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Analyse Chapitre 5 : Espaces de Sobolev

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Texte intégral

(1)

Analyse

Chapitre 5 : Espaces de Sobolev

Lucie Le Briquer 17 décembre 2018

Table des matières

1 Dérivation au sens faible 2

2 Epaces de Sobolev et Fourier 8

3 Convolution 11

3.1 Introduction. . . 11 3.2 Fonctions à support compact . . . 15

4 Fonctions harmoniques 20

4.1 Propriété de la moyenne . . . 20 4.2 Solution fondamentale du Laplacien . . . 22

5 Équation de Schrödinger 28

(2)

1 Dérivation au sens faible

Soientuetϕ : [a, b]−→R,C1. Intégration par parties :

Z b

a

0dx=u(b)ϕ(b)−u(a)ϕ(a)− Z b

a

u0ϕdx Si suppϕ⊂]a, b[,ϕ(a) =ϕ(b) = 0, ainsi :

Z b

a

0dx=− Z b

a

u0ϕdx

I⊂Rintervalle,f ∈ Lp(I),16p6 ∞. Si Z

I

f ϕdx= 0, ∀ϕ∈ C0(I) alorsf = 0.

Lemme 1

Doncu0 est l’unique fonctionv: [a, b]−→Rtelle que : Z b

a

vϕdx=− Z b

a

0dx ∀ϕ∈ C0(]a, b[) Cette formule a un sens∀u, v∈ Lp([a, b]).

Soit16p6∞et I⊂Rintervalle. On dit que u:I−→R, u∈ Lp, admet une dérivée au sens faible dansLp(I)ssi∃v∈ Lp(I)tel que :

∀ϕ∈ C01(I), Z

I

vϕdx=− Z

I

0dx Définition 1(dérivée au sens faible)

On notev=u0 ou ∂u∂x ou∂xu.

Toute fonction C1, u, sur un intervalle [a, b] compact est dérivable au sens faible dans Lp([a, b]), ∀p∈[1,∞].

Propriété 1

Remarque.Faux sur ]a, b[.

1. Exemple : u(x) = 1/xestCsur]0,1[maisu /∈ L1(]0,1[).

2. Exemple : u(x) =x−1/3. Alorsu∈ Lp(]0,1[)si16p <3maisu0=−13x−4/3∈ L/ p.

Soit16p6∞. Siu∈ Lp est dérivable au sens faible, sa dérivée est unique.

Propriété 2

(3)

Preuve.Par le lemme R

f ϕdx= 0⇒f = 0.

x7→ |x|est dérivable au sens faible dansLp. Propriété 3

Preuve.

Soitϕ∈ C10(]−1,1[)

Z 1

−1

|x|ϕ0dx= Z 1

0

0dx− Z 0

−1

0dx

=− Z 1

0

ϕdx+ Z 0

−1

ϕdx

=− Z 1

−1

H(x)ϕ(x)dx

oùH=1R+−1R. On vérifie queH|]−1,1[∈ Lp.

La fonction1]0,1[ n’est pas dérivable au sens faible dansLp(R), ∀p∈]1,∞].

Propriété 4

Preuve.

Par l’absurde supposons qu’il existev∈ Lp(R)telle que : Z

R

vϕdx=− Z

R

1]0,1[ϕ0dx, ∀ϕ∈ C10(R) Alors∀ϕ∈ C01(R),

|ϕ(1)−ϕ(0)|=

Z 1

0

ϕ0

= Z

R

vϕdx 6

Hölder

kvkLpkϕkLp0

Or ceci est absurde car on peut construire une suite(ϕn)n∈N telle que : 1. ϕn∈ C01(R)

2. ϕn(1) = 1,ϕn(0) = 0 3. kϕnkLp0 =n1

En dimension>1, on a la formule de Stokes :

Z

u(x)∂ϕ

∂xj

dx=− Z

∂u

∂xj

ϕdx pourϕ∈ C01(Ω) ϕ∈ C01(Ω) signifieϕ,∇ϕ≡0 près de∂Ω

(4)

Ωouvert de Rn,n>1.

• 1 6p6∞, u: Ω −→R, u∈ Lp(Ω). On dit que u est dérivable au sens faible dans Lp(Ω) dans la directionxj si∃v∈ Lp(Ω)tel que :

∀ϕ∈ C01(Ω), Z

vϕdx=− Z

u∂ϕ

∂xj

dx On notev= ∂x∂u

j ou∂xjuou∂juouuxj.

• On définit de même la dérivée au sens faible pour u: Ω −→ C ou u: Ω −→ Rm ou u: Ω −→ Cm. Par exemple pour u: Ω −→ Cm on décompose en parties réelle et imaginaire.

• L’espace SobolevW1,p(Ω)est l’espace des fonctionu∈ Lp(Ω)(à valeurs dansR,C,Rm ouCm) qui admettent des dérivées au sens faible dansLp(Ω)dans toutes les directions xj,16j6n.

• On introduit la norme :

kukW1,p(Ω)=kukLp(Ω)+

n

X

j=1

∂u

∂xj

Lp(Ω)

Définition 2(espaces de Sobolev)

16p6∞.W1,p(Ω)est un espace de Banach pour la norme k.kW1,p(Ω). Théorème 1

On dit que u ∈ W1,p(Ω) appartient à Wk,p(Ω) si les dérivées ∂xju de u appartiennent à Wk−1,p(Ω),∀j∈J1, nK.

On pose :

W∞,p(Ω) = \

k∈N

Wk,p(Ω) Et on définitW0,p(Ω) =Lp(Ω).

Définition 3(Wk,p(Ω))

Notation. Si p= 2, on poseHk(Ω) =Wk,2(Ω).

