de
Stornoway Diamond Corporation
(« Stornoway » ou la « Société »)
Au 31 mars 2018 et pour le trimestre clos à cette date
(tous les montants sont en dollars canadiens, sauf indication contraire)
Le présent rapport de gestion intermédiaire de la Société pour le trimestre clos le 31 mars 2018 doit être lu avec les états financiers consolidés intermédiaires résumés non audités pour le trimestre clos le 31 mars 2018 et les notes annexes. Ces états financiers, présentés en dollars canadiens, la monnaie de présentation et la monnaie fonctionnelle de la Société, ont été préparés conformément à la Norme comptable internationale IAS 34 Information financière intermédiaire (« IAS 34 ») et aux Normes internationales d’information financière (« IFRS ») publiées par l’International Accounting Standards Board (« IASB »). Les principales méthodes comptables de la Société sont décrites à la note 2 des états financiers consolidés audités de l’exercice clos le 31 décembre 2017 et, s’il y a lieu, aux notes 2 et 3 des états financiers consolidés intermédiaires résumés non audités pour le trimestre clos le 31 mars 2018.
De plus amples renseignements sur la Société, notamment la notice annuelle la plus récente et d’autres documents d’information continue, sont accessibles à partir du profil de la Société sur SEDAR, à l’adresse www.sedar.com et sur le site Web de Stornoway, à l’adresse www.stornowaydiamonds.com.
Lorsqu’applicable, les informations mises à jour figurant dans le présent rapport de gestion remplacent les informations incluses dans les versions antérieures des documents d’information continue déposés précédemment. Les informations figurant sur le site Web de la Société ne sont pas intégrées par renvoi dans le présent rapport de gestion et sont distinctes de celui‐ci. Le présent rapport de gestion contient des énoncés prospectifs qui sont fondés sur certaines estimations et hypothèses et qui comportent des risques et des incertitudes. Les résultats réels pourraient différer considérablement des attentes de la direction. Se reporter à la rubrique « Énoncés prospectifs » du présent rapport de gestion pour de plus amples renseignements. Tous les montants sont présentés en dollars canadiens, sauf indication contraire.
Les informations scientifiques ou techniques figurant dans le présent rapport de gestion ont été préparées sous la supervision de M. Patrick Godin, ing. (Québec), chef des opérations. Les programmes d’exploration de Stornoway sont supervisés par M. Robin Hopkins, géologue (NT/NU) et vice‐président de l’exploration.
MM. Godin et Hopkins sont tous deux des personnes qualifiées en vertu du Règlement 43‐101 sur l’information concernant les projets miniers.
Le conseil d’administration a approuvé le présent rapport de gestion le 14 mai 2018.
APERÇU
Stornoway est une société minière canadienne d’exploitation diamantaire cotée à la Bourse de Toronto (« TSX »). Le siège social de la Société est situé à Longueuil, au Québec. Stornoway se concentre principalement sur sa mine diamantifère Renard détenue en propriété exclusive et située dans le centre‐
nord du Québec. Stornoway a confirmé que la production commerciale de la mine Renard avait officiellement commencé le 1er janvier 2017. Stornoway a pour stratégie de développer une société axée sur la croissance dont la réussite repose sur l’extraction et la vente de diamants bruts. La Société estime que les perspectives à long terme du marché du diamant brut sont positives, étant donné le resserrement de l’approvisionnement minier et l’augmentation de la demande, principalement sur les marchés en développement, ce qui devrait soutenir une croissance réelle des prix à long terme. La Société dispose d’une équipe de direction possédant de l’expérience à chaque étape de la filière diamantifère, depuis l’exploration jusqu’à la mise en valeur, la construction, l’exploitation de la mine et la commercialisation.
Le 8 juillet 2014, Stornoway a conclu des ententes définitives visant à fournir un montage financier complet pour la construction du projet diamantifère Renard, pour un produit brut total versé ou engagé en vue du financement de 946 M$ (basé sur un taux de change de 1,00 $ US pour 1,10 $ CA) au moyen d’une combinaison de facilités d’emprunt de premier et de second rang, d’une émission d’actions, d’une vente à terme de diamants par voie de contrat d’achat de production (le « financement lié à la production ») et d’une facilité de financement relative à l’équipement (collectivement, les « opérations de financement »). De plus, avant leur échéance le 8 juillet 2016, 91 912 732 bons de souscription d’actions ordinaires ont été exercés au prix de 0,90 $ l’action, ce qui a valu à la Société un produit total de 82,7 M$. Par la suite, en 2017, la Société a annulé ses facilités de crédit en cas de dépassement des coûts de 48 M$. Les fonds obtenus ont servi à soutenir la fin de la construction de la mine Renard, qui avait débuté le 10 juillet 2014. La première livraison de minerai à l’usine de traitement de la mine Renard a eu lieu le 15 juillet 2016, et la production commerciale a officiellement débuté le 1er janvier 2017, ce qui représente une avance de cinq mois par rapport à l’échéancier prévu initialement.
RÉSUMÉ DES PRINCIPAUX FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION ET DE NATURE FINANCIÈRE
En date du 1er janvier 2018, la Société a adopté IFRS 9 Instruments financiers (« IFRS 9 ») et IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients (« IFRS 15 »). IFRS 9 remplace IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et évaluation et a été appliquée de manière rétrospective.
IFRS 15 remplace IAS 11 Contrats de construction et IAS 18 Produits des activités ordinaires (désignées ci‐après comme les « anciennes normes »), ainsi que les interprétations connexes, et a été appliquée selon la méthode rétrospective modifiée. Les répercussions de l’adoption de ces normes sont décrites à la note 3 des états financiers consolidés intermédiaires résumés non audités du trimestre clos le 31 mars 2018.
Pour le trimestre clos le 31 mars 2018 (« trimestre écoulé »), Stornoway a inscrit une perte nette de 11,0 M$ (soit une perte nette de base et diluée de 0,01 $ par action), comparativement à une perte nette de 1,2 M$ pour le trimestre clos le 31 mars 2017 (le « trimestre correspondant »); (perte nette de base et diluée de néant et de 0,01 $ par action, respectivement). La perte nette ajustée1 s’est établie à 14,0 M$ pour le trimestre écoulé, en comparaison de 2,5 M$ pour le trimestre correspondant.
