Rapport sur l’avenir des math´ematiques de Paris 7
Rappelons quel est le probl`eme. Les Universit´es Paris 6 et Paris 7 partagent le campus Jussieu.
Au sein de ce campus, les math´ematiciens des deux Universit´es entretiennent des relations, qui sont devenues de plus en plus ´etroites, notamment dans le cadre des laboratoires du CNRS (Institut de math´ematiques, Analyse num´erique, Probabilit´es et mod`eles al´eatoires), de l’´ecole doctorale etc.
Cette situation est remise en cause pour deux raisons :
– Le campus Jussieu est en cours de d´esamiantage pour une dur´ee ind´efinie, si bien que tous les math´ematiciens du campus Jussieu sont log´es depuis 1999 rue du Chevaleret. Initialement ce s´ejour devait durer 3 ans, avant un retour sur le campus Jussieu. Il semble que la situation actuelle va perdurer jusqu’en 2004 au moins.
– L’Universit´e Paris 7 va quitter le campus Jussieu pour s’installer sur la ZAC Tolbiac. On ne dispose pas de calendrier fiable pour cette installation. Le pr´esident de l’Universit´e esp`ere que l’installation des math´ematiciens pourra intervenir en 2004/2005.
A terme, chaque Universit´` e d´esirera naturellement conserver son personnel math´ematique sur son campus propre. Est-il souhaitable, ou simplement possible, que nous maintenions notre collaboration sur un site unique avec nos coll`egues de Paris 6 ? Nous nous proposons ci-dessous d’´etudier cette possibilit´e.
Nous retenons le projet propos´e par les directeurs des laboratoires J. Bertoin (Directeur du Laboratoire de Probabilit´es et Mod`eles Al´eatoires), Y. Maday (Directeur du laboratoire d’Analyse Num´erique), H. Rosenberg (Directeur de l’Institut de Math´ematiques de Jussieu ).
En plus du probl`eme `a long terme des math´ematiques des Universit´es Paris 6 et Paris 7, il existe peut-ˆetre un probl`eme `a moyen terme. En effet le coˆut de la location de l’immeuble de la rue du Chevaleret est important, si bien l’occupation de cet immeuble sera aussi courte que possible.
Or la situation sur les campus ne sera pas stabilis´ee avant longtemps. Ces contraintes pourraient avoir une influence sur l’avenir `a long terme.
Nous observons que le pr´esent d´ebat, interne `a Paris 7, concerne les math´ematiciens et le personnel administratif de Paris 7, mais aussi nos coll`egues de Paris 6, avec qui nous collaborons quotidiennement. Il concerne aussi nos ´etudiants, tout sp´ecialement en troisi`eme cycle. L’existence ou l’inexistence d’un centre de math´ematiques principal `a Paris joue un rˆole dans la structure des math´ematiques fran¸caises, ce qui n’est pas n´egligeable pour nos coll`egues provinciaux.
1. L’ambition scientifique repr´esent´ee par un centre unique
Un tel centre s’inscrirait dans la continuit´e du fonctionnement actuel rue du Chevaleret. Il nous projette donc dans un avenir assez bien d´efini.
Rappelons quelques motifs de satisfaction r´esultant `a la situation actuelle :
– Les math´ematiciens de la rue du Chevaleret couvrent presque toutes les branches des math´ematiques. Cela n’est le cas que dans peu de centres math´ematiques `a travers le monde et dans aucun d´epartement issu d’une seule Universit´e fran¸caise. Rappelons que le CNRS a r´euni un comit´e d’´evaluation, qui s’est prononc´e favorablement sur la qualit´e de la recherche scientifique au sein de l’Institut.
– De nombreux chercheurs, qui seraient isol´es dans leur domaine au sein de Paris 7, b´en´eficient d’un environnement scientifique satisfaisant.
– On dispose donc sur place de comp´etences dans toutes les branches des math´ematiques.
Cela est utile pour l’administration de la recherche.
