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REPUBLIQUE DU BENIN
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (MESRS)
UNIVERSITE D’ABOMEY CALAVI
ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY CALAVI (EPAC) CENTRE AUTONOME DE PERFECTIONNEMENT (CAP)
SCIENCES AGRICOLES (SA)
OPTION : Production Végétale
RAPPORT DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE
THEME :
EVALUATION DES PERTES POST- RECOLTES DANS LA CONSERVATION DU MAÏS (Zea mays L.) DANS L’ARRONDISSEMENT DE GBAFFO (COMMUNE DE
DASSA-ZOUME) au BENIN
Réalisé et Présenté par:
Kanhonou Mélaine Vartan FAYALO Superviseur: Prof. Dr. Ir. Daniel C.CHOUGOUROU Enseignant- Chercheur à l’EPAC
Maître de stage: GONGOTCHAME Sylvestre Ingénieur Agronome-Environnementaliste
Master en protection des cultures et de l’environnement
Année Académique 2014 - 2015 8ième Promotion
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CERTIFICATION
Je certifie que ce rapport a été réalisé sous ma direction par Mr Kanhonou Mélaine Vartan FAYALO au Département du Centre Autonome de Perfectionnement (D/CAP) de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) en vue de l’obtention du diplôme de Licence Professionnelle en Production Végétale (PV).
Le superviseur
Prof. Dr. Ir. Daniel C. CHOUGOUROU
Maître de Conférences en Entomologie et Protection des Végétaux
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DEDICACE Je dédie le présent rapport à :
Mon très cher Père Innocent C. FAYALO, qui œuvre pour donner un sens à ma vie et celle de mes frères et sœurs. Recevez à travers cette occasion, l’expression de ma sincère reconnaissance et ma sincère gratitude pour votre soutien moral, financier et matériel. Que le seigneur te bénisse et te comble de ses merveilles.
Ma très chère mère Henriette DJEGUI, femme combattante, voici une fois encore le fruit de tes multiples efforts. Que le seigneur tout puissant écoute et exauce tes prières.
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REMERCIEMENTS
Nul ne saurait à lui seul avoir les mérites d’une œuvre quelconque sans se faire aider par d’autres personnes. C’est pour moi un agréable devoir de remercier tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont contribué à la réalisation du présent travail. J’adresse ma gratitude :
A l’éternel Dieu tout puissant pour son amour et ses grâces divines ;
A mon superviseur Prof. Dr. Ir Daniel C. CHOUGOUROU, Maître de Conférences en Entomologie et Protection des Végétaux qui a accepté diriger malgré ses multitudes occupations le présent rapport ;
A mon maître de stage Mr Sylvestre GONGOTCHAME, Ingénieur Agronome -Environnementaliste, Master en protection des cultures et de l’environnement pour sa preuve d’amour et de disponibilité durant mes moments de difficultés sur le terrain ;
A Mr Gabriel OGOUNIYIN Directeur Exécutif de l’ONG LDLD pour avoir accepté à ce que je fasse mon stage de recherche dans sa structure et pour tout son accompagnement ;
A tout le personnel de l’ONG LDLD ;
Aux enseignants de l’EPAC et particulièrement ceux du CAP ;
Aux membres du jury ;
Aux camarades de la huitième promotion pour tout leur amour et pour tout leur soutien moral pour la réalisation de ce travail ;
Et à mes frères et sœurs. Que ce travail vous témoigne une fois encore ma persévérance et vous donne le courage à suivre mes pas.
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TABLE DES MATIERES
Page de titre………i
Certification……….ii
Dédicaces……….iii
Remerciements……….…....iv
Table des matières………...v
Liste des tableaux………..………..vi
Liste des figures……….…vi
Résumé………...……..vii
Abstact……….….….viii
Sigles et abréviations………...ix
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION………01
1.1 Contexte et justification..………..………..……….……...01
1.2 Problématique………..………....02
1.3 Objectifs de recherche……….………...03
1.4 Hypothèses de recherche………...04
CHAPITRE 2 : MILIEU D’ETUDE………. ..………...05
2-1 CADRE DE L’ETUDE………..…05
2-2 SITUATION ET ORGANISATION ADMINISTRATIVE DE LA COMMUNE DE DASSA-ZOUME………05
2-2-1 Situation géographique de la commune………...05
2-2-2 Organisation administrative de la commune………...…07
2-3 PEUPLEMENT ET ORGANISATION SOCIALE DE LA COMMUNE DE DASSA-ZOUME………08
2-3-1 Peuplement………..………....08
2-4 MILIEU PHYSIQUE DE LA COMMUNE DE DASSA-ZOUME………..09
2-4-1 Relief et nature des sols de la commune……….……….………..09
2-4-2 Climat et hydrographie de la commune………...…………10
2-4-3 Végétation de la commune……….………....11
2-5 AGRICULTURE, ELEVAGE ET LA PECHE………....12
2-6 DYNAMIQUES DEMOGRAPHIQUES DE LA COMMUNE DE DASSA-ZOUME……….………....14
2-6-1 Effectif et structure de la population………...14
2-6-2 Répartition de la population par arrondissement et tendances d’évolution……..……….15
CHAPITRE 3 : METHODOLIQUE……….……….16
3-1 MATERIEL………16
3-2 METHODE DE COLLECTE DES DONNEES………...………...16
3-2-1 Recherche documentaire……….16
3-2-2 Enquête proprement dite………..………....17
3-2-2-1 Echantillonnage………...………..17
3-2-2-2 Caractéristiques des enquêtés………..18
3-2-3 Observation………..………19
3-2-4 Enquête par entretien individuel………..……….19
3-2-5 Evaluation des pertes post-récolte……….……….………19
3-2-6 Dépouillement et analyse des données………21
CHAPITRE 4 : ANALYSE ET EXAMEN DE LA PROBLEMATIQUE……….…………....22
CHAPITRE 5 : RESULTATS ET DISCUSSION ………...24
5-1 CAUSES DES PERTES POST-RECOLTES DANS LA CONSERVATION DUMAÏS………….24
5-2 PRATIQUES UTILISEES PAR LES PRODUCTEURS ET COMMERÇANTES….……….……..26
5-2-1 Les produits chimiques……….……….………28
5-2-2 Les substances végétales………28
5-2-3 Le séchage solaire………...30
5-3 LES TECHNOLOGIES DE CONSERVATION UTILISEES PAR LES PRODUCTEURS ET LES COMMERÇANTS………..….…30
vi
5-3-1 Le sac de jute……….…….………33
5-3-2 Le grenier en terre traditionnel………..………....34
5-3-3 Le grenier en paille………..………35
5-6 EVALUATION DES PERTES POST-RECOLTES DANS LA CONSERVATION………....36
5-7 APPROCHE DE SOLUTIONS POUR REDUIRE LES PERTES POST-RECOLTES DANS LA CONSERVATION DU MAÏS………..37
DISCUSSION……….……….39
CONCLUSION………41
SUGGESTION………...……….42
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES………43
ANNEXE……….44
Liste des tableaux Tableau 1 : Production agricole de la commune de 2005 à 2010……….………..13
Tableau 2 : Répartition de la population par arrondissement et tendances d’évolution………..……15
Tableau 3 : Répartition des ménages, des producteurs et des commerçantes selon l’approche genre à enquêter par village……….………...………18
Listes des figures Figure 1 : Localisation de la commune………....06
Figure 2 : Situation administrative de la commune………...07
Figure 3 : Répartition de la population communale par tranche d’âges………..……….15