Au cours du trimestre, trois ventes par appel d’offres visant un total de 399 135 carats ont été conclues, pour un produit brut de 56,6 M$, à un prix moyen de 112 $ US le carat (142 $ le carat2). Les produits des activités ordinaires comptabilisés se sont élevés à 55,9 M$ et ont été générés par la vente de 271 518 carats provenant de la production de minerai brut dans le cadre de deux ventes par appel d’offres, à un prix moyen1 de 106 $ US le carat (135 $ le carat2), et par la vente de 42 663 carats provenant d’une production inattendue dans le cadre d’une vente contractuelle hors appel d’offres, à un prix moyen de 19 $ US le carat (24 $ le carat3). Les produits des activités ordinaires générés par la troisième vente par appel d’offres de l’exercice, dans le cadre de laquelle 127 616 carats provenant de la production de minerai brut ont été vendus à un prix moyen de 123 $ US le carat (156 $ le carat4), seront comptabilisés au deuxième trimestre.
Au cours du trimestre, une pierre de 37 carats, de type II‐a, de couleur D et de pureté interne parfaite a été récupérée et vendue dans le cadre de la troisième vente par appel d’offres au prix de 1,7 M$
(45 000 $ le carat4), ou 1,3 M$ US (36 000 $ US le carat), ce qui représente le prix le plus élevé obtenu à ce jour pour une seule et même pierre provenant de la mine Renard.
Une production de 285 851 carats a été récupérée du traitement de 562 520 tonnes de minerai d’une teneur de 51 carats par cent tonnes (« cpct »). La teneur du minerai traité et la quantité de carats récupérés reflètent le traitement d’une production de minerai et de stocks de minerai à plus faible teneur à mesure que la transition de la mine Renard d’une exploitation à ciel ouvert à une exploitation souterraine se poursuit.
L’exploitation minière aux fosses à ciel ouvert Renard 2‐3 et Renard 65 a représenté 424 923 tonnes, dont 202 986 tonnes de minerai extrait. À la clôture du trimestre, l’exploitation de la fosse à ciel ouvert Renard 2 était terminée, et une proportion de plus en plus grande de minerai était dégagée de la mine souterraine Renard 2. L’exploitation souterraine au cours du trimestre a représenté 168 906 tonnes, dont 116 798 tonnes de minerai extrait.
La mise en service du nouveau circuit de tri minerai‐stérile à la mine Renard a débuté selon l’échéancier, soit avant la fin du trimestre. La mise en service de l’équipement a débuté le 25 mars 2018 et le traitement du minerai a été réalisé de façon uniforme à partir de la fin d’avril. Le volume et la qualité de la ségrégation de minerai‐stérile ont été positifs, et les résultats initiaux de récupération sont encourageants.
Les charges d’exploitation décaissées par tonne traitée1 se sont élevées à 50,70 $ par tonne (99,77 $ par carat) et les dépenses d’investissement1, à 31,1 M$.
Pour le trimestre écoulé, la Société a inscrit un BAIIA ajusté1 de 7,4 M$, ou 19 % des produits des activités ordinaires ajustés1, en comparaison de 21,3 M$, soit 44 % des produits des activités ordinaires, pour le trimestre correspondant.
À la clôture du trimestre, la trésorerie, les équivalents de trésorerie et les placements à court terme s’établissaient à 51,6 M$ et les liquidités disponibles1 de la Société, compte tenu des facilités de crédit disponibles, se chiffraient à 71,9 M$.
PRINCIPAUX FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION ET DE NATURE FINANCIÈRE
Pour les trimestres clos les
31 mars 2018
31 mars 2017
FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION
Taux d’incident avec arrêt de travail 2,0 0,7
Moyenne de la main‐d’œuvre, par jour (travailleurs) 377 275
Minerai extrait de la mine à ciel ouvert (tonnes) 424 923 1 245 945
Minerai extrait de la mine souterraine (tonnes) 116 798 14 694
Minerai traité (tonnes) 562 520 419 233
Carats récupérés (carats) 285 851 385 151
Carats vendus (carats) 314 182 459 126
Dépenses d’investissement1 31 054 19 261
Aménagement souterrain (mètres) 1 302 1 226
FAITS SAILLANTS DE NATURE FINANCIÈRE
Produits des activités ordinaires 55 949 48 492
Coût des produits vendus 43 317 33 626
Frais de vente et charges générales et administratives 4 051 5 120
Frais de prospection 826 646
Charges financières (produits financiers) 17 840 (2 730)
Perte (profit) de change 3 159 (1 019)
Profit sur la vente de participations dans des biens de prospection – (400)
(Perte nette) bénéfice net avant impôt (13 244) 13 249
(Produit) charge d’impôt (2 264) 14 424
Perte nette (10 980) (1 175)
Perte nette ajustée1 (13 959) (2 529)
Perte par action – de base et diluée (0,01) néant / (0,01)
BAIIA ajusté1 7 393 21 301
Marge du BAIIA ajusté (%)1 19 % 44 %
AUTRES PRINCIPALES INFORMATIONS FINANCIÈRES
Au 31 mars 2018
Au 31 décembre 2017
Trésorerie, équivalents de trésorerie et placements à court terme 51 615 81 039
Total de l’actif 1 333 814 1 256 300
Passifs monétaires courants5 77 267 65 753
Total de la dette6 306 893 308 107
Capitaux propres 574 885 583 207
Actions ordinaires en circulation (actions) 835 453 290 835 263 337
5 Tiennent compte des créditeurs et charges à payer, de la partie courante de la dette à long terme et de la juste valeur des passifs financiers dérivés dont l’échéance est de 12 mois ou moins.
6 Se compose de la dette à long terme, y compris la partie courante de la dette à long terme, et des débentures convertibles.
FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION
Environnement, santé, sécurité et communautés
Quatre incidents avec arrêt de travail ont été enregistrés au cours du trimestre (des employés/entrepreneurs ont glissé sur la glace/neige), ce qui porte le taux d’incident avec arrêt de travail depuis le début de l’exercice à 2,0 à la fois pour les entrepreneurs et pour les employés de Stornoway. La main‐d’œuvre sur place (Stornoway et entrepreneurs) au mois de mars a atteint une moyenne de 419 travailleurs par jour, dont 10 % étaient des Cris du territoire Eeyou Istchee. Le nombre d’employés de Stornoway s’élevait à 539 au 31 mars 2018, incluant 475 employés travaillant au site minier, dont 12 % étaient des Cris, 23 % venaient de Chibougamau et de Chapais et 65 % venaient de l’extérieur de la région.
