• Aucun résultat trouvé

A.  .2. Bases, composantes d’un vecteur

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "A.  .2. Bases, composantes d’un vecteur"

Copied!
9
0
0

Texte intégral

(1)

C    ´  ´

A.. Espace vectoriel

A..1. Généralités

Dans ce cours, nous utilisons desscalaires(ici, des nombres réels ou complexes) et desvecteurs, c.-à-d. des éléments d’un ensembleEappeléespace vectoriel, sur lequel sont définies deux opérations :

• l’addition entre deux vecteurs~aet~b, notée~a+~b;

• lamultiplication d’un vecteur~apar un scalaireλ, notéeλ×~a,λ·~aouλ ~a.

Le résultat de ces deux opérations est un vecteur.

Levecteur nul,~0, fait notamment partie deE.

L’espace vectorielEest ditréeloucomplexeselon la nature des scalaires.

Une famille den (∈N) vecteurs ~ui,i[1...n] non nuls de

Z

Eest ditelibre(on dit également qu’ils sont indépendants) si aucun d’entre eux ne peut s’exprimer comme combinaison linéaire des autres.

Si ce n’est pas le cas, ils constituent une familleliée. En particulier, si~b=λ ~a(vecteurscolinéaires, ou encoreparallèles),~aet~bsont liés.

A..2. Bases, composantes d’un vecteur

Sitoutvecteur~adeEpeut s’exprimer comme une combinaison linéaire de cesnvecteurs indépen- dants, c.-à-d.

~a=

n

X

i=1

ai ~ui,

les~ui forment unebaseB de l’espace vectorielE. Cette combinaison linéaire estunique. Lesai sont lescomposantes(1)de~adans cette base. On note~a=(a1, . . .,an)B ou

~a=

 a1

...

an

B

.

S’il n’y a pas d’ambiguïté, on peut omettre l’indiceB.

Toute autre famille denvecteurs indépendants deEconstitue une base deEet toute base deEa le même nombrend’éléments, ladimensionde l’espace vectoriel.

Une fois la base choisie, nous pouvons raisonner sur les composantes. On a ainsi (a1, . . .,an)+(b1, . . .,bn)=(a1+b1, . . .,an+bn),

1. Le terme de « composantes » est aussi utilisé pour désigner les ai~ui. Pour éviter la confusion, certains appellent

« coordonnées » de~alesai.

(2)

où l’addition dans le membre de gauche porte sur les vecteurs et celle dans le membre de droite est l’addition usuelle de réels.

De même,

λ·(a1, . . .,an)=(λa1, . . ., λan),

où le produit dans le membre de gauche est entre un réel et un vecteur et celui dans le membre de droite est la multiplication usuelle de réels.

Enfin, quelle que soit la base,

~0=(0, . . .,0).

A.  . Espace a ffi ne

A.  .1. Généralités

Soient un ensembleE, un espace vectorielEet une application associant à tout couple (A,B) d’élé- ments deEun vecteur, noté−→

AB, deE. Eest unespace affinesi les conditions suivantes sont vérifiées :

• ∀(A,B,C)∈ E3,−→

AB+−→ BC=−−→

AC(relation de Chasles) ;

• ∀A∈ Eet∀~v∈E,∃!B∈ Etel que−→

AB=~v.

On en déduit que −−→

AA=~0 et−→

BA=−−→

AB.

Les éléments deEsont appelés despoints.

A.  .2. Repères et coordonnées

Notonsn la dimension deE. Sin=0,Eest un point ; sin=1, c’est une droite ; sin=2, c’est un plan.

On appellerepèreR=(O,B) de l’espace affineEl’association d’un pointO(l’originedu repère) de Eet d’une baseB =(~u1, . . ., ~un) deE (on parle aussi parfois de trièdre siE a trois dimensions). Les coordonnées(x1, . . ., xn)R d’un pointMdeEdans ce repère sont les composantes duvecteur position

~rB

−−→

OM=x1 ~u1+· · ·+xn ~undans la base (~u1, . . ., ~un).

SiAetBsont des points deE, de coordonnées respectives (x1(A), . . .,xn(A))R et (x1(B), . . .,xn(B))R, on a

−→AB=

x1(B)−x1(A) ...

xn(B)−xn(A)

B

.

