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Séminaire Équations aux dérivées partielles – École Polytechnique

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(1)

Séminaire Équations aux dérivées partielles – École Polytechnique

J. C. N EDELEC

Homogénéisation du problème des courants de Foucault dans un transformateur

Séminaire Équations aux dérivées partielles (Polytechnique) (1987-1988), exp. no15, p. 1-10

<http://www.numdam.org/item?id=SEDP_1987-1988____A15_0>

© Séminaire Équations aux dérivées partielles (Polytechnique) (École Polytechnique), 1987-1988, tous droits réservés.

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(2)

ÉQUATIONS AUX DÉRIVÉES PARTIELLES

HOMOGENEISATION DU PROBLEME DES COURANTS DE FOUCAULT

DANS UN TRANSFORMATEUR

J.C. NEDELEC

CENTRE DE

MATHEMATIQUES

Unité associée au C.N.R.S. 169

ECOLE POLYTECHNIQUE

F-91128 PALAISEAU Cedex

(France)

Tél.

(1)

69.41.82.00 Télex ECOLEX 691.596 F

Séminaire 1987-1988

(3)
(4)

Résumé

Nous considérons un transformateur constitué de deux feuilles minces. L’une est

métallique

et l’autre isolante et ces deux feuilles sont enroulées en forme de

cylindre

creux. Le but de cet article est d’étudier sur ce cas, les

équations

de Maxwell

qui

décrivent les courants de

Foucault,

dans le cas où les

épaisseurs

des

plaques

sont minces.

Lorsque

cette

épaisseur

tend vers

zéro,

nous obtenons un

problème

limite par une

technique d’homogénéisation.

Ce

problème

est inhabituel. Il fait intervenir la conductivité moyenne et la limite des courants est radiale.

N.B. Ce travail est le fruit d’une collaboration avec S. Wolf.

1. La

géomètrie.

Nous utilisons les coordonnées et la base associée

(ep,eg,ez) qui

est orthonormée.

Figure

1

Le transformateur est un

cylindre

creux d’axe Oz constitué comme un

gâteau roulé,

de deux feuilles l’une

métallique

et l’autre

diélectrique,

enroulées l’une sur l’autre.

te est

l’épaisseur

du conducteur

ei est

l’épaisseur

de l’isolant

e = si + êc est

l’épaisseur

élémentaire

des

deux feuilles.

Nous notons

Q~

le milieu

diélectrique

et

n’

le milieu conducteur. La surface de

séparation conducteur-diélectrique

est noté

Eg.

Soit S une section radiale du transforma- teur.

La surface E~ est décrite par sa section dans un

plan perpendiculaire

à l’axe Oz

qui

est une

spirale

d’Archimède notée C~.

L’ensemble du transformateur est le domaine

Mais la struture interne

depends

du

paramètre

e.

Les

champs électriques

et

magnétiques

E et H sont crées dans le transformateur

sous l’action d’un

champ magnétique

extérieur

He

et d’une différence de

potentiel appliquée

aux bornes intérieures et extérieures de la feuille de métal.

(5)

XV-2

Figure

2

2. Les

équations

de Maxwell.

Dans

l’hypothèse

où les courants de

déplacements

sont

négligés (hypothèse

des courants

de

Foucault),

les

équations

de Maxwell s’écrivent

dans le domaine ne et au sens des

distributions,

et aussi

Mais la composante est discontinue à la traversée de la surface S’ de normale ne.

Ceci

correspond

à la

présence

de

charges électriques

à la surface du

diélectrique.

Nous

ajoutons

la loi d’Ohm

qui

s’écrit

La conductivité 0’ est une donnée.

L’équation (2)

est vraie au sens des distributions et entraîne donc

(4)

= 0 sur la surface S’ du côté conducteur.

Les conditions aux limites de ce

problème

sont d’une

part

et d’autre

part

la condition sur la différence de

potentiel qui s’exprime

mal. Afin de nous ramener à un

problème

avec conditions aux limites nulles

(ce qui permettra

d’introduire la formulation

variationnelle),

nous introduisons le courant

JR

suivant :

(6)

Le vecteur 0-’ est le vecteur

ta,ngent

à la

spirale parallèle

à ce

qui

passe par le

point

courant.

La constante I est donnée et il est

équivalent

du

point

de vue

physique

de se donner

I où de se donner la différence de

potentiel.

Lors du passage à la limite

quand e

tend vers

zéro seule la donnée de I est commode. Le courant

JR

est l’intensité moyenne

qui

traverse

une section de conducteur et donc si nous posons

le

courant je

sera d’intensité moyenne nulle.

Un calcul montre que

p est

l’angle polaire

avec la détermination obtenue en suivant la

spirale

C’

(p

=

8 +

27rp

sur le

p’tour)

Nous posons donc

Les

équations

deviennent alors

(7)

XV-4

Soit S une section radiale du

cylindre

et

5~

la section du

pe

tour de conducteur. Nous obtenons

(en

utilisant la formule de la

divergence)

Si bien que

Cette relation aura un sens à la limite et elle

explique

bien

qu’il

était nécessaire de soustraire le

courant jk

pour obtenir une formulation variationnelle.

3. Formulation variationnelle.

Nous introduisons les espaces de Hilbert suivant

On considère alors

l’espace

de Hilbert W’ suivant

En partant des

équations (14),

une

multiplication

par

k,l’utilisation

de la formule de Stokes et l’élimination du

champ électrique E

à l’aide de la dernière

équation

conduisent à la formulation variationnelle suivante

r

Ce

problème

a clairement une solution

unique.

