Bulletin des
médecins suisses
BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers
Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch
10 4 . 3 . 2 02 0
321 Editorial
de Christoph Bosshard Connaître l’objectif…
349 Horizons
Genetik am Lebensweg 354 «Et encore…»
par Hans Stalder
Paradoxes et incohérences
322 FMH
Recherche sur les soins
en Suisse: où allons-nous?
Psychotherapie Psychosomatik Psychiatrie Persönlich und diskret.
SOMMAIRE 319
Rédaction
Dr méd. vét. Matthias Scholer (Rédacteur en chef);
biol. dipl. Tanja Kühnle (Managing Editor);
Julia Rippstein (Rédactrice version imprimée et en ligne);
Dr méd. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr oec. Urs Brügger;
Prof. Dr méd. Samia Hurst; Dr méd. Jean Martin, membre de la FMH;
Dr méd. Jürg Schlup, président de la FMH;
Charlotte Schweizer, cheffe de la communication de la FMH;
Prof. Dr méd. Hans Stalder, membre de la FMH;
Rédaction Ethique
Prof. Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.;
Prof phil., biol. dipl. Rouven Porz, p.-d.
Rédaction Histoire de la médecine
Prof. Dr méd. et lic. phil. Iris Ritzmann; Prof. Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction Santé publique, épidémiologie, biostatistique Prof. Dr méd. Milo Puhan
Rédaction Droit
Dr iur. Ursina Pally, cheffe du Service juridique de la FMH
FMH
EDITORIAL: Christoph Bosshard 321 Connaître l’objectif...
DDQ: Marcel Zwahlen, Nicole Steck, André Moser
322 Recherche sur les soins en Suisse: où allons-nous? La recherche sur les soins est un outil impor tant de gestion du système de santé. Elle a bénéficié d’un soutien financier ces dernières années et permis d’aboutir à des résultats intéressants en termes de description du système. Pour avoir des réponses fondées concernant les effets des mesures en cours ou à venir, il faudra mener des expériences ciblées et exploiter intelligemment les données ainsi récoltées.
327 Nouvelles du corps médical
Nécrologie
328 In memoriam Ugo Fisch (1931–2019)
Courrier / Communications
330 Courrier au BMS
332 Examens de spécialiste / Communications
FMH Services
338 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)
Tribune
DROIT: Urs Saxer
346 Die Nachricht vom Tod des Rahmenvertrags TARMED ist verfrüht 348 Spectrum
SOMMAIRE 320
Impressum
Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services
Adresse de la rédaction: Nina Abbühl, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,
[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, www.emh.ch
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Markus Süess, Key Account Manager EMH, tél. +41 (0)61 467 85 04, [email protected]
«Offres et demandes d’emploi/
«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,
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fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 75, [email protected] Prix de l’abonnement: abonnement annuel CHF 320.–, port en sus.
© FMH
Le Bulletin des médecins suisses est actuellement une publication en libre accès (open access). Jusqu’à révoca- tion, la FMH habilite donc EMH à ac- corder à tous les utilisateurs, sur la base de la licence Creative Commons
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Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.
Impression: Vogt-Schild Druck AG, https://www.vsdruck.ch/
Horizons
SOUS UN AUTRE ANGLE: Bernhard Gurtner 349 Genetik am Lebensweg
SOUS UN AUTRE ANGLE: David Holzmann
351 Dr. Beat Richners Einsatz für Frieden und Wiedergutmachung SOUS UN AUTRE ANGLE: Erhard Taverna
353 Cautio Criminalis
Et encore...
Hans Stalder
354 Paradoxes et incohérences
HUBER
Connaître l’objectif…
Christoph Bosshard
Dr méd., vice-président de la FMH, responsable du département Données, démographie et qualité
«Connaître l’objectif permet de décider et décider permet de trouver la paix. Qui trouve la paix trouve la certitude, qui trouve la certitude peut réfléchir, et qui réfléchit peut améliorer», enseignait Confucius il y a de cela 2500 ans.