Aucun incident d’infraction aux lois et aux règlements régissant la protection de l’environnement n’a été enregistré au cours du trimestre.
Exploitation minière et traitement
Pour le premier trimestre, 424 923 tonnes ont été extraites des fosses à ciel ouvert Renard 2‐3 et Renard 65, dont 202 986 tonnes de minerai extrait. Une production de 285 851 carats a été récupérée du traitement de 562 520 tonnes de minerai, pour une teneur attribuable de 51 cpct. L’exploitation des fosses à ciel ouvert Renard 2 et 3 a été ralentie par les mauvaises conditions météorologiques qui en ont restreint l’accès, en plus de réduire la disponibilité de l’équipement. Environ 55 000 tonnes de minerai à haute teneur de Renard 2 qui devaient être exploitées à la base de la fosse n’ont pu être récupérées en raison des conditions de travail dangereuses près de sa paroi ouest. Ce contretemps a eu pour effet d’augmenter la proportion de stocks de minerai à faible teneur par rapport à celle qu’il avait été prévu de traiter au cours du trimestre, et de réduire proportionnellement les carats récupérés. Qui plus est, ces conditions météorologiques extrêmement défavorables ont réduit la disponibilité prévue de l’usine puisque le minerai gelait dans les cuves d’alimentation. Les taux de traitement ont affiché une moyenne de 6 250 tonnes par jour au cours du trimestre, comparativement au taux de 7 000 tonnes par jour prévu au plan annuel.
À la fin du trimestre, l’exploitation de la fosse à ciel ouvert Renard 2 était terminée, et une proportion de plus en plus grande de minerai traité provenait de la mine souterraine Renard 2. En mars, les taux de traitement ont affiché une moyenne de 6 750 tonnes par jour. Au deuxième trimestre, la production devrait être alimentée principalement par la mine souterraine, à mesure qu’augmentera la production du niveau de 290 mètres, laquelle sera complémentée par le minerai provenant des fosses à ciel ouvert Renard 3 et Renard 65 et par les stocks de minerai à faible teneur. L’exploitation de la fosse à ciel ouvert Renard 3 a pris fin en avril.
La production de la mine souterraine a débuté selon l’échéancier au premier trimestre et s’est concentrée sur le sautage de production et l’établissement d’inventaire de minerai dans les galeries. Un total de 168 906 tonnes de minerai ont été exploitées dans le cadre des activités de production et d’aménagement de la mine souterraine pour le trimestre, desquelles 116 798 tonnes de minerai ont été extraites, dont plus de 70 000 tonnes de minerai livrées à l’usine de traitement. L’expérience initiale de la méthode d’exploitation permet de conclure que les roches hôtes des kimberlites s’avèrent plus compétentes que
FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION – suite –
Exploitation minière et traitement – suite –
ce qui présente l’avantage de réduire la période de frais de développement et d’avoir moins de remblayage de chantier. Le minerai qui sera disponible pour le traitement devrait être extrait principalement de la mine souterraine dès le début du troisième trimestre.
La mise en service de l’équipement du circuit de tri minerai‐stérile à la mine Renard a eu lieu le 25 mars 2018. Le traitement du minerai dans le nouveau circuit a été réalisé de façon uniforme à partir de la fin d’avril. Il est prévu que des volumes de minerai progressivement plus élevés seront traités au cours du deuxième trimestre au fur et à mesure que les configurations de triage spectral seront établies et que l’usine de traitement principale sera rééquilibrée.
Le volume et la qualité de la ségrégation de minerai‐stérile ont été positifs, et les résultats initiaux de récupération sont encourageants.
Ventes de diamants
Au cours du trimestre, trois ventes par appel d’offres visant un total de 399 135 carats ont été conclues, pour un produit brut de 56,6 M$, à un prix moyen de 112 $ US le carat (142 $ le carat2).
Les produits des activités ordinaires comptabilisés pour le trimestre ont été générés par la vente de 271 518 carats provenant de la production de minerai brut récupéré entre octobre 2017 et décembre 2017 qui a été réalisée dans le cadre de deux ventes par appel d’offres conclues en janvier et en février 2018, pour un produit brut de 36,8 M$, à un prix moyen1 de 106 $ US le carat (135 $ le carat2).
En plus de la vente de la production de minerai brut, un volume supplémentaire de 42 663 carats de diamants d’une taille inférieure à ceux retenus par un tamis DTC de dimension ‐7 a été vendu au cours du trimestre dans le cadre d’une vente contractuelle hors appel d’offres, pour un produit brut de 1,0 M$, à un prix moyen de 19 $ US le carat (24 $ le carat3). Ce volume provient de la récupération de petits diamants « inattendus » qui ont été produits entre octobre 2017 et février 2018, en excédent de la production attendue de la ressource minérale Renard.
Dans le cadre de la troisième vente par appel d’offres de l’exercice, conclue en mars 2018, 127 616 carats provenant de la production de minerai brut ont été vendus pour un produit brut de 19,8 M$, à un prix moyen de 123 $ US le carat (156 $ le carat4). Le produit de cette vente sera comptabilisé dans les produits des activités ordinaires au deuxième trimestre, puisque les livraisons aux clients n’ont eu lieu qu’après la clôture du trimestre.
Sur une base sectorielle, compte non tenu des résultats de la troisième vente par appel d’offres, 192 597 carats de diamants retenus par un tamis DTC de dimension +7 ont été vendus à un prix moyen de 141 $ US le carat (180 $ le carat4), et 121 585 carats de diamants retenus par un tamis de dimension ‐ 7 ont été vendus à un prix moyen de 20 $ US le carat (25 $ le carat7).
7 Selon un taux de change moyen du dollar canadien en dollar américain de 1,28 $.
FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION – suite –
Commentaire sur la production de diamants et mise à jour des prévisions
Au cours du premier trimestre, la production de diamants a été inférieure aux prévisions en raison du traitement non planifié d’un lot de minerai à faible teneur en raison de leur disponibilité. Au fur et à mesure que la mine Renard passe d’une exploitation à ciel ouvert à une exploitation essentiellement souterraine, le traitement de minerai à faible teneur provenant des stocks entreposés en surface et de la mise en valeur initiale des chantiers devrait se poursuivre au deuxième trimestre. Cela aura une incidence négative sur les prévisions de production de Stornoway pour l’exercice complet.
