Chapitre 6
Moments des captures au cours de la journée : Analyse des captures saisonnières et des cycles de 48h
Nous venons d’étudier dans le chapitre 5 les abondances numériques et pondérales des espèces pêchées ainsi que leurs fréquences d’occurrence selon les différents types d’habitats et les techniques de pêche. Dans le présent chapitre, nous passerons en revue les moments de la journée au cours desquels les espèces sont les plus capturées en tenant compte aussi des saisons. Cette approche vise à obtenir des informations sur les rythmes d’activités des poissons.
6.1- Méthodes d’étude
Pour les filets utilisés dans les pêches artisanales, de nombreux paramètres (durée réelle de mouillage, nombre de filets et endroits de pose fort variables, effort de pêche très variable d’un pêcheur à un autre et d’une journée à l’autre) sont inconnus. Nous avons choisi ne pas les utiliser dans ce chapitre. Ainsi, seules les captures des pêches expérimentales aux filets maillants ont été utilisées (cf. chapitre 3 pour les caractéristiques des filets). Il s’agit des pêches réalisées sur des cycles de 48 h une fois par mois et durant 18 mois. Au cours des cycles de 48 h, les captures sont relevées toutes les 3 h à partir de 10h15. La matrice des données utilisées comporte ainsi les différentes espèces de poissons capturées (nombre absolu et relatif) durant 8 moments de la journée, pendant 2 jours au cours de 18 mois.
Dans un premier temps, les données d’abondance numérique relative, après une transformation logarithmique de la forme ln(x+1), ont été soumises à une analyse en composantes principales (ACP). Cela nous a permis de dégager plus aisément les différents groupes de poissons sur la base des relations « espèces et heures de la journée ». Ces résultats ont été complétés par une classification hiérarchique ascendante des espèces. Celle-ci a été réalisée sur l’ensemble des facteurs de l’ACP selon la méthode d’agrégation de Ward basée sur les distances euclidiennes (Glèlè Kakaï et Kokodé, 2004).
Dans un deuxième temps, les variations mensuelles et saisonnières des abondances des différents groupes obtenus par l’ACP ont été analysées, d’abord pour toutes les espèces et après pour les six espèces de poissons-chats, cible pour notre étude.
Les corrélations entre les facteurs environnementaux, en l’occurrence les précipitations et les moments de capture des groupes de poissons ont été calculées et analysées.
6.2- Identification des groupes de poissons selon leur activité au cours de la journée
Aucune différence significative n’existe entre les données d’abondances numérique et pondérale relatives de la première et de la deuxième journée (Anova 1, p > 0,05). Les données des deux journées ont été rassemblées par paires correspondantes.
Les données d’abondances relatives numérique et pondérale séparément soumises à l’ACP ne montrent pas de différence fondamentale. Nous avons choisi de présenter dans la suite les résultats liés aux abondances numériques relatives. Ont été exclues des analyses, car n’apportant guère d’informations utiles, les espèces n’ayant été capturées qu’une ou deux fois durant tout l’échantillonnage. La matrice des données comporte ainsi 8 moments de la journée et 51 espèces de poissons sur les 72 effectivement échantillonnées dans les pêches expérimentales. Les codes utilisés pour désigner les espèces avaient été précédemment définis dans le chapitre 5.
Le tableau 6.1 présente les valeurs propres et la proportion d’informations concentrées sur les 7 axes de l’ACP.
Tableau 6.1 : Valeurs propres et proportion d’informations concentrées sur les axes de l’ACP.
Facteurs Valeurs propres % Total Variance
Cumul Valeurs propres
Cumul
% 1 24,92667 48,87583 24,92667 48,8758 2 7,36277 14,43681 32,28945 63,3126 3 6,13527 12,02993 38,42471 75,3426
4 4,18940 8,21450 42,61411 83,5571 5 3,63648 7,13036 46,25059 90,6874 6 2,71449 5,32254 48,96509 96,0100 7 2,03491 3,99003 51,00000 100,0000
Les deux premiers facteurs expliquent 63,3 % des variations des abondances de poissons au cours de la journée. On observe que le facteur 3 explique 12 % de la variation, ce qui n’est pas négligeable. Nous avons alors considéré les trois premiers facteurs expliquant au total 75,3 % des variations pour l’interprétation des résultats.
