R EVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE
P. F ERIGNAC
Plan d’échantillonnage pour l’inspection d’une production continue
Revue de statistique appliquée, tome 7, n
o1 (1959), p. 5-15
<
http://www.numdam.org/item?id=RSA_1959__7_1_5_0>
© Société française de statistique, 1959, tous droits réservés.
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PLAN D’ÉCHANTILLONNAGE POUR L’INSPECTION D’UNE PRODUCTION CONTINUE
P. FERIGNAC
La matière de cet article est tirée de l’étude
originale
de H. F.Dodge "A Sampling Inspection
Plan for ContinuousProduction"
parue dans"Annals
of Ma-thematical Statistics",
vol. 14 -ri
3(pp. 264- 279), Septembre 1943,
et d’un résu-mé du même
auteur, "Sampling
Plans for ContinuousProduction", publié
dans"Industrial Quality Control",
vol. 4 -ri
3(pp. 5- 9),
Novembre 1947.Les
plans d’échantillonnage
dutype
décrit ci-dessous sontdésignés
par H. F.Dodge
sous la référence C S P- 1.Le
lecteur,
désireuxd’appliquer
lesplans
C S P-1 sans entrer dans le dé- taim de leurthéorie, peut négliger
leparagraphe
3.1 -
CHAMP D’APPLICATION
Le plan C
S P-1s’applique
au contrôle non destructif depièces
d’assembla- ges, deproduits
finisqu’on peut
classer en"bons"
ou"mauvais",
soit à l’aide d’ungabarit,
soit parinspection
visuelle. Laproduction
des articles est conti- nue, ils sont examinés un à un dans l’ordre de leur fabrication : en d’autres ter- mes, on neprélève
pas sur le lot un échantillon d’effectif donné. Ces conditions constituent leshypothèses
de base de la théorie du C SP-1,
nous verrons toute-fois,
auparagraphe 5,
comment leprocédé peut
êtreadapté
au cas où la mar-chandise arrive au contrôle mise en
paquets,
enboîtes,
encaisses... ,
c’est-à-dire sous la forme de sous-lots.
On suppose, d’autre
part,
que tout article contrôlé et classé"défectueux"
est
remplacé
par un article"bon".
Leplan
de contrôlegarantit
que la limite du niveau dequalité
moyenaprès inspection (AOQL, Average outgoing quality limit)
est
égale
à une valeur fixée à l’avance par le choix duplan.
Le plan peut
êtreappliqué
dans le contrôle en cours de fabrication ou dansl’inspection
desproduits
finis.2 - NOTIONS GÉNÉRALES
Soit un flux continu d’articles
qui
arrivent au contrôle dans l’ordre de leurproduction.
On ne sait rien sur laqualité
desproduits
et on désire installer uncontrôle
qui
ne laisse passer,après l’application
duplan, qu’une proportion
d’u-nités
défectueuses
inférieure à une limite fixée. Il estnaturel,
dans ces condi-tions,
de débuter le contrôle par l’examen de tous les articles. Dans cette ins-pection
à 100%, quand
on observe une série de i articlesconsécutifs bons,
iétant suffisamment
grand,
on admetqu’on peut prendre
unrisque (qui
s’accom-pagne d’une économie dans le
contrôle)
etjuger
laqualité
sur échantillon. On sefixe la
règle
d’examiner une fraction f des articles. Soit 1 articleprélevé
au ha-sard dans la série de
1 articles
consécutifsfabriqués.
Onpoursuit
le contrôle par féchantillonnage
aussilongtemps qu’on
ne trouve pas d’articlesdéfectueux.
Dès
l’apparition
d’unepièce mauvaise,
on revient au contrôle à 100% jus- qu’au
moment où l’on trouve de nouveau i unités consécutives bonnes. Onreprend
alors le contrôle par
échantillonnage.
En
résumé,
leplan
C S P-1 consiste en une succession de contrôles à 100%
et par
échantillonnage
alternant selon larègle
ci-dessus. La sévérité duplan
ducontrôle est conditionnée par deux
quantités
i et fqui
déterminent la limite du niveau dequalité
moyen(AOQL).