En conséquence, les prévisions de production pour l’exercice complet ont été révisées à la baisse, passant d’une quantité de 1,6 million de carats d’une teneur de 65 cpct à une quantité d’environ 1,35 million de carats à 1,40 million de carats d’une teneur entre 54 cpct et 56 cpct. Les prévisions de ventes de carats de 1,6 million de carats pour l’exercice complet ont donc été révisées à la baisse, pour être ramenées à une quantité de 1,20 million à 1,25 million de carats.
Aucun changement n’est apporté pour le moment aux prévisions des prix du diamant. À ce jour, en 2018, y compris les produits vendus lors de la troisième vente de diamants par appel d’offres de 2018, Stornoway a vendu des diamants retenus par un tamis DTC de dimension +7 à un prix moyen de 148 $ US le carat (comparativement à une prévision de 125 $ US à 165 $ US le carat) ainsi que des diamants retenus par un tamis DTC de dimension ‐7 à un prix moyen de 20 $ US le carat (comparativement à des prévisions de 15 $ US à 19 $ US le carat).
Aucun changement n’est apporté pour le moment aux prévisions de tonnes extraites et de tonnes traitées.
Aucun changement n’est apporté aux prévisions relatives aux dépenses d’investissement et aux charges d’exploitation. Il est prévu que les charges d’exploitation décaissées par carat1 se situeront entre 88 $ et 90 $ le carat en raison de la plus faible production de carats attendue.
Projets d’investissement
Les dépenses d’investissement1 du premier trimestre de 2018, qui se sont chiffrées à 31,1 M$, découlaient principalement de l’aménagement de la mine souterraine et de la construction du circuit de tri minerai‐
stérile.
Au cours du trimestre, des travaux latéraux de mise en valeur portant sur 1 302 mètres dans la mine souterraine ont été achevés sur les niveaux de forage et aux points de soutirage au niveau de 290 mètres, ce qui soutiendra la production minière à Renard pour les trois prochaines années. Parallèlement, la mise en valeur de la galerie principale se poursuit vers le niveau de 470 mètres. La transition complète des activités à la production de la mine souterraine et au circuit de tri minerai‐stérile devrait se terminer d’ici la fin du deuxième trimestre, ce qui entraînera une réduction proportionnelle des dépenses d’investissement liées aux travaux d’aménagement.
FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION – suite –
Exploration
Le 18 janvier 2018, Stornoway a annoncé un programme d’exploration de reconnaissance et de zones matures visant à la fois à mettre en valeur l’augmentation du potentiel des ressources existantes à la mine Renard et à réaliser de nouvelles découvertes. Un budget total de 4,6 M$ a été affecté pour terminer ce projet en 2018. Les travaux ont été amorcés au cours du premier trimestre et les résultats préliminaires sont communiqués ci‐après.
Projet RIL
La propriété RIL est un nouveau projet identifié par Stornoway à partir d’échantillonnages obtenus au cours de travaux d’exploration préliminaires. Le site de ce projet est situé à environ 80 km au nord de la ville d’Elliot Lake, en Ontario. Une seule cible géophysique sous un petit lac a été testée au moyen d’un forage au diamant en février 2018. Le premier des quatre trous inclinés a recoupé 124 m de brèches de diatrème volcanoclastiques contenant des minéraux indicateurs de kimberlite (incluant l’olivine, le diopside chromifère et l’ilménite), ainsi que de nombreux nodules mantelliques.
Les quatre trous ont intersecté le corps mais, en raison des conditions de terrain locales, l’intersection la moins profonde avait une profondeur verticale de 75 m, et la plus profonde, de 250 m, de sorte que l’expression de surface réelle n’est pas bien définie. La modélisation préliminaire de l’enveloppe de la cheminée, basée sur 1 297 m de forage et sur une diagraphie détaillée subséquente, suggère un corps pyroclastique intrusif allongé mesurant environ 190 m sur 100 m. Des études minéralogiques visant à établir l’affinité pétrologique de ce diatrème sont en cours, mais environ 150 kg de matériel ont été soumis aux fins de récupération de microdiamants (par fusion caustique) et 1,3 tonne a été soumise aux fins de récupération de macrodiamants (par concentration en milieu dense). Les résultats ne sont pas disponibles actuellement.
Le groupe d’intrusions kimberlitiques le plus proche de la découverte RIL se trouve à plus de 130 km. S’il est confirmé, le diatrème RIL signifierait la découverte d’un corps potentiellement important de nouvelles kimberlites au Canada. La zone se distingue par une bonne infrastructure d’accès et, après la levée récente du moratoire sur le jalonnement en Ontario, Stornoway a acquis près de 8 590 hectares de nouveaux titres miniers dans la région.
Exploration de reconnaissance de Renard
Renard est une propriété constituée de plus de 600 titres miniers d’une superficie d’environ 33 600 hectares, centrée autour de la mine de diamant Renard. Outre les neuf cheminées kimberlitiques connues de la zone centrale de Renard (dont cinq figurent au plan minier actuel), la propriété comprend au moins onze dykes kimberlitiques supplémentaires. Le programme de forage de reconnaissance de Renard de 2018 représente les premiers travaux d’exploration systématique effectués à la grandeur de la propriété depuis 2007‐2008. Il avait pour but de réaliser des essais géophysiques révélant la présence de corps kimberlitiques sous forme de cheminée, ayant une taille et un tonnage potentiellement suffisants pour devenir de nouvelles sources de minerai pour l’usine de traitement située au cœur de la mine Renard.
FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION – suite –
Exploration – suite –
Au cours des mois de mars et d’avril 2018, 95 trous ont été forés au moyen de trois appareils légers de forage par circulation inverse. Ces trous ont permis de tester 91 anomalies géophysiques, dont 11 sites qui ont été forés à des fins de condamnation afin de soutenir d’éventuelles activités de construction. Les essais réalisés sur certaines cibles prometteuses situées sous des lacs n’ont pu être complétés en raison de la détérioration des conditions des glaces.
Des éclats de kimberlite ont été récupérés sur trois cibles, ce qui indique la présence de nouveaux corps semblables à des dykes. Plus important encore, des éclats de brèche de roches encaissantes (« BRE ») ou d’une altération connexe ont été récupérés sur neuf cibles. La BRE est une brèche supportée par des clastes, avec ou sans composantes kimberlitiques.
