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ILLUSTRE REVUE BIMENSUELLE

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Sommaire ILLUSTRE N° 15/16 - 13 août 1998

Education

Pincements au ventre, envie irrésis¬

tible de prolonger les jours... Ces premiers symptômes se manifestent chaque année à la même période: à la rentrée scolaire. C'est pourquoi il faut du courage pour surmonter ces petits mots liés à l'ennui du grand large...

Croque-notes

Cottens a fêté dernièrement deux as¬

sociations jubilaires: la société de musique et la société de jeunesse, qui totalisent un siècle d'existence, soit 50 ans chacune.

Passerelles en balade

Le bois est un matériau particulière¬

ment bien adapté à la construction de passerelles pour piétons. Quelques- unes ont été construites en ville pour des liaisons piétonnières à caractère urbain.

PHOTO CEDOTEC

Couverture: Vive la nature et l'éva¬

sion! Découverte, voyage, randonnées, etc., tels sont les thèmes du mois d'août. Avec la Tunisie, pays des mille et une nuits, on a pu s'évader à mer¬

veille. Avec la forêt, cet espace de santé, on a pu découvrir d'autres mer¬

veilles, ainsi que son composant: le bois.

PHOTO FORÊT: CEDOTEC, LE MONT PHOTO TUNISIE: OFFICE NATIONAL DU TOURISME TUNISIEN / ZH

22 Voyage

La Tunisie, anciennement appelée

«Ifrîqiyya», pays de traditions et de culture, appartient au monde arabe musulman. Cependant sa proximité de l'Europe l'a imprégnée du mode de vie occidental. Voyage, visite, dé¬

couverte...

45 Economie

Récemment les EEF ont tenu leurs as¬

sises à Fribourg pour leur traditionnel exercice annuel. Le bilan 1997 fut marqué par une pauvreté de l'hydrau- licité qu'il a fallu compenser.

PHOTO EEF 46 Sports

Un demi-siècle d'existence pour le FC Fétigny. Ce club de football a vécu un week-end qui a déplacé tout le village pour voir notamment le match des vieilles gloires.

Rubriques

V N Yanessa 1 v obel

Vive la nouveauté!

Dans l'édition du 26 juin dernier de

«Fribourg Illustré» nous vous annon¬

cions la retraite de notre rédacteur Gérard Bourquenoud. poste qu'il occu¬

pait depuis juillet 1972.

Dans le dernier numéro nous vous pré¬

sentions, sous forme d'interview, le nouveau visage de son successeur, Vanessa Nobel.

Qui dit changement dit nouvelles idées.

Par conséquent vous découvrirez dans cette édition de récentes rubriques inti¬

tulées: «Découverte de nouveaux hori¬

zons», «Beauté», «Culture», «Gastro¬

nomie», «Quelques points d'antan» et bien d'autres encore. Vous pourrez éga¬

lement vous enivrer du maquillage sub¬

til proposé à l'intérieur de notre ru¬

brique «Beauté», vous vous régalerez de cet excellent crucifère qu'est le chou et vous vous évaderez vers ce magni¬

fique pays d'Afrique du Nord, la Tunisie, pour une escapade aux contes des mille et une nuits, pays situé entre l'Afrique et l'Europe. Vous constaterez que nous avons réservé une place pré¬

dominante à la forêt en vous présentant de nombreux articles sur le bois.

Le changement concernant le graphis¬

me et la mise en pages, plus aérée, s'opéreront dès l'automne prochain.

Nous vous souhaitons une agréable lec¬

ture et beaucoup de plaisir en parcou¬

rant ce numéro estival!

3 Sommaire et édito 17 Patois 32 Portrait de Caroline

5 Fanfare d'Autigny- 18 Bois Maeder j

Chénens 19 Cuisine 33 Bene Merenti I

6 Estavayer-le-Lac 20 Regards sur... 34 Spectacle 11 Le chalet des 21 Auto-école 35 St-Canisius

Invuettes-Dessous 24 Espace Gruyère 36 Automobile 13 Rencontre avec 28 L'actualité en août 39 Ecuvillens

Anton Brülhart 1960 40 Nature

15 Portrait 29 Musique classique 43 Croque-notes 16 Grangeneuve 30 Hors les murs 47 Hommage à...

3

(4)

La rentrée

da ns

È-^incements au ven- M. tre, envie irrépres¬

sible de prolonger les jours et de ne plus quitter sa couette. Ces premiers symptômes se manifes¬

tent curieusement cha¬

que année à l'époque où s 'achève la grande odys¬

sée estivale. Et s'il faut du courage pour sur¬

monter ces petits maux liés à l'ennui du grand large, il en faut encore plus pour prononcer le mot... RENTRÉE.

On a beau vitupérer dans le vi¬

de, simuler les premiers signes d'une maladie tropicale mal¬

gré un séjour passé en mon¬

tagne... les vacances sont réso¬

lument finies. Les dernières paillettes de mer salée qui remplissent nos yeux tombent petit à petit devant le calen¬

drier de la cuisine. Un autre voyage s'annonce, où la desti¬

nation n'a pas eu le mérite d'être la cause de longues pa¬

labres ni le fruit d'imprévu.

Celui-ci a comme un goût de déjà vu. Mais ce n'est pas le moment de laisser ses idées al¬

ler à la dérive. Chasser in petto les pensées qui donneraient

tous ses états

Finalement la vie d'écolier a ses bons côtés.

des envies de petites fugues.

Eviter les vieilles chansons de Renaud dans le style «Société tu m'auras pas». Et si obstiné¬

ment il nous reste des co¬

quillages plein la tête, mettre l'esprit en veille quelques jours afin de mieux accepter son sort. Le tout est de ne pas oublier que la matière grise a elle aussi besoin de se régéné¬

rer. Bref, savoir se dire coura¬

geusement qu'aucune autre is¬

sue est possible, l'heure de la RENTRÉE a définitivement sonné...

Le temps nous est désormais compté avant le grand jour. Il faut agir afin de ne pas vivre trop péniblement ce retour.

Calmer ses angoisses, s'ou¬

blier un peu... et savoir se ras¬

surer! Admettre que la vie d'étudiant et d'écolier est faite de mille et un plaisirs, se ré¬

jouir des nouvelles rencontres qui ne manqueront pas d'être au rendez-vous sur les bancs d'école et constater que l'on a vraiment la main heureuse sur les vacances. Et si l'on n'est toujours pas convaincu, qu'on a la fâcheuse tendance à faire des fixations, aller voir ailleurs comment cela se passe et jouer le jeu de la comparaison. Au programme, petit voyage en Mésopotamie 2000 ans avant notre ère. L'école est réservée

à quelques privilégiés et dans la grande majorité des cas les garçons seuls sont scolarisés.

C'est vers 5-6 ans que l'on commence à s'y rendre, 11 heures pas jour. A la cadence de six jours de congé par mois, dont trois sont obligatoirement réservés à la célébration des fêtes religieuses. Le sort de l'élève égyptien n'est guère plus enviable, puisque celui-cN n'a droit au repos que pour ho¬

norer les dieux... qui, heureu¬

sement pour lui, sont fort nombreux. Et pour l'histo¬

rique, celui «qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l'éco¬

le» n'est pas comme le dit la chanson ce «sacré Charle¬

magne». Il n'a fait que de la rendre obligatoire, puisque l'institution scolaire, apparue dans l'Orient ancien, est vieille de 3000 ans avant notre ère.

Passée cette percée dans le temps, le bilan estival est défi¬

nitivement clos. Parés de fermes résolutions à l'heure du grand retour, filons s'impré¬

gner de nouvelles connais¬

sances afin de se fortifier l'es¬

prit plus que de le torturer...