Très bien, mais qui connaît le but, ou les buts? Et sommes-nous même d’accord sur cela? Quels sont les chemins que nous pouvons emprunter? Comment se présente le terrain? Avons-nous les instruments de navigation nécessaires? Autant de questions qui cherchent une réponse, et que nous nous sommes po- sées dans notre groupe de discussion Re- cherche sur les soins avec le Prof. Marcel Zwahlen de l’Institut de médecine sociale et préventive (ISPM) de l’Université de Berne. Si ces questions présentent à n’en pas douter une importance centrale, nous n’avons ni les données ni la méthode nécessaires pour résoudre deux tiers d’entre elles. Non pas que les données manquent en tant que telles, mais les données primaires dont nous dispo- sons ne présentent pas la qualité ni la structure re- quises pour répondre à ce type de questions. Nous avons par ailleurs des progrès à faire en termes de mé- thodologie. Dans sa Stratégie 2020–2030 en matière de santé, récemment envoyée en consultation, le Conseil fédéral définit des exigences claires en ma- tière de numérisation et d’utilisation des données. En
tant qu’acteurs du système de santé, nous nous devons de collaborer et de partager les connaissances des or- ganisations médicales affiliées à la FMH. Le risque est grand, autrement, de voir les erreurs s’accumuler et se propager à tous les niveaux – qualité des données pri- maires, structure des données, formation des va- riables, évaluation et interprétation des résultats. Pre-
nons à titre d’exemple une étude dont les résultats ont suscité une certaine consternation, et qui met en rap- port les taux de mortalité en cas de syndrome corona- rien aigu et la distance au prochain service d’urgences.
Etonnamment, la corrélation est faible voire inexis- tante. Quel enseignement en tirer? Peut-on supprimer les services d’urgences? Doit-on se dire «Autant mou- rir à la maison»? Ou se pourrait-il que la question ait été mal posée? Il vaudrait donc mieux parler de symptoms-to-balloon time, et ce n’est pas tant la dis-
tance au service d’urgences le plus proche qui compte que le temps jusqu’à l’arrivée dans une salle de cathé- térisme cardiaque. Un diagramme de dispersion n’est pas une base suffisante pour discuter des liens de cau- salité. Et il s’agit moins de répondre à un maximum de questions avec un maximum de données que de poser les bonnes questions dans le bon contexte, avec les données et les variables pertinentes dans le contexte considéré.
Dans le quotidien du médecin aussi, la priorité est de faire ce qu’il faut comme il le faut, et comme dans tout, il ne sert à rien de viser la perfection si la voie choisie au départ n’est pas la bonne. Une erreur en début de processus n’est quasi jamais rattrapable. Et au final, tout est affaire d’interprétation, de conclusions et de décision. Pour pouvoir faire leur travail, les instances désignées par la loi dépendent de la collaboration et du soutien de nos organisations affiliées. La FMH et le groupe de discussion Recherche sur les soins feront à n’en pas douter tout leur possible pour contribuer valablement. Vous voyez? Nous l’avons, notre objectif!
Mettons-nous au travail!
Un diagramme de dispersion n’est pas une base suffisante pour discuter des liens de causalité.
Il s’agit moins de répondre à un maximum de ques- tions avec un maximum de données que de poser les bonnes questions dans le bon contexte.
FMH Editorial 321
Recherche sur les soins en Suisse:
où allons-nous?
Marcel Zwahlena, Nicole Stecka, André Moserb
a Institut de médecine sociale et préventive (ISPM), Université de Berne; b Institut d’épidémiologie, biostatistique et prévention, Université de Zurich
La recherche sur les soins est un outil important de gestion du système de santé.
Elle a bénéficié d’un soutien financier ces dernières années et permis d’aboutir à des résultats intéressants en termes de description du système. Pour avoir des ré- ponses fondées concernant les effets des mesures en cours ou à venir, il faudra me- ner des expériences ciblées et exploiter intelligemment les données ainsi récoltées.
Le groupe de discussion sur la recherche en santé (cf. encadré) soutient depuis plusieurs années le groupe de recherche sur les soins de l’Institut de médecine so- ciale et préventive (ISPM) de l’Université de Berne. Les discussions menées dans le cadre de l’ISPM concernant les projets en cours ont débouché sur divers question- nements supplémentaires. Le groupe ad hoc constitué en son sein s’est focalisé sur l’utilisation des sources de données existantes. Une partie du travail a consisté à relier entre eux des jeux de données afin d’aborder des questions insolubles à l’aide d’une source de données unique [1–3]. Parmi ces jeux de données figuraient par exemple les données de décomptes collectées par di- verses caisses-maladie au cours de la dernière année de vie de plus de 100 000 personnes décédées [4], ou les données de recensements de la population reliées aux données concernant les décès. Cela a notamment per- mis d’analyser les taux de décès en fonction de la distance à l’hôpital ou à l’hôpital régional le plus proche [5]. Et une collaboration avec l’Obsan a permis de mettre sur pied un atlas de la desserte médicale [6].