Figure 4 : Diagramme montrant les causes des pertes post-récoltes dans l’arrondissement de Gbaffo………...………...27
Figure 5 : Diagramme montrant les pratiques ou les méthodes utilisées pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo………...………...………27
Figure 6 : Diagramme montrant les technologies ou structures de conservation utilisées par les producteurs et les commerçantes dans l’arrondissement de Gbaffo……….…31
Liste des photos Photo 1 : Sacs de jute contenant du maïs égrené……….33
Photo 2 : Grenier en terre traditionnel contenant du maïs égrené………..34
Photo 3 : Grenier en paille contenant du maïs en spaths……….35
Liste des annexes Annexe 1 : Fiche d’enquête………..……….45
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RESUME
La conservation post-récolte du maïs demeure un problème majeur dans la commune de Dassa-Zoumé. Une étude visant à améliorer la conservation du maïs au niveau des petits producteurs dans les villages de la commune de Dassa-Zoumé a été réalisée. Cette étude a permis de connaitre l’identité des enquêtés ; d’identifier les causes des pertes post- récoltes pendant la conservation du maïs et d’identifier les pratiques utilisées par les enquêtés pour la conservation du maïs. Les résultats de cette étude montrent que la majorité des producteurs et commerçantes conservent leurs maïs dans les sacs de jutes. De l’avis des producteurs et commerçantes, la conservation du maïs en spath dans les greniers en paille avant leur égrenage serait la pratique ou la méthode la mieux propice pour réduire les pertes post-récolte. L’usage des produits chimiques est la méthode la plus utilisée pour la conservation du maïs.100% des producteurs et commerçantes ont énoncés avec précision que la majorité des pertes post-récoltes sont imputables aux insectes et à l’humidité. Sitophilus zeamaïs et Prostephanus truncatus sont les espèces les plus abondantes qui causent beaucoup plus de pertes post- récoltes pendant la conservation du maïs.
Mots clés : Conservation du maïs, pertes post-récoltes, insectes ravageurs, structures de stockage, Dassa-Zoumé, Bénin
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ABSTRACT
The preservation post-collects some corn remain a major problem in the municipality of Dassa-Zoumé. A study to improve the preservation of the corn at the level of the small producers in the villages of the municipality of Dassa-Zoumé was realized. This study has allowed to know the identity of the investigated; to identify the causes of the losses post-harvests during the preservation of the corn and to identify the practices used by the investigated for the preservation of the corn. The results of this study show that the majority of the producers and the storekeepers keep their corns in the bags of jutes. In the opinion of the producers and the storekeepers, the preservation of the corn in spar in the straw attics before their shelling would be the practice or the best convenient method to reduce the losses post- collects. The use of chemicals is the method the most used for the preservation of corns 100 % of the producers and the storekeepers expressed exactly that the majority of the losses post-harvests are chargeable in insects and in humidity. Sitophilus zeamaïs and Prostephanus truncatus is the most plentiful species which cause many more losses post- harvests during the preservation of the corn.
Keywords: preservation of the corn, the losses post-harvests, pests, structures of storage, Dassa-Zoumé, Benin
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Sigles et abréviations
AGVSAN:Analyse Globale de la Vulnérabilité, de la Sécurité Alimentaire et de la Nutrition
CAP: Centre Autonome de Perfectionnement
E : Echantillon
EPAC: Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi
FAO : Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation
Ha: Hectare
INSAE: Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique
Kcal: Kilocalorie
Km : Kilomètre
Km2 : Kilomètre Carré
LDLD: Levier pour le Développement Local Durable
m : Mètre
mm : Millimètre
N: Nombre de ménages concernés
ONG : Organisation Non Gouvernementale
PADSA: Programme d’Appui au Développement du Secteur Agricole
PAM : Programme Alimentaire Mondial
PDC : Plan de Développement Communal
RGPH: Recensement Général de la Population et de l’Habitation
S : Superficie
S: Taux d’échantillon
SA : Sciences Agricoles
SCDA : Secteur Communal pour le Développement Agricole
% : Pourcentage
°C : Degré Celsius
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION
1.1. Contexte et justification
Les efforts consentis au cours de la production peuvent être annulés sans un système adéquat de conservation (Genest et al., 1990). En effet, la conservation est strictement obligatoire, et est le seul moyen d'assurer le lien entre la récolte intervenant une fois ou deux en fonction de la zone agro-écologique dans une année et la consommation qui reste permanente.
Ces besoins alimentaires en conservation augmentent aujourd'hui et continueront à progresser en rapport avec l’évolution de la pression démographique dans la plupart des pays, en particulier ceux en voie de développement (Delobel et Tran, 1993). Ces récoltes, conservées en général dans des conditions inadéquates, sont attaquées par des insectes, des rongeurs et des moisissures qui varient en fonction des cultures.
Plusieurs causes sont attribuées à cette insécurité alimentaire dont les plus importantes tiennent essentiellement aux aléas climatiques, à la pauvreté galopante des ménages, à la pression démographique, à l’instabilité politique de certains pays, à l’appauvrissement des sols, au taux de croissance de la production agricole qui est inférieur au taux de croissance de la population. Tout cela entraine un déficit alimentaire et des pertes post- récoltes dans la conservation des produits agricoles.
La cause majeure des pertes dans la conservation est attribuée aux insectes (44%) (Foua-bi, 1989;Genest et al.,1990). Dans les stocks, les insectes peuvent entraîner des dégâts très importants en consommant l'albumen et parfois le germe des grains, en dépréciant les produits par leurs déchets, déjections ou sécrétions, en détériorant les sacs (Appert, 1985).
Enfin, par les déchets qu'ils produisent dans les grains (farine);
l'échauffement et le dégagement de vapeur d'eau qu'ils occasionnent par
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leur respiration, les insectes tendent à créer un milieu favorable au développement des micro-organismes (Cruz et al., 1988).
