• Aucun résultat trouvé

Le traitement de l'image dans les BD de la sélection Document d accompagnement du diaporama

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Le traitement de l'image dans les BD de la sélection Document d accompagnement du diaporama"

Copied!
6
0
0

Texte intégral

(1)

Le traitement de l'image dans les BD de la sélection Document d’accompagnement du diaporama

Ce diaporama vous permettra de mettre en évidence quelques spécificités de la lecture de l’image en BD, genre choisi pour notre sélection du cycle 3.

L’abord de cette sélection en classe nécessite, pour les élèves, de s’approprier différentes clés pour en apprécier toute la dimension. Il faudra accompagner les élèves dans cette, parfois, double lecture.

Le langage de la BD et du cinéma se recoupent :

- effets de plans qui donnent un rythme, une impression, - focus sur un détail avec l’usage d’un gros plan,

- installation d’une scène avec un plan large - successions, répétitions, orientations…

On va relever ainsi de nombreuses similitudes BD/Cinéma avec des codes qui se rejoignent.

Certains livres de la sélection sont d’un abord assez accessible et moyennant quelques indications d’usage, pourraient être lus par les élèves de façon autonome :

- Supers héros super pas au point - Arthur et la corde d'or

- Verte

D’autres en revanche, d’un abord plus déstabilisant ou d’un contenu plus « mature » demanderont un accompagnement pour que les élèves se laissent aller à la lecture et ne s’arrêtent pas à une impression de surface.

- Toby mon ami - Nora.

(2)

Tour d'horizon des ouvrages

Diapos 3 à 7 :

Cette première partie propose de découvrir les styles d’ images qui vont peupler chacun des ouvrages.

Les questions à aborder seront toujours les mêmes pour chacune des images choisies, elles sont listées ci- dessous :

- Que/qui voit-on ?

- Que fait le personnage/ l’animal ?

- Quel est le décor qui l’entoure ? Voit-on nettement ce qui est autour ?

Peut-on décrire précisément la scène et comprendre ce qu’il se passe ?

- De quelle façon est dessiné le personnage/

l’animal ? (trait net, croqué, très détaillé, forme rapide).

- Quelles couleurs sont utilisées (réalistes, sombres, irréelles)

- Quel effet le choix de ces couleurs produit-il ?

Ce qu’il est important de noter :

Le décor, le style les couleurs, les choix de l’illustrateur donne une cohésion à l’ensemble de la BD, donne corps à l’histoire. Après avoir détaillé ensemble le diaporama et s’être interrogé sur chaque univers des livres de la sélection, on devrait être capable de prendre n’importe quelle vignette des BD et retrouver le livre auquel elle appartient. On pourrait même aller plus loin, car chaque dessinateur a « un coup de crayon » et son style graphique. On peut retrouver des univers similaires d’un livre à l’autre.

(3)

Ces choix sont calculés pour que le lecteur retrouve l’ambiance et les personnages d’une série (Astérix, Gaston, Tintin..).

Revue rapide des images (diapo 3 à 7 toujours) Toby mon ami :

La technique utilisée est l’aquarelle à laquelle l’illustrateur ajoute des traits de contour pour les personnages et pour certains éléments du décor.

L’apposition de la couleur vient avant le trait de contour noir. Ce dernier rehausse le dessin.

Les couleurs sont proches des couleurs réelles.

Les dessins représentent la réalité, l’univers est ancré dans le réel.

Le dessin ne va pas dans le détail le plus minime. Les dessins donne une sensation de trait rapide et de mouvement.

Super héros super pas au point :

Le tracé est très net, précis et épuré. Les couleurs sont ajoutées en remplissage c’est l’inverse de l’aquarelle de Toby mon ami. Le remplissage à l’intérieur des traits est uni, il n’y a pas de nuances de couleur, sauf effet très particulier souhaité (invisibilité de la botte de la femme sur l’illustration).

Les super-héros font partie de l’univers fantastique, ils ont des costumes qui ne reflètent pas les tenues que l’on pourrait porter (hormis pour une fête costumée). Le discours est ancré dans le paranormal mais il s’agit le plus souvent de second degré.

Arthur et la corde d’or :

Le tracé est net mais stylisé, on ne voit que peu souvent le personnage de près. Le plus souvent on ne voit que ses lunettes, rarement ses yeux.