A.  . Espace euclidien

Soient~aet~bdeuxvecteursquelconques d’un espace vectoriel réelE. Leproduit scalaireentre~aet

~b, noté(2)~a·~b, est une opération dont le résultat est un réel et qui possède les propriétés suivantes :

• ~b·~a=~a·~b;

• (~a+~b)·~c=(~a·~c)+(~b·~c) ;

• (λ ~a)·~b=λ·(~a·~b) ;

• ~a·~a>0 ;

• ~a·~a=0 si et seulement si~a=~0.

Un espace vectoriel réel de dimension finie est diteuclidiens’il est muni d’un produit scalaire. De même, un espace affine est dit euclidien si l’espace vectoriel sous-jacent est euclidien. L’espace usuel de la physique classique peut être considéré comme un espace affine euclidien réel de dimension 3 (cf.

§ II.).

Si~a·~b=0, on dit que~aet~bsontorthogonaux(ouperpendiculaires).

Lanorme (euclidienne)(ou lemodule) de~aest lescalaire

Z

k~akB

~

a·~a. Elle possède les propriétés suivantes :

2. On notera souvent~a2, voirea2, la quantité~a·~a.

(3)

• kλ ~ak=|λ| k~ak;

• k~a+~bk6k~ak+k~bk(inégalité triangulaire) ;

• |~a·~b|6k~ak k~bk(inégalité de Cauchy-Schwartz).

De l’inégalité de Cauchy-Schwartz, on déduit qu’il existe un nombre, l’angle(~ab, ~b) entre~aet~b, tel que

~

a·~b=k~ak k~bkcos(~ab, ~b).

Sik~ak=1,~aest ditunitaire(ounormé). Le vecteur~a/k~akest par construction unitaire.

Plaçons-nous dans un espace vectoriel euclidienEde dimension

Z

n.

Il est toujours possible de construire une base orthonormée de E, c.-à-d. une famille de vecteurs B=(~u1, . . ., ~un)unitaires(∀i,ku~ik=1),orthogonaux deux à deux (∀i,j, ~ui·~uj=0) et constituant une basedeE(tout vecteur~ade Epeut s’écrire de manière unique sous la forme~a=a1 ~u1+· · ·+an ~un).

Lescomposantesaide~adans la base orthonorméeBsont les produits scalaires de~aavec les vecteurs deB. En effet,

~a·~ui=X

j,i

aj ~uj·~ui

| {z }

0

+ai u| {z }~i·~ui 1

=ai.

Toute famille denvecteurs orthonormés deEconstitue une base orthonormée de cet espace.

Dans toute base orthonormée, on a

Z

a1

...

an

·

b1

...

bn

=a1 b1+· · ·+anbn

et

a1

...

an

= q

a21+· · ·+a2n (Pythagore).

SoientE0 un sous-espace vectoriel deE, de dimension

Z

p6n, et (~u10, . . ., ~up0) une base orthonormée deE0. La projection orthogonalede~asurE0est le vecteur

~

a0=(~a·~u10)~u10+· · ·+(~a·~up0)~up0.

De même, soitEun espace affine euclidien de dimensionn,E0un sous-espace deE, de dimension p6n, et (O0, ~u10, . . ., ~up0) un repère orthonormé deE0. La projection orthogonale d’un pointMsur E0 est le pointM0 tel que−−−−→

O0M0=(−−−→

O0M·u~10)~u10+· · ·+(−−−→

O0M·~un0)~un0.

A.  . Trigonométrie

• cos2α+sin2α=1.

• 1/cos2α=1+tan2α.

• cos(α±β)=cosαcosβ∓sinαsinβ.

En particulier,

cos(2α)=cos2α−sin2α=2 cos2α−1=1−2 sin2α, d’où

cos2α= 1+cos(2α)

2 et sin2α= 1−cos(2α)

2 .

(4)

• sin(α±β)=sinαcosβ±cosαsinβ.

En particulier,

sin(2α)=2 sinαcosα.

• tan(α±β)= tanα±tanβ 1∓tanαtanβ.

• En posantu=tan(α/2), on obtient

cosα= 1−u2

1+u2 , sinα= 2u

1+u2 et tanα= 2u 1−u2 .

A.. Rappels de géométrie

A..1. Cercle

Considérons un cercle de centreOet de rayonR. SoientAetMdeux points du cercle.

• La longueur algébrique de l’arc de cercleAM˜ entreAetMvauts=αR, oùαest l’angle orienté (−−→

OAb,−−→

OM).

En particulier, le périmètre vauts=2 πR.

• SoitBle point du cercle diamétralement opposé àA: le triangleABMest rectangle enM.

• Pour tout pointCsur le cercle, (−−→ OAb,−−→

OM)=2 (−−→ CAb,−−→

CM).