Les dégâts contribuent à réduire les revenus des producteurs, la flambée des prix du maïs sur le marché et l’insécurité alimentaire. La non adoption des technologies améliorées ou traditionnelles de conservation, la non prise en compte des pertes post-récolte comme l’un des problèmes liés à l’agriculture et l’inadaptation des structures traditionnelles de stockage seraient les causes principales de ces pertes post-récolte dans la conservation du maïs.
C’est pour cette raison que la rédaction du présent rapport est faite pour répondre à l’un des problèmes les plus courants du monde rural qu’est les pertes post-récoltes que les producteurs enregistrent dans la conservation du maïs dans l’arrondissement de Gbaffo (Commune de Dassa-Zoumé).
1.2. Problématique
Les rapports de la commission de l’Union Africaine sur la sécurité alimentaire (2005) indiquent que la production agricole de l’Afrique doit augmenter d’au moins 4 à 6 pour cent par an pendant un certain nombre d’années pour pouvoir répondre aux besoins de la population qui doit passer de 0,9 milliards en 2005 à 1,26 milliards de personne en 2020 (KOLEGBE et HOUESSOU, 2010).
L’Afrique de l’ouest n'est pas en dehors de cette situation. Ainsi, pour atteindre l'autosuffisance alimentaire, priorité a été donnée à l'augmentation de la production vivrière.
Les céréales, en particulier le mil, le maïs et le sorgho constituent les aliments de base des populations en Afrique de l’Ouest (Kodjo, 1989;
Fofana et Mbaye, 1990; Neethirajan et al., 2007). Elles représentent plus de 50% de la consommation alimentaire des pays en voie de développement
(FAO, 2007) et jouent un rôle alimentaire considérable en raison de leur forte valeur énergétique : 330 à 385 kcal/100 g (Favier, 1989).
Au Bénin, le maïs occupe 78% de la production céréalière (BADAROU et DJOGBENOU2011). Il est la céréale la plus produite et occupe une place très importante dans l’économie, dans l’alimentation humaine et animale. Il est l’aliment de base de la population Béninoise et concourt pour beaucoup à la sécurité alimentaire. Mais malgré cette place prépondérante que le maïs occupe dans la production agricole nationale, force est de constater qu’il existe des risques importants d’insécurité alimentaire dans les ménages.
Selon l’Analyse Globale de la Vulnérabilité, de la Sécurité Alimentaire et de la Nutrition (AGVSAN) conduite par le Gouvernement béninois et le Programme Alimentaire Mondial des nations unies (PAM), on estime qu’au niveau national, 972 000 personnes sont en insécurité alimentaire, représentant 12% des ménages (Rapport du gouvernement et le PAM sur la sécurité alimentaire). Ceci est lié à plusieurs facteurs dont les pertes post- récoltes que les producteurs enregistrent dans le processus de conservation du maïs. C’est dans le souci de contribuer à la réduction des pertes post-récoltes dans la conservation du maïs dans l’arrondissement de Gbaffo (Commune de Dassa-Zoumé) que la présente étude sur l’analyse des pertes post-récoltes a été choisie.
1.3. Objectifs de recherche
L’objectif général de cette étude vise à améliorer la conservation du maïs au niveau des petits producteurs dans les villages de la Commune de Dassa- Zoumé.
Spécifiquement il s’agit :
d’identifier les causes des pertes post-récoltes dans la conservation du maïs dans l’arrondissement de Gbaffo (Commune de Dassa- zoumé).
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d’identifier les pratiques utilisées par les producteurs pour la conservation du maïs dans l’arrondissement de Gbaffo (Commune de Dassa-zoumé).
déterminer le niveau des pertes post-récoltes liées aux technologies de conservation du maïs dans l’arrondissement de Gbaffo (Commune de Dassa-zoumé).
de proposer des approches de solutions pour réduire significativement les pertes post-récoltes dans la conservation du maïs.
1.4. Hypothèses de recherche
Les ravageurs constituent une des causes principales des pertes post- récoltes dans la conservation du maïs dans l’arrondissement de Gbaffo.
Les producteurs de maïs utilisent plusieurs pratiques pour la conservation à Gbaffo.
Les pertes post-récoltes varient en fonction des technologies de conservation dans l’arrondissement de Gbaffo.
Il existe au moins une approche pratiquée par les producteurs qui réduit significativement les pertes post-récoltes dans la conservation.
CHAPITRE 2 : MILIEU D’ETUDE
2.1. CADRE DE L’ETUDE
La présente étude a été faite dans l’arrondissement de Gbaffo (commune de Dassa-Zoumé). Il est donc nécessaire de connaître les caractéristiques les plus représentatives de ce milieu.
Aux nombres de celles-ci, il y a la situation géographique et l’organisation administrative, le milieu physique, l’agriculture, l’élevage et la pêche et enfin les dynamiques démographiques.
2.2. SITUATION ET ORGANISANISATION ADMINISTRATIVE DE LA COMMUNE DE DASSA-ZOUME
2.2.1. Situation géographique de la commune
La commune de Dassa-Zoumé est l’une des six communes du département des Collines avec une superficie de 1711km2 représentant 1,52% de la superficie totale du territoire national (PDC 2011-2015). Elle est limitée au Nord par la commune de Glazoué, au Sud par les communes de Zangnanado et de Djidja, à l’Est par les communes de Savè et de Kétou, à l’Ouest par la commune de Savalou. La ville de Dassa- Zoumè, chef-lieu de la commune, est distante de 203 km de Cotonou, capitale économique du bénin et de 210 km de Parakou, la métropole du Nord Bénin (voir figure N°1)
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Figure 1: Localisation de la commune
2.2.2. Organisation administrative de la commune
La commune de Dassa-Zoumé est subdivisée en 10 arrondissements et 68 villages et quartiers de ville et une multitude de hameaux (PDC 2011- 2015). La commune est administrée par le deuxième conseil communal élu et installé en juin 2008 pour un mandat de cinq ans. Il compte 19 conseillers. Le Maire de la commune est assisté de deux adjoints. Les arrondissements sont administrés par un Chef d’Arrondissement qui est obligatoirement un élu et les villages et quartiers par un chef de village ou quartier.
Figure 2: Situation administrative de la commune
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2.3. PEUPLEMENT ET ORGANISATION SOCIALE DE LA COMMUNE DE DASSA-ZOUME
2.3.1. Peuplement
Le site actuel de Dassa-Zoumè appelé« IGBO–IDAATCHA »fut habité depuis le XIVème siècle par les Idaatcha qui sont originaires de Ilé. Ils étaient les premiers occupants de la Commune et habitaient au sommet des collines pour échapper aux guerriers de Danhomè. Aujourd’hui, ils s’établissent volontiers dans la plaine et forment la majorité des habitants de Dassa-Zoumè.
