A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
G. K OENIGS
Contributions à la théorie du cercle dans l’espace
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 1resérie, tome 2 (1888), p. F1-F19
<http://www.numdam.org/item?id=AFST_1888_1_2__F1_0>
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F.I
CONTRIBUTIONS
A LA
THÉORIE DU CERCLE DANS L’ESPACE;
PAR M. G. KOENIGS,
Maître de Conférences à l’Ecole Normale.
Représentons
parSj , S2,
...,S5
lespuissances
d’un mêmepoint
P del’espace
par rapport àcinq sphères orthogonales
deux àdeux,
et de rayonsR,, R,,
...,Ri);
posonsoù p
est un facteurquelconque.
Lesquantités xi
sont les coordonnées pen-tasphériques
dupoint P ;
il existe entre elles la relationidentique
Toute
sphère
estreprésentée
par uneéquation
linéaircet tout cercle sera défini comme l’iltcrscction de deux
sphères,
Posons alors .
en sorte
qu’on
aitles
quantités
au nombre de dixseulement
y si l’on tient compte deséquations ( ~),
seront les coordonnées du cercle(3).
Ccsquantités
inter-viennent dans
réquation
de chacune dessphères passant
par le cercle etorthogonale
à chacune descinq sphères
coordonnées. l’arexemple,
lasphère passant
par le ccrcle(.3)
etorthogonale
u lasphère Si
a pouréqua-
tion
Ces dix
quantités
ne sont pasindépendantes.
Il doit exister entre ellestrois relations
distinctes,
car un ccrcle nedépend
dansl’espace
que de sixparamètres. Néanmoins
nous allons être conduit à unplus grand
nombrede relations non strictement
identiques,
comme on va le voir.Soient
~, ~, ~ , o, des cinq premiers
nombres écrits dans l’ordre de per- mutation naturelle 1 , 2,.3, 4,
5 àpartir
dC l’und’eux,
que nous appe- Ions oc, et posonsalors,
d’unefaçon générale
avec cetteconvention,
Il y a
cinq quantités
car 03B1peut être I, 2, 3, 4
ou 5.On trouve sans
peine
que lesquantités ~~ vérifient,
en vertu de leur dé-finition,
les relationset que
réciproquement
si desquantités
pik(où , i k}
== ], 2,3, 4
ou5)
veri-à la fois les relations
(5)
et(6),
cesquantités
sont les coordonnées d’un cercle dansl’espace.
On prouve pour cetteréciproque
que tescinq sphères
se
coupent
suivant un même cercle en vertu et(6).
Restent maintenant les
équations (6), qui
sont au nombre decinq
et,eu apparence du
moins,
ne laissent auxquantités homogènes
quadruple
indétermination. En réalité, ces relations(6)
ne sont pas toutesEmployons
lelangage
des espaces àplusieurs
dimensions. Dix quan- lltt’s t le:’ relations(5)]
sont les coordonnéeshomogènes
ponc-tuelles dans un espace linéaire E à neuf
dimensions,
etl’équation 03A9l
= oreprésente
dans E un espacequadratique
il huit dimensions. Oron constate par 1111 calcul facile dix
quantités quelconques
pik étantdonnées, qui vérifient
leséquations (5),
on a les identitésau nombre de
cinq;
et, ens’appuyant
sur cesidentités,
on prouve alors que lescinq
espacesquadratiques
à huit dimensions~2" ~.,,
...,Q5
ont encommun un espace à dimensions
qui
est ducinquième degré.
1~
chaque point
de cet espaceE~,
ducinquième degré
tt sixdimensions, répond
un cercle del’espace ordinaire,
et inversement. Donc : :La
géométrie
du cercle dans ordinaire coïncide avec celle dupoint
dans uJZ cspaccquintique
à six dimensions contenu dans unespace linéaire à
neuf
dimensions.L’existence de cet espace
L;~
commun aux espacescluaclratiques Q:n
...,~2~ explique
comment leséquations (G)
laissent au cercle sa sex-tuple indétermination,
bien que deux d’entre elles ne soient pas stnictc-ment une
conséquence
des trois autres. ’Je passe
rapidement
sur ces faits faciles àétablir,
etqui
ne sont pas nou- veaux,puisqu’ils
ont servi àStéphanos
dans ses deux Notes à l’Acadé- mie des Sciences sur lessystèmes
de cercles(’ ).
_Rencontre de cercles.