• Surface (aire) du disque :A=πR2.

A..2. Sphère

Considérons une sphère de rayonR.

• Surface (aire) :A=4πR2.

• Volume :V= 43 πR3.

A.  . Nombres complexes

A.  .1. Représentation cartésienne

Un nombre complexe zest un couple de nombres réels (x, y), oùxest la partie réelledez(notée Re(z)) et y sa partie imaginaire(notée Im(z)). On définit sur l’ensemble C des nombres complexes l’addition et la multiplication (notées provisoirement+C et×

C) entre deux nombres complexesz=(x, y) etz0=(x0,y0) de la manière suivante :

z+Cz0B(x+x0, y+y0) et

Cz0B(x x0−y y0,x y0+x0 y),

où les opérations dans les membres de droite sont les opérations usuelles entre réels.

Si y = y0 = 0, on az+Cz0 B (x+x0,0) et z×

Cz0 B (x x0,0). On peut donc identifier le nombre complexe (x,0) et le nombre réelx, et utiliser sans inconvénient le même symbole pour l’addition (resp.

la multiplication) de nombres complexes que pour l’addition (resp. la multiplication) de réels.

Posons i=(0,1). On notera désormaisx+i yle nombre complexe (x, y) : en effet, x+i y=(x,0)+(0,1)×(y,0)=(x,0)+(0,y)=(x, y).

Les nombres de la forme iy sont appelésimaginaires purs.

On a i2=(0,1)×(0,1)=(−1,0)=−1. On retrouve ainsi facilement la valeur dez z0en développant le produit et en regroupant les termes réels et les termes imaginaires purs :

(x+i y)×(x0+i y0)=x x0+ix y0+i y x0+ i×i

|{z}

1

y y0=(x x0−y y0)+i×(x y0+x0 y).

On définit le moduledezpar |z|= p

x2+y2 et sonconjuguépar z =x−i y. Avec ces notations, siz,0, 1/z=z/|z|2.

(5)

A.  .2. Représentation trigonométrique

Soitz=x+i y un nombre complexe. Notonsρson module. On appelle argumentde zle réelφ défini à un multiple entier de 2πprès parz=ρcosφ+iρsinφ.

D’après la formule de de Moivre,

eiφ=cosφ+i sinφ.

On a doncz=ρ eiφ, d’où l’on déduit que (ρ eiφ)=ρ eiφ etρeiφ ρ0 eiφ0 =ρ ρ0ei·(φ+φ0).

A.  . Dérivées

A.  .1. Définition

La dérivée [première] d’une fonction f deRdansRen un pointx deRest définie par(3)

f0(x)B lim

dx0

f(x+dx)− f(x)

dx .

On la note aussi df/dx.

La dérivée seconde de f, notée f00ou d2f/dx2, est définie par f00B(f0)0. En répétant cette opération, on obtient la dérivéen-ième,

dnf dxn B d

dx

dn1f dxn1

! .

A.  .2. Dérivée et tangente à une courbe

Soit une courbe plane d’équationy= f(x). La tangente à cette courbe en un point (x0, f[x0]) a pour pente f0(x0) : l’équation de la tangente est donc ytg(x)= f(x0)+(x−x0) f0(x0).

Plus généralement, pour une courbe paramétrée par une variabletdans un espace de dimensionn, d’équation~x= f~(t) (c.-à-d.x1= f1(t), . . .,xn= fn(t)), la tangente au point~x(t0) a pour équation~xtg(t)=

f~(t0)+(t−t0)·(df~/dt)t=t0.

A.  .3. Calcul des dérivées

Soient f et gdeux fonctions d’une variable xetαune constante. On a les propriétés suivantes :

• (f+g)0= f0+g0;

• (α f)0=α f0;

• (f g)0= f0 g+ f g0;

• (f/g)0=(f0 g− f g0)/g2;

• (f◦g)0=g0 f0◦g(4).

• Notonsf(1)la fonction réciproque (encore appelée fonction inverse, mais elle n’a rien à voir avec 1/f) d’une fonctionf, c.-à-d. la fonction telle que, si elle existe,∀x,(f◦f(1))(x)=(f(1)◦f)(x)=x.

(f(1))0=1/f0◦ f(1)(5).

3. Rappelons la définition de la limite d’une fonction réellefd’une variable réellex: six0et`sont finis,ftend vers la limite

`quandxtend versx0(noté « limxx0f(x)=`») signifie que >0,α >0 tel que si|xx0|< α,|f(x)f(x0)|< . Pour une limite égale à+(resp.−∞), «|f(x)f(x0)|< » est remplacé par «f(x)>+» (resp. «f(x)<»).

