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Physiks & Chimie

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Terminale S2

calculatrice interdite

Page 1 sur 2

R

B Voie 2

uBC

L

A

Voie 1 K

U

AC

C

sens + choisi pour l'intensité du courant

E

+

Physique D.S. n°5 - Correction

Exercice : Étude d’un dipôle RL d’après bac Amérique du Sud 2005 (20 points) 1.1. Pour suivre l’évolution temporelle de l’intensité i du

courant, il faut enregistrer uBC (tension aux bornes du conducteur ohmique). En appliquant la loi d’Ohm, on a uBC = R.i (la mesure de uBC s’effectue sur la voie 2).

Le logiciel devra effectuer le calcul : i = uBC

R (1).

1.2.1. En régime permanent l’intensité du courant est maximale et constante. On trace l’asymptote horizontale à la courbe i = f(t). Cette asymptote a pour équation I = 6,0 mA (1).

1.2.2. La constante de temps correspond à l’abscisse du point d’intersection entre la tangente à la courbe à l’origine et l’asymptote correspondant à i = I :  = 0,1 ms (1).

1.2.3. Valeur théorique :  = L R (1)

 = ,

,. = 0,1010–3 s = 0,10 ms La valeur théorique et la valeur expérimentale coïncident (1).

1.3. Début de l’étude analytique.

1.3.1. D’après la loi d’additivité des tensions on peut écrire : E = uAC = uAB + uBC  E = L.di dt + Ri Soit l’équation différentielle du premier ordre : E

L = di dt + R

L.i (1) 1.3.2. En régime permanent, l’intensité du courant est constante donc di

dt = 0 donc E L = R

L.I soit I = E R. I = ,

,. = 6,010–3 A = 6,0 mA (2)

2.

Influence

de différents paramètres.

On va utiliser les valeurs de la constante de temps  et les valeurs de l’intensité du courant en régime permanent (3).

valeurs théoriques E (V) R (k) L (H) I = E

R (A)  = L

R (s)

Expérience A 6,0 1,0 0,10 ,

,. = 6,010–3 ,

,. = 0,1010–3

Expérience B 12,0 1,0 0,10 ,

,. = 1210–3 ,

,. = 0,1010–3

Expérience C 6,0 0,50 0,10 ,

,. = 1210–3 ,

,. = 0,2010–3

Expérience D 6,0 1,0 0,20 ,

,. = 6,010–3 ,

,. = 0,2010–3

I =

graphe 1

(ms)

0,0 0,5 1,0 1,5 t

i (mA)

5,0 6,0 7,0 8,0

4,0 3,0 2,0 1,0 0,0

i(t)

(2)

Valeurs expérimentales

I régime permanent (mA) constante de temps  (s) Conclusion

graphe 1 6,0 0,110–3 Expérience A

graphe 2 6,0 0,210–3 Expérience D

graphe 3 12 0,210–3 Expérience C

graphe 4 12 0,110–3 Expérience B

On peut également mener le raisonnement suivant pour éviter les calculs : – On remarque sur le graphe 2 que I = E

R = 6,0 mA comme pour le graphe 1, mais la valeur de  = L

R est doublée. Par conséquent le graphe 2 représente l’expérience D, car E et R ont la même valeur que dans le cas de l’expérience A (graphe 1), mais L est doublée, donc  est doublée !

– On remarque sur le graphe 3 que I = E

R = 12,0 mA, mais la valeur de  = L

R est la même que celle du graphe 2, par conséquent  est doublée par rapport à celle du graphe 1, donc, puisque L = 0,10 H la valeur de R est divisée par 2 : c’est l’expérience C.

– L’expérience B ne peut donc être représentée que par le graphe 3. En effet I = E

R = 12,0 mA et  a la même valeur que celle du graphe 1 représentant l’expérience A.

3.

Suite de l’étude analytique

3.1. L’intensité initiale, à la fermeture de l’interrupteur, est nulle : i(0) = 0. Par conséquent 0 = A.e0 + B = A + B, donc A = –B.

Par ailleurs l’intensité finale est l’intensité en régime permanent soit I = E

R = A.e–∞ + B = A0 + B, soit B = E R. Finalement A = – E

R (1) ; B = E

R (1) et donc i(t) = – E

R.e–t/ + E

R soit après factorisation : i(t) = E

R. – e–t/) (1).

3.2. Il suffit de dériver l’expression précédente : di dt = d

dt

 E

R. – e–t/ = E R.d

dt

(

 – e–t/

)

= – E R.d

dte–t/ = – E R.(– 

).e–t/. Et finalement on obtient : di

dt = E R.

.e–t/ (1,5) ou bien encore : di dt = E

L.e–t/. 3.3. On réinjecte l’expression de di

dt dans l’équation différentielle : E

L = E R.

.e–t/ + R L.E

R. – e–t/)  E L = E

R.

.e–t/ + E L – E

L.e–t/  E R.

.e–t/ = E

L.e–t/  E R.

 = E

L soit  = L R (1,5).

3.4. [] = [L]

[R], or pour une bobine idéale uL = L.di

dt donc [U] = [L].[I]

[t] et par suite [L] = [U]

[I]/[t]. Par ailleurs [R] = [U]/[I] car d’après la loi d’Ohm : uR = R.i, donc [U] = [R].[I].

Par conséquent :[] = [L]

[R] = [U] .[t]. [I]

[I] . [V] = [t] = T.

T a bien la dimension d’un temps : c’est la constante de temps du dipôle RL ! (2) 3.5. uL = L.di

dt, donc uL = L.E R.

.e–t/ = E.e–t/ car  = L R.

La tension uL aux bornes de la bobine idéale est donc une exponentielle décroissante (1).

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