H1(Ω)est un espace de Hilbert pour le produit scalaire : hu, viH1(Ω)=

Z

u¯vdx+

n

X

j=1

Z

∂u

∂xj

∂v

∂xjdx

= (u, v)L2+ (∇u,∇v)L2

Propriété 5

Preuve.c.f. TD

(5)

On a donc une généralisation de la notion de dérivée. Regardons maintenant la généralisation de la notion de solution. On traitera l’exemple de l’équation ∆u=f où∆ =Pn

j=1

2

2xj =∇ · ∇

Soitf ∈ L1loc(Ω),Ω⊂Rn ouvert. On dit que u∈H1(Ω) est une solution faible de∆u=f si :

∀ϕ∈ C01(Ω), −

n

X

j=1

Z

∂u

∂xj

∂ϕ

∂xj

dx= Z

f ϕdx Définition 4(solution faible)

Remarque.Supposons que u∈ C2(Ω) (i.e. u=U| avecU ∈ C2(Rn)) vérifie∆u=f. Alors, u∈ C1(Ω) doncu∈H1(Ω) (pourΩborné) et de plus :

Z

∂Ω

ϕ∂nudσ= 0, ∀ϕ∈ C01(Ω) Or,

Z

∂Ω

ϕ∂nudσ= Z

∂Ω

(ϕ∇u)·ndσ

= Z

div(ϕ∇u)dx

= Z

(∇ϕ· ∇u+ϕ∆u)dx Ainsi,

0 = Z

∇u· ∇ϕdx+ Z

ϕf dx doncuest solution faible.

u∈ C1,T−périodique,RT

0 udt= 0 Z T

0

u2dt6 T

2Z T

0

u0(t)2dt Rappels 1

Remarque.L’hypothèse de moyenne nulle sert à éliminer les fonctions constantes.

On définit :

H01(Ω) =C0(Ω)H

1(Ω)

i.e.u∈H01(Ω)ssi∃(un)n∈N, un∈ C0(Ω)telle que : ku−unkH1(Ω)−−−−−→

n→+∞ 0 Définition 5(H01(Ω))

(6)

SoitΩun ouvert de Rn inclus dans une bandeR={(x0, xn)∈Rn−1×R;|xn|< R}. Alors

∀u∈H01(Ω):

kukL2(Ω)62Rk∇ukL2(Ω)

Théorème 2(Poincaré)

Preuve.

1. Par densité il suffit de le montrer pouru∈ C0.

2. On va utiliser une formule de représentation. Soit(x0, xn)∈Ωet u∈ C0(Ω). On prolonge upar0 surR\Ω.

u(x0, xn) = Z xn

−R

∂u

∂xn

(x0, t)dt 3. On cherche à montrer une inégalité⇒appliquer Cauchy-Schwarz.

|u(x0, xn)|6 Z R

−R

∂u

∂xn

(x0, t)dt Donc,

|u(x0, xn)|26 Z R

−R

dt

! Z R

−R

∂u

∂xn

(x0, t)

2

dt

!

Ainsi, en intégrant surx0∈Rn−1: Z

Rn−1

|u(x0, xn)|2dx062R Z

Rn−1

Z R

−R

∂u

∂xn

(x0, t)

2

dtdx0 = 2Rk∂xnukL2(Ω)

Alors,

Z R

−R

Z

Rn−1

|u|2dx0dxn6 Z R

−R

2Rk∂xnuk2L2(Ω)dxn Alors,

kuk2L2(R)6(2R)2k∂xnuk2L2(Ω)6(2R)2k∇uk2L2(Ω)

SoitΩun ouvert borné. Pour toutf ∈ L2(Ω), il existe une unique solution faibleu∈H01(Ω) de∆u=f.

Proposition 1

Preuve.

On introduit surH01(Ω),

B(u, v) = Z

∇u· ∇vdx etkukH1

0(Ω)=p

B(u, u) =k∇ukL2(Ω) (on considère des fonctions à valeurs réelles).

(7)

AlorsB(u, v) est un produit scalaire surH01(Ω) et (H01(Ω),k.kH1

0(Ω))est un espace de Hilbert.

En effet,

∃c >0, kukL2(Ω)6ck∇ukL2(Ω) ∀u∈H01(Ω) Donc∃c0>0,

c0kukH1(Ω)6kukH1

0(Ω)6kukH1(Ω)

Par ailleurs,

L2(Ω) −→ R ϕ 7−→ (f, ϕ) =R

f ϕdx est une forme linéaire continue. A fortiori :

H01(Ω) −→ R ϕ 7−→ (f, ϕ) est continue carH01s’injecte continûement dans L2 par Poincaré.

D’après le théorème de Riesz,∃!u∈H01(Ω),

B(u, v) =−(f, ϕ)L2 ∀ϕ∈H01(Ω) Donc :

∀ϕ∈H01(Ω), Z

∇u· ∇ϕdx=− Z

f ϕdx OrC01(Ω)⊂H01(Ω)(par convolution∃wn ∈ C0(Ω) tels quewn−−→

H1 wceci∀w∈ C01(Ω)).

Donc∃!u∈H01(Ω) telle que :

∀ϕ∈ C01(Ω), Z

∇u· ∇ϕ=− Z

f ϕ uest donc solution faible. Ceci montre l’existence.

Unicité.

Z

∇u∇ϕ=− Z

f ϕ Z

∇˜u∇ϕ=− Z

f ϕ Donc :

Z

∇(u−u)∇ϕ˜ = 0 ∀ϕ∈ C01(Ω) C01(Ω) est dense dansH01(Ω) carC0 l’est. Ainsi :

Z

|∇(u−u)|˜ 2= 0 ⇒ ku−uk˜ H1= 0

par Poincaré. Finalementu= ˜u.