Pour une limite quandxtend vers+(resp.−∞), «|xx0|< α» est remplacé par «x>» (resp. «x<α»).

4. Rappelons la définition de la composition fgf rondg») de deux fonctions :x,(fg)(x)Bf(g[x]). La composition est prioritaire sur les autres opérations.

On a doncx,(fg)0(x)=g0(x) f0g(x)=g0(x) f0(g[x]).

5. C.-à-d.x,(f(1))0(x)=1/f0(f(1)[x]).

(6)

A.  .4. Dérivées usuelles

• (cte)0=0 ;

• (xα)0=αxα1, d’où (fα)0=α fα1 f0;

• (lnx)0=1/x, d’où l’on déduit que (ln|f|)0= f0/f;

• (ex)0=ex, d’où (ef)0= f0 ef;

• (sinx)0=cosx, d’où (sinf)0= f0cosf;

• (cosx)0=−sinx, d’où (cosf)0=−f0sin f.

A.  . Intégrales simples

A.  .1. Primitives et intégrales

Une primitive d’une fonction f(x) est une fonctionF(x) telle que,∀x,F0(x)= f(x). Toute fonction F(x)+cteest également une primitive de f.

L’intégrale par rapport à xde f(x) deaàb, notéeRb

x=af(x) dx, vaut Z b

x=a

f(x) dx=h Fib

a, où

Fb

aBF(b)−F(a).

Inversement, quelle que soit la valeur dea,Rx

ξ=af(ξ) dξest une primitive de f(x).

En l’absence d’ambiguïté sur la variable d’intégration, on peut noter Rb

a f l’intégrale deaà b. De même, on note souventRx

f, voire R

f, une primitive quelconque de f.

A.  .2. Règles générales

• Z a b

f =− Z b

a

f;

• Z b a

f +Z c b

f =Z c a

f;

• Z x

(f +g)=Z x

f+Z x

g;

• Siαest une constante, Z x

α f =αZ x

f.

A.  .3. Primitives usuelles

Si f0 est la dérivée de f, f est une primitive de f0. On déduit donc de § A..4 les primitives suivantes :

• Z x

0=cte;

• Z x

ξα = xα+1

α+1 +cte, siα,−1 ;

• Z x 1

ξ =lnx+cte;

• Z x

eξ=ex+cte;

• Z x

sinξ=−cosx+cte;

• Z x

cosξ=sinx+cte.

(7)

A.  .4. Intégration par parties

De (f g)0= f0 g+ f g0, on déduit que Z x

f0 g= f(x)g(x)− Z x

f g0+cte ou encore

Z b a

f0 g=h f gib

a

− Z b

a

f g0. Ceci ne présente bien sûr d’intérêt que si f(x)=Rx

f0 etRx

f g0sont calculables.

A.  .5. Intégration par changement de variables

Faisons le changement de variablex=g(t) dans l’intégraleRb

x=af(x) dx. Soientαetβtels queg(α)=a etg(β)=b. On a dx=g0(t) dt, oùg0est la dérivée deg par rapport àt, donc

Z b x=a

f(x) dx=Z β

t f(g[t]) g0(t) dt.

A.  . Développements limités

A.  .1. Formule de Taylor

Un développement limité d’ordren d’une fonction f au voisinage d’un pointx0 est une approxi- mation par un polynôme de degrénde cette fonction près dex0.

On peut obtenir le développement limité à l’ordrenà l’aide de la formule de Taylor.

f(x)=

n

X

i=0

(x−x0)i i! · dif

dxi

!

x=x0

+· · · ,

où (dif/dxi)x=x0 est la dérivéei-ième de f enx0 (avec la convention d0f/dx0 = f) et la factorielle dei vauti!=1×2× · · · ×(i−1)×i(avec la convention 0!=1).

A.  .2. Développements usuels au voisinage de 0

• (1+x)α=1+αx+ α·(α−1)

2 x2+· · ·+ α·(α−1)· · · · ·(α−n+1)

n! xn+· · ·.

Siαest un entier positif, (1+x)αest un polynôme et est égal à son développement limité à l’ordre α.

Siα=−1, on obtient 1

1+x =1−x+x2+· · ·+(−1)n xn+· · · ;

• ln(1+x)=x− x2

2 +· · ·+(−1)n+1 xn

n +· · · (sans factorielles) ;

• ex=1+x+ x2

2 +· · ·+xn n! +· · ·;

• cosx=1−x2

2 +· · ·+(−1)p x2p

(2p)! +· · · (p∈N etn=2 p) ;

• sinx=x+· · ·+(−1)p x2p+1

(2p+1)! +· · · (p∈Netn=2 p+1).