À la propriété Renard, la BRE fait partie intégrante du processus d’intrusion volcanique, formant un halo autour des cheminées de kimberlite. Elle a communément des contacts progressifs avec les principales unités kimberlitiques volcanoclastiques. Grâce à ces nouvelles découvertes de BRE, on totalise maintenant 14 corps de BRE identifiés par forage actuel ou historique. La propriété Renard peut être considérée comme une zone étendue d’activité volcanique caractérisée par des BRE, des dykes de kimberlite et, à ce jour, neuf diatrèmes situés au centre.
Bien que le forage par circulation inverse facilite la réalisation d’essais préliminaires rapides et rentables des cibles, un carottage sera nécessaire pour effectuer un suivi des découvertes de BRE pour les diatrèmes de kimberlite adjacents ou aveugles. L’équipement et les échantillons du programme de terrain de 2018 sont présentement démobilisés du site, et tous les échantillons seront examinés plus en détail en laboratoire.
Durant l’exécution du programme de forage de la zone mature de Renard de 2018, d’autres formes ou altérations, ainsi que la minéralisation en sulfures (pyrite, chalcopyrite et pyrrhotite), ont été identifiées dans des éclats issus du forage par circulation inverse provenant d’au moins 15 autres trous, et leur potentiel économique sera évalué.
Mise en valeur des ressources de Renard
Outre l’exploration de reconnaissance de Renard, un programme distinct de forage souterrain est prévu pour vérifier la profondeur potentielle de la kimberlite Renard 3 sous la base des réserves minérales actuellement définies. L’objectif de ce programme de forage est de convertir des ressources minérales présumées et des cibles pour exploration future (« CEF ») en ressources minérales indiquées et, le cas échéant, en nouvelles réserves minérales, en vue de l’accélération et de l’expansion de la mine souterraine dans la kimberlite à haute teneur Renard 3 du plan minier Renard. Le budget prévoit une somme de 0,6 M$ pour ces travaux. Le forage devrait commencer au deuxième trimestre.
FAITS SAILLANTS DE L’EXPLOITATION – suite –
Exploration – suite –
Projet Wabi
Le projet Wabi, d’une superficie de 3 100 hectares, se situe à environ 20 km à l’ouest de la ville de Temiskaming Shores et à 5 km au nord de la grande, mais actuellement subéconomique, cheminée kimberlitique 95‐2. Huit cibles géophysiques avec support minéral indicateur de kimberlite ont été testées par forage au cours du trimestre (598 m au total). Aucune kimberlite n’a été découverte. Les carottes de sondage de ce projet font actuellement l’objet d’une évaluation plus détaillée, et un certain nombre d’intersections de sulfures disséminées seront soumises à des analyses.
Projet Met
Le projet Met comprend 2 175 hectares de titres miniers près de la ville de Témiskaming, dans l’ouest du Québec. Des travaux d’exploration historiques ont confirmé la présence de cibles géophysiques qui concordent avec de multiples corps de kimberlite; ces résultats sont soutenus par des anomalies minérales indicatrices de kimberlite. Des levés magnétiques au sol détaillés ont été effectués à Met en mars avant les tests par forage, qui devraient débuter plus tard durant l’année.
FAITS SAILLANTS DE NATURE FINANCIÈRE
Produits des activités ordinaires
Les produits des activités ordinaires se sont établis à 55,9 M$ pour le trimestre écoulé, en comparaison de 48,5 M$ pour le trimestre correspondant. Les produits des activités ordinaires du trimestre écoulé comprennent un montant de 22,0 M$ comptabilisé au titre des passifs sur contrats liés au produit que la Société a reçu d’avance aux termes du contrat d’achat de la production de diamants de Renard en échange d’engagements futurs de livraison de diamants à des prix prévus par contrat (6,8 M$ pour le trimestre correspondant). Les produits du trimestre écoulé reflètent l’incidence favorable de l’application d’IFRS 15, qui a eu pour effet d’augmenter les produits des activités ordinaires comptabilisés au titre des passifs sur contrats de 17,3 M$.
Compte non tenu du financement à la production et des redevances, les produits des activités ordinaires comptabilisés pour le trimestre écoulé ont été générés par la vente de 271 518 carats provenant de la production de minerai brut dans le cadre de deux ventes par appel d’offres, pour un produit brut de 36,8 M$, à un prix moyen1 de 106 $ US le carat (135 $ le carat4). De plus, au cours du trimestre, la Société a vendu 42 663 carats provenant d’une production inattendue dans le cadre d’une vente contractuelle hors appel d’offres, à un prix moyen de 19 $ US le carat (24 $ le carat5). En comparaison, au cours du trimestre correspondant, 459 126 carats avaient été vendus dans le cadre de trois ventes par appel d’offres et de trois ventes contractuelles hors appel d’offres, pour un produit brut de 44,5 M$, au prix de 73 $ US le carat (97 $ le carat8).
8 Selon un taux de change moyen du dollar canadien en dollar américain de 1,32 $.
FAITS SAILLANTS DE NATURE FINANCIÈRE – suite –
Coût des produits vendus
Le coût des produits vendus de la Société s’est établi à 43,3 M$ (33,6 M$ au 31 mars 2017) et est lié aux activités d’extraction minière, de traitement et de tri des diamants bruts, aux services sur le site et à l’amortissement. Le coût des produits vendus inclut des charges d’exploitation de 1,9 M$ liées à des stocks de minerai à faible teneur devant être traités vers la fin de la durée de vie de la mine, ces charges étant par conséquent directement traitées comme des coûts de production. Le coût des produits vendus du trimestre clos le 31 mars 2018 tient compte d’une réduction de valeur de 3,8 M$ visant à ramener les stocks liés aux travaux en cours à leur valeur nette de réalisation. La dotation à l’amortissement incluse dans le coût des produits vendus s’est établie à 17,0 M$.
Pour le trimestre écoulé, les charges d’exploitation décaissées par tonne traitée1 se sont établies à 50,70 $, comparativement à 52,67 $ pour le trimestre correspondant. Le recul du coût par tonne s’explique par l’augmentation de la capacité de traitement à laquelle a donné lieu l’accroissement de la cadence de la mine jusqu’à sa capacité nominale au trimestre correspondant. Les charges d’exploitation décaissées par carat récupéré1 se sont établies à 99,77 $, contre 57,33 $ pour le trimestre correspondant. Cette augmentation s’explique par la moins grande quantité de carats qui ont été récupérés en raison du traitement de minerai à plus faible teneur.