Ils ont été rejoints par les Mahi qui sont d’anciens pêcheurs de l’actuel département de l’Ouémé, de la région de Dovi (enfants des filets) de source Adja Fon. Ils émigrèrent vers le Nord pour atteindre la région de Dassa-Zoumè probablement au cours de la première moitié du XVIème siècle et se fixèrent sur la rive droite de l’Ouémé.
En somme, le peuplement de Dassa-Zoumè présente quelques originalités. En effet, les populations de toute la région (Savè,Dassa et Tchetti) forment trois royaumes, traqués et menacés de toute part par les puissants royaumes d’Oyo, d’Abomey et souffrent de l’hégémonie du royaume Bariba au nord.
Soumises sans cesse à des velléités guerrières, ces populations vivaient dans une insécurité permanente. Elles fuyaient les pleines pour s’installer, jadis au pied ou au sommet des collines. Dassa-Zoumè est donc un site de refuge, un site sécurisant. Les collines jouant le rôle de tours de contrôle. Le peuplement de Dassa- Zoumè est donc l’aboutissement d’un long processus socio-historique qui a conduit les différents groupes ethniques dans leur terroir actuel.
2.4. LE MILIEU PHYSIQUE DE LA COMMUNE DE DASSA-ZOUME 2.4.1. Relief et nature des sols de la commune
La commune de Dassa présente un relief très accidenté caractérisé par une série de collines dénudées dont la dénivellation moyenne est de 200 m. On y distingue aussi des inselbergs, une série de croupes de petites dépressions allongées, légèrement inclinées vers le sud. La forme des collines varie d’un endroit à un autre. A Miniffi, l’inselberg est massif, ses parois sont intactes avec des dénivellations de 100 m. Par contre àTré, les collines sont plus hétérogènes, composées de boules et de replis. Quelques sommets isolés se dressent sur la surface dont ceux de Loulè, Ouissi et Lèma. Ces morceaux cristallins se présentent parfois sous forme de pic. On en rencontre encore à Igbo Idaasha et dans les villages de Kèrè, Itagui et Itéré.
Parfois, ils ont les sommets arrondis ou étalés et sont recouverts de végétation par endroit.
Le point culminant dans la commune se situe au niveau du village Tangbé sur le chaînon granitique (465 m). Les flans des inselbergs sont de fortes pentes (40 à 80%) et leurs contre bas sont jonchés de gros blocs éboulés (PDC 2011-2015).
Cette région repose en totalité sur un vieux socle cristallin d’âge antéprécambrien appelé DAHOMEEN, constitué de roches grenues plus ou moins métamorphosées, que l’on peut regrouper en cinq types principaux : -les granites qui apparaissent dans le paysage sous forme de dômes ou de collines arrondies. Ils sont sans litage, ni orientation;
-les gneiss, qui sont à litage régulier et fin renferment essentiellement des biotites et des quartzs, parfois des amphiboles. Ils sont abondants aux abords de la vallée de l’Ouémé;
-les granitos gneiss, à composition sensiblement identique à celle des granites, ils se rencontrent dans les zones d’embréchites au voisinage des batholites de granite;
-Les embréchites, qui sont les roches les plus répandues. Elles émergent
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parfois en inselbergs très élevés (collines) ;
-Les quartzites : ce sont des roches essentiellement quartziteuses avec une faible proportion de muscovites. Elles émergent dans le paysage, en chaînons à bords abrupts.
Les sols Idaasha sont d’une extrême variété et donnent lieu à des choix de cultures et à la diversité des moyens utilisés pour leur mise en valeur. Ainsi, on remarque aux endroits dominés par des collines, des sols minéraux peu fertiles aux cultures. A Fita, Gbowèlè et Dassa, on note la présence des affleurements rocheux favorisant l’installation des sols minéraux bruts inaptes à l’agriculture . Tout autour des collines, les glacis sont recouverts de sols ferrugineux qui comportent deux sous-groupes:
-les sols ferrugineux tropicaux à concrétion sur embréchites sont d’une fertilité moyenne et favorable à l’agriculture;
-les sols ferrugineux tropicaux sans concrétion sur embréchites et sur granite alcalin à biotite. Ce sont des sols appauvris donc sans atouts pour une bonne productivité agricole;
Les sols ferrugineux tropicaux sont les plus étendus dans la commune. Il y a aussi des sols hydromorphes et les vertisols qui occupent les vallées des fleuves, des collines et des rivières. On en trouve également dans les forêts (cas de la forêt sacrée de Igbo Idaasha). Ces sols occupent aussi des surfaces importantes à cause de la configuration du milieu.
2.4.2. Climat et hydrographie de la commune
Le climat est de type subéquatorial soumis à l’influence du domaine sud soudanien. Il est caractérisé par deux saisons dans l’année: une saison sèche (de Novembre à Mars) et une saison pluvieuse (d’Avril à Octobre). La saison des pluies dure 8 mois environ. La répartition des pluies est assez régulière avec un maximum enregistré généralement en juillet. La pluviométrie moyenne annuelle oscille autour de 1 100 mm. Cette pluviométrie est parfois accentuée par le micro climat qui y règne (PDC 2011-2015).
Les variations de températures sont relativement élevées. Les températures extrêmes montent parfois jusqu’à 38°C. Les faibles températures sont souvent observées pendant la nuit en période d’harmatan (Décembre Janvier). La période la plus chaude se situe entre les mois de février et de mars. Les écarts thermiques varient de 11°C à 13°C. Les vents réguliers se répartissent selon les saisons. Pendant la période de la saison sèche (novembre à mars), notamment en décembre et janvier, prédomine le régime des alizés et surtout de l’harmatan. Pendant la saison des pluies, de mars à octobre, les vents dominants en provenance du Sud et du Sud-ouest sont les plus fréquents. On note le passage de l’alizé maritime où la mousson qui coïncide avec la saison des pluies. L’influence des masses d’air continental, se traduit en décembre et janvier par une baisse de l’humidité relative (harmatan) ainsi que par de fortes amplitudes thermiques à l’échelle de la journée.
La commune de Dassa-Zoumé a un réseau hydrographique plus ou moins fourni, relativement dense composé de petits courants d’eau. Le régime hydrographique est régulier avec des étiages assez prononcés et des crues d’Août à Octobre. Outre l’Ouémé le plus grand fleuve du pays qui constitue la limite Est de la commune de Dassa, elle est drainée par des cours d’eau à régime saisonnier. Ils sont des affluents ou des sous affluents du fleuve Ouémé et du Zou. On a Okrou qui fait frontière avec Savalou, Kossi au nord–
est, Loto et Etéwi qui arrosent l’intérieur de la commune. Ils sont alimentés par les eaux de pluie.