(8)

2 Epaces de Sobolev et Fourier

Soits∈[0,+∞[. On dit queu∈ L2(Rn)appartient à l’espce de SobolevHs(Rn)si : (1 +|ξ|2)s/2|ˆu| ∈ L2(Rn)

On posek.kHs :

kuk2Hs = 1 (2π)n

Z n

R

(1 +|ξ|2)s|ˆu(ξ)|2dξ Définition 6

Si k ∈ N, Hk(Rn) = Hk(Rn). Les deux définitions coïncident et on a équivalence des normes.

Propriété 6

Soits∈R. On dit queu∈ S0(Rn)appartient àHs(Rn)si (1 +|ξ|2)s/2uˆ∈ L2(Rn) Définition 7

Exemple.δ0∈H−1(R)carδˆ0= 1. Ainsi(1 +|ξ|2)−1/2δˆ0=√ 1

1+|ξ|2 ∈ L2(R).

En faitδ0∈H−1/2−ε(R)∀ε >0.

Exercice. i∂tu−∆u= 0, u|t=00. Que vautu(t, x)?

Hs(Rn),s∈Rest un espace de Hilbert pour le produit scalaire : (u, v)Hs = 1

(2π)n Z

Rn

(1 +|ξ|2)su(ξ)ˆˆ v(ξ)dξ Propriété 7

S(Rn)est dense dansHs(Rn)pour touts∈R. Propriété 8

Preuve.En exercice.

Sis > n2, alorsHs(Rn)⊂ C0(Rn)∩ L(Rn).

Propriété 9

(9)

Preuve.

1. Densité.Par densité il suffit de montrer que∃c >0tel que :

∀u∈ S(Rn), kukL 6ckukHs =ck(1 +|ξ|2)s/2ukˆ L2 2. Formule de représentation. Soitu∈ S(Rn), on a :

u(x) = 1 (2π)n

Z

Rn

eix·ξu(ξ)dξˆ 3. Cauchy-Schwarz.

|u(x)|6 1 (2π)n

Z

Rn

|ˆu|dξ 6 1

(2π)n Z

Rn

1 (1 +|ξ|2)s/2

| {z }

∈L2 sis>n2

|ˆu|

|{z}

∈L2

n>1,06s < n2. ALors :

Hs(Rn)⊂ Lp(Rn)pour toutpvérifiant26p6 2n n−2s Théorème 3

Preuve.

Soitf ∈ S(Rn). On montre que :

kfkLq 6ckfkH˙s (∗) oùq= n−2s2n et

kfk2H˙s = Z

Rn

|ξ|2s|fˆ(ξ)|2dξ norme raffinée

Supposons ceci vrai. Montrons le théorème. Soitp∈[2, q]. Alors,∃s0 ∈[0, s]tel quep= n−2s2n 0. Alors :

kfkLp6ckfkH˙s0 6ckfkHs0 6ckfkHs

Montrons(∗). On introduit :

{|f|> λ}={x∈Rn :|f(x)|> λ}

{|f|> λ}

=mesure de{|f|> λ}

Alors,

kfkqLq =q Z +∞

0

λq−1

{|f|> λ}

(10)

En effet, par Fubini :

kfkqLq = Z

|f|qdx

= Z

Rn

Z |f(x)|

0

q−1

! dx

= Z +∞

0

Z

|f|>λ

dx

!

q−1dλ Soitλ >0. On décomposef =gλ+hλ.

ˆ gλ(ξ) =

fˆ(ξ) si|ξ|6 Aλ

0 si|ξ|> Aλ

ˆhλ(ξ) =

0 si |ξ|6 Aλ

fˆ(ξ) si |ξ|> Aλ

avecAλ à choisir.

Remarquons que si|f|> λalors soit|gλ|>λ2 soit |hλ|>λ2. On choisitAλtel que |gλ|6 λ2. On a :

|gλ(x)|= 1 (2π)n

Z

|ξ|6Aλ

eix·ξfˆ(ξ)dξ

|gλ(x)|6 1 (2π)n

Z

|ξ|6Aλ

|ξ|−2s

!1/2

Z

|ξ|2s|fˆ(ξ)|21/2

Donc,

kgλkL 6c1 Z

|ξ|6Aλ

|ξ|−2s

!1/2 kfkH˙s

Or,

Z

|ξ|6Aλ

|ξ|−2sdξ = Z Aλ

0

Z

Sn−1

r−2s+n−1drdθ=c2An−2sλ

DonckgλkL 6c3An/2−sλ kfkH˙s. On choisitAλ tel que : c3An/2−sλ kfkH˙s

4 Or :

{|f|> λ} ⊂ {|hλ|> λ/2}

Donc,

kfkqLq 6q Z +∞

0

λq−1

|hλ|>λ 2

dλ De plus,

khλk2L2 = Z

|hλ|2dx>

Z

|hλ|>λ2

λ2

4 dx= λ2 2

|hλ|>λ 2

Donc,

kfkqLq 6c4

Z +∞

0

λq−3khλk2L2

(11)

Or,

khλk2L2 = (2π)kˆhλk2L2 = (2π) Z

|ξ|>Aλ

|fˆ(ξ)|2dξ D’où,

kfkqLq 6c5 Z +∞

0

λq−3 Z

|ξ|>Aλ

|fˆ|2dξdλ6c5 Z

Rnξ

Z Λ(ξ)

0

λq−3

!

|fˆ(ξ)|2dξ oùΛ(ξ)choisi tel queλ>Λ(ξ)⇒ξ6Aλ. On aAn/2−sλ ckfkH˙s = λ4.