A une valeur donnée pour cette limite corres-pond
ungrand
nombre decouples
i etf, qui
sont lus surl’abaque
duparagraphe
4.3 - THÉORIE DU PLAN
3-1 - ETUDE DES
SEQUENCES
DE PIECES DANS LE CONTR,OLE A 100% -
Considérons les
séquences
constituéespar j
articles consécutifs bons sui- vis d’un articledéfectueux,
lespièces
étantrangées
dans l’ordre de leur sortie de la machine sachant que laproportion
depièces
défectueuses de laproduc-
tion est
égale
à p. Si nousreprésentons
lespièces
bonnes par un cercle blanc et lespièces
mauvaises par un cerclenoir,
lesséquences représentées
ci-dessousont pour
espacement respectifs
des unités défectueuses :4, 8
et 5.8 0 0 0 8 0 000 0 0 0 8 0 0 0 0 .
La
longueur
de cesséquences
estaléatoire,
il y a lieu d’étudier leur loi de distribution. Laproportion
despièces
bonnes est q = 1 - p. On a le tableau ci- dessous.Tableau 1
Probabilité des
espacements
despièces
défectueusesOn vérifie, aisément que la
condition ~ pq~ =
1 est satisfaite.j = 0
La
probabilité
P 1 de ne pas trouver une desséquences
définies au tableau1,
contenant ipièces
consécutivesbonnes,
c’est-à-dire depoursuivre
le contrôle à 100%,
estégale
à laprobabilité
d’avoir unespacement
depièces
défectueuses de1, 2,
.... iunités,
d’oùLa
probabilité
de trouver uneséquence
contenant ipièces
bonnes est :3-2 - NIVEAU DE
QUALITE
MOYEN APRES APPLICATION DU PLAN -Soit un C S P-1 déterminé par les deux valeurs de i et f.
Quand
on faitl’inspection
à 100%
d’uneproduction
contenant laproportion
p depièces
défec- tueuses, le nombre des articles contrôlés avant de trouver i articles consécutifsbons
est un nombre aléatoire dont nous connaissons laprobabilité.
Sa valeur mo-yenne u est la valeur moyenne des nombres
figurant
dans la 2ème colonne du ta- bleau 1 limité à la ièmeligne.
De
même, quand
onprocède
au contrôle paréchantillonnage
dune fractionf des articles,
le nombre des articlesqui
franchissent le contrôle avantqu’il
dé-cèle un article défectueux est un nombre aléatoire dont nous pouvons calculer la valeur moyenne v.
Nous aurons
donc,
en moyenne, une série de upièces inspectée
à 1000/0
suivie d’une série de v
pièces
surlesquelles
on n’aurainspecté
que la fractionf,
soit en moyenne, fvpièces.
En moyenne, sur une série de
(u
+v) pièces
soumises au contrôle on enaura
inspecté u
+fv,
c’est-à-dire que la fraction moyenne F despièces inspec-
tées est :
Chaque pièce
trouvée défectueuse étantremplacée
par unebonne,
la pro-portion
moyenne despièces
mauvaisesaprès inspection
est :3-3 DETERMINATION DE u -
Nous allons d’abord calculer la
longueur
moyenne h d’uneséquence
infé-rieure ou
égale
à i etqui
se termine par un défaut ou, en d’autrertermes,
lenombre moyen de pièces qui
subissentl’inspection
à 100%.
On a,d’après
le ta-bleau 1 :
---r2013---
(1)
On peut établir ce résultat par le raisonnement suivant :La
probabilité
de trouver i pièces consécutives bonnes est Q 1=qi,
parconséquent
la pro- babilité de l’événement contraire est :soit, compte-tenu
de la relation(1) :
d’où : .
On
peut
remarquer que sipi
estpetit
devantl’unité,
h estapproximative- ment égal à 1.
Dans le contrôle à 100%
d’uneproduction qui
contient la propor-p
tion p
depièces
défectueuses on trouve en moyenne unepièce
défectueuse toutesles 1 pièces
et l’intervalle moyenqui sépare
2pièces défectueuses est 1 .
La for-p p
mule
(6)
contient le terme correctif(1
+pi) qui
s’introduit du faitqu’on
inter-rompt
le contrôle à 100%
dèsqu’on
trouve ipièces
consécutives bonnes. La dis- tribution de la distance moyenne entre 2pièces
défectueuses est donctronquée ,
ce
qui
entraîne la diminution traduite par la formule(6).