Texte et photo:

Martine Leiser

4

(5)

Des milliers de notes musicales se sont envolées dans le ciel bleu et ont fait vibrer un week- end durant toutes les chau¬

mières de la paroisse d'Au- tigny-Chénens. Trois jours de festivités qui ont mar¬

qué le demi-siècle d'exis¬

tence de la fanfare «La Mauritia», anniversaire qui a enthousiasmé les ha¬

bitants de ces deux villages unis dans une seule parois¬

se. Une fête empreinte de joie et d'amitié qui s'est dé¬

roulée sous un ciel radieux et dans une atmosphère villageoise qui a rassemblé toute la population.

Après un concert de gala par le Brass Band de Fribourg le vendredi soir, le «Kiosque à musique», le thé dansant et le magnifique spectacle de «La Compagnie du Carreau» le sa¬

medi. la population d'Auti- gny-Chénens a eu l'immense joie d'assister à une messe so¬

lennelle au cours de laquelle un nouveau drapeau dessiné par le peintre Yoki et dédié à saint-Maurice, patron de la pa¬

roisse, a été béni en présence de la marraine, Christiane Kil- choer, et du parrain, Marcel Sapin. Lors de cette cérémonie à la fois émouvante et remplie d'allégresse, Rémy Mauroux

La fanfare «La Mauritia» d'Auti- gny-Chénenx.

PHOTOS G. BOURQUENOUD

Le nouveau drapeau tors de la hé- I . nédiction en l'église d'Autigny.

Fanfare «La Mauritia»

Autigny-Chénens Un nouveau drapeau et une médaille d'or s'est vu remettre la médaille

d'or pour ses cinquante ans de fidélité à cette fanfare parois¬

siale.

Un week-end de festivités qui fut aussi celui des retrouvailles entre ressortissants et d'une exposition rétro sur le cin¬

quantenaire de la fanfare «La Mauritia», à laquelle nous souhaitons bon vent.

Gérard Bourquenoud

my Mauroux, mé¬ Ré¬

daille d'or pour cinquante ans d'activité.

Parrain et marraine en calèche.

5

(6)

m ILLUSTRE

Regards sur..

ESTAVAYER-LE-LAC

«Le jardin de Baldap our»

de Kenisé Mourad Rose-Marie Steffen de Week et

Kenisé Mourad.

La porte entrouverte de la galerie d'art et antiquités, située sous la Collégiale d'Estavayer-le- Lac, laisse échapper un vent de bonne humeur.

Conversations et rires flot¬

tent dans l'air de ce samedi de juin. La pièce est trop exiguë et les nombreux in¬

vités sont un peu à l'étroit.

Mais qu'importe, ils sont là pour féliciter et conver¬

ser avec Kenisé Mourad, venue tout exprès dédica¬

cer son superbe roman:

«Le jardin de Baldapour».

Plume alerte

et sensibilité émouvante Rose-Marie Steffen de Week, propriétaire des lieux, présente l'écrivain avec une vive émo¬

tion. La voix tremblante, elle lit à l'assistance attentive le parcours singulier de Kenisé Mourad. Orpheline presque à la naissance, elle n'a pas connu la chaleur et l'affection d'une mère. Elevée chez les nones, à Paris, elle ne connaî¬

tra son père, un rajah déçu, que beaucoup plus tard. La rencontre avec Rose-Marie Steffen de Week pendant sa prime enfance se concrétisera en amitié sincère et durable.

Kenisé Mourad aurait voulu devenir médecin, mais le des¬

tin en a décidé autrement. Elle s'est ensuite passionnée pour la psychiatrie, a été hôtesse de l'air, puis une remarquable journaliste. Douée, elle trouve

sa vraie voie dans l'écriture.

Une plume alerte, des descrip¬

tions merveilleuses, poétiques, où se reflète une sensibilité émouvante. Son premier ro¬

man, «De la part de la princes¬

se morte», paru il y a dix ans, a connu un succès mérité. Dans son deuxième ouvrage, «Le jardin de Baldapour», l'auteur dévoile la condition féminine en Inde, le port du voile et dé¬

nonce tout intégrisme, qu'il

soit nationaliste ou religieux.

Une œuvre fascinante, pleine d'émotion et de vérité. Kenisé Mourad est une femme coura¬

geuse, sensible, mais aussi un auteur talentueux. Rose-Marie Steffen de Week a su, par des mots vrais, résumer la person¬

nalité de «la princesse orpheli¬

ne».

Texte et photo:

Marinette Jaquier

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Croque-notes LaDBlïQ M

Un siècle de fanfare

et

de musique La commune de

Cottens a fêté der¬

nièrement deux associa¬

tions jubilaires: la socié¬

té de musique et la société de jeunesse. Ces dernières totalisent un siècle d'existence (50 ans chacune). Une célébra¬

tion qui s'est déroulée sur des airs de joie avec habits de fête et invités.

Pendant deux week-ends, le village a vécu au rythme de la fête. Pour marquer la circons¬

tance, il avait revêtu son plus bel habit. Les passants pou¬

vaient ainsi admirer les déco¬

rations des maisons inspirées du thème de la musique.

Quant aux habitants, ils ont bien participé. Ceci parce que les organisateurs voulaient avant tout que cet anniversaire soit une fête pour et par les ha¬

bitants de Cottens.

Les festivités furent riches en manifestations. Plusieurs spec¬

tacles de tout genre et anima¬

tions musicales étaient au pro¬

gramme. Comme le rodéo mécanique, la démonstration de rock'n'roll et de la monte américaine, le combat de Su¬

mo, le bal country, un cortège de motos Harley-Davidson, un soirée irlandaise, etc. Sans ou¬

blier la rencontre de l'amicale de la Brillaz et le giron de jeu¬

nesse de la Sarine. Mais c'est à la chanteuse brésilienne Diana Miranda que revenait l'hon¬

neur d'ouvrir cette cérémonie.

Chaud! Chaud! Une façon de satisfaire un public jeune et branché.

Langage international s'il en est, la musique a franchi les frontières avec la participation de la Jeunesse et de la Société lyrique de la ville française de Combronde (Puy-de-Dôme).

Un clin d'œil à l'Europe, le thème de la célébration étant

«Le Monde». Pour le banquet final du dimanche, la cantine a fait le plein de monde. L'am¬

biance était plutôt familiale.

Ce fut surtout un jour de re¬

trouvailles entre les Cottensois d'ici et d'ailleurs ou tous ceux qui ont eu des liens avec le vil¬

lage. Souvenirs et nostalgie...

Texte et photo:

Paul W. Tekadiozaya

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Cottens a fêté le 5(f' anniversaire de ses sociétés de musique et de jeunesse.

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Passerelles

en balade

Le bois est un maté¬

riau particulière¬

ment bien adapté à la construction de passerelles pour piétons. Cela est d'autant plus vrai lorsqu'il s'agit de réaliser des ou¬

vrages sur des parcours voués aux loisirs tels que les pistes de ski de fond, de cyclotourisme ou de pro¬

menade. Il est réjouissant d'observer depuis quelque temps que des passerelles en bois ne s'implantent plus seulement le long de parcours forestiers, mais également en ville pour des liaisons piétonnières à ca¬

ractère urbain. Paradoxa¬

lement ces ouvrages en bois, grâce à leur expres¬

sion architecturale très contemporaine, s'intègrent parfaitement bien à un en¬

vironnement a priori peu compatible. Pour sa capa¬

cité à être préfabriqué sous forme de grands éléments structurels et grâce à son excellent rapport poids/ré¬

sistance, ce matériau bour¬

ré de qualités devient une variante de choix lors de la planification d'ouvrages de ce type.

Un des problèmes qui apparaît le plus souvent et qui est le co¬

rollaire des importants progrès réalisés en matière de préfabri¬

cation, c'est le transport des pièces préassemblées, qui sont de plus en plus imposantes et demandent des engins de leva¬

ge et de transport très perfor¬

mants.