2.4.3. Végétation de la commune
Le type de climat en combinaison avec les conditions pédologiques et hydrographiques favorise la mise en place d’une végétation naturelle. La pénéplaine est couverte par une savane arborée et arbustive coupée de forêts denses décidues et semi décidues et quelques galeries forestières le long des cours d’eaux.
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Les principales essences recensées dans le milieu sont: Adansonia digitata (baobab), Parkia biglobosa (néré), Anogeisus leiocarpus (hilihon en Fon), Daniellia oliveri (copalier africain), Prosopus africana (Prosopis) Pterocarpus erinaceus (Santal), Vitex doniana (prunier noir ou fontin en Fon). Il existe quelques unités végétales qui bénéficient d’une protection législative ou traditionnelle (forêt classée du chaînon de Dassa-Zoumé).
2.5. AGRICULTURE, ELEVAGE ET PECHE
La production agricole dans la commune de Dassa-Zoumé est dominée par les cultures vivrières (céréales et tubercules) et les cultures de rente (anacarde, arachide, etc.). L’agriculture constitue la principale source de revenus pour la majeure partie de la population. Elle occupe environ 70% de la population active. En termes de potentialités, la commune dispose d’une importante superficie de terres cultivables (environ 128,519 ha) et de bas- fonds aménageables estimée à 1000 ha. Le bilan hydrique et la texture des sols sont favorables à l’agriculture (PDC 2011-2015).
En outre, la position géographique du chef-lieu facilite l’écoulement d’une part importante de la production agricole locale.
L’agriculture est traditionnelle, extensive et caractérisée par de faibles rendements. Les outils largement utilisés sont rudimentaires avec une timide introduction ces dernières années d’engins agricoles. Les techniques culturales pratiquées sont la culture itinérante sur brûlis, l’assolement, la jachère et la rotation. Les zones de grosse production sont: Miniffi, Akoba, Kpakpa Agbagoulè, Akoffodjoulé, Soclogbo et Paouignan. Le tableau I nous présente la production agricole de la commune pendant cinq (05) ans de 2005 à 2010.
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Tableau I : Production agricole de la commune de Dassa de 2005 à 2010
Année 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010
Spéculation S R P S R P S R P S R P S R P
Maïs 8245 1225 10100,1 7398 1230 9099,5 8838 956 8449,13 14073 1300 18294,9 17219 896 15428,2 Sorgho 316 900 284,4 350 900 315 308,5 1000 308,5 340 950 323 301 586 176,386 Riz 310 2500 775 600 2000 1200 409 3000 1227 1250 2300 2875 2206 2510 5537,06 Manioc 3502 11000 38522 4000 11500 46000 3724 11750 43757 4488 11500 51612 4552 18185 82778,1 Igname 2200 6000 13200 1500 7500 11250 2630 900 2367 1200 7000 8400 1115 11495 12816,9 Niébé 2797 1005 2810,99 3000 1000 3000 3424 850 2910,4 3927 1100 4319,7 4209 844 3552,4 Soja 6445 850 5478,25 1025 1100 1127,5 6536 750 4902 1122 800 897,6 13226 1026 13569,9 Voandzou 656 700 459,2 500 600 300 849 900 764,1 580 650 377 623 665 414,295 Pois
d’angole 260 700 182 250 650 162,5 375 750 281,25 350 500 175 298 1433 427,034 Dohi 193 700 135,1 190 700 133 234 725 169,65 250 600 150 289 640 184,96 Tomate 157 4000 628 160 3500 560 151 4000 604 145 3100 449,5 139 3858 536,262 Piment 374 1100 411,4 350 1000 350 420 1000 420 446 1000 446 202 558 112,716 Gombo 105 3000 315 100 2700 270 210 3000 630 125 2500 312,5 135 3126 422,01 Goussi 242 900 217,8 250 800 200 233 925 215,525 184 850 156,4 107 607 64,949 Arachide 3742 987 3693,35 4200 850 3570 2468 862 2127,42 6572 900 5914,8 5120 1061 5432,32 Coton 260 996 258,96 2655 1179 3128,9 5625 560,3 3151,91 735 433,6 318,696 175 1250 218,75 S= SUPERFICIE
R= RENDEMENT P= PRODUCTION
Source : SCDA Dassa-zoumé, 2011
2.6. DYNAMIQUES DEMOGRAPHIQUES DE LA COMMUNE DE DASSA- ZOUME
2.6.1. Effectif et structure de la population
Selon les résultats du RGPH3 réalisé en 2002, la population de la commune de Dassa est de 93967 habitants. Cette population est très inégalement répartie. Ainsi les arrondissements de Paouignan, DassaII, Soclogbo, DassaI et Kèrè avec respectivement 29,1%; 15,6%; 13,1%; 8,9% et 8,3% de la population sont les plus peuplés de la commune.
La population féminine est de 48777 (51,91%) et la population masculine de 45190 (48,09%). La population de la commune est largement rurale avec un taux de74, 45%.
Sur la base de la projection effectuée avec un taux d’accroissement de 3,90%, cette population serait en 2009 théoriquement de 112909 habitants.
Figure 3 : Répartition de la population communale par tranche d’âges Source: INSAE, Mai 2004
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2.6.2. Répartition de la population par arrondissement et tendances d’évolution
Le tableau II présente les projections de la répartition et les tendances d’évolution de la population au niveau de chaque arrondissement de la
commune de Dassa-zoumé en l’an 2025.
Tableau II: Répartition de la population de la commune de Dassa- zoumé par arrondissement et tendances d’évolution jusqu’en 2025
Source: INSAE, Mai 2004
Arrondissement RGPH3 2002
Taux d'accroissement
2007 2012 2017 2022 2025
Akoffodjoulé 4 437 4,38 5 131 5 837 6 543 7 251 7 675
Gbaffo 3 654 0,69 4 226 4 807 5 388 5 972 6 321
Kèrè 7 841 2,66 9 068 10 315 11 562 12 814 13 564
Kpingni 6 677 5,28 7 722 8 784 9 846 10 912 11 550
Lèma 3 758 3,76 4 346 4 944 5 542 6 142 6 501
Paouignan 27 351 4,23 31 631 35 981 40 331 44 699 47 313
Soclogbo 12 278 5,25 14 199 16 152 18 105 20 066 21 239
Tré 4 903 2,19 5 670 6 450 7 230 8 013 8 481
Dassa I 8 401 2,83 9 716 11 052 12 388 13 730 14 532
Dassa II 14 667 4,54 16 962 19 295 19 295 23 970 25 372
CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE
3.1. Matériel
Plusieurs outils ont été utilisés pour la collecte des données sur le terrain.