Ayant
calculé lalongueur
moyenne d’uneséquence
depièces
vérifiées à100
%,
il nous reste à calculer le nombre moyen de tellesséquences
consécuti-ves
qu’on
est amené à vérifier avant de substituer le contrôle par échantillon- nage au contrôle à 100%.
Nousreportant
aux formules(1)
et(2),
nous avonstrouvé la
probabilité Ql de
n’observer aucuneséquence
avant d’obtenir ipièces
consécutives bonnes et la
probabilité Pl
d’observer uneséquence qui
contiennemoins de i
pièces
consécutives bonnes. Enconséquence,
le nombre moyen desséquences qui
ne nouspermettent
pasd’interrompre
le contrôle à 100%
est :la série
qui
donne G est illimitée et traduit le faitqu’on
arrête le contrôle à 100% après
la lèreséquence
ouaprès
la 2èmeséquence
ouaprès
la 3èmeséquence ,
etc.
Nous pouvons écrire :
d’où : .
soit encore : 1
Finalement,
le nombre moyen u despièces inspectées après l’apparition
d’une
pièce
défectueusejusqu’au
moment où l’on observe ipièces
consécutivesacceptables
se compose de Gséquences
de hpièces qui
nepermettent
pas d’ar- rêter le contrôle à 100% plus
uneséquence
de ipièces bonnes,
d’où il vient :soit, après
leségalités (6)
et(7) :
3-4 - DETERMINATION DE v -
Si la
proportion
depièces
défectueuses de la fabrication est p, vrepré-
sente le nombre moyen de
pièces produites pendant
lapériode
où le contrôle sefait par un
échantillonnage portant
sur la fraction f de laproduction.
Dans ces
conditions,
on trouvera en moyenne 1pièce
mauvaise sur une sé-rie de H =
1/p pièces
vérifiées(1). Comme,
d’autrepart,
on vérifie unepièce
sur
f 1 le
nombre moyen depièces
venues de la fabrication avant d’observer unepièce
défectueuse est :3- 5 - DETERMINATION DE f et i POUR UNE VALEUR DONNEE DE LA LIMITE DU NIVEAU DE
QUALITE
MOYEN(AOQL)
APRES INSPECTION -Dans
l’équation (4),
le niveau dequalité
moyenaprès inspection p
est fonc-tion de u et v,
remplaçons
dans cetteéquation
u et v par leurs valeurs tirées des relations(8)
et(9),
il vient :p m
est fonction de p, il passe par un maximumpL lorsque
p-varie,
ce maximumest la limite du niveau de
qualité
moyenaprès inspection. Désignant
parp
la va-leur de p
qui correspond
àPL ’ p 1
est solution del’équation :
1
---
(1)
Le raisonnementindiqué
pour le calcul de H est différent de celui de H. F.Dodge
que nousreproduisons ci-dessous :
L’espacement moyen de deux pièces défectueuses dans
l’échantillonnage
est la moyenne des espacements des pièces défectueuses de la 2ème colonne du tableau 1, soit :soit :
ou
Substituant dans
l’équation ( 10) PL
àPM, Pl
à p et à(1 - pl) i
J sonexpression
dans
(11),
il vient : 1d’où : .
Compte-tenu
deségalités (12)
et( 13),
onpeut
calculer f dans(11),
on a :En
conséquence,
si l’on se donne une valeur pourPL
et si l’on fixe i arbi-trairement,
on déduit pl et frespectivement
deséquations (13)
et(14).
Achaque
valeur de PL fixée
correspondent
descouples
de valeurs pour i et fqui permettent
de construire
l’abaque
duparagraphe
4. Cetabaque
traduit la relation entre lesgrandeurs i,
f etPL
par élimination depi
entre leséquations (11)
et(12).
3-6 - COURBES D’EFFICACITE DU PLAN -
Un
plan
est défini par les valeurs i et f. H. F.Dodge
donne les courbes d’ef- ficacité ci-dessous pourquelques plans.
3-6-1 -
Pourcentage
des articles de laproduction acceptés
sansinspection.