Les couleurs ne reflètent pas la réalité, le dessin est ancré dans le fantastique (on voit d’ailleurs des monstres dans l’eau). La page représentée ressemble à une carte au trésor avec des parcours figurés en pointillés.

Nora :

Le tracé du dessin est net. Les couleurs utilisées sont un camaïeu de Sépia qui donne un sentiment de vieille photographie. Si on regarde la voiture, elle n’est pas contemporaine et on peut imaginer que le choix de la couleur recoupe cette intention

(4)

de fixer l’histoire dans un passé pas complètement lointain (on peut évaluer la date à l’époque des grands parents des élèves).

Le dessin est réaliste (même si on verra plus loin que de petits êtres vont faire leur apparition : imagination, compagnons dans l’esprit de la jeune héroïne ? Véritables petits êtres surnaturels ?)

Les traits du visage des parents ne sont pas toujours tracés. Sur ces images, le procédé n’est pas flagrant mais le dessin est souvent composé d’une multitude de traits très réguliers qui compose le remplissage des couleurs.

Verte :

Le tracé est rapide et stylisé, les couleurs utilisées sont ajoutées en remplissage. Le décor disparaît parfois, les cadres des vignettes sont absents.

Les couleurs sont douces (pastel) et les dessins sont réalistes. Sur cette page, il semble arriver un évènement curieux à un personnage, un halo bleu l’enveloppe et le soulève.

Serait-on dans un univers fantastique ? Diapos 8 à 32 :

Les indications sur le diaporama vous donneront suffisamment d’informations.

Laissez-vous guider.

Diapo 32 :

Le mouvement suggéré :

Sur cette double page de la BD, bien que rien ne bouge, plusieurs éléments ne peuvent être statiques dans la réalité.

Dans la rue, on voit des passants : la position de leur corps laisse penser qu’ils sont en train de marcher. Idem pour les voitures, si certaines semblent en stationnement, on voit des conducteurs installés dans d’autres. Elles sont donc vraisemblablement en mouvement. On ne voit pas de poussière soulevé, ou de traits de mouvement. Pour autant, les éléments que l’on voit sont forcément en mouvement de part leur nature ou leur orientation : c’est en ce sens que l’on parle de mouvement « suggéré ».

Diapo 33 :

Même si l’image fige les personnages dans une position statique, le fait qu’ils soient en équilibre chacun sur une jambe incite presque à ce que notre cerveau continue le mouvement pour rétablir une position stable (on est presque encore dans le mouvement suggéré). Le fait que chacun des petits personnages à la suite d’Arthur soit dans une position différente provoque une sensation cumulative de mouvement et en ce sens donne une dynamique à l’image, qui n’en est plus du tout statique.

(5)

Diapo 34 :

Le fait de faire apparaître le personnage plusieurs fois sur la même image, à des endroits différentes, contribue à donner du mouvement à l’ensemble. Tout ceci incite à ce qu’on suive des yeux ou qu’on cherche le personnage. Du coup, le balayage de l’image par nos yeux est inconsciemment guidé par la progression des escaliers qui conduisent au palais tout en haut. La forme de la montagne incitez à l’élévation du regard. Enfin la position de dos du personnage, fait qu’on l’identifie comme montant les escaliers et non les descendant (sauf s’il avait l’idée saugrenue de descendre en marche arrière… Mais vous conviendrez aisément qu’il ne faut peut-être pas non plus exagérer !!)

Tout ces artifices manipulent notre façon de parcourir l’image, dans le livre Arthur et la corde d’or, vous remarquerez qu’il y a plusieurs illustrations qui incitent à un mouvement de bas en haut pour « lire l’image ».

Diapo 35 :

(Ah que j’aimerais être dans vos classes quand vous allez projeter cette image…)

Même si le personnage ne bouge aucunement, notre cerveau fait le reste. A gauche il a le doigt dans le nez et regarde vers le haut. A droite il a toujours le doigt dans le nez, le trait représentant la narine a peut être bougé de façon infime, et cette fois il regarde vers le bas. Aurait-il fini de se gratter ? Et l’élément accroché dans la narine va-t-il en être extrait ? L’auriculaire est tendu. Globalement les deux illustrations sont les mêmes, la faible variation induit la perception d’une ellipse de temps qui fait que l’on a l’impression que le mouvement dure… et donc que notre super héros se gratte le nez (très distingué !)