Projet de passerelle CEDOTEC.

Le problème devient d'autant plus épineux lorsque le lieu d'implantation d'une de ces passerelles se situe en pleine forêt. 11 s'agit souvent de sites où l'accès par camion et a for¬

tiori l'installation d'une grue sont difficiles, voire impos¬

sibles, en raison de la topogra¬

phie du terrain et du caractère

«sauvage» de la nature envi¬

ronnante. Différentes solu¬

tions ont été développées pour faire face à ces problèmes de transport dans un environne¬

ment difficile, voici un exem¬

ple qui illustre bien ces pro¬

pos.

Passerelle volante sur le Javroz

A l'origine de ce projet, aty¬

pique de par ses choix tech¬

niques (du bois rond) et par les ressources humaines engagées (des forestiers-bûcherons), on

trouve l'association de cinq communes fribourgeoises:

Charmey, Crésuz, Cerniat, Châtel-sur-Montsalvens et Broc, qui, désireuses d'amé¬

liorer et de prolonger le sentier touristique qui relie Charmey à Broc, ont donné mandat à la Société de développement pour entreprendre les travaux et ouvrages nécessaires en vue de la réalisation de ce par¬

cours. En effet, les nombreux touristes qui fréquentent la ré¬

gion durant l'été apprécient tout particulièrement de pou¬

voir suivre ce sentier pitto¬

resque qui longe les rives du lac de Montsalvens, franchit le vertigineux barrage de Mont¬

salvens pour finalement re¬

joindre Broc, après avoir tra¬

versé les gorges de la Jogne.

Ce sentier, qui vient d'être re¬

mis en état, ne permettait pas jusqu'à présent de relier la

presqu'île à la rive nord du lac.

11 existait bien une passerelle qui franchissait ce plan d'eau, mais il s'agissait là d'un ou¬

vrage technique: un ancien aqueduc supportant une con¬

duite desservant en eau po¬

table la ville de Bulle. Ce pas¬

sage, en réalité une étroite passerelle métallique posée sur deux piles en béton, était désaffecté depuis de nom¬

breuses années et se trouvait dans un état de corrosion avancé. Dans l'état, il ne pou¬

vait en aucun cas se prêter à une reconversion en passerelle pour piétons. Un bureau d'in¬

génieurs fut donc mandaté pour étudier et proposer diffé¬

rentes solutions à ce problème.

Plusieurs variantes furent étu¬

diées et c'est finalement la va¬

riante «bois» qui fut choisie.

Avec comme option principale la réutilisation des deux piles

9

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Passerelle volante sur le Javroz.

PHOTOS B. MULLER

en béton existantes et comme exigence du maître de l'ouvra¬

ge non seulement l'obligation d'utiliser du bois provenant des forêts communales, mais également celle de faire appel, pour le façonnage et la mise en place de cet ouvrage en bois rond, aux forestiers-bûcherons des communes intéressées. La phase de projet et de planifica¬

tion devait impérativement te¬

nir compte de tous ces fac¬

teurs, mais également des capacités techniques des gens de la forêt, de l'outillage à dis¬

position ainsi que de moyens financiers restreints. Le travail proprement dit a pu débuter.

L'abattage des épicéas et le dé- bardage sur une aire de travail située en amont du lac furent suivis du façonnage des pièces puis du montage à blanc de chaque élément de structure.

Une fois l'ensemble terminé et ajusté, la passerelle fut dé¬

montée et transportée par élé¬

ments, en camion, jusqu'à Pa- lé/.ieux, afin d'y subir un traitement par autoclave.

Le transport

Le lieu d'implantation défini¬

tif de cette passerelle se situe dans la partie nord du lac de Montsalvens, dans un relief escarpé, au beau milieu d'une forêt dense et élevée, rendant l'accès des berges très diffici¬

le. Un transport par voie ter¬

restre des six éléments préfa¬

briqués, longs chacun d'une vingtaine de mètres et pesant plusieurs tonnes, et a fortiori

l'installation d'une machine de levage dans ces lieux étant exclue, le choix d'un transport par voie des airs s'imposa ra¬

pidement comme étant l'op¬

tion la plus facilement réali¬

sable et de surcroît, vu la rapidité de l'intervention, la plus économique.

C'est suite à l'augmentation du poids spécifique du bois lié au traitement par autoclave que le principe de la pose de travées complètes, soit l'enlè¬

vement par paires des poutres sous-tendues, fut abandonné.

11 a été avantageusement rem¬

placé par le principe de trans¬

port par éléments isolés. Cela a permis une économie sub¬

stantielle due à la location d'un hélicoptère moins puis¬

sant et donc moins cher que celui initialement prévu. Cette option a par ailleurs laissé une plus grande marge de ma¬

nœuvre pour la mise en place des poutres sous-tendues.

L'héliportage proprement dit était prévu pour la fin avril, mais en raison de différents problèmes météorologiques et techniques, la mise en place définitive s'effectua le 8 mai 1998. Le niveau du lac de Montsalvens fut abaissé pour permettre aux forestiers char¬

gés de guider les pièces ame¬

nées par l'hélicoptère de tra¬

vailler à pied sec. C'est grâce à de longues suspentes, accro¬

chées aux deux extrémités de chaque poutre, qu'il leur fut possible d'orienter correcte¬

ment les pièces, pour les pré¬

senter aux hommes perchés sur les piles en béton. Ceux-ci, en liaison permanente avec le pilote de l'appareil, guidaient la manœuvre jusqu'à la mise en place définitive des poutres sous-tendues sur leurs appuis en acier, puis donnaient l'or¬

dre de libération de l'élingue.

L'hélicoptère pouvait alors re¬

tourner sur l'aire de charge¬

ment et prendre en charge un nouvel élément. Les poutres sous-tendues étaient entrepro- sées sur des chevalets de ron¬

dins afin de simplifier l'opéra¬

tion de saisie des pièces par l'hélicoptère. La même opéra¬

tion se répéta à six reprises à un rythme soutenu. Dans le grondement et sous le souffle puissant des pales de l'appa¬

reil chaque pièce fut transpor¬

tée, ajustée et mise en place sans la moindre anicroche et l'opération, commencée à 9 heures précises, se termina une heure et demie plus tard sous un ciel bleu d'azur. L'hé¬

licoptère fit une dernière na¬

vette pour amener à pied d'œuvre les plateaux d'épicéa destinés à réaliser le tablier du pont. Quelques jours plus tard la passerelle était entièrement terminée. Munie de ses garde- corps, elle surplombe mainte¬

nant le bras du lac de Montsal¬

vens qui a retrouvé son niveau habituel.

L'ouvrage, avec son caractère rustique, s'intègre harmonieu¬

sement à cet environnement sylvestre et complète parfaite¬

ment le sentier pédestre main¬

tenant entièrement praticable.

Les auteurs de cette entreprise et surtout les forestiers qui ont œuvré à cette tâche qui leur est peu coutumière sont légitime¬

ment fiers d'avoir pu mener à bien cette aventure. Ce fut pour eux une expérience nou¬

velle et peut-être unique qui restera certainement inscrite dans la mémoire des habitants de la région.

Cet étonnant mode de trans¬

port, l'hélicoptère, a prouvé une fois de plus ses extraordi¬

naires capacités d'emport, sa grande puissance de levage et sa formidable souplesse d'em¬

ploi dans des lieux où l'accès est difficile. Mais il a égale¬

ment mis en évidence la né¬

cessité d'une préparation mi¬

nutieuse de toutes les phases du transport, d'une bonne coordination entre tous les in¬

tervenants et de la totale dé¬

pendance de ce type d'inter¬

vention face aux caprices de la météo.