Il s’agit :
- La carte administrative de la commune de Dassa-Zoumé - Un appareil photo
- Des fiches d’enquête
- Une moto pour le déplacement sur le terrain
- Et autre accessoires tels que : des stylos à bille, du crayon, de la gomme, un bloc-notes et un sac au dos
3.2. Méthode de collecte des données
Cette partie a été divisée en plusieurs phases pour pouvoir atteindre les objectifs spécifiques cités ci-dessus. Il s’agit de :
la recherche documentaire
une enquête proprement dite, a été effectuée en deux étapes.
La première étape a été une observation (exploration) sur le terrain et la seconde étape, une enquête par entretien individuel. Des fiches d’enquêtes individuelles ont été conçues à cet effet pour collecter sur le terrain les données socio-agronomiques auprès des producteurs et commerçantes de maïs.
3.2.1. Recherche documentaire
Plusieurs recherches documentaires ont été effectuées dans les centres de documentation et les bibliothèques.
Il s’agit de la bibliothèque de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), bibliothèque de l’ONG Levier pour le Développement Local
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Durable (LDLD), au centre de documentation de la Mairie de Dassa- Zoumé, au Secteur Communal pour le Développement Agricole (SCDA) de Dassa-Zoumé et enfin les mémoires et les thèses publiés sur l’internet.
3.2.2. L’enquête proprement dite 3.2.2.1. Echantillonnage
L’échantillonnage a été constitué sur la base de l’effectif total des ménages agricoles de l’arrondissement. Un choix raisonné sera fait pour collecter des données sur les pertes post-récoltes dans la conservation du maïs.
A cet effet, les données du troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitation de 2002 (RGPH3) ont servi de base pour sélectionner les ménages à enquêter.
Selon le RGPH3, le nombre de ménages agricoles de l’arrondissement de GBAFFO est de 641, ainsi au total 15% des ménages agricoles ont été sélectionnés pour l’enquête. Mais compte tenu du fait que l’enquête a été menée en saison sèche, période où la plupart des producteurs et commerçantes sont mobiles ; 100 ménages agricoles ont été sélectionnés pour pouvoir respecter la taille de l’échantillon.
Tableau III : Répartition des ménages agricoles, des producteurs et des commerçantes selon l’approche genre à enquêter par village
Villages Nombre de ménages agricoles
Nombre de ménages
Nombre de producteurs
de maïs
Nombre de productrices
de maïs
Nombre de commerçantes
de maïs
AWAYA 124 19 10 05 04
DOVI-SOME 79 12 05 04 03
GBAFFO 326 49 20 15 14
GNONKPINGNON 112 17 07 06 04
Source : RGPH3, 2002
3.2.2.2. Caractéristiques des enquêtés
Les personnes enquêtées sont les petits producteurs et les commerçantes de l’arrondissement de Gbaffo
L’âge moyen est de 35 ans
L’expérience moyenne est de 10 ans
Les principales cultures produites sont : le maïs, le coton, le soja, l’igname et l’arachide
Le nombre de personnes enquêtés au total est : 97 personnes
Le pourcentage des femmes enquêtées au total est de 57% dont 31% de femmes productrices de maïs et 26% de femmes
commerçantes de maïs
Il convient de souligner que les hommes sont plus nombreux dans la production du maïs que les femmes. Par contre le commerce du maïs est
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pratiqué exclusivement par les femmes. Ceci explique les différents chiffres dans la répartition des ménages enquêtés.
3.2.3. L'observation
Elle a permis d'avoir un aperçu et une idée générale sur l'état des pertes post- récoltes dans la conservation du maïs dans l’arrondissement. Les visites effectuées ont permis : d'observer les différentes structures et technologies utilisées par les producteurs et les commerçantes pour conserver le maïs ; le cadre dans lequel les producteurs et les commerçantes conservent le maïs ; comment les producteurs et les commerçantes prennent soin du maïs pendant la conservation ; d’appréhender les problèmes auxquels les producteurs et les commerçantes sont confrontés lors de la conservation du maïs ; de voir si les producteurs et les commerçantes prennent en compte les pertes post- récoltes comme l’un des problèmes auquel l’agriculture est confrontée.
3.2.4. L'enquête par entretien individuel
L’enquête a été menée sur le terrain pour la collecte des données socio-agronomiques. Des fiches d’enquêtes ont été conçues à cet effet pour collecter les données au niveau de chaque producteur et commerçante de maïs.
Ces entretiens ont fourni un maximum d'informations. Ils ont eu le plus souvent lieu en présence de l’enquêté à l'aide d'une fiche d’enquête.
3.2.5. Evaluation des pertes post-récoltes dans la conservation du maïs
Pour évaluer les pertes post-récoltes dans la conservation du maïs, une enquête a été menée auprès des producteurs et commerçantes de maïs de la manière suivante :
1. Prendre au niveau de chaque producteur et commerçante, quelques poignées de grains du maïs à différents endroits (par exemple, en haut, au milieu et en bas du sac ou du tas ou…etc.) et placer dans un sac en plastique propre jusqu’à ce qu’on ait 1 Kg de grains.
2. De l’échantillon de 1Kg prélevé au niveau de chaque producteur et commerçante, prendre 200 grains et dénombré combien sont attaqués par des insectes ravageurs (trous dans les grains) ou des champignons/moisissures, etc. (si le grain est simplement brisé, il n’est pas considéré comme affecté). Ce simple dénombrement montre comment le produit est affecté et puis on le note.
3. Remettre les 200 grains dans l’échantillon de 1Kg. Ensuite, demandez à quelqu’un parmi les membres du ménage (et non les enquêtés) pour trier de l’échantillon de 1 Kg de la même manière qu’ils le font
habituellement avant de préparer un repas, c'est-à-dire en gardant les grains qui seront pour la consommation.
4. Après le tri réalisé par le producteur ou la commerçante, les grains non écartés pour la consommation sont pesés et notés.