Le coût des produits vendus tient également compte d’un droit de redevance de 2 % sur les ventes de diamants (soit 2 % du prix de vente brut réel en dollars canadiens, moins le montant le moins élevé entre des frais de commercialisation de 3 % et le coût de vente réel des diamants). La charge de redevances de 0,7 M$ inscrite pour le trimestre écoulé (0,9 M$ pour le trimestre correspondant) était payable à une partie liée, Diaquem.
Frais de vente et charges générales et administratives
Les frais de vente et charges générales et administratives représentent une portion des charges d’exploitation du siège social et des bureaux régionaux de la Société, y compris les salaires, les avantages du personnel, la rémunération des administrateurs, la rémunération fondée sur des actions et la totalité des dépenses engagées relativement au processus de vente de diamants. Les charges totales de 4,1 M$
ont diminué de 1,0 M$ par rapport aux charges de 5,1 M$ inscrites au trimestre correspondant, en raison surtout d’une diminution de 1,0 M$ de la charge de rémunération fondée sur des actions.
Frais d’exploration
Les frais d’exploration, qui se sont établis à 0,8 M$, se rapportent principalement à des travaux menés à l’égard de nouvelles cibles de la propriété Renard (se reporter à la rubrique « Mise à jour sur les activités d’exploration »). Pour le trimestre correspondant, les frais d’exploration avaient totalisé 0,6 M$ et se rapportaient principalement à des travaux portant sur la propriété Adamantin de la Société.
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Charges financières (produits financiers)
Les charges financières du trimestre écoulé se sont établies à 17,8 M$ et rendent compte de l’incidence de l’application d’IFRS 15, qui a eu pour effet d’accroître de 14,5 M$ la charge de désactualisation liée aux passifs sur contrats. Compte non tenu de l’incidence d’IFRS 15, les charges financières se sont établies à 3,3 M$ pour le trimestre écoulé, tandis que des produits financiers de 2,7 M$ avaient été inscrits pour le trimestre correspondant. La variation est en grande partie attribuable à une diminution de 5,1 M$ du profit latent sur la juste valeur des débentures convertibles, qui est passé de 10,1 M$ pour le trimestre correspondant à 5,0 M$ pour le trimestre écoulé. Le reste de la variation est attribuable à la comptabilisation, pour le trimestre écoulé, de charges financières supplémentaires de 1,0 M$ (en raison de charges d’intérêts plus élevées, contrebalancées par des frais d’attente moins élevés) à payer à Diaquem, une partie liée, en raison du prélèvement effectué sur l’emprunt garanti de premier rang en 2017.
(Perte) profit de change
La Société a comptabilisé pour le trimestre écoulé une perte de change de 3,2 M$ (profit de 1,0 M$ pour le trimestre correspondant) attribuable essentiellement à une perte de change de 2,2 M$ sur les débentures convertibles et à une perte de change de 0,9 M$ sur la facilité de financement de l’équipement, ces éléments étant libellés en dollars américains, ce qui rend compte de la dépréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain.
Impôt sur le résultat
Pour le trimestre clos le 31 mars 2018, la Société a comptabilisé un produit d’impôt différé de 2,3 M$, ce qui représente un taux d’impôt effectif de 17,1 % (une charge d’impôt de 14,4 M$ au 31 mars 2017, ce qui représentait un taux d’impôt effectif de 108,9 %), comparativement à un taux d’impôt réglementaire combiné fédéral‐provincial au Canada de 26,7 %. Cette diminution est attribuable à des charges non déductibles. Pour le trimestre clos le 31 mars 2017, l’écart est attribuable à un crédit d’impôt minier de 9,8 M$ reçu au premier trimestre de 2017 et lié à des dépenses engagées à l’égard de la construction du prolongement de la route 167 entre le 1er novembre 2012 et le 31 octobre 2013; cet écart a été inscrit au crédit des immobilisations corporelles. En conséquence, un passif d’impôt différé de 9,8 M$ a été comptabilisé pour rendre compte de la renonciation aux déductions futures au titre de l’impôt minier du Québec.
Perte nette et perte nette ajustée
La Société a inscrit une perte nette de 11,0 M$ (perte nette de 1,2 M$ pour le trimestre correspondant) en raison d’une diminution de 5,1 M$ du profit latent sur la juste valeur des débentures convertibles, d’une hausse de 4,2 M$ de la perte de change et d’une incidence favorable nette de 1,1 M$ liée à l’application d’IFRS 15.
FAITS SAILLANTS DE NATURE FINANCIÈRE – suite –
Perte nette et perte nette ajustée – suite –
Compte non tenu de ces éléments, l’augmentation de 11,4 M$ de la perte nette ajustée1, qui est passée de 2,5 M$ pour le trimestre correspondant à 14,0 M$ pour le trimestre écoulé, tient principalement à une diminution de 18,3 M$ de la marge brute (avant des produits des activités ordinaires supplémentaires de 17,3 M$ et d’une charge d’amortissement supplémentaire de 1,3 M$ découlant de l’application d’IFRS 15), contrebalancée par une hausse de 7,5 M$ du produit d’impôt différé (avant la charge d’impôt différé supplémentaire de 0,4 M$ découlant de l’application d’IFRS 15 et avant un crédit d’impôt minier de 9,8 M$ reçu au trimestre correspondant).
BAIIA ajusté
La Société a inscrit un BAIIA ajusté1 de 7,4 M$, soit 19 % des produits des activités ordinaires ajustés1 (21,3 M$ au 31 mars 2017, soit 44 % des produits des activités ordinaires). La diminution du BAIIA ajusté1 par rapport à celui du trimestre correspondant découle principalement d’une baisse de 9,9 M$ des produits des activités ordinaires ajustés1 et d’une hausse de 5,1 M$ des charges d’exploitation. La réduction proportionnelle de la marge brute est essentiellement attribuable au traitement d’une plus grande proportion que prévu de minerai à faible teneur au cours du trimestre écoulé. Se reporter à la rubrique « Coût des produits vendus » de la section « Faits saillants de nature financière » pour plus de précisions.