Celui-ci, ainsi que d’autres projets passionnants, ont débouché sur des descriptifs très révélateurs de la réa- lité du système de santé helvétique. La question qui s’est constamment posée en arrière-plan était si ces résultats allaient conduire à la prise de mesures concrètes.
La recherche sur les soins a pour but d’aider à la prise de décisions concernant la future organisation du sys- tème de santé, en examinant les effets d’interventions ou de politiques complexes sur les résultats de ce sys- tème (durée du séjour à l’hôpital, p. ex.) [7]. L’approche scientifique répartit typiquement les thèmes et les tâches entre les trois niveaux «description», «modéli- sation» et «déductions causales aux fins de décision»
[8], ce qui est également le cas de la recherche sur les soins sans toutefois, et c’est étonnant, qu’il n’existe de consensus sur la façon d’intégrer les questions causales et leur résolution [9].
Thèmes et tâches de la recherche sur les soins
Le tableau 1 contient deux exemples de mesures concernant le système de santé en cours de discussion en Suisse mais déjà partiellement mises en œuvre dans d’autres pays. Nous utilisons ces exemples pour illustrer les différences entre les «tâches clés» de la recherche sur les soins.
Le premier exemple dans le tableau 1 est le transfert de certaines interventions chirurgicales du secteur hospi- talier vers le secteur ambulatoire. La Suisse a publié en 2019 une liste de traitements et d’interventions chirur- gicales à effectuer obligatoirement en ambulatoire [10].
Etant donné que les opérations en ambulatoire sont assorties de valeurs de remboursement (officielles)
Pôle de recherche sur les soins: groupe de discussion
La recherche sur les soins est un secteur de recherche aussi important que porteur d’avenir.
A notre époque de renouveau et de bouleversements dans le secteur de la santé (nouveaux modèles de financement, changements démographiques, hausse des coûts, etc.), l’ancrage académique de ce secteur est plus important que jamais. Pour constituer des bases scienti- fiques indépendantes de tout intérêt particulier, la Fédération des médecins suisses (FMH), la Conférence des sociétés cantonales de médecine ainsi que l’organisation NewIndex se sont regroupées pour soutenir le pôle de recherche créé au sein de l’ISPM à Berne. Un groupe de discussion a fait office de plateforme d’information et d’échange sur laquelle les représentants des organisations et des groupes de chercheurs ont régulièrement discuté les travaux en cours ou à venir. Le groupe a eu par ailleurs pour fonction de sensibiliser le corps médical à la pertinence et à l’importance de la recherche sur les soins. La division Données, démographie et qualité (DDQ) de la FMH a repris sa coordination et se tient à disposition pour toute question à l’adresse ddq[at]fmh.ch ou 031 359 11 11.
FMH DDQ 322
moins élevées, ce transfert conduit automatiquement à des remboursements moindres. Il pourrait toutefois conduire à un nombre plus important de complica- tions postopératoires (infections, p. ex.), ce qui pour- rait entraîner des coûts supplémentaires. Lorsqu’une mesure de ce type est introduite, il est évident que tous les acteurs impliqués (fournisseurs de prestations, hô- pitaux, caisses-maladie), les instances décisionnelles (gouvernement et administration) et les particuliers (patients et personnel médical) souhaitent être infor- més précisément de la situation avant et après l’intro- duction de la mesure et de quelles seraient ses réper- cussions, mais également de la situation telle qu’elle se serait présentée si ladite mesure n’avait pas été prise.
Ce type de questions sur les conséquences d’une régle- mentation et de sa révision se pose également dans d’autres domaines politiques, comme par exemple en matière d’environnement et d’agriculture.
Le deuxième exemple, dans le tableau 1, traite de la re- distribution de certaines responsabilités en matière de soins entre professionnels spécialisés. Il se pourrait que le personnel infirmier effectue certaines tâches de suivi postopératoire ou même certains traitements de manière plus efficace et moins coûteuse que des méde- cins. Ce type de transfert de tâches (task shifting) est déjà pratiqué dans certains pays [11, 12]. Concernant la recherche sur les soins, il s’agit de spécifier combien de fois certaines prestations peuvent être prodiguées par quelles catégories de personnel, mais également quels prédicteurs il est possible de relier à un résultat donné (durée du séjour hospitalier, p. ex.). Pour faire simple, la
«description» désigne le domaine d’étude, alors que la «modélisation» quantifie les liens entre un certain résultat et certaines caractéristiques, pour pouvoir faire des prédictions aussi fiables que possible [8].
