. Ce mode d'accès conti- nue d’être discriminatoire à l'égard des femmes. Malgré la promulgation de la loi no. 2013 du 14 août portant code foncier en République du Bénin, 6% des femmes contre 94% des hommes ont accès à des droits fon- ciers garantis et 36,4% des hommes possèdent des terres contre seulement 13% des femmes selon l'EDSB-V. Ce taux souligne le faible accès garanti des femmes à la terre en raison des pressions socio- logiques qui attribuent la pro- priété foncière aux hommes, notamment en milieu rural.
Concernant la traction pour réduire la pénibilité des tâches agricoles, les experts de la BAD soulignent que seules 4,6% des femmes ont accès à la motorisation et à la traction animale contre respectivement 10,82% et 21,74% pour les hommes. Les hommes ont également deux fois plus accès (24,41%) aux services de conseil agricole que les femmes (11,96%).
Egalement, le Bénin a encore du pain sous la planche en ce qui concerne l'accès des femmes au financement agri- cole. Selon les évaluations institutionnelles, les diffi- cultés d'accès au crédit pro- viennent des difficultés d'ac- cès au foncier qui offre une forme de garantie. Malgré les nouvelles modalités de financement par le biais des institutions de microfinance, le Fonds National de Déve- loppement Agricole (FNDA) et les autres mécanismes, seules 37,35% des femmes employées dans l'agriculture ont accès aux services finan- ciers et seuls les hommes ont pu souscrire une assurance.
Afrique
Les dirigeants demandent 100 à 700 Md$ par an, pour la biodiversité
La 15e conférence des parties des Nations unies sur la biodiversité (COP15) aura lieu à Kunming en Chine, du 25 avril au 8 mai 2022. En prélude à ces assises, les représentants de 150 pays se sont réunis du 14 au 29 mars 2022 à Genève en Suisse, pour négocier le projet de cadre mondial qui devrait être adopté lors de la COP15. Pour les négociateurs africains, le continent aura besoin d’un financement de 100 à 700 milliards de dollars par an, pour protéger sa riche biodiversité.
L
’Afrique demande un financement consé- quent pour la pro- tection de sa biodiversité. « Nous appelons les pays dé- veloppés à prendre l’engage- ment de mobiliser et de four- nir conjointement au moins 100 milliards de dollars par an au début et atteindre 700 milliards de dollars d’ici à 2030 et au-delà » affirme le Gabonais Stanislas Stephen Mouba. Il s’exprimait au nom du groupe Afrique, présent aux négociations du projet de cadre mondial sur la bio- diversité pour l’après 2020, tenues du 14 au 29 mars 2022 à Genève en Suisse. Le sec- teur africain de la conserva- tion de la biodiversité souffre en effet d’un déficit de finan- cement. Celui-ci s’élève de 598 à 824 milliards de dol- lars par an, soit entre 80 et 85% des besoins, selon Crédit suisse, un groupe bancaire dont le siège est à Zurich.
Les financements demandés par les négociateurs africains devraient permettre aux États d’agir efficacement contre le braconnage, la défores- tation ainsi que l’impact du changement climatique sur la biodiversité. Selon le Groupe d’experts intergouvernemen- tal sur l’évolution du climat (Giec), le changement cli- matique exacerbera les effets des menaces antérieures sur la biodiversité. Considérée comme le continent le plus affecté par les effets du chan-
gement climatique, l’Afrique verra sa population d’amphi- biens chuter de manière dras- tique à cause de la réduction du volume d’eau, suite à des conditions de sécheresse persistante. Le Giec indique que 40 % d’espèces d’am- phibiens et 33 % de récifs coralliens sont en danger de disparition.
Des négociations achevées en queue
de poisson
L’enveloppe financière de- mandée par les négociateurs africains, en vue de la pro- tection de la biodiversité, devra davantage connaitre des observations afin d’être adoptée, ou rejetée. Elle a été proposée dans le cadre de l’élaboration finale du projet de cadre mondial de la biodiversité, qui sera sou- mis pour adoption lors la 15e Conférence des parties sur la biodiversité (COP15) à Kunming, en Chine. Sauf que les assises de Genève, n’ont pas abouti à un pro-
jet d’accord consensuel. « On pensait pouvoir dire que les États seraient au moins tous d’accord de se donner un objectif de transformer 30% de la surface de la pla- nète, en aire protégée, mais cet objectif a été remis en cause. Il y a d’autres points extrêmement controversés sur les montants qui vont être mis à disposition des pays, notamment des pays du Sud pour pouvoir proté- ger la biodiversité, et donc à la fois les montants et les mécanismes de financement sont des points de désac- cord particulièrement impor- tants » s’inquiète Sébastien Treyer, directeur de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI). Prévu du 25 avril au 8 mai 2022 à Kunming en Chine, la COP15 doit permettre d’adopter une nou- velle feuille de route visant à mettre un terme à l’éro- sion de la biodiversité d’ici à 2030.