Si|ξ|>Aλ(ckfkH˙s)(n/2−s)−1 alors

|ξ|n/2−s>c6λ On pose,Λ(ξ) = c1

6|ξ|n/2−s. Donc : kfkqLq 6c7

Z

Rn

Λ(ξ)q−2|fˆ(ξ)|2dξ=. . .=c8kfkqH˙s

3 Convolution

3.1 Introduction

Soient f: R −→ R et g:R −→ R. Le produit de convolution de f et g est la fonction h:R−→Rdéfinie par :

h(x) = Z +∞

−∞

f(x−y)g(y)dy On noteh=f∗g.

Définition 8(produit de convolution)

Remarque.Cette notion est naturelle dès que l’on ne s’intéresse pas aux valeurs ponctuelles mais à des moyennes locales (par exemple les mesures de quantités physiques).

Exemples.

• f =1[−1/2,1/2]. Alors :

h(x) = Z

126x−y612

g(y)dy= Z x+12

x−12

g(y)dy h(x)est la moyenne degsur

x−12, x+12 .

• f =1[−ε/2,ε/2]. Alors :

h(x) = Z x+ε2

x−ε2

g(y)dy

On s’attend à ce quehεsoit régulière et converge versg quandε−→0.

(12)

Soitn>1 et(p, q, r)∈[1,∞]3 tels que : 1 p+1

q = 1 + 1 r sif ∈ Lp(Rn),g∈ Lq(Rn)alors :

f∗g(x) = Z

Rn

f(x−y)g(y)dy est définie pour presque toutx∈Rn et de plus,

kf∗gkLr 6kfkLpkgkLq

Théorème 4(inégalité de Young)

Preuve.

• f = 0 oug= 0⇒f ∗g= 0trivial

• On peut donc supposer f 6= 0 etg6= 0, puis supposer quekfkLp= 1,kgkLq = 1. On veut montrer quekf∗gkLr 61. Remarquons que :

– si 1p+1q = 1 (⇔r=∞)alors par Hölder on a bien le résultat :

Z

f(x−y)g(y)dy 6

Z

|f(x−y)|pdy 1/p

| {z }

kfkLp=1

Z

|g(y)|qdy 1/q

| {z }

kgkLq=1

61

Le premier terme est bien la normeLp malgré la translation et l’inversion.

– Si p= 1 etq= 1 (⇔r= 1). Alors avec Fubini : Z Z

|f(x−y)||g(y)|dydx= Z Z

. . . dxdy=kfkL1kgkL1 Donckf ∗gkL1 61.

– si1< r <+∞, alorsp <+∞,q <+∞. Idée : on décompose.

|f(x−y)||g(y)|=α(x, y)β(x, y)

avecα(x, y) =|f(x−y)|p/r|g(y)|q/r etβ(x, y) =|f(x−y)|1−p/r|g(y)|1−q/r. Alors : Z Z

αrdxdy= Z Z

|f(x−y)|p|g(y)|qdxdy=kfkpLpkgkqLq = 1 EtR

β(x, y)r0dy61car∀x:

β(x, y)r0 =|f(x−y)|r0(1−pr)|g(y)|r0(1−qr)

=|f(x−y)|pr0(1p1r)|g(y)|qr0(1q1r)

=|f(x−y)|ps|g(y)|qt

(13)

1s =r0 1p−1r

et 1t =r0

1 q1r

. Alors : 1

s +1 t =r0

1 p+1

q−2 r

=r0

1 + 1 r−2

r

=r0

1−1 r

=r0× 1 r0 = 1 Donct=s0 =s−1s . Ainsi par Hölder :

Z

β(x, y)r0dy6 Z

|f(x−y)|pdy

1/sZ

|g(y)|qdy 1/t

61 Alorsh=f ∗g vérifie :

|h(x)|6 Z

|f(x−y)||g(y)|dy 6

Z

α(x, y)β(x, y)dy 6

Z

α(x, y)rdy

1/rZ

β(x, y)r0dy 1/r0

61

6 Z

α(x, y)rdy 1/r

D’après Hölder. Donc : Z

|h(x)|rdx6 Z Z

α(x, y)rdydx61

Remarque.Cas fondamental (moyenne). Soitf ∈ L1(Rn). Alorsg7→f∗gest borné deLq dans Lq pour toutq∈[1,∞].

Exemple principal :

kf∗gkL2 6kfkL1kgkL2

On peut généraliser cet exemple.

SoitK une fonction continue surRn×Rn telle que : sup

y∈Rn

Z

Rn

|K(x, y)|dx6A1 sup

x∈Rn

Z

Rn

|K(x, y)|dy6A2

Siu∈ C00(Rn), on définitP upar : P u(x) =

Z

Rn

K(x, y)u(y)dy (opérateur de noyauK)

AlorsP se prolong par continuité en un opérateur borné deL2(Rn)dansL2(Rn)et : kPkL(L2,L2)6p

A1A2

Propriété 10(lemme de Schur)

(14)

Remarque.Soitf ∈ L1(Rn)alors :

P u=f∗u(x) = Z

K(x, y)u(y)dy avecK(x, y) =f(x−y). EtA1=A2=kfkL1.

Preuve.

Par Cauchy-Schwarz :

|P u(x)|26 Z

|K(x, y)||u(y)|2dy× Z

|K(x, y)|dy

| {z }

6A2

Alors,

Z

|P u|2dx6A2

Z Z

|K(x, y)||u(y)|2dydx

puis Fubini.

Voyons un autre lien aveckf∗gkL26kfkL1kgkL2.