Le but de ces notes
rapides
est de montrer l’utilité descinq
formes qua-dratiques Qi ( p),
que nous avons ci-dessus définies : on y verraplus
d’uneanalogie
avec la théorie dessystèmes
de droites.Soient deux cercles
(p)
et(~J~);
s’ils ont unpoint
commun,P,
lcs coor-données
pentasphériques
de cepoint
doivent vérifier leséquations
où
z, A~
/~ sontquatre
indicesquelconques parmi
lescinq premiers.
Larésolution de ces quatre
équations (8)
se fait de !afaçon
laplus simple.
comme il suit.
(1) Comptes rendus de l’Académie des Sciences.
Posons
les
équations (8)
donnent alorset comme x1, .r2, ..., X5 doivent Vérifier
l’équation (I),
on a la condition de rencontreSi,
aucontraire,
la rencontre des deux cercles a lieu en deuxpoints,
onpeut
faire passer unesphère parles
deuxcercles,
et lesquatre équations (8)
doivent se réduire à trois
distinctes ;
on en conclut que tous les dénomina-teurs des
équations (9)
sontnuls,
et l’on a alors la conditionMais on constate encore
ici, facilement
que cescinq équations
com-portent
que distinctes.de
cercles infiniment voisins.
Si l’on veut, en
particulier,
que deux cercles infiniment voisins(p)
et(~
+ se rencontrent, on trouve, si la rencontre a lieu en deuxpoints,
et, si la rencontre llal lieu un
seul point,
on a seulementC’est donc l’évanouissement d’une forme
biquadratique
desdifférentielles
des coordonnées
qui exprime
la rencontre en unpoint unique;
on en peut conclure tout de suite que les congruences de cercles n’ontgénéralement
quatre surfaces
focales.On voit par tes formules
(6), (lU), (I0)’, (II)’ l’analogie
avec lathéorie
classique
des systèmes de droites.Une autre
forme quadratique.
Il est, outre les
cinq
formesquadratiques
une sixième tonnequi.
elle
aussi,
intervient utilement dans cette théorie.Pour donner un
exemple
des calculs et des réductions que l’oll rencontre dans cettequestion,
cherchons le rayon d’un cercle donné( p).
Je
rappelle
que le rayon p d’unesphère ~
= o est donné par laformule
cela
étant,
comme toutesphère passant
par le cercle(~a)
estreprésentée
par
l’équation 03A3 (03BBp03B1i+p03B2i)xi
= o, où03B1, 03B2
sont deux des indices r , 2,3, !~,
5 et~,
~, deuxparamètres,
le rayon de cettesphère
aura pour carréCherchons le minimum de
p2 lorsque
lasphère,
et par suite 7. : u ,varie,
ce minimum est le rayon du cercle(p).
Sa détermination n’ofTre aucune
difficulté ;
on trouveCette
expression
se transforme facilement comme il suit.On a d’abord
Mais on a
aussi,
en vertu de(6),
il vient donc
on a ensuite
Or on a
le dénominateur
de 22
s’écrit doncon a donc finalement
Le numérateur de cette fraction est la somme des carrés des coordon- nées du cercle
représenterai par S(p)
cette formequadratique
(~3~
l~
Cette forme
0396(p) joue
un rôleimportant
dans la théorie des cercles dans0 est
nullc,
le rayon du cercle(p)
est nul. Nous allonsmontrer que sa forme
polaire
intervient aussi trèsutilement; je représen-
terai
p’ )
cette formepolaire,
en sorte que l’on auraCenclcs e~t involution. .
Considérons deux cercles
(p), ( p’ ).
Si par l’un d’eux onpeut
mener unesphère orthogonale
àl’autre, réciproquement,
onpeut,
parcelui-ci,
menerune
sphère orthogonale
aupremier,
et nous dirons alors que les deux cer- cles sont en involution.Prouvons d’abord la
réciprocité
que nous venons devancer.Rappelons
que lesfoyers
d’un cercle sont les sommets des deuxisotropes passant
par ce cercle. Si un cercle estorthogonal
à unesphère,
ila sur elle ses
foyers,
et,réciproquement,
si lesfoyers
d’un cercle sont surune
sphère,
celle-ci estorthogonale
au cercle. Eneffet,
pourqu’un
cerclesoit
orthogonal
à unesphère,
il faut et il suffit que deuxsphères quel-
conques,
passant
par cecercle,
soientorthogonales
à lasphère ;
si l’onprend,
enparticulier,
pour les deuxsphères
les cônesisotropes qui passent
par cecercle,
on voit que la double conditiond’orthogonalité
consisteraprécisément
en ce que les sommets de ces cônes soient sur lasphère.
tons que,
lorsqu’un
cercle est tracé sur unesphère,
lerapport
des distances d’unpoint quelconque
de lasphère
aux deuxfoyers
est constant, et, réci-proquement,
le lieu despoints,
dont lerapport
des distances à deuxpoints
fixes est constant, est une
sphère qui
contient le cercle dont ces deuxpoints
sont
les’foyers.
