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la présence de BAAR  M.

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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homme 54 ans , né en 1959 au Togo .Hospitalisé en octobre 2010 pour

fièvre, dyspnée, toux, amaigrissement-cachexie (90 45 kg) et diarrhée

antécédents :

marié avec une française, 2 enfants séjours fréquents en Afrique

vend en France des objets d’art africain

bilan biologique à l'entrée :

.NF : 10.3 g d’Hb, 3.400 GB, 533.000 plaquettes .PCR : 130 mg/l

.pH : 7.44 - PO2 : 65 mm/Hg .Sérologie VIH positive

CD4 : 7/mm3

CV : 5.3 Log (copies/ml)

quelles sont les principales anomalies observables sur le cliché thoracique et le scanner initial

opacités réticulo-micronodulaires et en plages à contours flous , à prédominance bi basale et du côté droit

(2)

plages de verre dépoli non systématisées , disséminées ; zones de condensation parenchymateuse sous pleurales bi basales , prédominant à droite

dans ce contexte d'immunodépression sévère révélant l'infection au VIH ;un traitement par Bactrim® pour

présomption de pneumocystose

est institué

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Après 24h d’hospitalisation et malgré la mise en route du Bactrim® :épisodes de détresse respiratoire nécessitant le transfert en USIR Amélioration transitoire

le LBA montre la présence présence de kystes de P. jiroveci

Après 12 jours de Bactrim® :

pancytopénie et reprise de la fièvre

(4)

Après 12 jours de Bactrim : pancytopénie et reprise de la fièvre

réalisation d'un scanner de contrôle devant l'absence d'amélioration de l'état clinique , notamment de la diarrhée et la reprise évolutive du syndrome infectieux .

L'examen clinique montre une "crépitation neigeuse" à la palpation de la paroi cervico-thoracique antérieure

on confirme la présence d'un pneumomédiastin et d'une dissection gazeuse complète des espaces cellulo-graisseux de la paroi thoracique antéro-supérieure et du cou

(5)

le pneumomédiastin est cliniquement bien supporté , les images kystiques apicales droites n'ont pas régressé et semblent à l'origine du pneumomédiastin

(6)

12 jours plus tard , la diarrhée résistant aux traitement ,un scanner abdominal confirme la distension liquide de

l'ensemble des anses grêles dont les parois et les valvules conniventes sont épaissies de façon diffuse

il n'y a pas d'adénopathies ni de lésion focale

hépatosplénique mais , dans ce contexte , une infection opportuniste est plus que probable et , compte tenu du très faible taux de CD 4 , la cryptosporidiose est

vraisemblable

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-l'examen parasitologie des selles va mettre en évidence la présence de

Cryptosporidium parvum

-l'hémoculture et l'analyse cyto-bactériologique des crachats identifient

la présence de BAAR M.

avium

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-l'évolution est favorable sous traitement efficace antirétroviral du VIH (pour la

cryptosporidiose) et traitement spécifique des infections respiratoires (clarithromycine,rifabutine , ethambutol), tant sur le plan clinique que radiologique comme le montrent les 2 scanners de contrôle suivants

-contrôle à 3 semaines

(9)

-contrôle à 4 mois

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messages à retenir

-les traitements actuels (HAART) des infections à VIH ont pour objectif non seulement le contrôle de la réplication virale, avec réduction de la charge virale en dessous de 50 copies/ml mais également la restauration immunitaire avec comme objectif un taux de CD 4 > 500/mm3 .

L'infection à VIH est donc devenue une maladie chronique nécessitant un traitement à vie par les antirétroviraux

-dans des circonstances particulières on peut encore , comme dans le cas rapporté , découvrir la maladie à un stade très avancé et observer des complications gravissimes, en particulier des formes aiguës d'infections opportunistes

-les éléments cliniques et biologiques permettent d'évaluer le risque probabiliste des différentes

complications infectieuses qu'il faut s'efforcer de confirmer par les prélèvements et cultures adaptés . Cela est encore plus impératif lorsque les traitements (probabilistes ou appuyés sur des arguments biologiques solides ) s'avèrent insuffisamment efficaces

-principaux parasites en cause dans les infections intestinales opportunistes du SIDA: Cryptosporidium parvum , Isospora belli,

Microsporidiose :

Encephalitozoon intestinalis , Enterocytozoon bieneusi

Anguillulose (Strongyloides stercoralis)

-infections à mycobactéries atypiques : aspects cliniques : M. avium : inf. disséminée chez VIH (CD4 < 50/mm3)

M. avium : inf. disséminée chez VIH (CD4 < 50/mm3) M. kansasii : pseudo-BK chez I. resp. chronique

M. chelonae : ténosynovite post-inoculation

M. marinum : infection cutanée chez aquariophiles M. xenopi : ostéite post-chirurgicale

M. scrofulaceum : adénopathies cervicales M. ulcerans : ulcère de Buruli

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