TRÉSORERIE ET SOURCES DE FINANCEMENT
Au 31 mars 2018, la Société disposait d’actifs monétaires courants de 53,7 M$, qui comprenaient de la trésorerie et des équivalents de trésorerie ainsi que des instruments financiers dérivés classés dans les actifs courants, pour régler des passifs monétaires courants de 77,3 M$, qui incluaient les créditeurs et charges à payer, la partie courante de la dette à long terme et les instruments financiers dérivés classés dans les passifs courants. Les actifs courants de la Société comprennent également des stocks de diamants bruts de 38,8 M$, que la Société prévoit vendre au cours du deuxième trimestre de 2018 et, donc, utiliser pour régler des passifs monétaires courants. Les créditeurs et charges à payer de la Société ont des durées contractuelles inférieures à 30 jours et sont assujetties aux modalités de paiement d’usage. La Société évalue régulièrement sa trésorerie disponible afin de s’assurer de disposer de suffisamment de liquidités pour satisfaire ses besoins en matière de capital et d’exploitation.
D’après les prévisions actuelles de la direction, la Société aura suffisamment de liquidités disponibles pour combler ses besoins en capital jusqu’à la transition complète à la production de la mine souterraine. Les liquidités disponibles2 de la Société, qui se composaient de la trésorerie, des équivalents de trésorerie et des facilités de crédit disponibles, se chiffraient à 71,9 M$.
TRÉSORERIE ET SOURCES DE FINANCEMENT – suite –
Au 31 mars 2018, la Société respectait toutes les clauses restrictives de sa dette. Afin de se conformer à ces clauses restrictives pour les périodes à venir, la Société devra atteindre ses prévisions de flux de trésorerie et réaliser les mesures prévues par la direction. La direction estime que les hypothèses utilisées pour préparer ses estimations sont raisonnables et que les mesures prévues sont réalisables. Le défaut de se conformer à ces clauses restrictives donnerait lieu à une situation de défaillance. Si une telle défaillance n’est pas réglée ou ne fait pas l’objet d’une renonciation, la Société et son exploitation, ses activités et sa situation financière pourraient subir des conséquences défavorables, notamment la résiliation des facilités de crédit, la déchéance du terme de la dette, de même que l’obligation de remettre aux acheteurs les tranches non compensées de l’acompte reçu sur le contrat d’achat de la production (majorées des intérêts au taux applicable à compter de la date de paiement de l’acompte) en raison de dispositions de défaut croisé. En pareil cas, rien ne garantit que les actifs de la Société seront suffisants pour rembourser l’intégralité de sa dette ou de toute tranche non compensée de l’acompte reçu sur le contrat d’achat de la production, et la défaillance en question pourrait amener les créanciers garantis à demander la réalisation de la garantie. Par conséquent, la Société discute avec ses prêteurs de la possibilité de modifier les modalités de certains instruments d’emprunt afin de pouvoir mieux répondre à ses besoins en matière de fonds de roulement inhérents à ses activités d’exploitation à la lumière des prévisions révisées pour 2018 de même que de soutenir la croissance à venir de la Société.
Flux de trésorerie consolidés
Le tableau ci‐dessous présente les activités de la Société générant ou exigeant des flux de trésorerie :
Trimestres clos les
31 mars 2018
31 mars 2017
Flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation, compte non tenu de la variation des éléments
hors trésorerie du fonds de roulement (2 435) 11 928
Variation des éléments hors trésorerie du fonds de roulement 7 040 17 056
Flux de trésorerie liés aux activités d’exploitation 4 605 28 984
Flux de trésorerie liés aux activités d’investissement (15 568) (20 613)
Flux de trésorerie liés aux activités de financement (2 840) (2 727)
Incidence des fluctuations du cours de change sur la trésorerie et les équivalents de trésorerie (43) (51) Augmentation (diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie (13 846) 5 593
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de la période 65 461 42 293
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture de la période 51 615 47 886
La trésorerie et les équivalents de trésorerie ont diminué de 13,8 M$ pour s’établir à 51,6 M$ au 31 mars 2018, comparativement à 65,4 M$ au 31 décembre 2017. Ces variations des flux de trésorerie s’expliquent principalement par les activités suivantes.
TRÉSORERIE ET SOURCES DE FINANCEMENT – suite –
Flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation
Les activités d’exploitation ont donné lieu à des entrées de trésorerie de 4,6 M$ pour le trimestre écoulé (29,0 M$ pour le trimestre correspondant), ce qui s’explique par des sorties de trésorerie liées aux activités d’exploitation, compte non tenu de la variation des éléments hors trésorerie du fonds de roulement, de 2,4 M$ (entrées de trésorerie de 11,9 M$ pour le trimestre correspondant), qui ont découlé d’une diminution de 12,7 M$ de la marge brute en trésorerie, et par une variation des éléments hors trésorerie du fonds de roulement de 7,0 M$ (17,1 M$ pour le trimestre correspondant). Cette variation tient essentiellement à une diminution de 6,1 M$ des créditeurs et charges à payer et à une augmentation de 2,6 M$ des stocks.
Flux de trésorerie affectés aux activités d’investissement
Les activités d’investissement ont donné lieu à des sorties de trésorerie de 15,6 M$ pour le trimestre écoulé (20,6 M$ pour le trimestre correspondant), ce qui rend compte de sorties de trésorerie de 32,2 M$
affectées aux immobilisations corporelles (48,4 M$ pour le trimestre correspondant), en partie contrebalancées par la vente de placements à court terme pour une contrepartie de 15,6 M$ (19,5 M$
pour le trimestre correspondant). En outre, au trimestre correspondant, la Société a reçu un crédit d’impôt minier de 9,8 M$ lié à la construction du prolongement de la route 167, lequel a été porté au crédit des immobilisations corporelles.
Flux de trésorerie affectés aux activités de financement
Les activités de financement ont donné lieu à des sorties de trésorerie de 2,8 M$ pour le trimestre écoulé (2,7 M$ pour le trimestre correspondant). Au cours du trimestre écoulé, la Société a remboursé 3,0 M$
du capital de la dette à long terme (2,9 M$ pour le trimestre correspondant).
Engagements et obligations
Dans le cours normal de ses activités, la Société conclut des contrats qui donnent lieu à des engagements.