Avec afrik21
Groupe de la BAD
Assemblées annuelles 2022 en mai à Accra
Le Ghana accueillera les Assemblées annuelles 2022 du Groupe de la Banque africaine de développement du 23 au 27 mai dans sa capitale, Accra. Les réunions de cette année marquent un retour aux sessions en présentiel après les réunions en visioconférence des deux dernières années. Elles se tiendront dans un format hybride avec des participants présents à Accra et en ligne.
L
es sessions en présen- tiel, y compris les réu- nions statutaires des gouverneurs de la Banque et les événements de partage de connaissance, auront lieu au Centre de conférence inter- national d'Accra. Le thème des Assemblées annuelles 2022 est : « Favoriser la rési- lience climatique et une tran- sition énergétique juste pour l'Afrique ». Les réunions per- mettront aux gouverneurs de la Banque de partager leurs vues sur les défis du change- ment climatique et de la tran- sition énergétique auxquels leurs pays sont confrontés.Elles sont également l'occa-
sion de présenter les ré- ponses politiques proposées pour relever ces défis. Les gouverneurs, représentant les 54 pays africains et les 27 pays membres non régio- naux de l'institution, auront un dialogue de haut niveau avec le président du Groupe de la Banque africaine de dé- veloppement, Dr Akinwumi A. Adesina, et son équipe.
Les discussions porteront sur la manière de stimuler le financement de l'adaptation au climat et les questions connexes. Le financement de l'adaptation au climat ne re- présente actuellement que 10
% du financement mondial
du climat. Environ 19 % seu- lement du financement inter- national total de l'adaptation sont destinés à l’Afrique, le continent ne recevant que 3 % des flux financiers mondiaux liés au climat.
Le thème de cette année s'aligne sur les préparatifs de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP27), prévu à Sharm El Sheikh, en Égypte, en novembre 2022.
Elle soulignera la nécessité pour l'Afrique d'accroître les investissements et d'autres formes de financement pour accélérer les efforts d'adapta- tion au climat.
BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT
PREMIER QUOTIDIEN ECONOMIQUE DU TOGO
7
L’économiste
LE JOURNAL DES DECIDEURS
N°0508 du mardi 12 avril 2022
du Togo
● Eco-Bourse
BRVM 10 165,16
Variation Jour -1,32 %
Variation annuelle 7,59 %
BRVM Composite 217,13
Variation Jour -0,36 %
Variation annuelle 7,34 %
BULLETIN OFFICIEL DE LA COTE
N° 71 lundi 11 avril 2022 Site : www.brvm.org
Actions Niveau Evol. Jour
Capitalisation boursière (FCFA)(Actions & Droits) 6 536 175 512 279 -0,36 %
Volume échangé (Actions & Droits) 1 026 129 287,90 %
Valeur transigée (FCFA) (Actions & Droits) 494 823 128 174,35 %
Nombre de titres transigés 43 7,50 %
Nombre de titres en hausse 14 100,00 %
Nombre de titres en baisse 19 11,76 %
Nombre de titres inchangés 10 -37,50 %
Obligations Niveau Evol. Jour
Capitalisation boursière (FCFA) 7 590 381 219 992 -0,41 %
Volume échangé 4 547 -10,40 %
Valeur transigée (FCFA) 36 065 000 -30,31 %
Nombre de titres transigés 5 150,00 %
Nombre de titres en hausse 0
Nombre de titres en baisse 2
Nombre de titres inchangés 3 50,00 %
PLUS FORTES HAUSSES
Titres Cours Evol. Jour Evol.
annuelle
BOLLORE (SDSC) 2 470 7,39 % -3,89 %
SITAB CI (STBC) 6 310 5,17 % 2,10 %
SOLIBRA CI (SLBC) 161 000 3,87 % 3,21 %
FILTISAC CI (FTSC) 1 450 3,20 % -13,69 %
SAFCA CI (SAFC) 1 070 2,88 % 25,88 %
PLUS FORTES BAISSES
Titres Cours Evol. Jour Evol.