D’après l’analyse graphique (Figs 6.1 à 6.4), le facteur 1 est l’axe des poissons de jour (10h15, 13h15 et 16h15) et de nuit (22h15, 01h15 et 04h15), les deux groupes étant opposés, tandis que le facteur 2 fait ressortir le groupe des poissons de crépuscule et d’aube. Sur la figure 6.3, le facteur 3 oppose les espèces d’aube (07h) aux espèces de crépuscule (19h).
Proj ection des ind. sur le plan factoriel ( 1 x 2) Observations avec l a somme des cosinus carrés >= 0.00
Acti ve 01h15
04h15 07h15
10h15 13h15 16h15
19h15
22h15
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10 12
Fact. 1 : 48.88%
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6
Fact. 2 : 14.44%
Figure 6.1 : Projection des heures de captures sur le plan factoriel des axes 1 et 2
Projection des v ariables sur le plan f actoriel ( 1 x 2)
bb bc
bh
bm
bn bo
bu
ca
ce cg ci
cl cp cu
dr
ec el
es ev
hb
he
hf hn ho hv
ln lp
ls
mr
ms pa
pb
pi pl
pn pp po
pr
ps
pv
rs
se sg
si sm sn
ss
ta
tg tz
xn
-1.0 -0.5 0.0 0.5 1.0
Fact. 1 : 48.88%
-1.0 -0.5 0.0 0.5 1.0
Fact. 2 : 14.44%
Figure 6.2 : Cercle de corrélation des espèces dans le plan factoriel des axes 1 et 2
Projection des ind. sur le plan f actoriel ( 1 x 3) Observ ations av ec la somme des cosinus carrés >= 0.00
Activ e 01h15 04h15
07h15 10h15
13h15
16h15
19h15
22h15
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10 12
Fact. 1 : 48.88%
-8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
Fact. 3 : 12.03%
Figure 6.3 : Projection des heures de captures sur le plan factoriel des axes 1 et 3
Proj ection des variables sur le plan factori el ( 1 x 3)
bb
bc
bh bm
bn
bo bu
ca
ce cg ci
cl cp
dr cu
ec el
es ev hb
he hf
hn ho
hv
l n lp
ls
mr ms
pa pb
pi
pl pn po
pp ps pr
pv se rs
sg
si
sm
sn ss ta
tg tz
xn
-1.0 -0.5 0.0 0.5 1.0
Fact. 1 : 48.88%
-1.0 -0.5 0.0 0.5 1.0
Fact. 3 : 12.03%
Figure 6.4 : Cercle de corrélation des espèces dans le plan factoriel des axes 1 et 3
Ces premiers résultats ont été complétés par une classification hiérarchique ascendante des espèces réalisée sur l’ensemble des facteurs de l’ACP (Fact 1 x Fact 2). La figure 6.5 en présente les différents regroupements.
Dendrogramme de 51 Obs.
Méth. de Ward Dist. Euclidiennes
tg se
hn cl
sg hf
hb lp
hv tz
cu dr
ci ps
ho bu
ls bm
el ec
ta cp
ln po
ev pv
bh bo
rs pp
bc sn
pa es
pn pi
cg ce
xn sm
si ms
mr he
ca pr
pl pb
bn ss
bb
Espèces 0
2 4 6 8 10 12 14 16
Dist. Agrégation
Crépuscule + Aube
Jour Nuit
Figure 6.5 : Analyse hiérarchique ascendante (méthode d’agrégation de Ward, distance euclidienne) des coordonnées factorielles des espèces sur les facteurs extraits de l’ACP (fig 6.1) de la matrice espèces heures de captures.