Les développements de cosinus et sinus sont donnés pour un anglexen radians.

(8)

A.. Équations di ff érentielles d’ordre 1

A..1. Équations différentielles linéaires d’ordre 1

Il s’agit des équations du type

y0+a y=b, où y,aetbsont des fonctions dexet y0=dy/dx.

A..1.a. Méthode générale

Les solutions sont de la forme

y=yh+yp,

où yh est solution de l’équation homogène(c.-à-d. sans second membre) y0h+a yh =0

et yp est unesolution particulière(quelconque) de l’équation générale y0p+a yp =b.

A..1.a.i. Solutions de l’équation homogène Soit A(x)=Rx

a(ξ) dξune primitive quelconque de a(x).

On a

A0=a=− y0h

yh =(−lnyh)0, donc

lnyh=−A+cte, d’où, en prenant l’exponentielle,

yh(x)eA(x).

La valeur de la constanteλsera imposée par le choix deyp et les conditions particulières.

A..1.a.ii. Solution particulière

Une solution particulière est parfois évidente (p. ex. § A..1.c). Sinon, on peut utiliser la méthode suivante ou celle du § A..1.bpour en trouver une. On a

yp eA0

=y0p eA+yp· eA0

=y0p eA+yp A0 eA=(y0p+a yp) eA=beA,

d’où, en prenant une primitive quelconque de cette expression (on cherche unesolution particulière) et en multipliant par eA,

yp(x)=eA(x) Z x

b(ξ) eA(ξ) dξ.

Les bornes inférieures des intégrales dans les expressions ci-dessus n’ont aucune importance. Les modifier revient à changer la constante multiplicativeλ.

A..1.b. Méthode de la variation de la constante

On peut retrouver ce résultat à l’aide de la méthode dite de « variation de la constante ». On cherche directement la solution générale sous la forme

y(x)=φ(x) eA(x)

(c.-à-d. comme l’expression de yh(x), mais avec une fonctionφ(x) au lieu de la constanteλ).

En appliquant l’équation générale à cette expression, on obtient b=y0+a y=

φ0 eA+φ· eA0

+aφeA=(φ0eA−φA0 eA)+aφeA0eA, donc, en multipliant par eAet en intégrant,

φ(x)=Z x

b(ξ) eA(ξ) dξ+λ.

(9)

A..1.c. Cas particuliers

• Si aest constante,

yh(x)ea x.

• Si aetbsont constantes,

yp(x)= b a.

A..2. Équations di ff érentielles d’ordre 1 à variables séparables

Il s’agit des équations du type

dy

dx = f(x)g(y), oùy est une fonction dex.

En regroupant les termes eny à gauche et ceux enxà droite, on a dy/g(y)= f(x) dx, soit Z y

g(η) =Z x

f(ξ) dξ+cte,

où la valeur de la constante est imposée par une condition particulière. En notant Γ(y)=Z y

g(η) etΓ(1) sa fonction réciproque, on obtient finalement

y(x)=Γ(1) Z x

f[ξ] dξ+cte

.

Exemple

Résolvons l’équation y0(x)=x2 y, où y(x0)=y0 et y>0.

On a dy/y=x2 dx, d’où lnyy

y0= x3/3x

x0. On obtient donc y=y0 exp([x3−x30]/3).

Références

Documents relatifs

[r]

Si deux vecteurs CD, CE, dont Vun est perpendi- culaire au plan ABC, forment entre eux un angle aigu, ils sont du même côté de ce plan et, par conséquent, ils ont même sens par

3) En déduire que les droites (CE) et (BF) sont parallèles. Exercice 14 - Relation

[r]

L’objectif de l’enseignement de la géométrie plane est de rendre les élèves capables d’étudier un problème dont la résolution repose sur des calculs de distance,

d'ensemble des électrons est circulaire. Un ensemble de spires de courant disposées côte à côte constitue une bobine électrique ou solénoïde. a) Calculer le champ B sur

On remarque également qu’une accélération peut avoir un sens opposé à celui de la vitesse d’un corps (par exemple dans le cas d’une automobile qui ralentit).. Figure 3.6 –

Un traitement par héparine à la seringue électrique est débuté immédiatement. Très rapidement, le patient décrit la diminu- tion des douleurs, une heure après la mise en route de