annuelle
SICOR CI (SICC) 6 200 -7,46 % 21,09 %
ONATEL BF (ONTBF) 4 550 -5,41 % 15,34 %
CIE CI (CIEC) 2 310 -4,15 % 21,90 %
BICI CI (BICC) 6 000 -4,00 % -18,92 %
BANK OF AFRICA ML (BOAM) 1 350 -3,57 % -9,09 %
Base = 100 au 14 juin 1999 Nombre de sociétés Valeur Evol. Jour Evol. annuelle Volume Valeur PER moyen
BRVM - INDUSTRIE 12 117,96 2,26 % 7,13 % 19 345 48 956 635 40,73
BRVM - SERVICES PUBLICS 4 510,06 -1,64 % 13,64 % 24 558 153 551 925 8,20
BRVM - FINANCES 15 79,03 -0,21 % 2,46 % 947 770 114 941 838 9,84
BRVM - TRANSPORT 2 598,26 7,27 % -3,84 % 258 614 470 9,99
BRVM - AGRICULTURE 5 282,16 -1,33 % 15,97 % 24 988 164 833 825 18,00
BRVM - DISTRIBUTION 7 427,12 -0,55 % 4,83 % 8 945 11 539 600 27,26
BRVM - AUTRES SECTEURS 1 1 789,13 0,00 % 98,63 % 265 384 835 8,40
BRVM - PETITES CAPITALISATIONS - - - - - - -
INDICES SECTORIELS
Définitions
Volume moyen annuel par séance
Valeur moyenne annuelle par séance
Ratio moyen de liquidité Ratio moyen de satisfaction
Ratio moyen de tendance
Ratio moyen de couverture
= Volume annuel échangé / nombre de séances
= Valeur annuelle échangée / nombre de séances
= Moyenne des ratios de liquidité (Titres échangés / Volume des ordres de vente)
= Moyenne des ratios de satisfaction (Titres échangés / Volume des ordres d'achat)
= Moyenne des ratios de tendance (Volume des ordres d'achat / Volume des ordres de vente)
= Moyenne des ratios de couverture (Volume des ordres de vente / Volume des ordres d'achat)
Taux moyen de rotation
PER moyen du marché
Taux de rendement moyen
Taux de rentabilité moyen
Prime de risque du marché
= moyenne des taux de rotation des actions cotées (volume transigé/capi flottante)
= moyenne des PER des actions cotées ayant un PER positif
= moyenne des taux de rendement des actions cotées ayant distribué un dividende
= moyenne des taux de rentabilité des actions cotées
= (1 / le PER moyen du marché) - le taux de référence actuel des emprunts d'Etat
Indicateurs 1er et 2è Comp. BRVM PC
PER moyen du marché 12,42
Taux de rendement moyen du marché 5,46 Taux de rentabilité moyen du marché 5,88
Nombre de sociétés cotées 46
Nombre de lignes obligataires 98
Volume moyen annuel par séance 1 642 967,00 Valeur moyenne annuelle par séance 1 777 406 728,04
Indicateurs 1er et 2è Comp. BRVM PC
Ratio moyen de liquidité 15,46
Ratio moyen de satisfaction 28,28
Ratio moyen de tendance 182,91
Ratio moyen de couverture 54,67
Taux de rotation moyen du marché 0,10
Prime de risque du marché 2,15
Nombre de SGI participantes 28
BRVM - BOURSE REGIONALE DES VALEURS MOBILIERES
BRVM - Société Anonyme au capital de 3.062.040.000 CFA - RC : CI - ABJ - 1997 - B - 208435 - CC : 9819725 - E Siège Social : Abidjan - CÔTE D'IVOIRE. Adresse : 18,Rue Joseph ANOMA (Rue des Banques) - Abidjan Tél : +225 20 32 66 85 / 86, Fax : +225 20 32 66 84, Mail : [email protected], Site Web : www.brvm.org
8
L’économiste
LE JOURNAL DES DECIDEURS
du Togo
● Eco-Inter
Guerre en Ukraine
L’insolente résistance de la monnaie russe
Après un effondrement historique dans la foulée de l’offensive en Ukraine, le rouble a retrouvé des couleurs grâce à la manne énergétique, mais cela ne présage pas de la santé réelle de l’économie.
