• Aucun résultat trouvé

Thème 14 –Primitives et calcul d’intégrale

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Thème 14 –Primitives et calcul d’intégrale"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

Terminale S ANA 4

Thème 14 –Primitives et calcul d’intégrale

1. Notions de primitives

Définition 1 : Concept de primitive

Soit

f

une fontion dénie un intervalle

I

de R. On appelle primitive de

f

sur

I

toute

fontion,(souvent notée)

F

dérivable sur

I

telle que, pourtout

x

de

I

,

F (x) = f (x)

.

Remarque :

Lestermesanglaisexprimentlairement leoneptde primitive.Dérivéeseditderivative

etprimitive seditantiderivative.

Une fontion dérivable a une unique fontion dérivée. Par ontre, si une fontion admet

une primitive,alors elle en aen faitune innité, ommeillustrédansl'exemple suivant.

Exerie résolu 1 :

Déterminerune primitive dehaunedesfontions suivantes:

1

.

f 1 (x) = 3x 2 + 3 +

e

x + x 1

.

2

.

f 2 (x) = x 3 + 6x 2 + 3x 3

.

f 2 (x) =

e

3x+2

4

.

f 3 (x) = 5 2x + 1

.

5

.

f 4 (x) = (2x + 3) 4

Solution : Onutilise leprinipe d'approhe-orretion.

1

. Par letureinverse desdérivées, on adiretement

F 1 (x) = x 3 + 3x +

e

x + ln(x)

.

2

. Par leture inverse des dérivées, on a

F 2 (x) = x 4

4 + 6 x 3

3 + 3 x 2

2

. Après simpliation,

F 2 (x) = 1

4 x 4 + 2x 3 + 3 2 x 2

3

. La fontion

f 3

est presquede laforme

u

e

u

ave

u = 3x + 2

. Siondérive

F 3 (x) =

e

3x+2

,

on obtient

3

e

3x+2

. Pour obtenir

f 3

,il faut diviserpar 3don

f 3 (x) = 1 3

e

3x+2

.

Proposition 1 : Infinité de primitives

Soit

f

une fontion.

Si

F

est une primitive de

f

alors toutes

lesprimitivesde

f

sontlesfontions

G

de

laforme

G = F +k

k

estuneonstante

réelle.

Ainsi

deux primitives de

f

dièrent

d'uneonstante.

Si

f

admet une primitive

F

,

f

admet une innité de primitives.

Elles sontde la forme

F + k

.

Démonstration : Soit

G

une primitive de

f

.

Considéronsla fontiondiérene

G − F

. Alors,

(G − F ) = G − F = f − f = 0

.Puisque ladé-

rivéeest nulle,

G − F

est dononstante,égaleà

unréel

k

, e qui prouveque

G = F + k

. Ainsi,

lesprimtivesde

f

sontparmi lesfontionsde la

forme

G + k

.

Réiproquement,toutefontionsdelaforme

G = F + k

est bien une primitivede

f

puisque

G =

F − 0 = f

.

(2)

Illustration : Quelques primitives de x 7→ 2x

1 2

− 2 − 1 1 2 3 4 5

− 5

− 4

− 3

− 2

− 1 O ~ı

~

Proposition 2 : Unicité de la primitive

Soit

f

une fontiondénie sur unintervalle

I

, admettantuneprimitive

F

sur etintervalle.

Pourtoutréel

x 0

de

I

ettoutréel

y 0

,ilexiste uneunique primitive

G

de

f

telleque

G(x 0 ) = y 0

.

Démonstration : On sait que lesprimitivesde

f

sontles fontionsde la forme

G = F + k

k

est

un réel.L'égalité

G(x 0 ) = y 0

équivaut à

F(x 0 ) + k = y 0

, 'est àdire

k = y 0 − F (x 0 )

. Ainsi, parmi les

primitivesde

F

,uneseulevérielaondition

G(x 0 ) = y 0

2.

Primitives et Intégrales

Théorème 1 : Théorème fondamental de l’analyse

Soit

f

une fontion ontinue et positive sur un intervalle

[a, b]

de R. La fontion

F

dénie

sur

[a, b]

par

F (x) = R x

a f (t)

d

t

est dérivable sur

[a, b]

et a pourdérivée la fontion

f

.

Démonstration : Programme:Ilest intéressantdeprésenterleprinipedeladémonstrationduthéo-

rèmedansleas oùfestpositiveet roissante.

Nousallonsdémontrere theorèmedansleasoùlafontion

f

estroissantesur

[a; b]

.

Idée:Soit

x 0

unréeldel'intervalle

[a; b]

et

h

unréelnonnul telque

x 0 + h ∈ [a, b]

.

Ilfautmontrerque:

lim

h7→0

F (x 0 + h) − F(x 0 )

h = f (x 0 )

Étape1:Calulde

F(x 0 + h) − F (x 0 )

Pardénition delafontion

F

,

F (x 0 + h) − F(x 0 ) = Z x 0 +h

a

f (t)

d

t − Z x 0

a

f (t)

d

t = Z x 0 +h

a

f (t)

d

t + Z a

x 0

f (t)

d

t = Z x 0 +h

x 0

f (t)

d

t.

Étape2:Enadrementde

R x 0 + h

x 0 f (t)

d

t

:

Puisque

f

est positive,

R x 0 + h

x 0 f (t)

d

t

représente l'airedu domaineompris entre lesdroites

x = x 0

,

x = x 0 + h

,l'axedesabsissesetlaourbedelafontion.

Puisque

f

est roissante,onenadreetteaireparellederetangles.