Le tableau suivant résume les obligations contractuelles (se reporter à la note 7 des états financiers consolidés intermédiaires résumés du trimestre clos le 31 mars 2018) :
Jusqu’à 1 an De 1 an à 5 ans Plus de 5 ans Total
Facilité d’emprunt non garantie (no 1) 6 117 11 355 – 17 472
Autre dette garantie 1 571 6 286 7 465 15 322
Facilité d’emprunt liée au chemin minier de la mine Renard 6 000 32 552 46 372 84 924
Emprunt garanti de premier rang 29 494 94 315 29 468 153 277
Obligations découlant de contrats de location‐financement1) 10 770 28 429 1 147 40 346
Débentures convertibles1) 6 548 121 314 – 127 862
Paiements au titre de contrats de location simple 371 772 – 1 143
Autres engagements d’exploitation 5 309 22 868 21 954 50 131
66 180 317 891 106 406 490 477
TRÉSORERIE ET SOURCES DE FINANCEMENT – suite –
Engagements et obligations – suite –
Autres engagements d’exploitation
En vertu de son entente contractuelle à long terme visant l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (« GNL »), la Société doit mettre de côté un montant de 2,0 M$ de trésorerie soumise à restrictions. Le montant des paiements minimaux futurs est calculé d’après l’estimation des obligations minimales pour la durée de l’entente contractuelle.
Convention sur les répercussions et les avantages
En mars 2012, la Société a conclu une convention sur les répercussions et les avantages (la « Convention Mecheshoo ») à l’égard de la mine diamantifère Renard avec la Nation crie de Mistissini et le Grand Conseil des Cris (Eeyou Istchee) / l’Administration régionale crie. La Convention Mecheshoo est une convention exécutoire qui régira les relations à long terme entre la Société et les parties cries durant toutes les étapes de la mine diamantifère Renard. Elle prévoit des dispositions en matière d’occasions de formation, d’emploi et d’affaires pour les Cris pendant les étapes de la construction, de l’exploitation et de la fermeture de la mine diamantifère Renard, et énonce les principes relatifs au respect social, culturel et environnemental qui guideront la gestion du projet. La Convention Mecheshoo prévoit un mécanisme qui assure aux parties cries des retombées à long terme sur le plan financier liées à la réussite du projet, conformément aux bonnes pratiques de l’industrie minière en matière d’engagement envers les communautés des Premières Nations.
Redevance
La mine diamantifère Renard est assujettie à un droit de redevance de 2 % sur la vente de diamants (soit 2 % du prix de vente brut réel en dollars canadiens, moins le moins élevé des montants suivants : des coûts de commercialisation de 3 % ou les coûts réels de la vente des diamants) et à une redevance sur le rendement net de la fonderie de 2 % pour la production de minéraux autres que des diamants.
Garantie financière
SDCI est tenue de fournir une garantie financière de 15,2 M$ au gouvernement du Québec relativement au plan de fermeture du projet diamantifère Renard. Dans le cadre du cautionnement, SDCI a accordé une garantie sous forme de trésorerie de 3,0 M$ au souscripteur du cautionnement. Ce montant est comptabilisé à titre d’autres actifs financiers, dans les états consolidés intermédiaires de la situation financière.
Autre engagement
Au 31 mars 2018, SDCI avait conclu des engagements de 19,7 M$ pour l’achat d’immobilisations corporelles, qui devraient être engagés en 2018.
TRÉSORERIE ET SOURCES DE FINANCEMENT – suite –
Éventualités
À la suite des conventions de financement par actions accréditives conclues avec des investisseurs en 2013 en vertu de la règle de retour en arrière, la Société s’est engagée à débourser en 2014 des frais d’exploration minière au Canada selon des critères précis en vertu des lois fiscales canadiennes. En janvier 2018, la Société a reçu de l’Agence du revenu du Canada (l’« ARC ») une proposition de cotisation rejetant l’admissibilité de certaines dépenses, représentant 6,1 M$ des frais d’exploration minière au Canada auxquels la Société a renoncé en faveur des investisseurs. Après la clôture du trimestre, la Société a reçu de l’ARC une nouvelle proposition de cotisation déclarant l’inadmissibilité d’autres dépenses afférentes au financement par actions accréditives, lesquelles totalisent à présent environ 9,7 M$. À ce stade, la direction maintient sa position selon laquelle les dépenses ont été engagées à titre de frais d’exploration légitimes au Canada et n’est pas d’accord avec la position de l’ARC. La Société poursuit les discussions avec l’ARC dans l’espoir d’en arriver à une entente qui lui sera favorable et défend énergiquement son point de vue. Si la Société ne réussit pas à convaincre l’ARC, un avis de nouvelle cotisation pourrait la soumettre à des obligations de paiement en vertu des conventions de financement par actions accréditives. À l’heure actuelle, compte tenu des faits et circonstances, bien qu’il soit difficile de prédire l’issue des discussions avec certitude, la direction est d’avis que cette situation n’aura pas d’incidence défavorable importante sur les états financiers de la Société. Par conséquent, aucune provision n’a été constituée à ce titre au 31 mars 2018. Rien ne garantit toutefois que l’ARC finira par se ranger à l’avis de la Société.
INSTRUMENTS FINANCIERS
Les instruments financiers de la Société sont composés de la trésorerie et des équivalents de trésorerie, des placements à court terme, des débiteurs, des autres actifs financiers, des titres de sociétés ouvertes, des créditeurs et charges à payer, de la dette à long terme et des débentures convertibles. L’information à fournir sur les instruments financiers de la Société et la gestion du risque figure à la note 9 des états financiers consolidés audités de l’exercice clos le 31 décembre 2017.
La Société est exposée au risque de change essentiellement parce que ses produits des activités ordinaires sont libellés en dollars américains alors que la majorité de ses dépenses d’investissement et d’exploitation courantes et prévues l’est en dollars canadiens. La Société limite à l’occasion son exposition au risque de change découlant de ses ventes libellées en dollars américains en concluant des contrats de change et des contrats d’options. La politique de gestion des risques de la Société autorise une couverture du risque de change pouvant atteindre 75 %, sur une période consécutive de 24 mois.
Pour le trimestre clos le 31 mars 2018, aucun changement important n’a été apporté à la gestion du risque de la Société. Des renseignements détaillés sur les changements apportés aux instruments financiers se trouvent aux notes 2, 3 et 7 des états financiers consolidés intermédiaires résumés.