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Sur l'inscription des polygones réguliers de 15 et de 17 côtés

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(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

L EBESGUE

Sur l’inscription des polygones réguliers de 15 et de 17 côtés

Nouvelles annales de mathématiques 1re série, tome 5 (1846), p. 683-689

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1846_1_5__683_1>

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(2)

SUR L'INSCRIPTION

des polygones réguliers de 15 et de M côtés.

PAR M. LEBESGÜE.

Problème. Résoudre l'équation

cos nx — cos mx=0 , (a) où n et m sont des entiers positifs dont m est le plus grand.

Solution. On a :

. m -4- n m — n cos nx — cos WiT=2 sin .r sin ^ ;

(*} II est assez remarquable que le double d'un nombre premier se comporte presque toujours comme un nombre premier. Cette circonstance s'est déjà pré- sentée dans notre article sur les associés doubles.

(3)

— 68k -

pour que le deuxième membre soit nul, il faut poser — ^ ~x, égal à un multiple kn de la demi-circonférence. De la

2TT k

x = * .- réquation (#), qui devient algébrique, et du m±n

degré w quand on pose cos x =y, donne donc la division de la circonférence en m + n parties égales, et la division en m — n parties égales.

Soir, pour exemple particulier, l'équation

cos 16 J: — c o s . r = 0 . (h) Ce sera le cas de la division en 17 parties égales et en 15 par- ties aussi égales.

Les racines de l'équation {b), rangées par ordre de gran- deur, seront donc :

2?r 2it -lit 2TT 2TC

cos o. cos — , cos — , cos 2. ~, cos 2. - - , cos 3. - - ,

\i \o i7 lo 1 7 2TT - 2TT 2nr 2TT 2 *

cos 3, —, cos 4. rï, cos 4. —, cos 5. — , cos 5. ^ ,

, 2TT 2*r 2r 2T: 2rr

cos 6. — , cos 6. —, cos 7. —, cos 7. — , cos 8. —.

Or, la formule

2. cos 2*> = (2 cos w)a — 2, d'où

2 cos 4co = (2 cos 2»)1 — ^ = (2 cos w)4 — 4(2 cos *>)•

donnera, en posant 2cosx = y , 2cos4.r = z ,

(c)

la seconde équation revenant à 2cosl6.r=2cos.r.

(Au lieu de ce système (c), on aurait pu obtenir un système de quatre équations, traité par M. Amiot, dans son mémoire sur les polygones réguliers [Annales, t. III, p. 272, (A).)

(4)

- 685 —

Pour résoudre le système (c), qui conduit à une équation du seizième degré, on fera :

et les équations (c), combinées par addition et soustraction, donneront :

la seconde équation donne d'abord q = 0 , ce qui réduit la première à

p^ — \^ ^Sp + Z2 = {p— 4) (p+2) ( ^ + 2/7 — 4);

d e l à , à cause de/? = 4 cos x , le cosinus cherché prendra les quatre valeurs :

1, - î , j(-l±l/5), ou

2TT 2 n 2TT

COS 0 , COS -— , COS 3 . — , COS 6 . — ;

3 15 15 a u t r e m e n t ,

2 ? r 2n 2 ? r

cosO, c o s - ~ , c o s — , cos 2 . — . 3 5 5 La secoude équation (d) donne encore :

2 2

^ 4 - ^ * = : 8 , ou bien ^» = — /?* + 8 , ce qui réduit la première équation (d) à

-qui se décompose ainsi :

(p* _p — i)(pi + p* — 6p*—p + l) = 0. (e) Le deuxième facteur étant comparé à

(5)

— 686 —

se met de suite sous la forme :

ainsi l'équation (e) devient :

Chaque facteur étant de la forme p*—2Ap — 1 = 0, d'où p=-

il en résultera :

q=±V 7 + 2 A — 2A2i

Pour le facteur, /?a — p — 1 = 0. A = - , et les quatre valeurs du cosinus sont :

Les signes supérieurs qui affectent 1 / 5 devant être pris ensemble, de même que les inférieurs, il n'y a que quatre valeurs qui répondent, comme on le voit facilement, à

2-r 2 T 2TT 2T

cos —-, cos 2 . —, cos 4 .— , cos 7. —.