De ce qui précède, les pertes enregistrées par les producteurs et les commerçantes dans l’arrondissement de Gbaffo ont été évaluées par l’application de la formule suivante :
Si 1000g d’échantillon de maïs 14 g de maïs affectés en moyenne 986g d’échantillon de maïs non affectés Perte en (%)
P=
𝑸𝒖𝒂𝒏𝒕𝒊𝒕é𝒅′é𝒄𝒉𝒂𝒏𝒕𝒊𝒍𝒍𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒎𝒂ï𝒔 𝒏𝒐𝒏 𝒂𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕é𝒔 𝑿 𝑸𝒖𝒂𝒏𝒕𝒊𝒕é 𝒅𝒆𝒎𝒂ï𝒔 𝒂𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕é𝒔 𝒆𝒏 𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆 𝑸𝒖𝒂𝒏𝒕𝒊𝒕é 𝒅′é𝒄𝒉𝒂𝒏𝒕𝒊𝒍𝒍𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒎𝒂ï𝒔 𝒑𝒓é𝒍𝒆𝒗é21
3.2.6. Dépouillement et analyse des données
Un dépouillement manuel des fiches d’enquête suivi de la codification des informations recueillies sur le terrain a été effectué. Ces données sont ensuite saisies intégrées dans l’ordinateur et traitées. Les logiciels Excel et Word ont été utilisés à cet effet. L’analyse des contenus de ces données s’est fait en liaison avec les hypothèses de départ. De même les différentes notes prises lors des observations ont fait l’objet de comparaison, d’appréciation et de synthèse. Cela a permis d’avoir les pourcentages, les graphiques, les statistiques en ce qui concerne l’évaluation des niveaux des pertes post-récoltes liées aux technologies de conservation, les causes de ces pertes et les pratiques utilisées par les producteurs pour conserver le maïs.
CHAPITRE 4 : ANALYSE ET EXAMEN DE LA PROBLEMATIQUE
Dans la conservation du maïs, les pertes post-récoltes constituent un véritable problème pour les producteurs et commerçantes de l’arrondissement de Gbaffo. Une enquête réalisée sur le terrain a permis de confirmer que 100% des producteurs et commerçantes de maïs enregistrent des pertes pendant la conservation du maïs. Ces pertes varient en fonction de :
o de l’enquêté (le producteur ou la commerçante de maïs) ; o de l’année (campagne agricole) ;
o des technologies de conservation utilisées ; o des causes de l’attaque ou de l’infestation ;
o des pratiques/méthodes de conservation utilisées ;
o des mesures pré et post-récoltes prises par le producteur ou la commerçante du maïs.
Les pertes enregistrées constituent l’une des principales causes de l’insécurité alimentaire.
Elles contribuent à l’insécurité alimentaire en créant :
Un déficit entre l’offre et la demande de maïs entrainant du coup la flambée de prix du maïs sur le marché ;
Une rareté du maïs parce que la production étant inférieure à la consommation à causes des pertes ne permettant plus la satisfaction des besoins alimentaires en maïs des ménages en particulier et de la population en général facilitant ainsi la subsistance des poches d’insécurité alimentaire ;
Un état défectueux des grains de maïs suite aux diverses attaques et infestations rendant le maïs impropre à la consommation du fait
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des blessures physiques, de la mauvaises odeur et de l’altération des caractéristiques physico-chimiques du maïs.
CHAPITRE 5 : RESULTATS ET DISCUSSION
Les résultats obtenus sur le terrain ont été possible grâce aux observations et entretiens faites au niveau des producteurs et commerçantes de maïs, de l’arrondissement de Gbaffo suite à un échantillonnage représentatif fait au préalable.
5.1. Causes des pertes post-récoltes dans la conservation du maïs Une fois le maïs récolté du champ ou acheté et conservé, plusieurs causes créent des dégâts entrainant ainsi des pertes aux producteurs et aux commerçantes. Aux nombres de ces causes nous avons :
Les causes biotiques
Les causes abiotiques
Les causes dues à l’inadéquation des technologies de conservation
Les causes dues au manque d’informations sur les mesures préventives avant la récolte
Les causes dues au manque de formations sur les mesures préventives avant la conservation
Les causes dues au manque de technologies de conservation
Le diagramme ci-dessous illustre mieux la contribution de chaque cause précité aux pertes post-récolte dans l’arrondissement de Gbaffo.
25
La figure montre que :
24% des personnes enquêtées attribuent les causes des pertes post- récoltes aux facteurs biotiques dans l’arrondissement de Gbaffo
23% des personnes enquêtées attribuent les causes des pertes post- récoltes aux facteurs abiotiques dans l’arrondissement de Gbaffo
22% des personnes enquêtées attribuent les causes des pertes post- récoltes aux facteurs dus à l’inadéquation des technologies de conservation dans l’arrondissement de Gbaffo
24%
23%
22%
17%
14% 0%
Figure 4: Diagramme montrant les causes des pertes post-récoltes dans l'arrondissement de Gbaffo
BIOTIQUES
ABIOTIQUES
INADEQUATION DES TECHNOLOGIES DE CONSERVATION
MANQUE D'INFORMATIONS SUR LES MESURES PREVENTIVES AVANT LA RECOLTE
MANQUE DE FORMATIONS SUR LES MESURES PREVENTIVES AVANT LA CONSERVATION
MANQUES DE TECHNOLOGIES DE CONSERVATION
17% des personnes enquêtées attribuent les causes des pertes post- récoltes aux facteurs dus au manque d’informations sur les mesures préventives avant la récolte du maïs dans l’arrondissement de Gbaffo 14% des personnes enquêtées attribuent les causes des pertes post- récoltes aux facteurs dus au manque de formations sur les mesures préventives avant la conservation du maïs dans l’arrondissement de Gbaffo.
0% des personnes enquêtées attribuent les causes des pertes post- récoltes aux facteurs dus au manque de technologies de conservation l’arrondissement de Gbaffo.
Mais Il est à préciser que le secteur ou le pourcentage occupé par cette technologie ne se figure pas sur le diagramme parce qu’elle est une réalité absolue dans l’arrondissement de Gbaffo.
5.2. Les pratiques ou méthodes utilisées par les producteurs et commerçantes pour conserver le maïs
Pour conserver le maïs, les producteurs et commerçantes de Gbaffo utilisent plusieurs pratiques et méthodes. Comme pratiques utilisées nous avons :
L’utilisation du sofagrain
L’utilisation de l’Actelic super
L’utilisation des feuilles de neem fraîches ou séchées
L’utilisation de piment sec
Le séchage au soleil
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Le diagramme ci- dessous illustre mieux la proportion occupée par chaque pratique ou méthode utilisée par les producteurs et commerçantes pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo.
La figure montre que :
44% des personnes enquêtées sèchent le maïs au soleil pour le conserver dans l’arrondissement de Gbaffo
41% des personnes enquêtées utilisent les produits chimiques pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo
15% des personnes enquêtées utilisent les substances végétales pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo
44%
41%
15%
Figure 5: Diagramme montrant les pratiques utilisées par les producteurs et commerçantes pour conserver le
maïs dans l'arrondissement de Gbaffo
SECHAGE AU SOLEIL PRODUITS CHIMIQUES SUBSTANCES VEGETALES
5.2.1. Les produits chimiques
Les produits chimiques sont des synthèses de substances chimiques utilisées par l’homme pour protéger les cultures contre les ravageurs et insectes. Plusieurs produits chimiques tels que le sofagrain, l’actellic super et les fumigants sont utilisés pour la conservation du maïs.