(3)

asoù

h

estpositif as

h

estnégatif

x 0 x 0 + h x 0 x 0 + h x 0 + h x 0 x 0 + h x 0

hf (x 0 ) 6 Z x 0 +h

x 0

f (t)

d

t 6 hf (x 0 + h) hf (x 0 + h) 6 Z x 0

x 0 +h

f (t)

d

t 6 hf (x 0 )

En divisantpar

h

non nul,(etenhangeantl'ordredel'inégalitési

h

estnégatif):

f (x 0 ) 6 F(x 0 + h) − F (x 0 )

h 6 f (x 0 + h) f (x 0 + h) 6 F (x 0 + h) − F (x 0 )

h 6 f (x 0 )

Étape3:Limite dutauxd'aroissement

Puisque la fontion

f

est ontinue sur

[a, b]

,ona

lim

h→0 f (x 0 + h) = f (x 0 )

don,d'aprèslethéorème

desgendarmes,quelquesoitlesignede

h

,

h→0 lim

F (x 0 + h) − F(x 0 )

h = f (x 0 ).

Cei prouvequelafontion

F

estdérivableentoutpoint

x 0

de

[a, b]

etvériesuretintervalle

F (x) = f (x)

.

Onadmetqueerésultatestaussivraisilafontionestdéroissantesurl'intervalle

[a; b]

(ladémonstration est la même, il sut d'adapter l'enadrement par les retangles), puis pour tout fontion ontinue et

positivesur

[a, b]

.

Conséquence 1 : Existence d’une primtive

Toute fontionontinue sur unintervalleadmet des primitives.

Démonstration : Programme: Ilestintéressantdedémontrere théorèmedansleasd'un intervalle

ferméborné()segment

[a; b]

,enadmettantquelafontionaunminimum.Onadmetleasgénéral.Nous

allonsdémontrererésultatdansleasoùl'intervalleestdelaforme

[a, b]

,enadmettantquelafontion

f

admetunminimum

m

suretintervalle.Alorslafontion

g

déniesur

[a, b]

par

g(x) = f (x) − m

est

ontinueet positivesur

[a; b]

. D'aprèslethéorèmepréédent,lafontion

g

admetdonune primitive

G

sur

[a; b]

.Lafontion

F

déniepar

F (x) = G(x) + mx

estalorsuneprimitivede

f

sur

[a, b]

,equiprouve

lethéorème.

Conséquence 2 : Calcul d’une intégrale à l’aide d’une primitive

Soient

f

une fontion dénie et ontinue sur intervalle

I

de R, ave

a

et

b

deux réels de

l'intervalle

I

. Si

F

est une primitivede

f

sur

I

, alors

Z b

a

f (t)

d

t = F (b) − F(a).

La diérene

F (b) − F (a)

est souvent notée

[F (t)] b a

.

Démonstration : Prouvons led'abord pour uneprimitive partiulière:

Soit

c

unréel del'intervalle

I

et

G

l'unique primitivede

f

sur

I

quis'annuleen

c

. D'aprèslethéorème

(4)

préédent,

G

estdénie par

G(x) = R x

c f (t)

d

t

.Onaalors:

G(b) − G(a) =

Z b

c

f (t)

d

t − Z a

c

f (t)

d

t

= Z b

c

f (t)

d

t + Z c

a

f (t)

d

t

= Z b

a

f (t)

d

t

Prouvons lemaintenantpour n'importe quelleprimitive:

Soit

F

uneautreprimitive

f

sur

I

.Onavudanslethèmepréédentque

F

et

G

dièred'uneonstante,

'est-à-direqu'ilexisteunréel

k

telque

F = G + k

.Alors

F (b) − F (a) = (G(b) + k) − (G(a) + k)

= G(b) − G(a)

= Z b

a

f (t)

d

t

C'est bienequ'ilfallaitdémontrer.

Exerie résolu 2 :

Calulerlavaleurde l'intégrale

R 1 0 x 2

d

x

.

Solution : Puisqu'une primitive de lafontion

f : x 7→ x 2

est lafontion

F : x 7→ x

3

3

,ona

Z 1 0

x 2

d

x = x 3

3 1

0

= 1 3 3 − 0 3

3

= 1

3 .

Références

Documents relatifs

Contexte : On va démontrer le théorème de Banach-Steinhaus en admettant le lemme de Baire, puis, dans une seconde partie appliquer le résultat à la divergence de la série de

Dans cette partie, nous allons démontrer le premier résultat énoncé dans l’introduction. Montrer le sens direct de l’équivalence ci-dessus.. 2. Nous allons montrer la réciproque.

Le résultat fondamental obtenu dans cette activité (lorsque le coût moyen est minimum, il est égal au coût marginal) peut, de façon complètement rigoureuse, être établi sous

Comme la plupart des fonctions étudiées sont au minimum deux fois dérivables, le théorème suivant s’avère être le plus pratique de tous pour étudier la convexité des

f ) Retrouver ainsi le résultat de la question 6.c).. On considère une variable aléatoire X admettant f pour densité.. b) Démontrer que X admet une espérance, puis que cette

Expliciter le résultat pour une fonction f continue sur [a; b] dans le cas d’une subdivision régulière, i.e... Donner l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour

Tout d'abord, nous allons rappeler les résultats démontrés dans [3]. Le résultat essentiel pour les inclusions de Sobolev était l'inclusion dans L°° décrite par le théorème

Démontrer que le système différentiel formé pour l'application de la méthode de Lagrange et Charpitàune équationde Clairautgénéralisée quelconque, admet les deux mêmes