Nous avons vu dans
l’égalité (3)
que laproportion
despièces inspectées
estF =2013201320132013~
enremplaçant
u et v par leursexpressions
tirées des relations(8)
etu + v
(9)
on voit que(1 - F) qui représente
pour unplan
donné laproportion
despièces acceptées
sansinspection, dépend
de p.La
figure
1représente
les valeurs de 1 - F en fonction de p pour :- 3
plans
i =200,
f =0, 02,
f =0,05,
f =0,
10 pourlesquels
la limite du niveau dequalité
moyen lue surl’abaque
duparagraphe
4 estrespectivement :
1, 1 0/0, 0,8 %, 0, 6 %,
- 3
plans
i =50,
f =0, 02,
f =0, 05,
f =0, 10
pourlesquels
la limite du ni-veau de
qualité
moyen, lue surl’abaque,
estrespectivement : 4, 2 %,
3%, 2,3%.
Ces courbes d’efficacité
Pourcentage des articles mauvais dans la fabrication (100 p)
Fig. 1 - Pourcentage de la production acceptée Fig. 2 - Pourcentage de la production acceptée
sans inspection en fonction de p. par échantillonnage en fonction de p.
i sur la
protection
contre une mauvaisequalité
pour des valeurs de f restant dans des limites assez étroites.3-6-2 -
Pourcentage
des articles de laproduction acceptés
dans l’échantillon-nage.
~°
La
proportion
des articlesacceptés
au cours del’échantillonnage
estu + v
u vCette
proportion qui dépend
de p estreprésentée
dans lafigure
2 par les 6plans
ci-dessous.Le
pourcentage
despièces acceptées pendant l’échantillonnage
décroit lors- que leurqualité
se détériore. Le triprend,
dans cesconditions,
uneimportance
de
plus
enplus grande
afin de maintenir dans les articlesqui
ont franchi le con-trôle un niveau de
qualité
moyenacceptable.
Unpourcentage
de laproduction
ac-ceptée
sur la base del’échantillonnage
inférieur à une valeurcritique
traduit unedégradation
de laqualité inacceptable :
i il faut alorsajuster
leprocédé
de fabri- cation.Usuellement,
cepourcentage critique
est de l’ordre de 80 à 90%.
3-3-3 -
Comparaison
des courbes d’efficacité pour desplans ayant
la même limite de niveau dequalité moyen(AOQL).
La
figure 3 représente
la variation du pour-centage
de laproduction acceptée
sansinspec-
tion
lorsque
lepourcentage
despièces
défec-tueuses
produites,
p, varie.Les trois
plans
considérés dans lafigure
3 ont la même limite du niveau de
qualité
moyenPL = 1%.
On remarque que, pour des valeurs de p inférieures à environ1, 60 %,
le coût du con-trôle est d’autant
plus avantageux
que f estplus
faible et i
plus grand.
Le contraire seproduit
si p >
1,
60%.
D’autrepart,
si f esttrop faible ,
le
plan
offre une mauvaiseprotection
contrel’apparition temporaire
d’une cause contrôla-ble de
qualité
déficiente : nous reviendronsplus
bas sur ce
point.
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4 -
COURBES POUR LA DÉTERMINATION DE f
et iPOUR UNE VALEUR DONNÉE
DE LA LIMITE DU NIVEAU DE QUALITÉ MOYEN
Les calculs de f et i pour une valeur donnée de la limite du niveau de qua- lité moyen
PL
sontindiqués
à la fin duparagraphe
3- 5.H. F. Dodge
a construitles courbes
reproduites
ci-dessousqui permettent (fig.4)(l)
de déterminer gra-phiquement
ces deuxquantités
avec uneapproximation
suffisante pour les besoinspratiques.
Pour utiliser les courbes de H. F.
Dodge,
on se donne une valeur pourp1 ,
limite de niveau de
qualité
moyen,qu’on
ne veut pasdépasser ;
pour ffixé,
onlit i ou pour i
fixé,
on lit f sur legraphique
4.L’échelle de droite de la
figure
4permet
de choisir f de manière à s’as- surer uneprotection
contrel’apparition
momentanée d’un flot d’articles de mau-vaise
qualité qui pourrait
passerinaperçu pendant
le contrôle par échantillon- nage. L’échellept représente
lepourcentage
depièces
défectueusesqu’on
a laprobabilité 0, 10 d’accepter
paréchantillonnage
de la fraction f d’une série de 1000pièces
consécutives. Elle traduit lerisque
de l’acheteur dans un contrôle deréception
paréchantillonnage simple
d’effectif n = 1000f,
laconsigne
étantd’accepter le
lotlorsque
l’échantillon ne contient pas depièce
défectueuse. Cette échellequi repère
lagarantie
queprésente
leplan quant
à la stabilité de la qua- litéproduite peut guider
utilement le controleur dans le choix de f. Les valeurs lesplus
courantes de f sont 2ô,
5%,
et 10%.