La liste des espèces constitutives de chacun des trois groupes de poissons ainsi identifiés est présentée dans le tableau A6 (des annexes du chapitre 6). Les poissons qui sortent majoritairement le jour (19 au total) sont constitués principalement des Chichlidae (T.
guineensis, S. galilaeus, T. zillii, H. fasciatus, etc.) et d’autres groupes comme H. odoe, C.
petherici, L. senegalensis, L. parvus, etc. Les poissons de nuit (20 au total) renferment en majorité des poissons-chats (C. gariepinus, C. ebriensis, S. intermedius, S. mystus, S. schall, S. nigrita) et d’autres groupes de poissons, en majorité des Mormyridae (M. rume, B.
brachyistius, etc.). Les poissons d’aube et de crépuscule sont surtout constitués de P. bovei, P.
obscura, C. pachynema, L. niloticus, E. vittata. On retrouve dans ce groupe aussi l’espèce C.
pachynema, très proche de C. ebriensis qui elle, est nocturne.
Ce troisième groupe éclaté en deux (Fig. 6.3) montre que le sous-groupe constitué des poissons d’aube (07h15 avec 7 espèces au total) comprend L. niloticus, P. obscura, P.
pellucida, B. callipterus, B. longipinnis, E. vittata et R. senegalensis, tandis que le sous groupe des poissons de crépuscule (19h15 avec 6 espèces au total) comprend P. bovei, C.
pachynema, E. lacerta, B. chlotaenia, E. calabaricus et T. ansorgii.
Il apparaît que les six espèces de poissons-chats que nous étudions se révèlent toutes nocturnes suivant cette classification.
6.3- Variations des captures des poissons selon leurs rythmes nycthéméraux d’activité 6.3.1- Captures globales
La figure 6.6 A montre que les proportions des captures varient très peu au cours de la journée entre 10h15 et 16h15. A 19h15, elles augmentent pour atteindre un maximum à 22h15. Les captures les plus faibles sont enregistrées à 01h15 du matin. A partir de 04h15, elles augmentent pour atteindre un deuxième pic à 7h du matin.
Les poissons qui s’activent la nuit sont capturés abondamment de 19h15 à 7h15, tandis ceux du jour sont importants dans les captures entre 7h15 et 19h15. Les poissons d’aube sont surtout capturés à 7h15 mais des proportions importantes sont encore observées au cours de la journée. Les poissons de crépuscule apparaissent dans les captures à 19h15 avec de faibles proportions durant les autres heures de la journée.
L’effet « moment de la journée » sur les captures des poissons est significatif (p < 0,05).
Au niveau mensuel (Fig. 6.6 B), les captures les plus importantes sont enregistrées au mois de novembre 99 et 00. Des captures importantes sont également enregistrées au mois de mai, juillet et décembre 99 et en mai juillet 00. En général, on observe chaque mois une dominance dans les captures des poissons qui sortent la nuit. Ils sont suivis des poissons de jour. En juillet 00 une forte proportion de poissons d’aube et de crépuscule a été enregistrée.
L’effet mois sur les captures est hautement significatif (p < 0,01).
0.0 2.0 4.0 6.0 8.0 10.0 12.0 14.0 16.0 18.0 20.0
10h15 13h15 16h15 19h15 22h15 01h15 04h15 07h15
Jour Crépuscule Nuit Aube
Heures de la journée
% du nombre d'individus
p. de nuit p. de jour p.de crépuscule p. d'aube
0.0 5.0 10.0 15.0 20.0 25.0 30.0 35.0 40.0 45.0
mai.99 juin.99 juil.99 août.99 sept.99 oct.99 nov.99 déc.99 janv.00 fév.00 mars.00 avr.00 mai.00 juil.00 sept.00 nov.00 janv.01 mars.01
Année 1 Année 2
Mois
% du nombre d'individus
p. de nuit p. de jour p. de crépuscule p. d'aube
0.0 5.0 10.0 15.0 20.0 25.0 30.0 35.0 40.0 45.0 50.0
s1 s2 s3 s4 s1 s2 s3 s4
Année 1 Année 2
Saisons
% du nombre d'individus
p. de nuit p. de jour p. de crépuscule p. d'aube
Figure 6.6 : Variations journalières (A), mensuelles (B) et saisonnières (C) des captures de mai 1999 à mars 2001 à Agonlin Lowé. p. = poisson. s1 : mars à juin, s2 : juillet août, s3 : septembre à novembre, s4 : décembre à février.