• Soitf ∈ L1(Rn)et g∈ L1(Rn). Alors :

f‘∗g= ˆfgˆ

• Soitu, v∈ S(Rn). Alors :

uvc= 1 (2π)nuˆ∗ˆv Propriété 11

Preuve.

f‘∗g(ξ) = Z Z

e−ix·ξf(x−y)g(y)dydx

= Z Z

e−i(x−y)·ξf(x−y)r−iy·ξg(y)dydx

= Z

e−iy·ξg(y) Z

e−i(x−y)·ξf(x−y)dx

dy

= ˆg(ξ) ˆf(ξ) F(ˆu∗ˆv) =F(ˆu)F(ˆv)où :

F(ˆu)(ξ) = Z

e−iξ·ξu(ξ)dξˆ = (2π)nu(−ξ) donc

F(ˆu∗ˆv) = (2π)2n(uv)(−ξ) F(ˆu∗ˆv) = (2π)nF(cuv)

Ainsi,uˆ∗vˆ= (2π)nuv.c

(15)

Application 1.Sif ∈ L1,g∈ L1∩ L2 :

kf∗gkL2 =Ckf‘∗gkL2=Ckfˆgkˆ L26CkfˆkLkˆgkL26kfkL1kgkL2

carkfˆkL 6kfkL1 et CkˆgkL2 =kgkL2. Application 2.

Soitn>1 ets > n2. Siu, v∈Hs(Rn)alorsuv∈Hs(Rn)et : kuvkHs 6CkukHskvkHs

Théorème 5

Preuve.

hξi:= (1 +|ξ|2)1/2 Lemme.∀s>0,∀ξ∈Rn,∀η∈Rn :

hξis62s(hξ−ηis+hηis) Pouru, v∈ S(Rn),uvˆ = (2π)−nuˆ∗vˆon en déduit que :

hξis|uv(ξ)|c 6 2s (2π)n

Z

(hξ−ηis+hηis)|ˆu(ξ−η)||ˆv(η)|dη Donc,

hξis|uv(ξ)|c 6 2s (2π)n

Z

(hξ−ηis|ˆu(ξ−η)|)|ˆv(η)|dη+ Z

|ˆu(ξ−η)|(hηis|ˆv(η)|)dη

On appliquekf ∗gkL2 6kfkL1kgkL2 deux fois : 1. f(x) = ˆv(x),g(y) =hyisu(y)ˆ

2. f = ˆu,g=h.isˆv

Puis on utilisekukˆ L1 6CkukHs etkˆvkL1 6CkvkHs. car : Z

|ˆv|dξ6 Z

1hξi2s1/2

| {z }

<+∞

Z

hξi2s|ˆv|2 1/2

| {z }

=kvkHs

et aussikh.isukˆ L2 =kukHs. Ce qui montre l’inégalité pouru, v dansS(Rn). Puis densité.

3.2 Fonctions à support compact

Pour tout ouvertΩ⊂Rn, il existe ϕ:Rn−→[0,1]telle queϕ∈ C(Rn)et : Ω ={x∈Rn(x)>0}

(⇔ ∀F fermé ,∃ϕF ∈ C(Rn) 06ϕF 61qui s’annule exactement surF) Propriété 12

(16)

Preuve.

SoitΩouvert.∀x∈Ω,∃a(x)∈Qn∩Ωetr(x)∈Q+tels que x∈ B(a(x), r(x))⊂Ω. Donc : Ω = [

x∈Ω

{x} ⊂ [

x∈Ω

B(a(x), r(x))⊂Ω

Donc,Ω =S

x∈ΩB(a(x), r(x)).

Mais{a(x) :x∈Ω}et {r(x) :x∈Ω} sont dénombrables donc : Ω = [

k∈N

B(ak, rk) On pose :

ϕ(x) =

+∞

X

k=0

e−1/rk 2k+1 φ

1−|x−ak|2 r2k

oùφ:R−→R+ est définie par :

φ(y) =

0 siy60 e1y siy >0 On remarque que :

• limy→0+φ(y) = 0,φcontinue et bornée surR

• ∂ykφ(y) =Pk 1 k

e1y,Pk∈R[X]poury >0⇒φ∈ C(R).

On a :

1. ϕ(x)est bien définie 2. ϕ(x)>0 six∈Ω 3. ϕ(x) = 0six /∈Ω 4. Montrons que :

+∞

X

k=0

e−1/rk 2k+1 sup

Rn

|∂xαφ(. . .)|<+∞ pour toutα∈Nn On vérifie que :

sup

Rn

|∂xαφ(. . .)|6r−|α|k Or,

Xe−1/rk 2k+1

1 rk

|α|

6X|α||α|e−|α|

2k+1 6|α||α|e−|α|

Par convergence normale des séries des dérivées on aϕ∈ C(Rn).

∃θ:R−→Rcroissante,Ctelle queθ(t) = 0sit60etθ(t) = 1sit>1.

Lemme 2

(17)

Preuve.

g(t) =φ(t)φ(1−t)avecφ(y) =e−1/y poury >0,0 sinon. suppg⊂[0,1]. On pose alors : θ(t) =

Rt

−∞g(s)ds R+∞

−∞ g(s)ds

qui convient.

Ωouvert deRn,K compact contenu dansΩ,∃f ∈ C0(Ω)telle que f ≡1sur un voisinage deK.

Corollaire 1

Preuve.