L’utilisation de

l’inégalité

de Friedrich

conduit aux estimations a

priori

suivantes :

Nous pouvons extraire des sous suites telles que

Il

s’agit

maintenant de caractériser les

champs

limites h

et j,

1.e de trouver

l’équation

verifiée par ces limites.

(8)

4. Le

problème

limite.

La

première étape

pour déterminer ce

problème

consiste à chercher

l’espace

de Hilbert

qui

contient les courants limites

j.

Nous utilisons

plusieurs

lemmes

lemme 1. La limite

faible j

du

courant i e

est telle que

preuve Nous Introduisons

Nous avons

Soit alors

Nous avons

Soit p une fonction de

l’espace D(5~~.

Nous avons

et d’autre part

En

passant

à la limite dans ces deux

égalités,

nous obtenons

A

soit

l’égalité (24)

dans

e(Q) .

lemme 2.- La limite

faible j

du courant

Je

est telle que

qui peut

s’écrire sous la forme

0) régulières

et nulle au bord

(9)

XV-6 Preuve Nous introduisons la fonction suivante

/ r . 1

Nous avons alors la convergence

La fonction

’ljJ( 15, B)

tend uniformément vers

quand 6

tend vers zéro. Mais cette fonction est constante sur

chaque

tranche de conducteur

S’p

et donc nous avons en utilisant

v JG I-

La limite

quand s

tend vers zéro conduit à

l’égalité (27).

Nous savons maintenant

qu’il

faut chercher le

courant j

dans

l’espace

deHilbert E

f 1 ~

Nous avons une

description précise

de cet espace sous la forme Lemme 3.-

Un

vecteur J

est dans

l’espace

li si et seulement si Un

vecteur j es

ou encore

Remarque

Le vecteur h n’est pas en

général égal

à

çJép

car par

exemple

div

(Vo - ëp)

n’est pas nul. Nous avons

où la fonction a est dans

Nous pouvons introduire

l’espace

de Hilbert des vecteurs où varie le

champ magnétique

-

"-

Nous pouvons donner le

problème

limite

(10)

Théorème.2013 Le

cfiainp ma,,Ynétique h

vérifie

l’équation

Esquisse

de preuve. Nous clloississons un vecteur

k régulier

dans

l’espace

W et w =

Nous avons

- . 1 - 1

Nous introduisons alors le

courant le

associé par

On vérifie alors que

et que

Te

converge vers

f ze

dans

( L2 S~) )3

faible. Soit à le vecteur de

l’espace

W-’ tel que

Nous avons alors les convergences

.~~ --~ f k

dans

H 1 ( S~ ~~ 3

faible et

( L~ ( S~ ~~ 3 fort,

dans

( L2 ( S~ 3

fort.

En utilisant la formulation variationnelle du

problème (19)

et les convergences ci-

dessus,

nous obtenons le

problème

limite.

Interprètation

Nous pouvons revenir aux variables initiales H et J. Le

problème qui apparait

est de retrouver le

champ électrique

E. Il est naturel de tenter de le définir tel que

Alors la formulation variatiolinelle

(35)

11’est autre que

l’équation

(11)

XV-8 soit encore en utilisant le lemme 3

B 7

Le

système

limite s’écrit alors

et les conditions aux limites non

homogènes

associées sont

Le

champ électrique

E n’intervient que par son rotationnel. Il est donc défini à un

champ

de

gradient près. Physiquement

ceci est difficile à

interprêter.

On

peut cependant

remar-

quer que

lorsque e

tend vers

zéro,

la

longueur

du conducteur devient infini. Les

charges électriques peuvent

donc être arbitraires dans le

dispositif

dans une certaine mesure.

5. Le cas d’un

dispositif

à couches

concentriques.

La

description

de la

géomètrie

du transformateur est semblable à celle

précédemment

décrite sauf que la coupe du

cylindre

est constituée de couches

concentriques

de métal et

de

diélectrique

alternativement.

L’épaisseur

totale de deux couches est 6 et nous

gardons

les mêmes notations que

précédemment.

La seule source de courant est le

champ

extérieur

He.

Si nous posons

les

équations

sont

et la condition limite

L’espace

W’ ayant la même définition la formulation variationnelle est

inchangée,

soit

La différence entre les deux cas

apparait

dans le

problème

limite. La

géomètrie

étant

différente,

nous n’avons

plus

les relations

(18)

et donc

l’espace qui

contient les courant

limites I1 est donné par

1 -

Nous avons

l’équivalent

du lemme 3.

(12)

Lemme 4.- Un

vecteur;

est dans

l’espace f(

si et seulement si

1 n. ,

Le

champ magnétique

h

prend

la forme

où la fonction c~ est dans

(Hl (n))3

et est nulle sur les surfaces intérieures et extérieures du

cylindre

et sur la face z = a. La valeur de a sur la surface z = b est une fonction de p seulement. Nous introduisons

l’espace

et la solution limite est donnée par Théorème..

-

Le

champ

limite k vérifie

l’équation

L’interprétation

de ce

problème

est

analogue

à celle du

précédent

et conduit à

l’équation

Il

En utilisant le lemme

4,

cette

équation

entraine

~ - "Irt. -’ 1 ~ _~, ~, ’" -

Il reste une autre information contenue dans

(52) qui

est

Pour ce

problème

mle

champ électrique

E est définie à un

gradient près.

Conclusion Nous avons obtenu un

problème homogènéisé qui

est

plus

facilement ap-

proximable

par une

technique

d’éléments finis. Ceci est

l’objet

de la suite du travail

qui

préoccupe

S. Wolf actuellement.

(13)

XV-10

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Centre de

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Ecole

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91128 - Palaiseau cedex

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