– Les diverses branches des math´ematiques constituent un continuum. C’est pourquoi il est important que des ´equipes distinctes cohabitent dans une mˆeme structure. Par exemple la topologie alg´ebrique rejoint la g´eom´etrie alg´ebrique, qui elle mˆeme entretient des relations ´etroites avec la th´eorie des nombres ; les formes automorphes sont issues de la th´eorie des nombres et de la th´eorie des groupes.
– Il existe un lieu bien identifi´e pour les math´ematiques parisiennes (ce qui n’´etait pas le cas `a Jussieu). Ce centre poss`ede un rayonnement national : certains coll`egues de banlieue et de province peuvent venir y passer la journ´ee (pour rencontrer nos coll`egues, assister aux s´eminaires, aller `a la biblioth`eque).
– Les ressources des deux Universit´es b´en´eficient `a tous : professeurs invit´es, biblioth`eque, biblioth`eques d’´equipe.
– Nous disposons d’un cadre remarquable pour les ´etudes doctorales (locaux, s´eminaires, cours de troisi`eme cycle, qualit´e de la biblioth`eque, ´echanges entre les ´etudiants, pr´esence de nombreux interlocuteurs).
– Les salles de s´eminaires sont bien remplies. `A titre d’exemple, le s´eminaire de th´eorie des nombres r´eunit maintenant plus d’auditeurs que lorsqu’il se r´eunissait `a Jussieu. Il est courant que des membres d’autres ´equipes y assistent et y exposent.
– L’´eventail de s´eminaire propos´e sur place favorise la curiosit´e intellectuelle. Il n’est pas fr´equent que les math´ematiciens se d´eplacent loin de leur bureau pour un s´eminaire s’ils ne sont pas fortement motiv´es pour cela.
– Un tel environnement est une stimulation `a mener une activit´e scientifique soutenue.
Plusieurs activit´es sont apparues r´ecemment. Le colloquium, le th´e, le restaurant sont des lieux d’´echange qui concernent tout le monde. Le Journal de l’Institut Math´ematiques de Jussieu va commencer `a paraˆıtre en janvier 2002. Par ailleurs l’Institut de Math´ematiques de Jussieu a mis en place un service de pr´epublications, un colloque annuel `a l’occasion de la rentr´ee universitaire, une s´erie d’ ´ecoles d’´et´es, dont la premi`ere aura lieu en 2001. Cela fait de la communaut´e de la rue du Chevaleret, un centre de math´ematiques plus uni qu’il ne l’´etait sur le campus Jussieu, et dans lequel on per¸coit une dynamique de d´eveloppement.
Les avantages qui viennent d’ˆetre mentionn´es doivent largement leur existence `a l’unicit´e de lieu. Ils ont ´et´e tout sp´ecialement appr´eci´es par les professeurs recrut´es r´ecemment. Nous pouvons les faire valoir pour attirer des math´ematiciens de valeur (recrues, mais aussi chercheurs CNRS, professeurs invit´es, visiteurs postdoctoraux, ´etudiants brillants) dans les ann´ees `a venir. En effet il n’y a gu`ere de centre europ´een qui pr´esente des avantages analogues.
Un exemple de ce qu’il a ´et´e possible de faire dans le cadre actuel : Depuis 1999, se tient un s´eminaire ambitieux sur la th´eorie des motifs. Ce sujet touche `a de nombreux aspects des math´ematiques : cat´egories, g´eom´etrie alg´ebrique, arithm´etique, formes automorphes. Y ont ex- pos´es des membres de quatre ´equipes diff´erentes de l’institut, ainsi que de nombreux ext´erieurs.
Le s´eminaire est suivi par des ´etudiants et des math´ematiciens confirm´es, m´elangeant notamment les personnels des deux Universit´es.
2. Donn´ees d´emographiques
Les math´ematiciens de Paris 7 sont enseignants chercheurs ou sont chercheurs au CNRS. Ces derniers sont nombreux (ils repr´esentent pr`es du tiers du personnel de l’UMR) et jouent un rˆole essentiel dans la recherche. Ils ne sont pas li´es de mani`ere forte `a notre Universit´e.