Ceci
posé,
si par le cercle(~’ )
onpeut
mener unesphère S orthogonale
au cercle
(~),
cettesphère
S doit passer par lesfoyers P, Q
du cercle(p),
et, en
appelant P’, Q’
lesfoyers
du cercle(jo’), puisque
lespoints I’, Q
sont tsur une même
sphère
passant par( p’ ),
on aCette
égalité peut
s’écrire aussiet elle
exprime
alors que lespoints P’ , Q’
sont sur une mêmesphère passant
par le cerclc
(p) qui
aP, Q
pourfoyers ;
il en résultequ’il
existe unesphère
passant par le
cercle ~ ~ ),
etorthogonale
au cercle(p’).
Laréciproque
estainsi établie.
Remarquons
ici que lespoints P, E~‘, Q, Q’
forment unquadrilatère
dont le
produit
de deux côtésopposés
estégal
auproduit
des deux autres.Cherchons maintenant à
exprimer
que deuxcercles ( p), ( j~’)
sont eninvolution.
Si,
par le cercle(p’),
011peut
111CI1el’ unesphère
Sorthogonale
aucercle
(p~,
toutes lessphères passant
par(p)
sontorthogonales
àS,
et,réciproquement,
si deuxsphères passant
par( p )
sontorthogonales
à unesphère
Spassant
par(p’),
toutes lessphères
passant par(p)
seront ortllo-sonates
àS,
et les cercles(p), (p’)
seront en involution.Prenons donc la
sphère
menée par le cercle
( p’ )
etqui,
parhypothèse,
estorthogonale
à toutesles
sphères
menées par le cercle( p j,
on aura, enexprimant l’orthogonalité
avec les
sphères
l
les conditions
(’ )
en éliminant
A~
UL,( ~ ) On sait, en effet, que l’orthogonalité des sphères
s’exprime par l’équation
Cette
équation
peutprendre
une formebeaucoup plus symétrique,
d’oùsont éliminés les indices
~, ~,
p, cr; ellepeut
s’écrire, eneffet,
en vertu des
équations (6).
On voit donc que
l’équation
exprime
l’involution(1)
des deux cercles(p)
et( p’ ).
La
symétrie
de cetteéquation
met de nouveau en évidence laréciprocité
que nous avons directement démontrée
( 2).
(1) Il y a encore une autre espèce d’involution de deux cercles que l’on pourrait appeler bi-involution; elle a lieu quand un cercle (p) passe par les foyers d’un autre (p’); la rela-
tion est réciproque, et toute sphère menée par l’un des cercles est orthogonale à toute sphère
menée par l’autre, et, par suite, est orthogonale à ce cercle lui-même. Dans ce cas, l’équa-
tion d’orthogonalité
a lieu pour toutes les valeurs des indices x et ~. Quatre seulement de ces conditions sont distinctes.
(2) Il existe un élément intéressant, que l’on pourrait appeler l’angle de deux cercles dans
l’espace. Soient un cercle c et un cercle c’; soient ~, leurs foyers respectifs. Les sphères passant par c’tracent sur la droite une involution; soient A, ~o les points doubles
de cette involution; et considérons le rapport anharmonique .
Ce que nous proposons d’appeler l’angle des cercles c et c’, c’est la quantité
on a la formule
On voit que dans l’expression de cosV les cercles c et c’ figurent symétriquement: quand
Y est droit, les cercles sont. en involution.
Des
systèmes
de cercles c>t, enparticulier,
dessystèmes
linéaires.Une
équation homogène,
entre les coordonnées d’uncercle, représente
une série
cinq
fois indéterminée de cercles : deuxreprésentent
une sériequatre fois
indéterminée,
troisreprésentent
uncomplexe
de cercles ou cer-cles trois fois
indéterminés,
quatreéquations représentent
une congruence de cercle(double indétermination), cinq représentent
une surfacecerclée,
et enfin six déterminent
complètement
un ouplusieurs
cercles.Si toutes
équations
sontlinéaires,
on a dessystèmes
linéaires de cer-cles,
que nousreprésenterons
par lessymboles 5, .1,,, 3, 2, 11" 0,
l’in-dice
indiquant
1 indétermination dusystème.