C N = 29312
B N = 29312
A N = 29312
L’analyse de la figure 6.6 C indique des captures maximales au cours de la saison s3 correspondant à la crue (septembre à novembre). Les captures sont aussi relativement importantes au cours de la grande saison des pluies (s1) et de la petite saison sèche (s2). C’est pendant la grande saison sèches (s4) que les captures sont faibles. Les poissons de jour sont surtout capturés au cours des saisons 3 et 4 (crue et grande saison sèche), tandis que les poissons de nuit sont capturés durant toutes les saisons mais principalement pendant la crue (s3). Les poissons de crépuscule sont surtout capturés durant la petite saison sèche (juillet- août) tandis que les poissons d’aube sont capturés de façon décroissante de s1 (grande saison de pluie) vers s4 (grande saison sèche). Toutefois une proportion importante de ces derniers a été observée en s2 au cours de la deuxième année.
L’effet saison sur les captures est hautement significatif (p < 0,01)
Les captures globales, toutes espèces, par heure, par mois et par saison ne montrent pas de corrélation directe significative avec les précipitations (p > 0,05) pour les différents de poissons (nuit, jour, aube et crépuscule).
6.3.2- Cas des six espèces de poissons-chats étudiées
Les six espèces de poissons-chats sont faiblement capturées en cours de journée (Fig. 6.7).
Les captures augmentent à partir de 19h pour les Synodontis et les Schilbe, à partir de 22h pour les Clarias. Dès 22h, les captures chutent rapidement chez les premiers tandis qu’elles augmentent régulièrement jusqu’à l’aube chez les derniers. De 01h15 à 04h15 les Synodontis sont peu représentés dans les captures par rapport aux autres espèces. Pour toutes les espèces, l’effet « heure de la journée » est hautement significatif sur les captures (p < 0,01).
Au plan mensuel (Fig. 6.8), on observe 2 moments de capture chez les Clarias et les Schilbe, en juillet et en novembre à l’exception de S. mystus chez qui le 2ème pic est obtenu en janvier . Les captures mensuelles des Synodontis fluctuent en dents de scie. Toutefois, en se référant aux seules données de l’année 1, on observe que les captures sont faibles durant les mois de crue (août à novembre) pour S. schall et durant l’étiage pour S. nigrita. Ces observations reflètent une certaine hétérogénéité dans les distributions des Synodontis. Pour les six espèces, l’effet « mois » est hautement significatif (p < 0,01) sur les captures.
0.0 5.0 10.0 15.0 20.0 25.0 30.0 35.0 40.0
10h15 13h15 16h15 19h15 22h15 01h15 04h15 07h15
Jour Crépuscule Nuit Aube
Heures
% du nombre d'individus
C. ebriensis (n = 65) C. gariepinus (n = 105)
0.0 5.0 10.0 15.0 20.0 25.0 30.0 35.0 40.0
10h15 13h15 16h15 19h15 22h15 01h15 04h15 07h15
Jour Crépuscule Nuit Aube
Heures
% du nombre d'individus
S. intermedius (n = 5319) S. mystus (n = 98)
0.0 5.0 10.0 15.0 20.0 25.0 30.0
10h15 13h15 16h15 19h15 22h15 01h15 04h15 07h15
Jour Crépuscule Nuit Aube
Heures
% du nombre d'individus
S. nigrita (n = 715) S. schall (n = 4856)
Figure 6.7 : Répartition des captures des 6 espèces de poissons-chats au cours de la journée (filets maillants expérimentaux).