La population constitu´ee par les enseignants-chercheurs de Paris 7 est vieillissante. La moiti´e d’entre eux est ˆag´ee de 55 ans ou plus et pr`es des trois-quarts sont ˆag´es de 50 ans ou plus.
Les math´ematiques `a Paris 7 vont donc presque totalement se reconstruire dans les 10 `a 15 ans
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a venir. Si on observe que les maˆıtres de conf´erences les plus actifs en recherche risquent de quitter l’Universit´e pour un poste de professeur dans une autre Universit´e, il apparaˆıt que l’avenir scientifique de Paris 7 n’est pas assur´e par les personnels en place. La question de la qualit´e des recrutements est donc au centre du d´ebat sur l’avenir de notre d´epartement. Il est difficile de d´eterminer combien de postes nous seront attribu´es `a la suite de tous les d´eparts `a la retraite.
Observons que le march´e du travail est de plus en plus international (comme le montrent nos recrutements r´ecents), ce qui am`ene les centres europ´eens `a ˆetre en comp´etition.
3. La position de l’Universit´e Paris 7
R´esumons ici la position du pr´esident de notre Universit´e, telle qu’il nous l’a expos´ee.
Le pr´esident Delamar n’imagine pas l’Universit´e sans math´ematiciens. Il souhaite que le d´epartement de math´ematiques de Paris 7 s’installe sur la ZAC Tolbiac. Cela lui paraˆıt important pour que les math´ematiciens s’investissent dans la vie de l’Universit´e, et pour d´evelopper des con- tacts entre les diverses disciplines, notamment l’informatique. Il est important que les personnalit´es les plus brillantes de l’UFR s’investissent dans l’enseignement y compris au niveau du DEUG.
La proposition Bertoin-Maday-Rosenberg ne r´epond pas `a la question du lieu, qui paraˆıt
´epineuse. La pr´esence des math´ematiciens de Paris 7 sur le campus Jussieu les rapprocheraient trop de Paris 6. Une solution de type Chevaleret, c’est-`a-dire un centre commun de math´ematiques situ´e en dehors des deux campus, serait une solution moins mauvaise. L’Universit´e n’est pas favorable
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a l’existence d’une structure autonome.
Proposer l’installation de ce d´epartement commun sur le campus Tolbiac n’est pas absurde du point de vue mat´eriel, mais ce serait source de conflit avec l’Universit´e Paris 6. C’est pourquoi aucune proposition pr´ecise dans ce sens n’a ´eman´e de Paris 7 jusqu’`a pr´esent.
L’installation des math´ematiques sur la ZAC Tolbiac pourrait intervenir en 2004/2005, si aucun al´ea ne vient perturber le calendrier pr´evu.
4. La position du CNRS et de nos coll`egues de Paris 6
Le CNRS a favoris´e ces derni`eres ann´ees les structures communes, avec notamment la cr´eation de l’UMR (Institut de math´ematiques de Jussieu). Le directeur actuel pour les math´ematiques consid`ere comme utile l’existence d’un grand centre de math´ematiques `a Paris Centre. Cependant le CNRS ne recommande pas de lieu pour l’existence d’un tel centre.
Le personnel CNRS n’est li´e `a aucune Universit´e et a la facult´e de changer d’affectation beaucoup plus facilement que les enseignants chercheurs.
Ajoutons que les math´ematiciens de Paris 6 ont re¸cu l’assurance de leur Universit´e de pouvoir ˆetre relog´e sur le campus Jussieu en 2004. C’est pourquoi les inqui´etudes sur l’avenir sont les plus fortes chez les enseignants chercheurs de Paris 7.
5. Comment fonctionner hors-campus ?
Observons que des d´epartements de Paris 7, tels que le d´epartement d’anglais, ont fonctionn´e en dehors du campus Jussieu jusqu’`a pr´esent.