André Carlen - CEDOTEC

10

(11)

Le chalet des Invuettes-Dessous aujourd'hui.

De gauche à droite: Gérard et Anne Biland, exploitants; Domi¬

nique Morand, fabricant; Ber¬

nard Remy, propriétaire du chalet et de l'alpage, avec ses deux en¬

fants.

Ê métruit par les JLr flammes en date du 30 septembre 1997, incendie dû à la fermen¬

tation du foin, le chalet des Invuettes-Dessous, sis à 897 m d'altitude, sur la commune de Charmey, a été reconstruit plus beau qu 'avant, comme le dit si bien la chanson du barde fribourgeois que fut l'ab¬

bé liovet.

Les Invuettes-Dessous, du Mi¬

lieu et de Dessus ne forment qu'un alpage qui comprend 60 poses de pâturages, 10 poses de fanage et 30 poses de fo¬

rêts, lequel est propriété de Bernard Remy, de Riaz, qui représente la troisième généra¬

tion. Il est exploité depuis 1993 par Gérard et Anne Bi¬

land, agriculteurs à Farvagny- le-Petit, qui, durant la saison

estivale, alpent avec leur trou¬

peau de 50 vaches et 20 qui leur sont confiées par leur cou¬

sin. Toute la production de lait est transformée sur place en gruyère d'alpage et vacherin fribourgeois par un fromager de métier, Dominique Mo¬

rand, de Crésuz. Pendant l'hi¬

ver, bien que disposant d'une étable pour 38 génisses, ce chalet en abritera pour l'ins¬

tant une vingtaine en stabula- tion libre.

La reconstruction a été confiée aux entreprises André Repond SA, à Charmey, pour la ma¬

çonnerie, et Hermann Schu- wey & Fils, à La Villette (Im Fang), pour la conception, la surveillance du chantier et tou¬

te la partie en bois. Citons éga¬

lement le travail de titan réali¬

sé par le propriétaire, ce qui a

eu pour effet de diminuer les frais et permis à l'exploitant de prendre possession des lo¬

caux quatre mois après le dé¬

blaiement des ruines. Le trou¬

peau est arrivé au chalet le 15 mai, alors que la fabrication du fromage a pu commencer quelques jours plus tard. Avec l'installation de l'électricité, le confort des gens qui vivent dans cette «maison de mon¬

tagne» a été nettement amélio¬

ré.

De par son architecture et le bois utilisé à bon escient, le nouveau chalet des Invuettes- Dessous s'intègre parfaite¬

ment à l'environnement et au paysage de cette région du Pays de Fribourg. Il est d'autre part un témoin de valeur du patrimoine alpestre de la Gruyère.

Texte et photos:

Gérard Bourquenoud

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Construction de chalets

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Ecobilan des plus favorables quant a l'impact sur l'environnemét -•F $

(13)

A la rencontre Le bois au service

de l'homme H

ILLUSTRE

d'Anton Brülhart,

inspecteur cantonal des forêts

Au bénéfice d'une formation d'ingé¬

nieur forestier de l'EPFZ, Anton Briilhart dirige de¬

puis 1983 le Département cantonal des forêts, de la chasse et de la pêche. Au cours d'une discussion menée à bâtons rompus, il nous a éclairés sur quel- ques-uns des principaux aspects de son travail.

Rencontre avec un homme soucieux de maintenir en santé des forêts fribour- geoises qui se portent plu¬

tôt bien.

Anton Briilhart, inspecteur canto¬

nal des forêts.

Anton Briilhart - Notre mis¬

sion première est d'appliquer les législations forestières can¬

tonales et fédérales. En clair, cela signifie que nous devons veiller à la conservation, à la protection et à la gestion des forêts selon les règles spéci¬

fiques à chacune des catégories de propriétaires, à savoir les forêts privées (40%), commu¬

nales-paroissiales (50%) et do¬

maniales (10%). De par l'ap¬

plication de ces législations, nous pouvons assurer les fonc¬

tions légales de nos forêts, qui sont au nombre de trois: la pro¬

duction de bois (200 000 m3 ré¬

coltés par an), la protection contre les dangers naturels (avalanches, glissements de terrain ou encore chutes de pierres) et la fonction sociale qui envisage la forêt comme un lieu de délassement pour la po¬

pulation.

- Quelle est la structure de votre service?

- Tout d'abord il faut savoir que le canton est divisé en sept arrondissements forestiers.

Pour chacun de ces arrondisse¬

ments, nous disposons d'un in¬

génieur forestier et d'un cer¬

tain nombre de forestiers de triage qui sont chargés de coor¬

donner le travail sur le terrain.

A la centrale de Fribourg, outre le chef de servkv, un état-'rffâ- jor technique et administratif a été mis sur pied. Finalement,

«le grand patron» c'est bien sûr ie chef du Département cantonal de l'intérieur et de l'agriculture, c'est-à-dire le conseiller d'Etat Pascal Cor- minba'uf. qui s'intéresse d'ail¬

leurs de près à notre travail.

- Les forêts fribourgeoises bé¬

néficient aujourd'hui des bons soins reçus depuis plus de 100 ans. Elles remplissent bien leurs différentes fonctions, mais certaines mises à jour doivent être opérées. Au nom¬

bre de ces mises à jour, je men¬

tionnerais la nécessité de dyna¬

miser une production de bois pour l'instant insuffisante, les efforts à entreprendre en vue de rendre plus efficace le rôle projeté^ffiecontre les dangéf^n^fejsjes projets de . metîte, $aVan valeur la

■ à?-:

h

I :

diversité naturelle et de mieux coordonner les activités de dé¬

lassement (1.1ns nos forêts.

. ; -spérez- T3ÎSEE à - Je pense qu'il est notamment important d'œuvrer à la pro¬

motion de l'utilisation du bois comme combustible et maté¬

riau de construction. Nous de¬

vons aussi penser à créer des voies d'accès pour certaines forêts mal desservies et amé¬

liorer les structures dans les fo¬

rêts privées parfois mal parce- lées. Pour atteindre ces objectifs, en plus d'une indis¬

pensable collaboration entre les communes du canton, nous disposons d'un nouvel instru¬

ment de travail, la planification forestière. Nous avons en effet estimé qu'il était particulière¬

ment important de gérer les problèmes forestiers sur le long terme et de coordonner efficacement les différentes in¬

terventions et activités _en fo¬

rêt. Pour ce faire, des groupes de travail ouverts à la popula¬

tion, aux chasseurs, aux cham- pignonneurs, à l'armée, de mê¬

me qu'aux associations de pro¬

tection de la nature ont été créés. A ce jour, cette planifi¬

cation a été mise en pratique dans trois régions du canton, à savoir Berra-Sarine, Lac et Singine.

- Quelle est votre opinion sur le projet de loi sur les forêts qui sera soumis au Grand Conseil en novembre pio- chain?

- Je pense que cette loi nous ai¬

dera à faire notre travail. Elle prévoit entre autres la création d'unités de gestion fifflüSTfrrp en vue de faciliter la collabora¬

tion entre les communes, elle établit plus clairement les li¬

mites entre surfaces forestières et non forestières, elle tient mieux compte des exigences de la protection de la nature dans la gestion des forêts, elle encourage à la promotion du bois indigène et. finalement, elle permettra de renforcer la fonction de protection contre les dangers naturels.

- C'est une attitude que je qua¬

lifierais de réjouissante. La po¬

pulation apprécie la forêt et montre qu'elle en a un grand besoin. De mon point de vue.

elle se comporte bien, malgré quelques petits pépins malheu¬

reusement inévitables.

Propos recueillis par Jérôme Crausaz

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(15)

VILLARSIVIRIAUX

Jean Buchmann

Le bois au service de l'homme

11 ILLUSTRE

le roi

de la

marquet

Jean Buchmann à l'œuvre.