Soit x ∈ K. Il existe Bx boule centrée en x avec Bx ⊂ Ω. ∃ϕx: Rn −→ [0,1], C telle que supp(ϕx)⊂ Bx etϕx(x)>0. On peut supposerϕx(x) = 2. On pose :

Vx={z∈Ω :|ϕx(z)|>1}, ouvert Alors,

K⊂ [

x∈K

Vx

donc par compacité on peut un extraire un sous recouvrement fini :

K⊂ [

16i6n

Vxi

On poseϕ=P

16i6nϕxi. Alorsϕ>1surK,ϕ∈ C et supp(ϕ)⊂Ω. Pour conclure on pose : f =θ◦ϕ

Alors06f 61f = 1sur K. supp(f)⊂supp(ϕ)⊂Ω.

SoitKun compact deRnet{Ui}16i6N un recouvrement deK. Alors il existe une partition de l’unitéCsubordonnée à ce recouvrement :

∃(ζi)16i6N, ζi∈ C, 06ζi61 avec supp(ζi)⊂Ui et

N

X

i=1

ζi(x) = 1∀x∈K Propriété 13

(18)

Soitn>1,∃ψ∈ C0(Rn)telles que :

supp(ψ)⊂ B(0,1) supp(ϕ)⊂ B(0,2)\B(0,1/2) et∀ξ∈Rn :

ψ(ξ) +

+∞

X

p=0

ϕ(2−pξ) = 1 Lemme 3(décomposition dyadique de l’unité)

Remarque.supp(ϕ(2−pξ)⊂ Cp oùCp est la couronne : {ξ∈Rn: 2p−16|ξ|62p} Preuve.

Soitψ∈ C0(Rn)telle que supp(ψ)⊂ B(0,1)et ψ(ξ) = 1siξ∈ B(0,1/2). On pose : ϕ(ξ) =ψ(ξ/2)−ψ(ξ)

alors,

• si|xi|61/2 on aψ(ξ/2) = 1,ψ(ξ) = 1doncϕ(ξ) = 0

• si|ξ|>2on aψ(ξ/2) = 0,ψ(ξ) = 0 doncϕ(ξ) = 0 donc supp(ϕ)⊂ B(0,2)\B(0,1/2).

ψ(ξ) +

+∞

X

p=0

ϕ(2−pξ) =ψ(ξ) + (ψ(ξ/2)−ψ(ξ)) +. . .+

ψ ξ

2N

−ψ ξ

2N−1

+. . .

=ψ ξ

2N

= 1si2N >4|ξ|

Soitα∈]0,1[. Une fonctionu∈ C0b(Rn)appartient àC0,α(Rn)ssi : sup

x,y:|x−y|61

|u(x)−u(y)|

|x−y|α <+∞

Définition 9

Soitu∈ S0(Rn)etp∈ {−1} ∪N. On définit∆pupar : F(∆pu) =ϕ(2−pξ)Fusip>0

F(∆−1u) =ψ(ξ)Fu Définition 10

(19)

Soitr∈]0,1[. Soitu∈ S0(Rn)telle que∃c >0:

∀p∈ {−1} ∪N, k∆pukL 6c2−pr alorsu∈ C0,r(Rn).

Propriété 14

Soits > n2. On sait queHs(Rn)⊂ L(Rn). Sis > n2 +αavecα∈]0,1[, alors Hs(Rn)s’injecte continûement dansC0,α(Rn)

Corollaire 2

Preuve.

On veut estimerk∆pukL.u∈ S(Rn).

pu(x) = (2π)−n Z

eix·ξϕ(2−pξ)ˆu(ξ)dξ

|∆pu|6(2π)−n Z

hξi−shξisϕ(2−pξ)|ˆu(ξ)|dξ 6(2π)−n

Z

ϕ(2−pξ)2hξi−2s

1/2Z

hξi2s|ˆu(ξ)|21/2

| {z }

6kukHs

Or,

ϕ(2−pξ)2hξi−2s∼12Cp(ξ)h2pi−2s∼2−2ps1Cp

Alors,

Z

ϕ(2−pξ)2hξi−2sdξ62−2ps Z

Cp

dξ'2−2ps2pn= 2p(n−2s) En fait,

Z

ϕ(2−pξ)2hξi−2s1/2

62−2ps Z

Cp

dξ'2−2ps2pn=C2p(n−2s)12

⇒ k∆pukL 6C02p(n2−s)kukHs. Alorsu∈ C0,α par la proposition.

(20)

4 Fonctions harmoniques

4.1 Propriété de la moyenne

Ω⊂Rn avecn>2 ouvert.

u∈ C2(Ω)est harmonique si :

∆u= 0 où∆u=Pn

j=1

2u

∂x2j.

Définition 11(fonction harmonique)

Soitu∈ C2(Ω).uest harmonique ssi :

∀x∈Ω, ∀r >0, B(x, r)⊂Ω ⇒ u(x) = 1

|B(x, r)|

Z

B(x,r)

u(y)dy

i.e.u(x)correspond à la moyenne deusur toute boule centrée enxet incluse dansΩ.

Théorème 6

Preuve.