Nous nous pla¸cons dans l’hypoth`ese de l’existence d’un centre analogue `a celui de la rue du Chevaleret, situ´e non loin du campus Tolbiac (i.e. dans le quart sud-est de Paris). Signalons des probl`emes de fonctionnement suivants, qui concernent principalement les enseignants chercheurs :
– L’absence du campus serait interpr´et´ee comme le signe d’un d´esint´erˆet des math´ematiciens pour l’Universit´e.
– Elle risquerait de plus de nous empˆecher d’avoir des relations avec nos ´etudiants de premier et deuxi`eme cycle en dehors des cours. Cela nous ferait perdre des ´etudiants, et donc des postes.
Cela pourrait ˆetre aggrav´e par une d´esaffection, que beaucoup craignent, pour les math´ematiques en tant que discipline.
– La bilocalisation serait source d’inconfort pour les enseignants chercheurs, en raison des transports fr´equents qu’elle implique. Cela pourrait entraˆıner la d´esaffection du centre, si des bureaux ´etaient propos´es sur les campus Tolbiac et Jussieu.
– Les math´ematiciens regroup´es entre eux n’auraient pas de contacts avec les autres disciplines.
Observons que les math´ematiques sont, paraˆıt-il, un domaine phare `a Paris 7. Notre Universit´e a sans doute int´erˆet `a ne pas n´egliger le niveau scientifique dans ce domaine. Un d´epartement rayon- nant pourrait lui faire une bonne publicit´e, qui serait utile `a attirer les ´etudiants en math´ematiques.
Il devrait ˆetre clair que ce centre de recherche est une ´emanation de l’Universit´e Paris 7.
L’Universit´e nous tiendrait grief `a juste raison de nous d´esint´eresser du campus Tolbiac.
L’existence d’un centre de recherche n’empˆeche pas de mener des activit´es sur le campus : inter- faces avec d’autres disciplines, projet p´edagogique pour rendre plus attrayante les math´ematiques, et toutes sortes d’activit´es scientifiques. Il serait alors important que de telles activit´es, non n´ecessairement li´ees `a la recherche, soient reconnues et valoris´ees au sein de l’UFR.
La population ´etudiante a ´evolu´e ces derni`eres ann´ees : l’acquis et la culture math´ematique que l’on peut esp´erer chez un ´etudiant `a l’arriv´ee en DEUG s’est r´eduit consid´erablement. Cela nous oblige `a r´efl´echir sur le contenu et les objectifs de notre enseignement. Parmi les pistes `a retenir nous pourrions r´eaffirmer le rˆole des math´ematiques comme formation intellectuelle (tout sp´ecialement dans le cadre d’une universit´e nomm´ee Denis Diderot) et vis-`a-vis d’´etudiants `a la peine avec la notion de raisonnement. La plupart d’entre nous n’avaient gu`ere de contacts avec les ´etudiants de premier cycle en dehors des cours et des p´eriodes d’examen lorsque nous nous trouvions sur le campus Jussieu. Notons qu’il arrive que des ´etudiants de premier cycle se rendent rue du Chevaleret pour consulter des copies, demander des lettres de recommandation etc. D’autres encore communiquent avec leurs enseignants par voie ´electronique.
L’activit´e scientifique dans le centre de recherches serait garantie par la pr´esence de la bib- lioth`eque, des cours de troisi`eme cycle, des s´eminaires et surtout des coll`egues (notamment les chercheurs CNRS). Dans ces conditions, une d´esaffection paraˆıt improbable. Cela semble confirm´e par la comparaison entre l’occupation actuelle des bureaux et celle que l’on connaissait sur le site Jussieu. On n’imagine pas de solution pour l’avenir des math´ematiques qui n’implique pas des transports pour nombre de ceux qui m`enent une activit´e de recherche et d’enseignement.
Les relations que nous avons avec nos coll`egues des autres disciplines sont minimes compar´ees aux relations entretenues avec les math´ematiciens. De plus les relations interdisciplinaires sont en g´en´eral le fruit des circonstances, de la curiosit´e intellectuelle d’un individu (ou plusieurs), et pas issues d’une politique d´elib´er´ee, comme la juxtaposition g´eographique. Il est `a noter que le dans le cadre du colloquium, des expos´es non math´ematiques ont ´et´e donn´es rue du Chevaleret.
