La bonne santé, le bien être, la
qualité de vie, la santé durable….
Plan du cours
1. La bonne santé
Un facteur de qualité de vie
Des définitions variables pour chacun, l’acteur de SP, l’’économiste, le politique
Des conflits possibles
2. Le bien être
La définition, les facteurs
Une évolution en fonction de l’âge
Le paradoxe d’Easterlin
3. La santé durable
4. Ce que pensent les français
1- La bonne santé
Un facteur de qualité de vie
Des définitions variables pour chacun, l’OMS, l’acteur de SP, l’économiste, le politique
Des conflits possibles
La santé 3
èmecritère de vie satisfaisante
Les Français sont satisfaits de la vie qu’ils mènent à 7,5/10 (INSEE 2014)
Elle est influencée par
1. la qualité des liens sociaux
2. Les difficultés matérielles
3. Les difficultés de santé
4. Les difficultés sur le lieu de travail, ou le chômage
5. les problèmes d’insécurite physique ou économique
La bonne santé qu’est ce que c’est?
Une perception différente selon les points de vue
De l’individu
Du responsable de santé publique De l’OMS
De l ’économiste Du politique
La bonne santé vue par chacun
Pour chacun la bonne santé conditionne son bien être mais avec au moins deux approches possibles
L’une « passive »: la santé c’est la vie dans le silence des organes (Leriche) L’autre «active »: la bonne santé c’est le résultat d’une crise surmontée(Canguilhem)
L’approche passive
On peut être, ou se dire en bonne
santé, mais être un malade qui s’ignore
Parce que si santé c’est la vie dans le
silence des organes, ceux-ci peuvent être malades et souffrir en silence
Parce que, bien que malade, nos besoins sont satisfaits (pyramide de Maslow)
Les risques du « bon vivant »
Bon vivant et malade sans le savoir
Obésité de type abdominale BMI > 25, Tour de taille >= 80 cm chez les femmes et >= 94 cm chez les hommes Plus 2 facteurs de risque supplémentaires, parmi les suivants: HDL < 50 mg/dl chez les femmes et < 40 mg/dl chez les hommes Triglycérides >= 150 mg/dl Glycémie à jeun >= 100 mg/dl Tension artérielle au repos, systolique >=L’exemple du Syndrome métabolique
L’approche active
Parce qu’on ne se sent pas malade, la crise ayant été surmontée, et nos besoins continuant à être satisfaits, la bonne
santé est perçue, bien que la guérison ne soit pas définitivement obtenue
Dans cette approche « moraliste », si
nous surmontons la maladie nous sommes en bonne santé: « Le sentiment de la
santé ne s'acquiert que par la maladie »…
(J.C. Lichtenberg)
La hiérarchie des besoins (Maslow)
B de s’accomplir B d’estime
Besoin d’appartenance
Besoin de sécurité
Besoins physiologiques
La bonne santé vue par l’OMS (1946)
La santé est un état de bien être complet physique, mental et social ne consistant pas seulement en
l’absence de maladie ou d’infirmité
La santé constitue un des droits
fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa
religion, ses opinions politiques, sa
condition économique ou sociale
La santé publique
Pour un Etat la santé constitue un devoir, la Santé Publique étant la science et l’art
de prévenir les maladies et de prolonger la vie d’améliorer la santé et la vitalité mentale et physique de tous les individus, pardes actions collectives concertées
La santé communautaire
Pour une collectivité, géographique et ou sociale la santé communautaire
est celle qui est définie
• à partir des besoins prioritaires de cette communauté
• identifiés et satisfaits par les activités
préventives qu’elle préconise
La bonne santé vue par l’économiste
Santé et croissance même combat
La bonne santé
améliore la productivité au travail
assure une confiance et une sécurité économique dans l’avenir
L’économie permet
de réduire la pauvreté et d’entretenir sa santé
de mettre en œuvre des stratégies de SP
d’inciter les ménages à consommer…et d’augmenter la croissance
La bonne santé vue par le politique
La santé doit être durable
La santé durable consiste à vivre le plus longtemps possible en bonne santé tout en conservant une
participation de citoyen dans la société,
malgré les effets du vieillissement sur les fonctions physiques et mentales
malgré l’intervention des aléas de la vie et
Des sources de conflit possibles
Entre santé publique et santé
communautaire (règlement et liberté individuelle)
Entre santé publique et économie, (alcool, tabac et taxes)
Entre santé publique et politique
Des exemples l’application de la loi
EVIN, l’obligation du port du casque
en vélo…
Plan du cours
1. La bonne santé
Un facteur de qualité de vie
Des définitions variables pour chacun, l’acteur de SP, l’’économiste, le politique
Des conflits possibles
2. Le bien être
La définition, les facteurs
Une évolution en fonction de l’âge
Le paradoxe d’Easterlin
3. La santé durable
4. Ce que pensent les français
2- Le bien être
Le bien être qu’est ce que c’est?
Une perception ambiguë car
84% des français disent se sentir bien dans leur vie (IFOP), mais 75 % se soucient de leur santé, plus de 11 millions ont consommé au moins une fois une benzodiazépine les médecins en prescrivent plus de 4 boites/seconde, 145 millions de boites sont achetées/an pour 200 millions d’euros (ANSM 2013) Ce constat tempère l’optimisme ….La courbe du bonheur peut-elle exister?