1o 1D 15 15

Pour le second facteur de Féquation ( ƒ ) , on fera : A

(6)

— 687 — et le cosinus prendra les quatre valeurs :

^ ( ~ 1 f |/17+ 1/34-21/17) db

— 2

I D

— 2 1 / 1 7 + 2 1 / 3 4 + 2 V/17.

Pour le troisième facteur, A =--(— |/17—1), et le co- sinus prendra les quatre valeurs :

Y g ( - 1 - 1 / 1 7 + 1 / 3 4 + ~ 2 l / 1 7 ) ±

—1/34 + 2V/17 — 2 \ / 3 4 —2V/17, ( 1 1/17 l 3 4 + 2 1 / n ) ±

_ j - i | /t7 — 31/17 + K 3 4 + 2 V / 1 7 + 2 \/34 —2V/17.

8

II suffît de ranger ces huit valeur» par ordre de grandeur pour avoir :

2n 2T: 2 ~ 2TT

c o s — , c o s 2 . - , cos 3 — , c o s 4 . ~ ,

cos D . — , cos 6 .- -,, cos 7 . — , ros 8 —.

Je ferai remarquer, en finissant, que les valeurs a, b, c,d des pages 276 et 277 des Annales, t. I I I , renferment une faute de calcul. Le radical l / c 8 + 14 1/17 + . . . . doit être remplacé par J / 6 8 + 121/17 + . . . . ; alors, en sim-

(7)

— 688 —

pliöaut, on retrouve les valeurs données plus haut. Ainsi

2<ÏT

cos —- est égal a

~ ( - 1 + t/17 + 1/34 — 2 |/17) + + - ^ 1 7 + 3 V/17 — V/34— 2V/17 —

o

résultat donné par M. Gauss à la page 487 des Recherches arithmétiques. Dans la traduction de cet ouvrage, il y a nom- bre de fautes d'impression non relevées dans TErrata. Ainsi, dans la formule citée, le radical

1 | / 1 7 + 3 1 / 1 7 + . . . porte le signe —, qui appartient à cos 4 .

Pour avoir l'équation ayant pour racines

2ir 2TT 2TT 2it

cosO — , C0SY7^ co s 2 . ~ cos 8 . — , il aurait fallu prendre :

cos 8x — cos 9x = 0.

En général, pour la division 2/rc+l parties égales, on prendra :

cos ma: — cos (m + 1 ) = 0. (£) Si l'on pose cos x=y, on aura une équation du m-f-1 de- gré qui se réduira au mème, en la divisant par j ' — 1.

L'équation (k) a pour racines les valeurs différentes de

C O S .

Comme Ton a :

€0S(m+1) x = 2 c o s x . cosmx — cos(m-

(8)

il en résultera :

(C0S(/71 - h 1) X— COS/TC.T = 2 (COS.T— 1)COS WtJT -f-

+ cosm.r— COS (m — \)x\

de môme ;

COS mx —cos {m — 1 ) x = 2(cos x — 1 ) COS(/ra — 1 ) x -f- -f-cos(//i—t) x—cos(m — 2 ) x ,

-et ainsi de suite jusqu'à

cos 2x—cos x = 2 (cos .r — 1 ) cos JC -(- cos .r— I, de sorte qu'on aura :

cos [m -f-1) x -— cos mx = . (cos x — 1 ) [2 cos m.r-i- + 2cos(w —l)j:-f-2eos(/7i —2)j?-f ...-4-2 cos .r + 1], L'équation (£) sera donc :

i 4-2cos.r-)-2cos2.r-f- .*, ce qui est un théorème connu.

En posant c o s x = ^ - , on a une équation du m9 degré ré- soluble par les méthodes de M. Gauss ; la solution de cette»

équation a été aussi donnée dans un mémoire d'Abel (Journ.

deCrelle, t. IV), dont onne saurait trop recommander l'étude.

Malheureusement Fauteur est mort sans avoir complété les applications de son mémoire. Des recherches analogues avaient été entreprises par E. Gallois. Il a laissé à ce sujet un mémoire qui parait avoir été peu compris, mais dont M. Liouville a promis un commentaire, attendu par tous ceux qui s'occupent de la résolution algébrique (ou par ra- dicaux) des équations, résolution dont Abel s'est Leaucoup occupé. 11 avait, dit-il, trouvé une règle pour reconnaître si une équation algébrique était ou non résoluble par radi- caux. C'est là un sujet do recherches bien beau, mais pro- bablement biea difficJe.

A N S . DE M A T Ü É M M . V. j ^

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