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Décision 02-D-70 du 27 novembre 2002

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(1)

RÉPUBLIQUEFRANÇAISE

Décision n° 02-D-70 du 27 novembre 2002

relative aux pratiques de la société Scori et des cimentiers Lafarge, Calcia et Vicat dans le secteur des huiles usagées

Le Conseil de la concurrence (commission permanente),

Vu la lettre enregistrée le 9 octobre 1996, sous le numéro F 909, par laquelle le ministre délégué aux finances et au commerce extérieur a saisi le Conseil de la concurrence d’un dossier relatif aux pratiques de la société Scori et des cimentiers Lafarge, Calcia et Vicat dans le secteur des huiles usagées ;

Vu le livre IV du code de commerce, relatif à la liberté des prix et de la concurrence, le décret n° 86-1309 du 29 décembre 1986 modifié, fixant les conditions d’application de l’ordonnance n° 86-1243 du 1er décembre 1986, ainsi que le décret n° 2002-689 du 30 avril 2002 fixant les conditions d’application du livre IV du code de commerce ;

Vu les observations présentées par le commissaire du Gouvernement ; Vu les autres pièces du dossier ;

Le rapporteur, la rapporteure générale adjointe, le commissaire du Gouvernement entendus lors de la séance du 29 octobre 2002 ;

Considérant que le ministre a, par courrier enregistré le 9 octobre 1996, saisi le Conseil de la concurrence de faits qu’il dénonce comme étant constitutifs de pratiques contraires aux articles 7 et 8 de l’ordonnance de 1986 devenus L. 420-1 et L. 420-2 du code de commerce ;

Considérant que l'article L. 462-7 du code de commerce dispose que : "Le Conseil ne peut être saisi de faits remontant à plus de trois ans s'il n'a été fait aucun acte tendant à leur recherche, leur constatation ou leur sanction" ;

Considérant que, depuis la saisine enregistrée le 9 octobre 1996, il n’a été fait aucun acte tendant à la

recherche, à la constatation ou à la sanction des faits visés par la saisine ; qu’un délai de plus de trois ans s'est donc écoulé sans que le cours de la prescription ait été interrompu ; que, la prescription étant ainsi acquise à la date du 9 octobre 1999, il convient de dire n'y avoir lieu à poursuivre la procédure ;

(2)

DÉCIDE

Article unique - Il n'y a pas lieu de poursuivre la procédure.

Délibéré, sur le rapport oral de M. Fontaine, par Mme Hagelsteen, présidente, Mme Pasturel, vice-présidente, M. Jenny, vice-président.

Le secrétaire de séance La présidente

Thierry Poncelet Marie-Dominique Hagelsteen

© Conseil de la concurrence

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