’5 - EXEMPLES
5-1 - CONTROLE PAR, CALIBRE DE LA LONGUEUR D’UN PROJECTILE -
Ayant
fixép =
1%,
onadopte
leplan
f = 2%,
i = 210. On a 10 chances sur100 de laisser passer
pendant l’échantillonnage
une série de 1000projectiles pré-
sentant environ
pt - 10,
5%
de défectueux.Remarque -
Si le contrôle
porte
surplusieurs caractéristiques,
le mêmeprocédé s’ap- plique,
il suffit de définir cequ’on
entend par"article défectueux".
On choisitune valeur
globale
dePL correspondant
à l’ensemble des défautspossibles.
5-2 -
Il peut
arriver que les défauts n’aient pas la mêmeimportance
pour la va- leurd’usage
del’objet :
ils sont alors classés en"majeur"
et"mineur".
Parexemple,
dans uneinspection visuelle,
on retient 4 défautsmajeurs
et 6 mineurs.Pour l’ensemble des
premiers,
on pourraadopter
leplan : PL
=0,
75~o,
f = 5°~ô ,
- 200 et
pour les
seconds : p =1,
5%,
f = 5°0,
i = 100.Pour
l’application
de ce doubleplan,
onpeut procéder
comme suit :1°)
Contrôle à 100% jusqu’au
moment où l’on obtient 200pièces
consécu-tives sans .défaut
majeur
oumineur,
---
1)
Source : "Asampling Inspection
Plan for Continuous Productionby
H. F.Dodge
in Annalsof Mathematical Statistics, vol. 14- N° 3
(pp.
264-279) -Septembre
1943.2°) Inspecter
alors unepièce prélevée
au hasard surchaque
série de 20pièces consécutives,
3°)
Si un défautmajeur (ou mineur)
est observé dans lecontrôle
du2°
ins-pecter
à100 % pour
les défautsmajeurs (ou mineurs) jusqu’à
cequ’on
trouve 200(ou 100) pièces
consécutives sans défaut.a) pendant cette inspection, examinertoujours
une fraction f pour les défautsmajeurs
et mineurs.b) si, pendant l’inspection
à 100%
pour les défautsmajeurs (ou
mi-neurs)
un défaut mineur(ou majeur) apparaît
dans la fraction f définie au(a)
vé-rifier à 100
%
pour les défauts mineurs(ou majeurs) jusqu’à
cequ’on
trouve 100(ou 200) pièces
consécutives sans défaut mineur(ou majeur).
4°) Quand
200 et 100pièces
consécutives sontrespectivement
sans défautmajeurs
et mineursreprendre
le contrôle comme au2°.
Ce
plan peut prêter
àquelques
confusions chez lescontrôleurs,
il est sou-vent
préférable
deséparer
les contrôles par classe de défauts.5-2 - Les
articles,
au lieu d’arriver au contrôle un à un, conformément auxhy- pothèses théoriques,
seprésentent
réunis enboîtes,
caisses....qui
constituent des sous-lots de laproduction.
Pour cesconditions,
freprésente
la fraction ins-pectée
danschaque
sous-lot durantl’échantillonnage.
On
procède
comme suit :1°) Inspecter 100% des
articlesjusqu’au
moment où l’on a trouvé i articles consécutifs sans défaut enprolongeant,
si cela estnécessaire, l’inspection
à100
%
surplusieurs
sous-lots consécutifs.2°)
Dès l’obtention de cetteséquence i, prélever
au hasard la fraction f de l’effectif du sous-lot etinspecter
les sous-lots successifs paréchantillonnage
aussi
longtemps qu’on
ne trouve pas d’unité défectueuse.3°)
Dèsqu’un
échantillonprésente
undéfectueux, inspecter
le reste du sous-lot à 100
%
comme au1°.