Diapo 36 :

Autre illustration de ce que la répétition d’une scène avec une faible variation provoque chez le lecteur : la sensation de mouvement du chien à partir d’une succession d’images statiques. C’est aussi un système similaire que l’on trouve dans les flip-book (livres dont une illustration est répétée avec une faible variation, de page en page, et quand on fait défiler les pages très vite, en incurvant le livre et laissant s’échapper les pages, alors le dessin s’anime. C’est aussi le système du cinématographe.)

Voici un flip book : https://www.youtube-nocookie.com/embed/3GU0IUZf-2M?

autoplay=1&iv_load_policy=3&loop=1&modestbranding=1&playlist=3GU0IUZf-2M

Diapo 37 :

Ici on entre clairement dans les codes cinématographiques. Pour suggérer le mouvement il y a un mouvement du « spectateur ». On voit une tache de loin dans le

(6)

paysage, on s’approche de la tache pour mieux la discerner. On reconnaît alors un chien, puis on s’approche encore et enfin sur la dernière image, on commence à suivre le cheminement du chien qui change de direction. Il y a donc ici deux mouvements cumulés : le déplacement du spectateur induit par le changement de plan choisi par l’illustrateur. Le mouvement du chien qui suit une trace ou autre chose.

Dans les diapos 38 à 40, ce sont des ajouts au dessin qui vont donner l’impression de mouvement.

Diapo 38 : la poussière soulevée par la voiture suppose qu’elle roule ou qu’elle était en train de rouler.

Diapo 39 : Le cadrage en contre plongée (comme si la jeune fille allait sauter par dessus nous), l’inclinaison du plan, comme si l’énergie dégagée bouleversait l’horizontalité des choses. Les traits dynamiques ajoutés pour simuler la vitesse et enfin le fait que la petite fille soit en suspension au dessus du sol, donne la sensation de vitesse. Cela signifie qu’en plus de la vitesse, elle a une grande amplitude de mouvement.

Diapo 40 : tout est écrit dessus et ainsi de suite jusqu’à la dernière diapo.

Pour utiliser ce diaporama, vous pouvez bien sûr supprimer des informations lors de l’exploitation pour ne pas afficher des réponses et faire discuter les élèves. Sur la diapo 40, justement, on pourrait faire le choix de les interroger sur les points que la diapo aborde, mais sans les montrer pour amener les élèves à formuler et découvrir eux- mêmes.

Nous vous déposons en complément 5 documents mis à disposition par la cité internationale de la bande dessinée et de l’image :

01 lexique_bd 02 plans

03 pointdevue 04 schema_narratif 05 dossier_peda_decors

Vous y trouverez des textes explicatifs, un lexique et des exemples documentés : très intéressants.

Références

Documents relatifs

Alors, là-dessus, si vous comprenez vaguement cette première différence, priméité, secondéité, tiercéité, il va, dans certains textes -- parce que, on va comprendre qu’en fait

L’approche la plus couramment utilis´ee consiste `a distribuer l’image entre tous les processeurs en m´emorisant chaque pixel ( i;j ) d’une sous-image de taille n x n dans le

Et l‘on se demande peut-être si ce Français utilisé dans la Trilo- gie est compris uniquement par l‘analyste ou bien éga- lement par les Français... Dans sa culture

La qualification juridique du texte numérique est le préalable indispensable à l ’étude des modalités d’application des droits d’auteur au document numérique par exemple,

Je présente dans ce travail la création en ligne d’une production d’un conte réalisé par des apprenants lors d’une séance de Travaux Dirigés en situation de français

Problème au sens de problématique scientifique et didactique, problématique scolaire, problème au sens d’énigme, problème reformulé par l’élève dans un

Dans le cadre déjà existant du traitement de la difficulté scolaire (différenciation pédagogique mise en oeuvre au sein de la classe, actions spécifiques des RASED, stages de

Cette phrase montre que Solvay prend appui sur son référentiel de compétences dans son nouvel accord de GPEC pour saisir les différentes sources de compétences : lors de la