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PARTIE 4 – COMMENT EXPLIQUER LA DIVERSITE DES DROITS CHAPITRE 9 - Les biens

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PARTIE 4 – COMMENT EXPLIQUER LA DIVERSITE DES DROITS CHAPITRE 9 - Les biens

I. La notion de bien A. Définition

Juridiquement, les biens sont des choses ou des droits qui s’exercent sur des choses matérielles ou immatérielles. Ils ont une valeur pécuniaire et font partie du

patrimoine d’une personne.

Sont exclus de cette définition tous les biens qui n’ont pas de valeur pécuniaire (souvent parce qu’on trouve encore ces biens naturels, tels l’air ou l’eau de mer, en quantité suffisante pour tous). Ils sont cependant de moins en moins nombreux.

B. Deux classifications usuelles des biens

Les biens sont très nombreux, de toutes valeurs, et de natures très variées. Il est donc nécessaire de les classifier juridiquement pour les distinguer.

Il existe différentes classifications possibles. Le droit a retenu deux critères principaux pour opérer des classifications : celui de la matérialité

(corporel/incorporel) et celui de la fixité (meuble/immeuble).

II. Les biens corporels et les biens incorporels

A. Distinction entre biens corporels et biens incorporels

On distingue les biens corporels et les biens incorporels selon le critère de la matérialité :

– les biens corporels sont des choses matérielles, concrètes, palpables physiquement.

Ce sont donc des objets, des bâtiments, des terrains… ;

– les biens incorporels sont des choses immatérielles, non palpables physiquement.

Cette notion est plus difficile à cerner car elle relève de l’idée, de la création de l’esprit ou encore de droits.

Il est nécessaire de bien distinguer le bien incorporel du bien corporel auquel il se rattache : le CD-Rom d’un artiste ne vaut que par le bien incorporel (la chanson) qu’il porte. Ce n’est d’ailleurs pas le disque que l’on copie mais bien la chanson…

B. Conséquences de la distinction

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Protéger un bien corporel revient à le mettre physiquement hors de portée des autres personnes (en le cachant, en l’enfermant dans un lieu sûr, en déployant des moyens techniques ou humains tels un système de sécurité ou des vigiles). Il s’agit là d’une opération relativement simple à mettre en œuvre.

N’ayant pas d’existence matérielle, les biens incorporels nécessitent, quant à eux, une protection accrue, car il est plus difficile pour leur propriétaire d’empêcher qu’une autre personne les copie ou les utilise sans autorisation.

Des organismes (SACEM, INPI…) offrent à ces propriétaires des moyens de protection. Les douanes travaillent aussi pour protéger les biens incorporels de la contrefaçon, phénomène en pleine croissance.

III. Les biens meubles et les biens immeubles

A. Distinction entre biens meubles et immeubles

On distingue les biens immeubles et les biens meubles selon le critère de la fixité : – les biens immeubles sont les sols et toutes les choses y étant rattachées

matériellement. On y retrouve entre autres les bâtiments, toute construction ancrée au sol, les arbres et cultures non coupées ;

– les biens meubles sont les choses qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre et qui ne sont pas rattachées à un immeuble particulier. Ils le sont principalement par nature.

Certains biens meubles à l’origine sont assimilés à des biens immeubles par destination car ils sont rattachés par leur utilisation à un immeuble particulier. Leur utilisation peut être décorative (on parle "d’ornement"), comme des boiseries, un parquet ou l’habillage d’une cheminée, ou économique, comme le tracteur d’une ferme, les matériels et mobiliers d’une entreprise.

Le Code civil définit donc les biens immeubles par nature d’une part, et les biens immeubles par destination d’autre part.

B. Conséquences de la distinction

Le législateur a opéré une distinction entre biens meubles et immeubles car les biens immeubles ont généralement une valeur pécuniaire plus importante que les biens meubles. Il faut donc protéger et encadrer plus rigoureusement les immeubles et leur cession. En outre, les biens meubles sont échangés fréquemment et en grand nombre ; ils font l’objet de transactions commerciales quotidiennes. Le législateur a donc le souci de faciliter ces échanges.

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