4°) Si,
à la fin del’inspection
à 100’7,o,
le nombre des articlesinspectés
dans le dernier sous-lot est
supérieur
ouégal
àf, accepter
le reste dusous-lot,
dans le cas
contraire, compléter
les articlesinspectés
de manière à obtenir unéchantillon d’effectif
égal
à la fraction f du sous-lot.5°) Remplacer chaque
article défectueux par un bon.Le
prélèvement
des échantillons dans lessous-lots,
au lieu de l’examen des articles un à un tend àaugmenter
la limite du niveau dequalité
moyen. Cet accroissement n’est pas excessif si les échantillons ont un effectif inférieur ouégal
à 10 et si i estsupérieur
ouégal
à 50.Le
plan indiqué
ci-dessuspeut
êtrelégèrement
modifié de manière à ren-dre son
application plus
facile. Parexemple,
leplan ci-dessous, appliqué
à laGeneral Electric Co par Messieurs E. E. Folson et C. D. Ferris pour
p = 0,10 ~) ,
,s’est révélé très satisfaisant.
Les articles arrivent au contrôle en boîtes de 500 dans l’ordre de leur pro- duction.
Plan : - 50 articles
( 10 %)
sontprélévés
au hasard danschaque boîte,
défectueux,
la boîte estacceptée,
- si l’on trouve un
défectueux,
oninspecte
à 100%
le reste de laboîte et les boîtes suivantes
jusqu’au
moment où 2 boîtes consè- cutives sontentièrement
bonnes.Le
plan théorique
serait pourPl = 0, 10 ’-;’ 01
f = 10~o,
i =1100,
alors que dans leplan
ci-dessus i varie de 1000 à1499,
avec une moyennesupérieure
à1100. Ce
plan
s’est révélé très satisfaisantaprès
uneapplication systématique pendant
10 mois : Il apermis
d’abaisser à0, 06 %
lepourcentage
d’unités défec- tueusesaprès inspection
alors que cepourcentage
dans lesproduits présentés
au contrôle variait entre0, 3
et 110.
6 - CONCLUSIONS
Le
plan
C S P- 1 est très utilelorsqu’on
veut contrôler uneproduction
con-tinue,
danslaquelle
onpeut
classer les articles en bons et mauvais par un testnon
destructif.
Il est caractérisé par lagarantie
que lesproduits
à l’aval du con-trôle ne
présentent qu’un pourcentage
d’unités défectueuses inférieur à une va-leur limite fixée à l’avance.
Ce résultat est atteint par une combinaison des
inspections
à 100%
et paréchantillonnage. Lorsque
des articles de mauvaisequalité
sont soumis au con-trôle,
laproportion
des articles vérifiés à 100%
devientimportante
et le con-trôle assure la
qualité requise
par la limite du niveau dequalité
moyen auprix d’un tri qui porte
sur uneproportion importante
de laproduction.
On admetqu’il
y à lieu
d’ajuster
le processus de fabricationlorsque
laproduction
despièces acceptées
paréchantillonnage
est au-dessous de 80 à 90%.
Le
plan
doit être un stimulant pour que le fournisseur(au
senslarge)
livredes
produits
conformes aux normes et cherche à éliminer leplus
tôtpossible
lescauses
responsables
d’une mauvaisequalité
de sa fabrication. Si le client secharge
des contrôles à 100%
et des contrôles paréchantillons,
c’est luiqui
estpénalisé
par un tri onéreux en casd’apparition
deproduits
dequalité
non con- forme. Unprocédé
consiste àséparer
les contrôles à 100%
et par échantillon- nage : enprincipe
les contrôles à 100%
sont faits par lepersonnel
dudéparte-
ment
fournisseur,
ledépartement qui réceptionne
étant seulementresponsable
des contrôles sur échantillons.
Il se révèle
avantageux d’organiser
le contrôle par C S P- 1 enpartant
deces
principes :
leresponsable
d’une fabrication mauvaise étantpénalisé,
il cher-che
à y
remédier dès quepossible.
Le C S P- 1 sert alors àgarantir
auxproduits
contrôlés le niveau de
qualité
désiré et d’autrepart
est un facteur stimulant en vue de l’amélioration duprocédé
de fabrication.H. F.
Dodge a imaginé
deux autresplans
C S P-2 et C S P-3 pourl’inspec-
tion d’une