Un (01) sachet de sofagrain est additionné et mélangé à 36 kilogramme (kg) ou 03 tchaga (mesure locale) de maïs bien séché.
Un (01) sachet de l’actellic super est aussi additionné et mélangé à 36 kilogramme (kg) ou 03 tchaga (mesure locale) de maïs bien séché.
D’après les enquêtes du terrain, l’actellic super contrôle mieux le grand capucin du maïs Prostéphanus truncatus que le sofagrain à cause de sa toxicité qui tue les œufs, les insectes et de son odeur qui repousse les insectes.
Les fumigants dont le PHOSTOXIN, le MAGTOXIN, le BEXTOXIN, le THOMAXIN sont utilisés par certains producteurs pour conserver de grandes quantités de maïs.
Mais il est à signaler que ces produits chimiques coûtent chers et ne sont pas toujours disponibles quand le producteur ou le commerçant en a besoin. Le surdosage de ces produits chimiques réduit la capacité germinative des graines et crée l’intoxication alimentaire dans les ménages.
5.2.2. Les substances végétales
Les substances végétales sont les dérivées des végétaux dont les feuilles, poudres, fruits ou zestes que les producteurs et les commerçantes utilisent pour conserver le maïs.
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Certains producteurs et commerçantes de l’arrondissement de Gbaffo utilisent les dérivés du plant de neem Azadirachta indica pour conserver le maïs. Ces dérivés sont utilisés de deux manières différentes.
La première méthode ou pratique consiste à utiliser les feuilles fraîches ou sèches de neem que l’on mélange ou que l’on ajoute par couche aux maïs en spaths ou despathés à conserver.
Cette pratique ou méthode est appelée la méthode Sandwich où l’épaisseur de la couche du maïs choisit doit être normalement le double de celle de la feuille de neem.
La deuxième méthode ou pratique consiste à utiliser les graines fraîches de neem que l’on sèche au soleil pendant quelques heures et que l’on pile au mortier. Le produit obtenu après avoir pilé est mélangé au maïs déjà égrené et conservé.
L’intérêt ici est que ces méthodes/pratiques sont naturelles et il n’y a pas réduction de la capacité germinative.
Le piment local communément appelé AGOSSAKPEDO en fon et la variété ELISE sont aussi des substances végétales utilisées par certains producteurs et commerçantes de l’arrondissement de Gbaffo pour
conserver le maïs.
Cette méthode ou pratique est aussi employée de deux manières.
La première méthode ou pratique consiste à chercher du piment sec et le mélangé au maïs déjà égrené.
La deuxième méthode ou pratique consiste à chercher du piment sec, que l’on pile un peu au mortier et l’on ajoute au maïs qui est en spath par couche.
Cette pratique ou méthode est appelée la méthode Sandwich où l’épaisseur de la couche du maïs en spath choisit doit être normalement le double de celle des grains de piment.
Mais il est à noter que ces pratiques ou méthodes sont en nette
régression. Le surdosage de ces substances végétales, La non maîtrise de la dose ou de la quantité de ces substances végétales à respecter et à appliquer pendant le traitement rendent les grains de maïs impropre à l’alimentation après la cuisson. L’odeur et le gaz du piment sec crée des problèmes respiratoires et empêche certains producteurs et
commerçantes de l’utiliser à cause de la non prise des mesures
préventives par ces derniers avant de commencer le traitement du maïs.
5.2.3. Le séchage
C’est une méthode physique qui est mis en œuvre pour améliorer l’aptitude du maïs pendant la conservation. Il est très important afin de réduire le taux d’humidité du maïs avant leur mis en conservation.
Certains insectes et larves sont détruits par les rayons solaires.
5.3. Les technologies utilisées par les producteurs et commerçantes pour la conservation du maïs
Les principales structures de conservation utilisées par les producteurs et commerçantes sont respectivement :
Le sac de jute
Le grenier en terre traditionnelle
Le grenier en paille
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Le diagramme ci- dessous montre le secteur ou le pourcentage occupé par chaque technologie de conservation utilisée par les producteurs et commerçantes pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo.
Selon la figure,
82% des producteurs et commerçantes utilisent les sacs de jutes pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo
13% des producteurs et commerçantes utilisent les greniers en paille pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo
05% des producteurs et commerçantes utilisent les greniers en terre traditionnels pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo
82%
13% 5%
Figure 6 : Diagramme montrant les technologies de conservation utilisées par les producteurs et commerçantes dans l'arrondissement de GBAFFO
SACS DE JUTES GRENIERS EN PAILLE
GRENIERS EN TERRE TRADITIONNEL
0% des producteurs et commerçantes utilisent les greniers en terre traditionnels améliorés pour conserver le maïs dans l’arrondissement de Gbaffo.
Mais Il est à préciser que le secteur ou le pourcentage occupé par cette structure de conservation ne se figure par sur le diagramme parce qu’elle est une réalité absolue dans l’arrondissement de Gbaffo
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5.3.1. Le sac de jute
Photo 1: Sacs de jute contenant du maïs égrené
Cliché : FAYALO, 2015
Le sac de jute est la technologie de conservation la plus utilisée par les producteurs et commerçantes parce qu’il est disponible sur le marché, moins coûteux, facilement adaptable et maniable. Après avoir despathé, égrené, vanné, trié, et séché au soleil ; les grains de maïs sont traités et versés dans des sacs de jute et protégés dans un endroit adéquat. Il est alors utilisé pour conserver le maïs égrené.
5.3.2. Le grenier en terre traditionnel
Photo 2: Grenier en terre traditionnel contenant du maïs égrené Cliché : FAYALO, 2015
Le grenier en terre traditionnel est une technologie de conservation qui est moins utilisé que le sac de jute par les producteurs et commerçante à cause de son coût de construction élevé, difficile à réaliser, et moins adaptable aux conditions du milieu. C’est une technologie de conservation qui est plus efficace que le sac de jute parce qu’il a une caractéristique d’étanchéité qui lui permet de conserver sur une longue durée. Il est aussi utilisé pour conserver le maïs égrené et les grains sont triés avant leur conservation.
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5.3.3. Le grenier en paille
Photo 3: Grenier en paille contenant du maïs en spaths
Cliché : FAYALO, 2015
C’est un grenier qui est utilisé pour conserver le maïs en spathe tout juste après la récolte du champ. Les producteurs le préfère parce qu’il leur permet de sécher et de conserver le maïs sur une longue période leur permettent ainsi de vaquer à d’autres préoccupations et de vendre le maïs au temps de pénurie pour pouvoir réaliser de grands bénéfices.
Mais compte tenu des vols et des incendies enregistrés par certains producteurs et commerçantes au cours de ces dernières années, cette structure n’est plus tellement utilisée. Cet état de chose fait que ces