6. Le campus Jussieu
Si un centre commun Paris 6/7 ´etait maintenu sur le campus Jussieu, cela poserait plusieurs probl`emes en plus de ceux qui viennent d’ˆetre mentionn´es. Il serait essentiel que ce d´epartement soit autonome vis-`a-vis de l’Universit´e Paris 6, en effet cette Universit´e n’a pas vocation `a s’occuper du personnel Paris 7. En d´ependre placerait les math´ematiques de Paris 7 en position de faiblesse.
– Notre administration pourra difficilement accepter de laisser un d´epartement entier sur le campus qu’elle a d´ecid´e de quitter.
– Nous pourrions nous sentir en position d’inf´eriorit´e relativement `a nos coll`egues de Paris 6, dont la situation g´eographique serait plus confortable. L’appartenance `a Paris 6 serait per¸cue comme pr´ef´erable.
Il faudrait imaginer des compensations pour l’Universit´e Paris 7 pour rendre viable une telle solution.
7. Inconv´enients de la s´eparation
Dans le but d’´eclairer le d´ebat, il nous est difficile de ne pas mentionner les probl`emes impor- tants soulev´es par une installation s´epar´ee des math´ematiques de Paris 7 sur site Tolbiac :
– Une telle s´eparation va `a l’encontre de la politique suivie ces derni`eres ann´ees pour les math´ematiques `a Paris-Centre.
– Elle risque d’induire une d´eception, voire une d´emobilisation, parmi ceux qui ont investi leur
´energie dans la mise en œuvre la structure commune.
– Il n’y a pas de s´eparation th´ematique claire entre les math´ematiciens des deux Universit´es.
– Un d´epartement scientifique ´emanant de la seule Universit´e Paris 7 ne peut pr´etendre `a la mˆeme envergure scientifique que le centre actuel.
– La s´eparation va introduire une concurrence entre les deux Universit´es pour obtenir en propre des personnels et des moyens qui ´etaient jusque l`a communs : biblioth`eque (fond et fonc- tionnement), chercheurs CNRS...
– Il existe de nombreuses incertitudes sur l’installation de Paris 7 `a Tolbiac : dur´ee du chantier, fonctionnement g´en´eral de l’Universit´e, environnement urbain. Cette installation constitue un pari.
8. Conclusion
L’existence d’un centre de math´ematiques commun Paris 6/Paris 7/CNRS, dans la continuit´e de la situation pr´esente, nous donne une stature scientifique importante. Cette unit´e n’est viable et identifiable qu’en raison de l’unit´e de lieu. Elle permet de mettre en commun les ressources des deux Universit´es de tutelle, notamment la biblioth`eque. Elle propose un cadre de travail attirant pour les chercheurs CNRS. Surtout, elle nous permet d’avoir une politique scientifique ambitieuse, tout particuli`erement en ce qui concerne les recrutements des ann´ees `a venir. Nous recommandons de pr´eserver l’essentiel du potentiel scientifique existant sur un site unique.
L’existence de ce centre ne peut pas ˆetre d´ecid´ee par nos tutelles (Universit´es Paris 6 et Paris 7 et CNRS). C’est donc `a l’ ´Etat que revient cette d´ecision. Un tel centre ne nous empˆechera pas de tous contribuer au d´eveloppement des math´ematiques sur le campus Tolbiac. Son rayonnement et sa visibilit´e contribueront `a la bonne r´eputation de notre Universit´e, ce qui permettra d’attirer des enseignants chercheurs de qualit´e, ce dont les ´etudiants b´en´eficieront.
Michael Harris Marc Hindry Bruno Kahn Lo¨ıc Merel Fabien Morel Dominique Picard Jean-Loup Waldspurger pour la commission “Unit´e des math´ematiques”