Soitx∈Ω. Posons :

φ(r) = 1

|B(x, r)|

Z

B(x,r)

u(y)dy= 1

|B(0,1)|

Z

B(0,1)

u(x+rζ)dζ φ(r)−−−→

r→0 u(x). Il suffit de montrer queuharmonique ssiφ(r)est constante (∀x). Montrons que φ0(r) = 0. On a :

φ0(r) = 1

|B|

Z

B

(ζ· ∇u)(x+rζ)dζ oùB=B(0,1)et ζ· ∇=Pn

j=1ζj

∂xj. Or, ζ· ∇u(x+rζ) =divζ

|ζ|2

2 (∇u)(x+rζ)

car :

divζ(|ζ|2(∇u)(x+rζ)) =

n

X

j=1

ζj(|ζ|2(∂xju)(x+rζ))

=

n

X

j=1

j(∂xju)(x+rζ) +

n

X

j=1

r|ζ|2(∂x2ju)(x+rζ)

= 2ζ·(∇u)(x+rζ) car∆u= 0. Donc :

φ0(r) = 1

|B|

Z

B

divζ(X)dζ = 1

|B|

Z

∂B

X·ndσ

(21)

oùX(ζ) =|ζ|2(∇u)(x+rζ). Sur∂B on a |ζ|2= 1. Donc : φ0(r) = 1

|B| Z

∂B

(∂nu)(x+rζ)dr(ζ) Par ailleurs,

Z

B(x,r)

∆udx= Z

B(x,r)

div(∇u)dx= Z

∂B(x,r)

nudσ Donc si∆u= 0R

∂B(x,r)nu= 0∀x,∀r. Ainsiφ0(r) = 0et doncφconstante.

Inversement, siφ0(r) = 0, on en déduit que : Z

B(x,r)

(1− |ζ|2)∆udx= 0, ∀B(x, r)⊂Ω ⇒ ∆u= 0 En effet, d’après les calculs qui précédent, siφ0(r) = 0, alors on a :

1

|B|

Z

∂B

(∂nu)(x+rζ)dσ(ζ) = r

|B| Z

B

|ζ|2(∆u)(x+rζ)dζ Or,

r

|B|

Z

B

(∆u)(x+rζ)dσ(ζ) = 1

|B|

Z

∂B

nu(x+rζ)dσ(ζ) car :

r Z

B

∆u(x+rζ) = Z

B

divζ(∇u)(x+rζ) = Z

∂B

(∂nu)(x+rζ) D’où,

r

|B|

Z

B

(1− |ζ|2)∆u(x+rζ)dζ= 0 ∀x,∀r, tqB(x, r)⊂Ω

Ωouvert borné connexe. Siu∈ C0(Ω)∩ C2(Ω)est harmonique, alors : max

u= max

∂Ω u

De plus siuatteint son maximum dansΩalorsuest constante.

Théorème 7

Preuve.

Supposons∃x0∈Ωtel que u(x0) = maxu. Sir >0est tel queB(x0, r)⊂Ωalors : M =u(x0) = 1

|B(x0, r)|

Z

B(x0,r)

u(y)dy OrM =|B(x1

0,r)|

R

B(x0,r)M dy, ainsi : Z

B(x0,r)

(u(y)−M)

| {z }

60

dy= 0

u(y) =M ∀y∈ B(x , r). Donc{x∈Ω|u(x) =M} = Ω

(22)

4.2 Solution fondamentale du Laplacien

On verra qu’il existe beaucoup de fonction harmoniques.

Exemples.

• f =u+iv (f:z7→z=x+iy=u+iv). Siux=vy uy=−vxalors : uxx−uyy =vyx−vxy = 0

<(f),=(f)sont harmoniques.

• Si ∆ϕ= 0alorsφ2x−φ2yxφy sont harmoniques.

• Si f ∈H1/2(∂Ω)alors∃u, ∆u= 0tel que u|∂Ω=f.

• On chercheu(x) =v(|x|)oùv: R+−→Rharmonique. Alors∆u=?.

∆u=X

j2(v(|x|))

=X

j(v0(|x|)∂j(|x|))

=v0(|x|)X

j2|x|

+v00(|x|)X (∂j|x|)2 or, ∂j|x|= x|x|j et ∂2j|x|= |x|1|x|x2j3 = |x|

2−x2j

|x|3 . Donc :

∆u(x) =v0(|x|)

n

X

j=1

1

|x|− x2j

|x|3

!

+v00(|x|)

n

X

j=1

x2j

|x|2 =v0(|x|) +n−1

|x| v0(|x|)

∆u= 0 ssiv00(r) +n−1r v0(r) = 0. Donc :

(logv0)0+ (n−1)(logr)0

On appelle solution fondamentale du Laplacien la fonction : ϕ(x) =− 1

2πlog(|x|) (n= 2)

ϕ(x) = 1

(n−2)|Sn−1| 1

|x|n−2 (n>3) Définition 12(solution fondamentale du Laplacien)

Soitf ∈ C02(Rn). Alors :

u(x) = Z

Rn

ϕ(x−y)f(y)dy estC2surRn et −∆u=f.

Proposition 2

(23)

Preuve.

y 7→ f(y) est localement intégrable, y 7→ϕ(x−y)est localement intégrable. Donc y 7→ϕ(x− y)f(y)est intégrable.u(x)est bien définie. On a :

u(x) = Z

Rn

ϕ(x−y)f(y)dy doncuestC2 (dérivation, Lebesgue) et :

∆u= Z

ϕ(y)(∆f)·(x−y)dy Régularisonsϕ(pourn>3), on pose :

ϕε(y) = 1 (n−2)|Sn−1|

1

(|y|22)n−22n

1 (|y|22)n−22 Soituε(x) =R

ϕε(y)f(x−y)dy. Alorsuε∈ C2(Rn).

xuε= Z

ϕε(y)(∆xf)(x−y)dy= Z

ϕε(y)(−∆y(f(x−y))) et∆uε→∆uquandε→0. On a par intégration par parties :

∆uε(x) = Z

∆ϕε(y)f(x−y)dy et

∆ϕε(y) =− n

|Sn−1|

ε2 (|y|22)1+n2 En prenanty=εz,

∆uε(x) =− n

|Sn−1|

Z f(x−εz) (1 +|z|2)1+n2dz Donc∆uε(x)−−−→

ε→0 −af(x)où : a= n

|Sn−1|

Z dz (1 +|z|2)1+n2

= n

|Sn−1| Z +∞

0

|Sn−1| rn−1 (1 +r2)1+n2dr

=n Z +∞

0

1 sn+1

ds 1 + s12

1+n2

=n Z +∞

0

s

(1 +s2)1+n2ds

=n

−1 n

1 (1 +s2)n/2

+∞

0

= 1

(24)

Sin>2, on a :

u(x) = 1

|Sn−1|

Z x−y

|x−y|n · ∇u(y)dy ∀u∈ C0(Rn) Corollaire 3

Soitn>2 etp∈]1, n[. On posep= n−pnp . Alors :

∃cp>0 : ∀f ∈ C0(Rn), kfkLp 6cpk∇fkLp Théorème 8(injections de Sobolev)

Preuve.