En traversant le petit village de Villarsiviriaux, à deux pas du Gibloux, on ne peut imagi¬

ner qu'ici vit et travaille un homme au doigté rarissime.

Situé juste à côté de l'église, l'atelier de Jean Buchmann n'est pas très grand. Si l'espa¬

ce de travail est plutôt res¬

treint, le talent du maître des lieux est incontestable. Etabli depuis un an dans la localité glânoise, l'homme commence à se faire un nom et sa place au soleil. La qualité de son ouvra¬

ge est reconnue loin à la ronde, de par le bouche à oreille.

Instinct du merveilleux Jean Buchmann se destinait à être dessinateur en bâtiment.

Mais les trois années passées aux Beaux-Arts à Lausanne lui ont fait prendre un chemin dif¬

férent. Un ami marqueteur lui donne l'envie de toucher à cet art difficile. Jean Buchmann y prend goût, apprend, se per¬

fectionne. Aujourd'hui, il est passé maître dans l'art d'as¬

sembler les pièces de bois.

Avec un sens du goût inégalé, une notion aiguisée de la qua¬

lité, un travail fin et sérieux, l'artisan crée des meubles. Les réalisant d'abord, il les décore ensuite de marqueterie, avec un instinct extraordinaire du merveilleux.

Jean Buchmann travaille avec cinquante bois différents, tels que noyer, alizier, hêtre, buis, prunier, houx, érable, cytise...

pour les essences indigènes. Il utilise également des bois étrangers: acajou, bois de rose, violette, amarante, amourette, vaonboana... «Les bois exo¬

tiques se révèlent plus stables, ils travaillent moins une fois secs», relève le spécialiste.

La plus grande des précisions

Tout commence par un dessin.

Après une discussion détaillée

avec le client, l'esquisse du meuble prend naissance. Puis vient l'imagination du décor en marqueterie. Le choix est vaste: fleurs, oiseaux, têtes d'animaux, personnages...

Une dizaine de pratiques diffé¬

rentes seront alors nécessaires, sans compter les heures pour la réalisation du tout. Mais la découpe destinée à la marque¬

terie est incontestablement l'opération la plus difficile.

Réalisée sur une grande sau¬

teuse à cadre mobile, action¬

née par le pied, elle demande la plus grande des précisions, excluant toute erreur. La lame extra-fine, de 16 centimètres de long, cisèle alors avec mi¬

nutie les petites pièces de bois, faisant naître entre les mains du marqueteur le décor inven¬

té. Jean Buchmann travaille au dizième de millimètre. «Voilà mon unique avantage d'être myope!» précise-t-il en plai¬

santant.

Derrière les fenêtres de l'ate¬

lier de Villarsiviriaux s'ac¬

complissent ainsi d'authen¬

tiques miracles. Du bois brut, reposant contre les murs blancs, naissent de superbes chefs-d'œuvre. Tout ça grâce à la magie des doigts d'or de Jean Buchmann. Les connais¬

seurs ont déjà pu admirer les créations de l'artisan aux Comptoirs de Bulle et de Ro- mont. Sa prochaine exposition aura lieu à Paris, du 23 au 31 octobre 1998. Elle est organi¬

sée par l'Association Trem¬

blay Marqueterie (Atrema).

L'artisan y présentera un bijou de perfection et de beauté: un tableau représentant un nu fé¬

minin: surprenant, inédit, di¬

vin!

Texte et photo:

Marinette Jaquier

15

(16)

üi ILLUSTRE

Le bois au service de l'homme

Les forestiers-bûcherons fraîche¬

ment diplômés de Grangeneuve.

G rangeneuve

fête ses forestiers-bûcherons

Le 8 juillet dernier, douze forestiers-bû¬

cherons ont reçu leur certi¬

ficat fédéral de capacité lors de la cérémonie de clô¬

ture de l'année 1997-98.

Albert Mamarbachi, par¬

lant au nom du Départe¬

ment cantonal des forêts, a profité de cette occasion pour souligner les difficul¬

tés actuelles à assurer le plein emploi dans cette profession.

Depuis cinq ans l'école pro¬

fessionnelle des forestiers-bû¬

cherons est installée à Grange- neuve. Son directeur, Hans Bracher, n'a pas manqué de souligner lors de cette 5e céré¬

monie de clôture de l'année scolaire son plaisir de voir cet¬

te formation «pendre racine»

sur le site de l'Institut agricole du canton de Fribourg. Autre motif de satisfaction, le nom¬

bre croissant d'élèves - +14%

par rapport à l'année précé¬

dente - à opter pour l'appren¬

tissage d'une profession que le directeur qualifie d'«impor¬

tante pour le canton».

Cette année, ce ne sont pas moins de dix-neuf candidats - uniquement des garçons - qui se sont présentés aux examens de fin d'apprentissage. Douze parmi eux ont réussi et ainsi décroché leur CFC, alors que sept ont malheureusement échoué, a relevé Hans Bracher.

La matière des examens Les dix-neuf apprentis qui ont participé à la session 1998 des examens ont été sur la brèche pendant trois jours et demi.

Une première journée fut consacrée à la récolte du bois, une deuxième pour la sylvicul¬

ture et autres travaux fores¬

tiers, une troisième pour les connaissances professionnel¬

les des candidats et, pour ter¬

miner, une demi-journée pour les branches générales.

Hans Bracher a bien évidem¬

ment adressé ses plus vives fé¬

licitations aux douze lauréats

du jour, tout en leur présentant ses meilleurs vœux pour leur avenir professionnel.

Les difficultés du marché de l'emploi

Présents lors de cette cérémo¬

nie de remise des CFC, l'ins¬

pecteur des forêts du 1er arron¬

dissement Albert Mamarbachi et le conseiller d'Etat Pascal Corminbœuf ont fait part au public de leurs préoccupations quant aux possibilités de ga¬

rantir le plein emploi dans une profession où le travail ne manque pourtant pas. Le pre¬

mier nommé a notamment fait remarquer que la situation s'était particulièrement dété¬

riorée depuis le début des an¬

nées 1990. Selon lui, «une col¬

laboration intercommunale devient de plus en plus indis¬

pensable et urgente» pour re¬

médier à ces difficultés. Pascal Corminbœuf a de son côté in¬

sisté sur la nécessité de «re¬

trouver une approche écono¬

mique de la forêt». A son avis,

«on a pendant trop longtemps pensé que la forêt avait uni¬

quement une fonction de dé¬

lassement». Le responsable du Département de l'intérieur et de l'agriculture a également promis qu'il défendrait en no¬

vembre devant le Grand Conseil la nouvelle loi sur les forêts qui, à le croire, contient les éléments pour une revalori¬

sation économique de la forêt.

Jérôme Crausaz

Les nouveaux forestiers- bûcherons de Grangeneuve Samuel Beyeler de Saint-Mar- tin, Damien Chatton de Po- sieux, Eric Favre d'Onnens, Claude Limât de Prez-vers-No- réaz. Frédéric Ménétrey de Vil- larahoud. Peter Nepfer de Lyss, Dominique Perroud de Châtel- Saint-Denis, Frédéric Piller de La Roche, Michel Repond de Romont, Bruno Schnell de Bö¬

singen, Nicolas Thierrin de Cheiry, Eric Villard de Châtel- Saint-Denis.

16

(17)

Lioba por aryâ

Chti kou n'in d'è por a dè- bon! Le tsantèri di j'Armayi di Kolonbètè po la fitha di venyolan dè l'an ke vin l'è konyu. Por no patêjan, l'è on grô pyéji dè vêre ke l'an rèyi on dzoun'omo payijan, on k'âmè le patê è k'âmè ache- bin tsantâ in patê. On grô pyéji achebin ke lè rèchpon- châbyo l'an rèyi chi l'omo din le tyinton dè Friboua è din na famiye ke gayâ nyon i konyè. Nyon porè dre ke l'an prê chtiche pèchk'irè le fe d'on grô bounè oubin ke l'è rè oun'afére dè politike.