0.0 10.0 20.0 30.0 40.0 50.0 60.0 70.0 80.0 90.0
mai.99 juin.99 juil.99 août.99 sept.99 oct.99 nov.99 déc.99 janv.00 fév.00 mars.00 avr.00 mai.00 juil.00 sept.00 nov.00 janv.01 mars.01
Année 1 Année 2
Mois
% du nombre d'individus
C. ebriensis (n = 65) C. gariepinus (n = 105)
0.0 10.0 20.0 30.0 40.0 50.0 60.0
mai.99 juin.99 juil.99 août.99 sept.99 oct.99 nov.99 déc.99 janv.00 fév.00 mars.00 avr.00 mai.00 juil.00 sept.00 nov.00 janv.01 mars.01
Année 1 Année 2
Mois
% du nombre d'individus
S. intermedius (n = 5319) S. mystus (n = 98)
0.0 10.0 20.0 30.0 40.0 50.0 60.0 70.0
mai.99 juin.99 juil.99 août.99 sept.99 oct.99 nov.99 déc.99 janv.00 fév.00 mars.00 avr.00 mai.00 juil.00 sept.00 nov.00 janv.01 mars.01
Année 1 Année 2
Mois
% du nombre d'individus
S. nigrita (n = 715) S. schall (n = 4856)
Figure 6.8 : Répartitions des captures des 6 espèces de poissons-chats au cours des mois (filets maillants expérimentaux).
0.0 10.0 20.0 30.0 40.0 50.0 60.0 70.0 80.0 90.0
s1 s2 s3 s4 s1 s2 s3 s4
Année 1 Année 2
Saisons
% du nombre d'individus
C. ebriensis (n = 65) C. gariepinus (n = 105)
0.0 10.0 20.0 30.0 40.0 50.0 60.0 70.0 80.0 90.0 100.0
s1 s2 s3 s4 s1 s2 s3 s4
Année 1 Année 2
Saisons
% du nombre d'individus
S. intermedius (n = 5319) S. mystus (n = 98)
0.0 10.0 20.0 30.0 40.0 50.0 60.0 70.0 80.0
s1 s2 s3 s4 s1 s2 s3 s4
Année 1 Année 2
Saisons
% du nombre d'individus
S. nigrita (n = 715) S. schall (n = 4856)
Figure 6.9 : Variations saisonnières des captures chez les 6 espèces de poissons-chats dans les pêches aux filets maillants expérimentaux. s1 : mars à juin, s2 : juillet août, s3 : septembre – novembre, s4 : décembre -février.
Par rapport aux saisons (Fig. 6.9), les pics de captures se situent pour les Clarias au cours de la petite saison sèche (s2 = juillet-août) pendant l’année 1 et durant la crue (s3 = septembre à novembre) pendant l’année 2. Ils sont observés durant la crue (s3) pour S. intermedius. S.
mystus semble faiblement représenté dans les captures durant la crue. Le pic de capture est obtenu pendant la grande saison des pluies (s1) pour les Synodontis qui sont très faiblement capturés pendant les grandes eaux. Mais il faut remarquer le pic observé pour S. nigrita pendant la crue (s3) au cours de l’année 2. L’effet « saison » est hautement significative (p <
0,01) sur les captures des six espèces.
6.4- Conclusion
Il apparaît que les six espèces de poissons-chats que nous étudions se révèlent toutes nocturnes. C. pachynema très proche de C. ebriensis se révèle d’aube ou de crépuscule.
Les captures des poissons à activité nocturne tels que les poissons-chats représentent chaque heure et chaque mois une contribution importante des captures à Agonlin Lowé. La mise en regard de ces résultats avec les précipitations indique que les captures par heure, mois et saison ne montrent pas de corrélation directe significative avec les précipitations (p > 0,05) pour les six espèces de poissons-chats étudiées.
Les meilleures corrélations, tout de même non significatives, ont été observées chez C.
gariepinus (0,32) et C. ebriensis (0,43). Les plus faibles ont été obtenues chez S. intermedius (0,07).