F
in février et début mars, le marché des devises s’est affolé à la suite de l’offensive mili- taire russe en Ukraine. Mais depuis, le rouble n’a cessé de se renforcer face au dollar et à l’euro. Pour les autorités, c’est une excellente nouvelle, le cours du rouble étant un indicateur très scruté par la population. Comment expli- quer une telle performance, alors que des sanctions oc- cidentales sans précédent s’empilent sur la Russie?Pétrole à flots
La réponse est à chercher du côté d’un excédent commer- cial sans précédent, selon Sofya Donets, économiste en chef pour la Russie chez Renaissance Capital. «Les importations en Russie ont décliné, tandis que les expor- tations sont solides, et avec des prix des hydrocarbures élevés, cela donne un surplus commercial estimé entre 20 et 25 milliards de dollars au mois de mars», un record se- lon l’économiste. Le pétrole et le gaz, principales exporta- tions de la Russie, continuent de couler à flots, remplis- sant les caisses de la Russie.
Pourtant, des annonces ont été faites. Washington a ainsi décrété un embargo sur le pétrole russe, l’UE une inter- diction visant les secteurs des métaux. «Ce sont des an- nonces bruyantes, mais si on regarde les chiffres, cela ne concerne que 5% des expor- tations russes», note Sofya Donets. Tant que l’Europe,
premier acheteur d’hydro- carbures russes, continue ses achats, d’importants revenus sont assurés à Moscou.
Contrôle des capi-
Aux exportations robustes
taux
s’ajoutent des contrôles de capitaux draconiens intro- duits par la Banque centrale.
Cette dernière s’est vue en effet frappée de sanctions inattendues: ses réserves de devises étrangères déte- nues à l’étranger, soit près de 300 milliards de dollars, ont été gelées. Or c’est de cette manne qu’elle se ser- vait traditionnellement pour défendre la devise russe en cas de coup dur.
En vase clos
Pour compenser, toutes les entreprises exportatrices ont été contraintes de vendre 80% de leurs recettes d’ex- portation pour acheter des roubles. Les particuliers ont eux été limités à 10’000 dol-
lars achetés par mois et l’on ne peut quitter le territoire avec plus de cette somme.
Avec la plupart des transferts internationaux bloqués, et les étrangers interdits de vendre leurs actifs russes, le marché financier se retrouve en vase clos.
Rouble déconnecté
Ces contrôles de capitaux ont si bien fonctionné pour renforcer le rouble que ven- dredi, la Banque centrale a surpris en abaissant sans pré- avis son taux à 17%, après l’avoir doublé en urgence à 20% le 28 février. «Cela leur donne de l’espace pour se concentrer sur les problèmes domestiques», selon une note de Renaissance capital, à savoir trouver un équilibre entre l’inflation galopante et la récession qui se profile. La banque d’investissement pré- dit un pic de 24% d’inflation à l’été, avant le reflux.
(AFP)
●La monnaie russe, le rouble, résiste face aux grandes monnaies mondiales grâce à la manne des
hydrocarbures. AFP
Recherche
Rebond des demandes de brevets en Europe en 2021
Le nombre de demandes de brevets constitue traditionnellement un indicateur pré- coce pour analyser l’investissement des entreprises dans la recherche.
L
es demandes de bre- vets sont reparties à la hausse en Europe en 2021 après un recul lié à la pandémie, les technologies numériques et médicales et les entreprises asiatiques constituant les principaux moteurs d’innovation, in- dique mardi le bilan de l’Of- fice européen des brevets (OEB). L’an passé, l’OEB, basé à Munich, a reçu au total 188’600 demandes de brevets, soit une hausse de 4,5% sur un an, établissant un nouveau record, après un recul de 0,7% en 2020 dû aux perturbations logistiques provoquées par la pandémie de Covid-19. Le secteur de la communication numérique et de l’informatique a dépo- sé le plus grand nombre de demandes (15’400, +9,4%), suivi des technologies mé- dicales (15’231, +8,8%) et des technologies informa- tiques (14’671 demandes, +9,7%). Traditionnellement, le nombre de demandes debrevets constitue un indica- teur précoce pour analyser l’investissement des entre- prises dans la recherche. Les chiffres de 2021 montrent «un retour à la normale», a décla- ré à l’AFP Yann Ménière, chef économiste de l’OEB, soulignant que la hausse était tirée géographiquement par l’Asie et les États-Unis. Le pays ayant déposé le plus de dossiers reste les États-Unis (46’553 demandes), la Chine affichant pour sa part une croissance «considérable»
de ses demandes, qui ont fait un bond de 24% l’an dernier (16’665 dossiers). Le pays a «doublé ses demandes de brevets en Europe portant sur des applications de l’intelli- gence artificielle», a souligné Yann Ménière. Comme de- puis une dizaine d’années, les demandes émanant de pays européens représentent moins de la moitié du total des dos- siers déposés (44%), 56%
venant de pays hors UE. Une situation qui se reflète dans
le classement des entreprises cherchant à protéger leurs in- ventions sur le marché euro- péen, dominé par des géants asiatiques: le chinois Huawei est le premier groupe indus- triel à breveter ses innova- tions en Europe, suivi des deux Coréens, Samsung et LG, devant les européens Ericsson et Siemens. «Il reste beaucoup d’innovation en Europe, mais surtout dans l’industrie traditionnelle, les transports, l’aéronautique, la chimie et les machines- outils», a détaillé Yann Ménière. Transition énergé- tique oblige, il souligne les
«transformations» en cours dans l’automobile, où le nombre de demandes de bre- vets recule dans le secteur des moteurs à combustion, alors qu’il augmente pour les véhicules intelligents (+23%) et pour les moteurs électriques (+16%).