Le
système .~o,
ainsi que lesystème
a étél’objet
de fort intéres- recherches de M.Stéphanos
auxComptes
rendus dedes Sciences, recherches que nous avons
déjà
citées.Disons,
d’ailleursici,
une fois pour toutes, que nous ne connaissons nul autre travail sur cette
question pleine
d’intérêt des cercles dansl’espace (t ).
-D’après
que nous avons dit au début surl’espace Eg,
commun auxhy- perquadriques 03A9i,
on voit que les sixéquations
linéairesqui
définissent0
auront en commun avec 1C~
équations
un nombre de solutions
égal
audegré
del’espace
commun à ceshyperqua- driques, c’est-à-dire égal
àcinq.
système
0 est donc un ensemble decinq cercles, c’est
lepentacycle Stéphanos.
Montrons comment la notion de est il celle de congruence linéaire par le moyen dc celle d’involution clc deux
Si l’on considère lus quatre
équations
linéaires entre leSqui
définis-une congruence, savoir
~ t y J’ai communiqué les principaux fait;, réunis dans ce résume, a la Société mathéma-
tique de Franct’ en avril
on
peut remplacer
l’unequelconque
de ceséquations
par la combinaison linéaireOr posons
ce
qui assujettit simplement
lesquantités ptk
à sixéquations linéaires;
sil’on veut, en outre, que les
ptk
soient les coordonnées d’uncercle,
le pro- blème seradéterminé,
et l’on auracinq
solutions oucinq
cercles( p’3a), (~~’~), (~~~~)
formant unpentacycle.
Auxéquations
linéairesprimitives
onpeut
donc substituerquatre quelconques
descinq équations
qui exprime
que les cercles de la congruence sont en involution avec le~
cercle .
Les cercles d’une congruence linéaire sont donc en involution avec
cinq
cerclesformant
urapentacycle.
Notons encore que, si l’on considère
quatre cercles,
les cercles en involu-,
tion avec eux forment une congruence linéaire et sont en involution avec un
cinquième.
Cecinquième
cercle forme avec lesquatre premiers
un pen-tacycle,
en sortequ’un pentacycle
est déterminé parquatre
de ses cercles.Je n’insiste pas ici sur ces
résultats, présentés,
sous une forme un peudifférente,
par M.Stéphanos
et fortélégamment développés
par lui. Je senterai seulementquelques
remarques sur lessystèmes ~’~5, qui
meparais-
sent devoir être
l’origine
de voies nouvelles.Considérons
l’équation
qui représente
unsystème As; je
vais chercher la distribution des cercles de cesystème
sur lasphère
Ssoit donc une autre
sphère ~,
qui
coupe lapremière
suivant le cercle(p)
ce cercle faisant
partie
dusystème 11~,
nous devons avoirou encore, en convenant que aik = - c~ki, a;; = o,
Considérons alors la
sphère S’,
où l’on
prend
/r
l’équation
exprime
que lessphères
S’ et E sontorthogonales.
On a,d’ailleurs,
évi-demment
en sorte que S’ est aussi
orthogonale
aS ;
le cercle(p),
intersection cl~ S etde
E,
est doncorthogonal
à S’. D’où ce théorème :les cercles r_l’un
système
5qui
sont tracés sur unesphère
Sconque sont orthogonaux à une seconde
sphère S’,
nousappellerons
la
conjuguée
!lc S.Nous avons
déjà remarqué qu’une sphère
et saconjuguée
sontgonales d’après l’équation
( ? 1 ). Mais lacorrespondance
entre S et S’ n’estpas
réciproque;
eneffet,
toutes les sphèresconjuguées
cle.ssphères
del’espace
.sontorthogonales
à unesphère fixe K,
que nousappellerons
laPour établir cette
proposition,
remarquons, eneffet,
que lescinq équations
sont
compatibles,
car leur déterminant estsymétrique gauche
d’ordreImpair.
Soient
K." K~, K~, K5les
solutions de ceséquations compatibles.
On voitd’après (
que tous les cercles tracés sur lasphère (I~), ~
= o, fontpartic
dusystème A5.
Le cercle(K, S),
intersection dessphères (K)
et(S),
fait donc
partie
dusystème
il est ainsiorthogonal
à lasphère ( S’),
et,par
conséquent,
lasphère (K) qui
le contient estorthogonale à (S’).
c. Q. F. D.