- Bravô Patrik! Bravô ache¬

bin i dou j'ôtro ke chon j'ou nonmâ po Ii tinyi man. Piéro Brodâ, le fe a Yvan, tinyâre dè montanye è Vincent Bro¬

dâ, le piti fe a Dzojè a Marc.

Ma no fô achebin fèlichitâ la trintanna dè jôtro k'iran prou chur pâ di mandzo. Tyè voli- vo, n'in fayi bin rèyi on!

Avoui Patrik on'è chur ke kan i tsantè lè j'Armayi di Kolonbètè l'è pâ rintyè otyè

1. Lè j'armayi di Kolonbètè Dè bon matin chè chon

[lèvâ.

2. Kan chon vinyê i Bachè [j'Ivouè Tsankro lo mè! n 'an pu

Ipachâ.

3. Tyè fan no ché mon pouro Piéro?

No no chin pâ mô l'inrin- byâ.

4. Tèfô alâ fîêr a la pouârta, A la pouârta dè l'inkourâ.

d'aprê pèr kà, ma ke chin i chô dou pye prèvon dè li è ke vin to drê dou kà. Pâ fôta pa- nyi dè li dre yô chè tràvon lè Kolonbètè puchke l'a ache¬

bin tsantâ din le kà di Kolon¬

bètè. Din la famiye Menoud, le patê l'è pâ on dèvejâ dè dêri lè nyolè. Chon chènya l'è dza vinyê dèvejâ in patê dè chon velâdzo dè Chomin- tyi a Radio Friboua in 1994.

Patrik Menoud l'è bin konyu di patêjan dè nouthrè j'ami- kalè, chuto dè ha di Yèrdza de la Yanna puchke din le kà mixte di Yèrdza i tsantè na bouna partya di solo.

Ou non dè ti lè patêjan fri- bordzê, i kouâjo a Patrik è a chè dou j'èmi prà dè dzouyo è dè pyéji innan pè Vevê dè tsôtin ke vin!

Albert Bovigny

Inke apri, vo bayo a konyè- thre on yâdzo totè lè kobyè dè chi bi tsan:

5. Tyè voli vo ke li dyécho?

A nouthron bravo

[l'inkourâ.

6. Ifôke dyéchè ouna mècha Po ke no l'y pouéchan

[pachâ.

7. L'y è j'elâ fiera la pouârta El'a de dinche a

[l'inkourâ:

8. 1 fô ke vo dyécho ouna I mècha Poke no l'y puéchan

[pachâ.

9. L'inkourâ lifâ la

[rèponcha:

Pouro frârè ehe te vou [pachâ.

10. Tè fô mè bayi ouna motèta Ma ne tèfô pâ l'èhyorâ.

Redzigon 1-3-5-7-9-11-13-15- 17-19

Lyôba, lyôba, por aryâ (bis).

Vinyidè totè, byantsè, nêre, Rodzè, mothêlè, dzouvenè ôtrè, Dèjo chti tsâno, yô vo j'âryo, Dèjo chti trinbyo, yô i trintso, Lyôba, lyôba, por aryâ (bis).

11. lnvouyi no vouthra [chèrvinta No li farin on bon pri grâ.

12. Ma chèrvinta l'è tru galéja Vo porâ bin la vo vouêrdâ.

13. N'ôchi pâ pouêre,

[nouthron prithre, No n 'in chin pâ tan afamâ.

14. Dè tru molâ vouthra [chèrvinta Fudrè èpè no konfèchâ.

15. Dè prindre le bin dè [l'èlyije No ne cherin pâ pèrdenâ.

16. Rètouârna t'in mou pouro IPiéro Deri por vo on 'Avé Maria.

17. Prou bin, prou pri i vo [chouèto Ma vinyi mé chovin trovâ.

Rèchponchâbyo dè ha pâdze:

Albert Bovigny Rte de Schiffenen 15 1700 Fribourg

18. Piéro rèvin i Bâché j'Ivouè È to le trin l'a pu pachâ.

19. L'y an mè le kiô a la [ tsoudêre Ke n 'avan pâ la mityi aryâ.

Redzigon 2-4-6-8-10-12-14-16- 18

Lyôba, lyôba, por aryâ (bis).

Lè chenayirè van lè premirè, Lè totè nêrè van lè dêrêrè Lyôba, lyôba, por aryâ (bis).

Lè j'armayi

di Kolonbètè La kà mixte di Yèrdza. Patrik Menoud l'è le chèkon du la drête.

(18)

m ILLUSTRE Le bois au service de l'homme

Alors qu'il y a cinq ans encore, 59% de la population souhaitait une forêt propre en ordre, une majorité se déclare au¬

jourd'hui favorable à ce que l'on laisse les arbres morts debout et les branches sèches par terre, selon une enquête repré¬

sentative de Pro Natura.

Ce point de vue est béné¬

fique pour d'innombrables animaux et champignons dont la vie dépend du bois mort.

«Un véritable renversement d'opinion s'est produit», se ré¬

jouit Urs Chrétien, respon¬

sable du projet Forêt de Pro Natura, anciennement Ligue suisse pour la protection de la nature. Il y a cinq ans encore, la majorité de la population souhaitait des forêts propres, selon une enquête de la LSPN;

39% exigeaient même que les branches mortes soient brû¬

lées. Cette opinion n'est plus représentée que par un cin¬

quième de la population et une petite majorité s'exprime

Les forêts

propres en ordre

sont passées de mode

contre tous travaux de nettoie¬

ment en forêt. De plus en plus, l'aspect esthétique des forêts sauvages recelant beaucoup de bois mort est reconnu. Le fait que les gens voient aujour¬

d'hui volontiers des arbres morts en forêt est considéré par Urs Chrétien comme un succès du travail d'informa¬

tion des associations de pro¬

tection de l'environnement et des milieux forestiers.

Hans Beereuther, président de l'Association suisse des fores¬

tiers, et forestier de triage à Buch am Irchel, salue lui aussi cette évolution: «Nous rece¬

vons nettement moins de ré¬

clamations, seules les per¬

sonnes âgées ont encore de la peine à s'habituer à une forêt non nettoyée». L'inspecteur des forêts de la ville de Neu- châtel, Stéphane JeanRichard, n'a, quant à lui, pas encore réellement remarqué de chan¬

t/Me image du passé. Selon une enquête de Pro Natura, la majori¬

té de la population préfère que la forêt ne soit pas nettoyée. Les ani¬

maux et les plantes en prendront connaissance avec soulagement.

gement de mentalité et souhai¬

te que l'on poursuive le travail d'information: «L'inutile net¬

toyage des forêts coûte beau¬

coup de travail et d'argent aux propriétaires».

La diversité des espèces est la première victime de cet amour irréfléchi de l'ordre en forêt.

Le bois mort constitue un ali¬

ment et un habitat pour nombre de petits animaux et de plantes, par exemple pour les coléoptères. Un quart des expèces de coléoptères ont pour habitat le bois mort ou

pourrissant. Le bois de hêtre est l'habitat exclusif de 240 coléoptères xylophages. Les champignons jouent égale¬

ment un rôle important dans la décomposition du bois.

Quelque 1500 espèces de champignons se nourrissent de bois mort. Réjouissez-vous donc vous aussi la prochaine fois que vous verrez des arbres morts et des branches traînant par terre dans la forêt. Cette forêt est pleine de vie.

Texte et photo:

Pro Natura Bâle

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Harry et Rose-Marie Bauer-Jaquet Fermé lundi et mardi midi [E Terrasse - Jardin

Jeux d'enfants

Quelques heures de rêve Une cuisine de sa¬

veurs Un jardin enchanteur A bientôt!