(AFP)
●Le chinois Huawei est le premier groupe industriel à breveter ses innovations en Europe, suivi des deux Coréens, Samsung et LG, devant les européens Ericsson et
Siemens. AFP
Statut fiscal avantageux
L’affaire qui embarrasse le ministre britannique des Finances
Le ministre britannique Rishi Sunak a dénoncé vendredi une campagne de «dénigrement» après les critiques sur les millions économisés par sa richissime épouse en impôts.
L
a chute est brutale pour le chancelier de l’Échiquier Rishi Sunak, jeune étoile montante des conservateurs qui avait dépensé sans compter pour aider les Britanniques pen- dant la pandémie. Cet ancien banquier d’affaires éloquent de 41 ans était encore consi- déré il y a quelques semaines comme le favori pour suc- céder à Boris Johnson, un temps sur un siège éjectable en raison des fêtes à Dow- ning Street pendant les confi- nements. Le ministre des Finances n’avait d’ailleurs soutenu le Premier ministre que du bout des lèvres.Éloigné des réalités
Mais l’envolée des prix l’a rattrapé. Avec des mesures d’aide jugées loin d’être à la
hauteur de la chute historique du pouvoir d’achat encaissée par les ménages britanniques, annoncées fin mars alors que le Premier ministre se consa- crait à la guerre en Ukraine, le ministre millionnaire est apparu comme insensible et éloigné des réalités. Don- nant du grain à moudre aux attaques de l’opposition sur son train de vie, le journal
«The Independent» a révélé cette semaine le statut fiscal avantageux de son épouse Akshata Murty, richissime fille du cofondateur milliar- daire du groupe indien de technologies Infosys. «Salir ma femme pour m’atteindre, c’est affreux», a dénoncé Rishi Sunak dans une inter- view au tabloïd «The Sun»
vendredi, ajoutant que sa femme, de nationalité in- dienne, avait «payé des taxes
au Royaume-Uni sur chaque penny qu’elle a gagné» dans ce pays. Il a dénoncé une
«campagne de dénigrement»
venant des rangs de l’opposi- tion travailliste.
Millions non payés au fisc
Légal, le statut de «non domicilié» remontant à 1799 lui permet d’éviter de payer au fisc de Sa Majesté des impôts sur ses revenus étrangers. Cela signifie que son domicile permanent est considéré comme étant en dehors du Royaume-Uni, alors que Rishi Sunak et sa
femme occupent un apparte- ment de fonction à Downing Street. Selon les estimations du quotidien de gauche «The Guardian», Akshata Murty a remporté 54,5 millions de livres sterling de dividendes d’Infosys depuis 2015 et son statut lui aurait permis d’éviter de payer 20 millions de livres (24,4 millions de francs) au fisc britannique.
Explications peu convaincantes
«Ma femme est née en Inde, elle y a été élevée et il ne serait pas raisonnable ni juste de lui demander de couper les liens avec son pays simple- ment parce qu’elle est mariée avec moi», a plaidé Rishi Su- nak. Sans convaincre tout le monde, de nombreux experts relevant que le statut n’a rien
à voir avec la nationalité. Ces révélations passent mal dans un pays qui voit le coût de la vie s’emballer, avec une situation qui va s’aggraver à la suite de la hausse massive des factures de gaz et électri- cité le 1er avril.
Train de vie fastueux
Elles ont mis en lumière, dans ce contexte difficile, le train de vie des Sunak, qui possèdent des propriétés aus- si bien au Yorkshire (nord de l’Angleterre), où le ministre est élu, qu’en Californie. Et elles permettent d’alimenter les critiques de l’opposition sur des conservateurs qui profiteraient du système pour leur convenance personnelle, faisant fi des règles imposées aux autres.
(AFP)
●Le ministre des Finances Rishi Sunak et son épouse Akshata Murty, le 9 février 2022. AFP