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SUR UN PHARODES (Copépode Chondracanthidae) PARASITE DE BLENNIUS PAVO Risso

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Academic year: 2021

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Submitted on 13 May 2020

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SUR UN PHARODES (Copépode Chondracanthidae)

PARASITE DE BLENNIUS PAVO Risso

Odette Tuzet, René Ormières

To cite this version:

Odette Tuzet, René Ormières. SUR UN PHARODES (Copépode Chondracanthidae) PARASITE DE BLENNIUS PAVO Risso. Vie et Milieu , Observatoire Océanologique - Laboratoire Arago, 1954, 5 (1), pp.71-73. �hal-02572615�

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SUR UN PHARODES (Copépode Chondracanthidae)

PARASITE DE BLENNIUS PAVO Risso

par Odette TUZET et René ORMIÈRES

En 1951, DELAMARE DEBOUTTEVILLE constate la présence à Banyuls,

dans la cavité branchiale de Gobius quadrimaculatus Cuv. récoltés par 30 mètres de fond dans la Baie de Paulilles, d'un Pharodes appartenant à une espèce nouvelle qu'il nomme Pharodes banyulensis.

Dans la cavité branchiale des Blennius pavo Risso, récoltés dans l'Étang de Thau, au lieu dit «Pont-Levis», par seulement 50 centimètres à 1 mètre de fond, nous avons observé un Copépode parasite très proche par ses caractères de celui des Gobius, mais en différant cependant par quelques détails.

Les parasites sont logés dans la cavité branchiale et ne sont pas fixés aux branchies. Il peut y avoir plusieurs individus sous le même oper-cule, en particulier plusieurs mâles (un hôte jeune, de 3 cm de long, hébergeait 3 femelles et 4 mâles).

Les mâles sont fixés à côté des femelles et non placés sur elles. Comme chez Pharodes banyulensis, les antennules (fig. 1) sont longues et présentent 4 articles distincts, le premier article étant égal à la somme des 3 suivants, alors qu'il est bien plus court chez Pharodes

banyulensis. Ce premier article porte 2 crochets, un grand et un petit,

dans l'espèce qui nous occupe, alors qu'il est inerme dans le Pharodes de Banyuls. Le deuxième article des parasites des Blennius porte trois crochets dont deux, très petits, médians et un long poil, alors qu'il n'a qu'un poil distal externe chez Pharodes banyulensis. Le troisième article présente un poil et deux crochets distaux inégaux. Quant à l'article terminal, il montre 5 poils dont le distal, très long, bifide et deux petites épines, contrairement à celui des parasites des Gobius qui compte 6 poils dont 2 bifides.

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Les antennes sont semblables dans les deux espèces. Mais, chez un mâle mesurant 780 fi dans sa plus grande largeur, alors que celle-ci est de 1.150 [t dans les mâles bien formés, nous avons observé, sur l'antenne, un fort crochet supplémentaire formant pince avec le cro-chet terminal que possède toujours cet appendice (fig. 2). Ce mâle est un

immature, l'adulte ne possédant plus cette paire de crochets supplémen-taires qui doit disparaître au cours d'une mue. Nous avons revu aussi dans ce jeune Pharodes (fig. 3), sur le dernier article des maxilles et

maxiïli-Fig. 5. — Furca.

pèdes, les « structures accessoires qui peuvent représenter une soie modifiée » signalées dans Pharodes tortugensis Wilson (ILLG, 1948) chez

une femelle. ILLG a certainement vu une jeune femelle, ce qui montrerait

que, dans les Pharodes, il existe un stade pendant lequel les appendices (antennes-maxilles-maxillipèdes) possèdent une structure (soie ou crochet) disparaissant chez l'adulte.

Les trois paires d'appendices des Pharodes des Blennies sont, comme ceux de Pharodes banyulensis, terminés par des crochets à peu près de même puissance (fig. 4).

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En arrière, se trouve l'abdomen terminé par deux bras furcaux (fig. 5) bien développés, formés par 2 articles terminés par un ongle. L'article basai porte 4 poils, 3 longs et un tout petit alors que Pharodes

banyulensis montre un article basai avec trois poils.

La femelle, par sa forme générale, est semblable à celle de Pharodes

banyulensis. La tête porte une paire de lobes latéraux. Le tronc montre

deux grands lobes latéraux mais les antennules et la furca de la femelle, étant semblables à celles du mâles, diffèrent de celles de Pharodes

banyu-lensis.

Les Pharodes des Blennius pavo de Sète s'écartent par un certain nombre de caractères de Pharodes banyulensis, caractères portant sur les antennules et la furca qui diffèrent par le nombre et la disposition des poils portés par les divers articles. En dehors de ces différences, la forme générale des individus, leur taille, leur mode de vie sont semblables. Aussi hésitons-nous à faire du Pharodes de Blennius pavo une espèce nouvelle. Nous le considérons comme une variété du Pharodes banyulensis, d'autant plus, qu'ayant examiné des Gobius quadrimaculatus péchés au large de Sète par environ 40 mètres de fond, nous y avons rencontré le même Pharodes que dans les Blennius de l'Étang de Thau (1).

Ce qu'il est intéressant de souligner est l'extension de représentants de la sous-famille des Pharodinœ trouvés à Banyuls et que l'on retrouve aussi dans les Poissons de l'Étang de Thau et dans la zone au large de Sète.

BIBLIOGRAPHIE

DELAMARE DEBOUTTEVILLE (CL), 1951. —Présence de la sous-famille des

Pharo-dinœ ILLG (Copépodes Chondracanthidœ) en Méditerranée et remarques sur

la classification et la biologie des Chondracanthidœ. Arch. zool. exp., 87,

N. R. n° 4, p.139-155.

ILLG (P.-L.), 1948. — Pharodinœ, a new subfamily of Chondracanthidœ

(Crustacea-Copepoda) and a description of Pharodes biarensis n. sp. from new-Guinea. Journ. Washington Ac. Se, 38, 12, p. 404-412.

(1) L'infestation des Blennius pavo par les Pharodes est très intense; 90 % au moins des individus sont parasités. Par contre, chez Gobius quadrimaculatus environ 5 à 6 % des individus le sont.

Figure

Fig.  5.  —  Furca.

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