18

(19)

Le chou

à déguster et à savourer à la mode de chez nous

Cuisine

■ ILLUSTRE

La table de Harry et Ro¬

se-Marie Bauer-Ja- quet attire de nombreux gas¬

tronomes exigeants qui viennent y chercher l'expres¬

sion la plus pure de spéciali¬

tés d'un vivier d'eau de mer ainsi que d'un vivier à truites.

Cette charmante auberge des

«Rochettes», située à Faoug, tenue depuis 1984 par ces sympathiques tenanciers offre un havre de paix et de tranquillité à ses hôtes par son romantique jardin-terras¬

se privatif. La cave? Particu¬

lièrement riche, elle est com¬

posée de rares et précieux crus. Quant à l'art de la table, il vous convie à un enchante¬

ment gustatif. En effet, vous découvrirez la truite soufflé Brillat-Savarin, le fameux homard à la passion, les pois¬

sons et crustacés de mer, ain¬

si que d'autres excellentes spécialités de la maison. Ren¬

contre avec ce chef, d'origine autrichienne, à propos d'un légume à saveurs des pré¬

mices automnales: le chou.

Le chou, légume du pauvre, ses origines

Le chou, de la famille des cru- ciféracées, a permis, au temps des Romains, de vivre plus de mille ans sans médecin grâce à ses fameuses et innombrables propriétés. A l'heure actuelle, il a perdu sa renommée de mé¬

decine miraculeuse, sans doute du fait de sa commodité. Le marché saisonnier offre une quantité de choux: pommé, de Milan, vert, frisé, rouge, de Bruxelles, tous contenant d'in¬

nombrables vitamines et s'avé¬

rant pauvres en calories. Forti¬

fiant et reminéralisant, ses fonctions thérapeuthiques na¬

turelles ainsi que culinaires s'avèrent multiples. En cuisi¬

ne. le chou sous toutes ses formes, en salade, en potée ou encore en lit pour le poisson ou la viande, se montre tout sim¬

plement délicieux. N'oublions pas la fameuse recette de Harry Bauer, le «Magret de canard et gingembre et l'aumônière de chou au foie de canard», le tout accompagné d'un excellent vin rosé de la région du Vully, un

«Oeil de Perdrix». A se régaler

de senteurs et de goûts subtils, nous incitant tout simplement au plaisir du voyage.

Propos recueillis par Vanessa Nobel

Harry et Roxc-Marie Hauer HâS'I-Re.simmiiit

Lss Roi'hetles I5V5 /'août;

Pour Harry et Rose-Marie Bauer, la restauration est une réelle passion.

Magret de canard au miel

et gingembre et aumônière de chou

au foie de canard

4 personnes Pour l'aumônière

■ 500 g d'un beau chou vert

■ Tiges de ciboulette

■ 150 g d'un lobe de foie de canard

Magret et sauce

■ 2 magrets (600 g environ)

■ 2 dl de fond de volaille

■ 1 c. s. de gingembre

■ 1 c. s. de miel

■ 150 g de beurre de fromagerie

■ 500 g de pommes de terre nouvelles, petites, rondes, ou autres à former avec la cuillère à parisienne Recette

Séparer les feuilles du chou, les laver et les blanchir, puis les refroidir et aussitôt les égoutter.

Couper 4 morceaux de foie de 30-40 g, saler, poivrer et rôtir à feu vif.

Confectionner les aumônières de chou en introduisant le foie et les attacher avec une tige de ciboulette.

Rôtir un magret de canard, cô¬

té graisse, env. 10 min (rosé) et laisser reposer une demi-heu- re.

Four la sauce

Mélanger 1 cuillère de miel et de gingembre dans 2 dl de fond de volaille et monter le tout avec 150 g de beurre.

Trancher le magret et le dres¬

ser entouré des aumônières et pommes parisiennes, tomates cerises et napper légèrement avec I'émulsion de miel et de gingembre.

Bon appétit!

Vins d'accompagnement:

- Rosé, Oeil de Perdrix du Vully - Cure d'Atlalens rouge

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Hü ILLUSTRE Regards

sur... La charte de qualité

Pour faire face aux bouleversements qui vont survenir en 2002 dans la politique agricole suis¬

se menée par le Conseil fédéral, un groupement composé d'un fabricant d'aliments, d'éleveurs- engraisseurs de porcs et de commerçants a créé l'une des premières fi¬

lières pour la viande de porc en Suisse: «Le bon

Léon».

Sous cette appellation, non seulement les différents signa¬

taires de cette charte s'enga¬

gent à produire et commercia¬

liser une viande de porc de haute qualité, mais aussi à prendre en considération des facteurs susceptibles d'amé¬

liorer la qualité de la viande, son bon goût originel et son excellente tenue à la cuisson.

Les signataires de la charte

«Le bon Léon» se sont tous engagés à la respecter rigou¬

reusement et à promouvoir leur choix et leurs produits dans notre pays.

RIVALOR SA, fabricant d'ali¬

ments pour le bétail, a lancé il y a un an l'idée de la traçabili- té de la viande et d'une trans¬

parence totale des produits d'affouragement (formules d'aliments ouvertes) tant lors des phases d'élevage que d'engraissement. D'où le slo¬

gan approprié à la viande de porc «Le bon Léon»: le vrai cochon bien nourri, bien élevé.

Les avantages pour le consommateur d'une telle charte de qualité

• Chaque semaine le maître boucher communique à ses

« Le bon L eon»

clients l'origine de la viande proposée avec coordonnées des éleveurs.

• La viande est plus goûteuse.

• Les fabrications et produits dérivés de la boucherie Ayer sont autant de spécialités du terroir et permettent de re¬

trouver les goûts et saveurs d'antan.

Vanessa Nobel -i*r^*w

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La marque qui garantit le vrai cochon bien nourri, bien élevé.

Viande suisse de première qualité du producteur au consommateur.

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Bernard Haenggeli:

un ancien pilote

de compétition a

du code de la ro

Auto-école ILLUSTRE

Serge Gainsbourg avait écrit à propos de sa ballade sur un deux-roues: «je tiens bien moins à la vie qu'à mon ter¬

rible engin...», mais Bernard Haenggeli ne partage pas cette philosophie. L'ancien pilote fribourgeois fait partie de ceux qui, tout en étant entièrement dévoués à leur passion, restent prudents. Si depuis 1996 on ne l'a plus guère revu sur des grands circuits, le virtuose de la moto n'a pas abandonné son art. Il l'a simplement aménagé en donnant priorité à sa famil¬

le. Son costume de compéti¬

teur professionnel définitive¬

ment mis au placard, il devient un moniteur d'auto-école plein d'avenir. Cette reconver¬

sion lui permet ainsi de garder un pied dans le métier. «Je veux donner aux jeunes le moyen de réussir leur permis en les suivant de près. Un manque évident d'informa¬

tions dans ce domaine génère pas mal d'échecs.» Avec ses années d'expérience en tant que compétiteur, qui mieux que Bernard Haenggeli peut prodiguer des conseils aux

Après les griseries des circuits...

PHOTO FOURNIE PAR BERNARD HAENGGELI

élèves et leur enseigner le co¬

de de la route! Et comme il ai¬

me partager ses sensations, l'idée de proposer des essais sur la 500 cm3 qu'il a utilisée aux championnats du monde a germé. 11 compte aussi organi¬

ser des week-ends de pilotage sur circuit à l'étranger. Les participants seront plus aptes à appréhender les difficultés ren¬

contrées sur la route et se don¬

neront quelques griseries.