Mesurer le bien être, comment faire?
Soit évaluation « subjective » du bien être ressenti: Dans l’ensemble, êtes-vous très satisfait, plutôt satisfait, pas très satisfait ou pas du tout satisfait de la vie que vous menez ?
Soit mesure « objective » de la qualité de vie sur des critères plus précis tenant aux conditions matérielles, sanitaires, de
logement, d’espérance de vie, de sécurité…
Bonheur subjectif et objectif
Le bien être en France, et ses surprises
évolution du BE en fonction de l'âge
0 1 2 3 4 5 6 7
20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 âge
BE
BE brut
BE à revenu ct BE à sit conj cte
(France Portrait social édition 2008)
Le bien être dans le monde
(France Portrait social édition 2008)
Le paradoxe d’Easterlin 1974
Au-delà d’un certain seuil de richesse, le développement économique de la société n’influence pas l'évolution du bien-être moyen de sa population
La position dans l’échelle locale des
revenus plus que dans l’échelle globale expliquerait ce paradoxe
Pourtant il existe bien une corrélation entre PIB/habitant et revenu
L’essentiel est dans les indicateurs de la
Plan du cours
1. La bonne santé
Un facteur de qualité de vie
Des définitions variables pour chacun, l’acteur de SP, l’’économiste, le politique
Des conflits possibles
2. Le bien être
La définition, les facteurs
Une évolution en fonction de l’âge
Le paradoxe d’Easterlin
3. La santé durable
4. Ce que pensent les français
3- La santé durable
Définition de la santé durable
Le principe n°1 de la déclaration de Rio (1992)
« Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au
développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature »
Mais il y a les aléas de la vie et les facteurs de risque
Les aléas de la vie et facteurs de risque
Climatique et pollution
traumatisme
Espérance de vie et développement
0 10 20 30 40 50 60 70 80
espérance de vie
catégorie de développement pays les moins
avancés pays à faible revenu
pays à revenu moyen inf pays à revenu élevé
Les réponses possibles pour une SD
Les programmes nationaux (Bien vieillir
Plan National Nutrition Santé)
Agir sur les principales causes de décès
Les maladies transmissibles
Les maladies non transmissibles (rôle des facteurs de risque)
Les traumatismes et la violence
Intervenir par la prévention et la
Les maladies transmissibles
Six maladies sont responsables de 90% des décès par fait de maladies transmissibles
SIDA
Paludisme
Tuberculose
Pneumonie
Diarrhée
Rougeole
Maladies non transmissibles
Elles sont responsables de 60% des décès
dans le monde avec 3 pathologies majeures
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
% de décès dans le monde
les principales maladies non
maladies cardio vasculaires
cancers
maladies respiratoires
La prévention des maladies non transmissibles
Agir sur les facteurs de risque
Le tabac, l’alcool
Les mauvaises habitudes alimentaires
La sédentarité
Les moyens de prévention
L’information
L’éducation, l’E thérapeutique
La règlementation
Traumatismes et violence
5 000 000 de décès/an dans le monde par
Accidents de la route
Accidents du travail
Suicides
Dans les pays en développement 3 des 10 principales causes de décès entre 15 et 44 ans sont liés à des traumatismes
Chaque année 3 000 000 d’adolescents de 15 à 25 ans meurent, le plus souvent de traumatismes, de suicide ou d’homicide
L’efficacité des mesures dépend
Des moyens économiques mobilisés
Des conditions écologiques et de l’environnement
Des conditions sociales et de la
volonté politique au plan national et
international
Plan du cours
1. La bonne santé
Un facteur de qualité de vie
Des définitions variables pour chacun, l’acteur de SP, l’’économiste, le politique
Des conflits possibles
2. Le bien être
La définition, les facteurs
Une évolution en fonction de l’âge
Le paradoxe d’Easterlin
3. La santé durable
4. Ce que pensent les français
4- Que pensent les français de
leur système de santé?
L’évolution récente
Entre 2010 et 2013 l’évaluation globale sur la qualité du système de santé
reste à peu près stable, un peu supérieure à la moyenne (5.3/10)
Un fait paraît se dégager l’inquiétude et la confiance dans l’avenir quant
à l’accès aux soins,
au financement du système de santé
Les conséquences de la crise
économique vous ont-elles amené à renoncer ou à reporter des soins de santé tels que
consultations médicales, examens, interventions chirurgicales, soins dentaires ou achats de médicaments ?
Oui, l’a déjà fait
8% 6%
13%
12% 10%
17% 18%
25%
6%
11% 13%
23%
10 09
10
09 09 10 09 10 09 10 09 10
+ 5 points
+ 12
points + 5 points
- 2 points
+ 12 points
Le renoncement aux soins
Les raisons du renoncement aux soins
En partie pour des raisons financières
Mais il y a deux types de renoncement
Le renoncement « barrière » lié
aux problème des déserts médicaux
à la répartition médecin généraliste, médecin spécialiste
aux délais d’attente
Le renoncement « refus » lié
au déficit éducatif
à la méfiance vis-à-vis de la médecine
Le financement du système de santé
Conclusions
La bonne santé « durable » est un enjeu majeur
Elle dépend des avancées et des progrès bio médicaux
Elle dépend des stratégies et des choix politiques