Toutes les
sphères qui coupent
lasphère
centrale suivant lcn mêmecercle ont même
conjuguée.
En
effet,
leséquations (20)
donnent la même valeur pourles li
si l’on yremplace les lk
parlk + pKk’
c’est-à-dire si l’on yremplace
lasphère
S parune
sphère quelconque passant
par le cercleX,
intersection dessphères
Ket S. On
peut
donc énoncer le théorème suivant : :Tous les cercles du
système 5 qui coupent
deuxfois
un cerclequel-
conque X de la
sphère
centrale sontorthogonaux
à une mêmesphère
S‘.Appelons
X’ le cercle(S’, K) ;
lacorrespondance
entre lessphères S,
S’se
réduit,
on levoit,
à lacorrespondance
entre les cerclesX, X’,
traces deces
sphères
sur lasphère
centrale.D’abord les cercles
X,
X’ sontorthogonaux
entre eux, comme on lc voitsans
peine, puisque
X estorthogonal
à lasphère S’, qui
estorthogonale
àla
sphère
K.Mais cela ne suffit pas pour
pouvoir
construire le cercle X’lorsque
lecercle X est
donné,
il est nécessaire de recourir à l’étude des formules( r~ ).
Nous serons ainsi conduits tout d’abord à définir les invariants d’un
système
danslesquels
on verra encore intervenir les formesquadratiques delà
considérées.Cherchons les
sphères qui
coïncident avec leursconjuguées.
On peut
prévoir
que, s’il existe de tellessphères,
leur rayon estnul;
car,si une
sphère
estorthogonale
àelle-même,
son rayon estnul,
et c’est ici le cas,puisqu’une sphère
et saconjuguée
sontorthogonales;
en secondlieu,
les centres de ces
sphères
de rayon nul doivent être sur lasphère centrale, puisqu’elles
leur sontorthogonales.
Mais les formules
(20)
nous donneront des résultatsplus complets.
mons, conformément à
1 hypothèse,
que l’on aoù s est un
paramètre
à déterminer. Les formules(20)
nous donneronton tire de là
l’équation
en sCette
équation change simplement
designe
si l’on ychange
lesigne
de s ;on a,
en effet,
ou, comme on peut écrire
le déterminant est
f ~s)
où leslignes
sont devenues les colonnes : on a doncL’équation
ducinquième degré f (s)
= o ne contient donc que des termesimpairs
etpeut
La solution s = o fournit la
sphère
centraleelle-même ;
mais nous voyonsqu’il
y aura encore quatre autressphères,
celles-ci de rayonnul, qui
véri-fieront
l’énoncé,
etqui
seront données parl’équation
Les
quantités
1 et J ont pourexpression
dans cette dernière
formule,
lesindices 1,
in, n, p, q sont lescinq premiers indices, pris
dans l’ordre depermutation
1, 2,3, 4,
5 àpartir
de l’und’eux i.
Représentons
par~(a)
la formeadjointe
de la forme,~(p),
et par c~,(a), w3(a), w4(a), wa(a)
les formesadjointes
deD,(p), S~2(p), ..., S~~(~);
on voit que l’on aCes
quantités
1 et J sont les invariants du5
..On
conçoit
que ces invariants ont uneimportance capitale,
car on enpourra déduire aussi les invariants des
systèmes
linéaires inférieurs1~~, 2, 1, Ao, qui
seront des combinants déduits de ces invariants.Reprenons
maintenantInéquation
et
désignons
par o-, - o-, - z’ les racines de cetteéquation.
A chacunerépond
unesphère,
cequi
donne les quatresphères X,
~Q,~~~’, ~~o
dont nousdésignerons
les centres par c, co,c’, c~.
Prenons deux de ces
sphères, correspondant
à deux racinesquelconques
s, .s’ de
l’équation
en s, nous aurons, endésignant
et~~ ~
les coordon-nées de ces
sphères,
On tire de la
première
de ceséquations
et de la seconde
mais,
commeon peut
écrire,
enajoutant,
car aiA = - aki. . _
Supposons
que s et s’ soientégaux
et designe contraire,
alors cetteéqua-
tion u lieu
d’elle-même; mais,
dans le cascontraire;
on aDe la cc théorème : La
sphère
E et lasphère Eo
sont toutes deux ortho-aux
sphères
03A3’ et03A3’0.