Dans son nouveau quartier gé¬

néral au centre de Marly, Ber¬

nard Haenggeli a su conjuguer le pratique à l'agréable. Son local séparé en deux parties permet, et c'est une touche toute personnelle, l'installa¬

tion d'un véhicule dans le but d'enseigner quelques notions de mécanique d'entretien. Le reste de la pièce accueillera les ...il devient un moniteur d'auto- école plein d'avenir.

PHOTO ALAIN WICHT

élèves pour les cours de sensi¬

bilisation et la préparation de l'examen théorique. Si son nouveau rôle l'absorbe à plein temps, l'ancien pilote continue de flirter avec sa passion en participant à des courses com¬

me par exemple les «24 Heures du Mans» l'an prochain. Ber¬

nard Haenggeli a définitive¬

ment tourné le dos aux grandes compétitions, mais il lui reste de belles années à sillonner les routes...

Martine Leiser De la pistç à la route

_ BERNARD EcoQe de conduite

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BU

ILLUSTRE Découverte

/» nciennement ap- J. A. pelée «Ifrîqiyya»

et peuplée par les Ber¬

bères, la Tunisie appar¬

tient au monde arabe et musulman. Cependant, la proximité de l'Europe (à moins de deux heures de vol) l'a imprégnée du mode de vie occidental.

Située face à la Sicile, à l'Italie, éperon rocheux lancé en Méditerranée, la Tunisie est un pays mer¬

veilleux et surprenant jusque dans ses moindres détails. Douceur des mœurs, esprit de toléran¬

ce et d'histoire, elle re¬

présente le pays le plus ouvert vers l'extérieur et surtout doté d'une gran¬

de variété dans ses us et coutumes. A la fois ma¬

ritime et montagneuse, antique et moderne, as¬

surément la Tunisie sym¬

bolise un pays très varié, comme les mosaïques dont elle conserve l'art et la beauté. C'est pourquoi

«Fribourg Illustré» s'est penché sur ce pays mer¬

veilleux constitué de pa¬

lais, mosquées, musées, etc., afin de faire décou¬

vrir quelques joyaux à ne pas manquer à ses lec¬

teurs. Au programme:

découverte des villes de Tunis, Hammamet, Sidi Hou Saïd et Tabarka, far¬

niente sur les plages de sable fin et visite de mo¬

numents historiques...

Voyage à travers

la Tunisie du Nord Tunis et son histoire

légendaire

L'origine de Tunis est contem¬

poraine. Les Phéniciens s'y installèrent aux environs de 11 (X) av. J.-C., puis la puissante reine Didon fonda Carthage en 814 av. J.-C., inaugurant ainsi une période de grande prospé¬

rité. Au moment de la première guerre punique, Tunis est considérée comme la seconde ville après Carthage. L'histoire de la terre tunisienne a toujours été mouvementée, car elle connut Vandales et Byzantins avant de se convertir à l'islam.

C'est alors dans la région de Tunis que de nombreuses civi¬

lisations ont forgé la Tunisie actuelle, en laissant de riches empreintes.

Aujourd'hui Tunis, carrefour des cultures et des civilisa¬

tions méditerranéennes, est devenue un centre important d'affaires, ainsi qu'un lieu de rencontre où s'organisent de multiples congrès et sympo¬

siums internationaux. Sur le plan touristique, cette capitale

Le rêve tunisien des plages d'Hammamet.

irkp . temmamet

de la nation africaine jouit de nombreux atouts, notamment les rives de son golfe et de son lac. Ainsi les visiteurs seront à même de découvrir les palais de la capitale, les mosquées, les medersas, les souks de la Médina, le Musée du Bardo, l'avenue Habib Bourguiba, la ville coloniale ainsi que la vil¬

le moderne qui font de Tunis et de ses environs d'antan la grande cité actuelle.

Tünis et ses environs Hammamet, cité du jasmin Terre d'accueil, lancée dans les années 1920 par un milliar¬

daire roumain du nom de Georges Sébastien, Hamma¬

met représente une région cé¬

lèbre tant par la douceur de son climat et l'hospitalité de sa population que par la qualité de ses plages. Historiquement, Hammamet était un petit villa¬

ge édifié sur un ancien site ro-

Le Musée du Bardo, à Tunis, ren¬

fermant des splendeurs telles que tableaux, mosaïques, statuettes, etc.

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main dont les citoyens tiraient leurs richesses des plantations de citronniers, d'orangers, de la pêche, sans oublier du jas¬

min, symbole de la cité et du pays en général. Aujourd'hui, Hammamet séduit toujours pour ses divers attraits comme elle a déjà séduit auparavant Maupassant, Gide, Wilde, Klee et bien d'autres hommes célèbres encore. C'est pour¬

quoi, lorsque l'on se rend à Hammamet, il faut impérati¬

vement découvrir les hautes murailles et le fort du XVe

siècle, véritable château de sable qui offre un panorama unique sur un golfe aux eaux limpides...

Sidi Bou Saïd, nichée sur la colli¬

ne, et son port de plaisance.

Le charme de Sidi Bou Saïd Sidi Bou Saïd, cité aux claires maisons à terrasses blanchies à la chaux, située au nord de Tu¬

nis, entre La Goulette et La Marsa, est l'un des lieux les plus pittoresques et les plus vi¬

sités à proximité de la capitale.

Historiquement, à l'époque des émirs aghlabites, au cours du IXe siècle, au sommet de la colline de Sidi Bou Saïd se dressa une des nombreuses tours à feu qui jalonnèrent la côte ifriqyenne. Egalement un couvent fortifié y fut rattaché, que le célèbre Sidi Bou Saïd el-Beji aurait fréquenté avant de laisser son nom à la colline dont la tranquillité et le char¬

me l'avaient attiré. Mis à part le village enchanteur, d'autres merveilles sont à découvrir de toute urgence à Sidi Bou Saïd, comme le port et le palais du baron d'Erlanger.

Tabarka, ville du corail et du jazz

Tabarka, située sur la côte nord, célèbre ville du corail, est une région agréable, recon¬

nue pour sa culture céréalière,

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Tabarka, reconnue pour sa bar¬

rière de coraux et forcément par les adeptes de plongée sous-mari¬

ne.

PHOTOS OFFICE DU TOURISME TUNISIEN, ZURICH

Tunis et sa magnifique mosquée Zitouna.

ses forêts et ses vignes. Hor¬

mis ses richesses naturelles, Tabarka revêt un caractère particulier pour son port qui fut successivement contrôlé par les Phéniciens, les Puni¬

ques, les Romains, les Arabes, les Génois, les Espagnols et les Français. Ce port, histori¬

quement stratégique et com¬

mercial, est devenu à l'heure actuelle un port de plaisance ainsi qu'un port de pêcheurs, dont les spécialités sont le co¬

rail et la langouste. De mul¬

tiples sites et choses restent à faire et à visiter: le fort génois dominant le port et la cité aux maisons de tuiles rouges, les rochers des rivages sculptés par les vagues et le sel nom¬

més «Aiguilles de Tabarka», la chasse aux sangliers, une partie de golf, sans oublier son annuel festival de jazz, exis¬

tant depuis trois ans, qui attire de plus en plus d'adeptes de jazz venus du monde entier...

Reportage Vanessa Nobel Conseils pratiques

Hôtelplan, organisateur international de voyages, propose des offres sur la Tunisie en général et notamment une offre de 7 nuits, du 3.09.98 au 10.09.98, à TABARKA, à un tarif pro¬

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port, aéroport-hôtel, taxes aéroport en Suisse, en Tunisie et taxes et service hôtel inclus. A la demande, Hôtelplan propose également des excursions à Tunis, Carthage, Sidi Bou Saïd, Chemtou et bien d'autres endroits à prix promotionnels. Pour tous renseignements, s'adresser à Hôtelplan, place de la Gare 5, 1700 Fribourg, tél. 026/347 11 11. Pour d'autres complé¬

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