On a :

f(x) = 1

|Sn−1|

Z x−y

|x−y|n · ∇f(y)dy Donc,

|f(x)|6 1

|Sn−1|

Z |∇f(y)|

|x−y|n−1dy Rappel.Si 1p+1q = 1 +1r on a :

kh∗gkLr 6kgkLqkhkLp

Icih=|∇f| ∈ Lp,g=|x−y|−(n−1), on veutr=p. On a p1 =1pn1 doncq=n−1n . On a :

|g(x)|q =

1

|x|n−1

n n−1

= 1

|x|n

On a “presque” g∈ Lq(Rn).

Soitn∈N. Considérons(p, q, α)>0, tels que : 1

p−1 q = α

n 1< p < n α Alors,∃c=c(p, q, α, n)telle que :

kIαfkLq 6CkfkLp

pour toutf ∈ C0(Rn)où :

Iαf(x) = Z

Rn

f(y)

|x−y|n−αdy Théorème 9(Hardy-Littlewood-Sobolev)

(25)

Preuve.Idée. Poser :

M f(x) = sup

r>0

1

|B(x, r)|

Z

B(x,r)

|f(y)|dr

Sip >1 alors :

kM fkLp6cpkfkLp

Théorème 10(Hardy-Littlewood)

Soitφ∈ L1, kφkL1= 1.φ>0,φradiale et décroissante, alors :

|f∗φ|(x)6M f(x) Lemme 4

Preuve.

On se ramène à :

φ(x) =

N

X

p=1

ap1B(0,ρp)

Preuve.(suite de HLS)

Iαf(x) =Iα,Rf(x) +IαRf(x) où :

Iα,Rf(x) = Z

B(x,R)

|f(y)|

|x−y|n−αdy IαRf(x) = Z

Rn\B(x,R)

|f(y)|

|x−y|n−αdy Iα,Rf(x) =ψ∗f oùψ(z) =1B(0,R)(z)|z|n−α1 . On a donc :

|Iα,Rf(x)|6kψkL1·M f(x) où :

kψkL1= Z

|z|6R

dz

|z|n−α

α<n= cste Z R

0

rn−1 rn−αdr

=cste Z R

0

rα−1dt∼Rα

(26)

Par ailleurs,

IαR(x) = Z

Rn\B(x,R)

f(y)

|x−y|n−αdy 6kfkLp

Z

Rn\B(x,R)

dy

|x−y|p0(n−α)

!p10

6kfkLp

Z +∞

R

rn−1 rp0(n−α)

p10

6CRα−npkfkLp

En combinant les deux majorations on trouve que :

|Iαf(x)|6CRαM f(x) +CRα−npkfkLp On choisitRtel que :

RαM f(x) =Rα−npkfkLp alors R=

kfkLp

M f(x) np

Ainsi,

|Iαf(x)|62Ckfk

αp n

LpM f(x)1−αpn

On met à la puissanceq et on utilise HL sip∈]1,+∞].

Siu∈H1(Ω) vérifie∆u= 0au sens faible, alorsu∈ C(Ω).

Théorème 11(Weyl)

Supposons que u ∈ C(Ω) soit harmonique. Soit B(x0, r) ⊂ B(x0, R) ⊂ Ω, 0 < r < R.

Alors :

Z

B(x0,r)

|∇u|2dx6 16 (R−r)2

Z

B(x0,R)

|u|2dx Lemme 5(Caccioppoli)

Remarque.Stable. Sert pour démontrer De Giorgi :

div(A∆u) = 0, u∈H1(Ω), A∈Sym+(Rn), A∈ L ⇒ ∃α >0tqu∈ C0,α(ω) Preuve.(Caccioppoli)

On utiliseR

∇u· ∇vdx= 0avecv bien choisie. Iciv(x) =η(x)2u(x)oùη est telle que :

• η(x) = 1six∈ B(x0, r)

• supp(η)⊂ B(x0, R)

• |∇η|6 R−r2

(27)

Alorsv∈ C0(B(x0, R)). Donc si∆u= 0, Z

∇u· ∇vdx= 0 ⇒ Z

∇u·(η2∇u+ 2ηu∇η)dx= 0 Donc,

Z

∇u·η2∇u=−2 Z

ηu∇u· ∇η

Z

∇u·η2∇u 6

(CS,Rn)

2 Z

ηu|∇u||∇v|

(CS,L62)

2 Z

η2|∇u|2 12Z

u2|∇η|2 12

Donc commeX26XY ⇒ X 6Y, on obtient : Z

η2|∇u|2

64 Z

u2|∇η|2

64 Z

B(x0,R)

u2k∇ηk2L 6 16 (R−r)2

Z

B(x0,R)

u2 Finalement commeη(x) = 1six∈ B(x0, r), on a le résultat :

Z

B(x0,r)

|∇u|2

!

6 16 (R−r)2

Z

B(x0,R)

u2

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