Mais,
comme les rayons dessphères 03A3
et 03A3’ sontnuls,
ilfaut,
pourqu’elles
soientorthogonales,
que leurs centres soient sur une mêmeligne isotrope.
()n voit ainsi que les droites
ce’, c0c’0
sontquatre
droitesisotropes,
et comme lespoints
c, co,c’, c~
sont sur lasphère centrale,
onen conclut que les côtés du
quadrilatère
sontquatre génératrices rectilignes
de lasphère centrale ;
autrementdit,
les droites cco,c’ c~
sontdeux droites
conjuguées
parrapport
à lasphère
centrale.Utilisons ces résultats dans l’étude de la
correspondance
entre les cercles X et X’déjà
définis.Prenons pour
sphères
de référenceS~
etS~
deuxsphères orthogonales
passant
en c et co etorthogonales
à lasphère K ;
poursphères S3
et5,,,
deuxsphères orthogonales
entre elles et àK,
etpassant
par c’ etc~ ; enfin,
pre-nons pour
S 5
lasphère
K.Ce
système
decinq sphères
seraquintuplement orthogonal,
et la corres-pondance
entre lessphères S (L" l,,
...,l~)
et S’(li, l,=,
..., est, euégard
au clloix des
coordonnées,
établie par les formulesoù p est un
paramètre
deproportionnalité,
et a une constante. Onpeut
regarder l2, l3, l4
comme les coordonnées tétracirculaires sur lasphère
Iïdu cercle
X,
etl;, L3, l,~
comme les coordonnées du cercle X’. Lesquatre
premières
formules ci-dessus établissent donc lacorrespondance
entre cescercles.
D’après
cesformules, l’équation
du cercle X étantcelle du cercle X’ sera,
Le cercle r mené par les
points
c et c~orthogonalement
au cercle X apour
équation
le cercle r’
mené,
demême,
par lespoints
c’ etc~, orthogonalement
aucercle
X,
a pouréquation
l’équation (24)
prouve tout d’abord que le cercle X’ passe par l’intersection des cercles r et r’.Notons ici que,
puisque
r et r’ sont, parconstruction, orthogonaux
aucercle
X,
le cercle X’ se trouve naturellement êtreorthogonal
à X. Il faut donc trouver une troisièmepropriété
du cercleX’, qui
permette d’achever saconstruction. Dans cette
propriété
doit forcement intervenir l’invariantabsolu a, qui, d’après
nosnotations,
est lié aux invariants 1 et J parl’équa-
tion
Rappelons
que le cosinus deFanglc (au
sensordinaire)
de deux cercles( l),
tracés sur K est donné par la formule
cela
étant, j’appelle
Vl’angle
du cercle X’ avec le cercler, qui
ci pourcosinus
L’angle
de X’ avec r’ estégal à
2 -V’, puisque
r et 0393’ sontorthogonaux (attendu
que leursplans passent par les
droites cco etqui
sontconju- guées) ;
on a ainsice que l’on
peut
encore écrireOr considérons le cercle
ro qui
coupeorthogonalement
le cercle r en c el il a pouréquation
de
même,
le cercle0393’0 qui
coupeorthogonalement
le cercle03930
en c’ etc’0,
apour
équation
ces deux cercle..; se
coupent orthogonalement,
et le cercle X passe leur intersection. Soit V l’angle cluc X fait avecro, l’angle
avec0393’0
sera2 - V,
et aura
F.I9
d 1 ? ou
la formule
( ~ ~ )
devient doncEn
résumé,
le cercle X étantdonné,
on mènera par c et co un cercle rorthogonal
àX,
et par c’ etc~
un cercle r’orthogonal
aussi à X : on con-struira ensuite les cercles
r 0
etrâ qui coupent respectivement
àangle
droitle cercle r en c et co, et le cercle r’ en c’
etc:);
ces cerclesr~, r~
sont ortho-gonaux et se
coupent
en deuxpoints
situés sur le cercleX ;
soientil, £ -
Vles
angles
souslesquels
le cercle X coupe ces cercles. Pour construire le cercleX’,
onmènera,
par lespoints
communs aux cercles F etr’,
un cerclequi
coupera lepremier
sousl’anglc V’,
et le second sous -V’,
oùV’ est donné par la formule
’
Je n’insisterai pas
davantage
ici sur cesquestions pleines
maisqui demanderaient,
on levoit,
à être traitées avec détail.Je voulais surtout
signaler
ces formesquadratiques 03A9 et S, qui
inter-viennent si naturellement dans cette théorie.