A n’en pas douter, tant la description que la modélisa- tion représentent des tâches essentielles de la re- cherche sur les soins. Mais visiblement, répondre aux questions des deux premières colonnes du tableau 1 ne permet que partiellement de déterminer ce que serait la «meilleure» décision ou une décision «optimale» du point de vue des effets souhaités ou non souhaités.
En 2019, les membres du groupe de discussion sur la re- cherche sur les soins ont recensé les questions requé- rant une réponse urgente (tab. 2). Fait intéressant, toutes ces questions portent sur les répercussions
«causales» de décisions déjà prises ou sur la prise de décision «optimale» concernant des mesures à venir. Il n’y en a aucune ou presque qu’on puisse résoudre par l’approche descriptive ou une bonne modélisation. En regardant attentivement, cependant, on s’aperçoit que Tableau 1: Exemples d’interventions visant le système de santé et niveaux concernés au sein de la recherche sur les soins
Niveau concerné au sein de la recherche sur les soins
Intervention Description1 Modélisation2 Déduction aux fins de prise de décision3
Priorité donnée aux traitements ambula- toires
Combien de ménisectomies arthros- copiques ont été effectuées en ambulatoire ou en hospitalisation l’an dernier?
Quels prédicteurs peut-on mettre en relation avec des infections du site opératoire suite à une ménisectomie arthroscopique?
Un transfert des ménisectomies arthros- copiques du secteur hospitalier vers le secteur ambulatoire aggrave-t-il le risque d’infection de la plaie?
Transfert des tâches Quel est le niveau d’adéquation des traitements postopératoires au sein des différents groupes profession- nels?
Constate-t-on des taux d’amélioration des résultats de traitement différents selon le groupe professionnel dès lors que l’on tient compte des caractéristiques des patients?
Le transfert des tâches permet-il de réduire la consommation de ressources et d’améliorer les résultats pour les patients?
1 Niveau de la description: décrit la situation d’un système de santé donné et en informe les personnes concernées.
2 Niveau de la modélisation: quantifie les associations entre un résultat (outcome) donné (important pour la population et les intervenants) et certaines caractéristiques de la population ou du système de soins et rend possible les prévisions concernant la probabilité de réalisation de scénarios souhaités.
3 Niveau des déductions causales pour la prise de décision: étudie les effets d’une intervention ou d’une politique donnée par rapport à divers scénarios réels ou hypothétiques (réponse aux questions de type «qu’arriverait-il si?»).
Tableau 2: Thèmes et questions ayant trait aux services de santé qui, de l’avis du groupe de discussion sur la recherche sur les soins, nécessitent une réponse
Thème/question
Comment évoluent les soins de base? Comment évolue le rôle des assistantes médi- cales et des coordinatrices en médecine ambulatoire?
Quel est l’effet des itinéraires cliniques interprofessionnels en termes d’amélioration de la qualité des soins?
Quelle valeur ajoutée la mesure des résultats de traitement rapportés par les patients (patient-related outcome measures, PROM) apporte-t-elle aux traitements axés sur le patient et la prise de décision partagée?
Comment utiliser les données relatives aux coûts et à la facturation au profit de la transparence et de la qualité en médecine?
A quoi servent les données des registres médicaux? Faudrait-il davantage encourager et promouvoir ces registres?
Quel effet le gel des admissions a-t-il sur la situation des soins dans les cantons (évolution du nombre de spécialistes dans les cantons avec ou sans gel des admissions, nombre de nouveaux médecins d’origine étrangère, etc.)?
Quelles conséquences la démographie des fournisseurs de prestations a-t-elle pour la situation des soins? (p. ex. combien de communes ont perdu leur dernier médecin de famille au cours des 10 dernières années, dans combien d’autres celui-ci doit-il prendre sa retraite dans les 10 ans à venir, comment la distance du domicile au cabinet de médecins et de spécialistes a-t-elle évolué ces 10 dernières années)
Quelles conséquences l’entrée en vigueur en 2019 de la liste de l’OFSP énumérant les interventions à effectuer en ambulatoire a-t-elle en termes de complications intra- et postopératoires?
FMH DDQ 323
la grande majorité des travaux en cours dans la re- cherche sur les soins relèvent de la description ou de la modélisation. On l’observe dans les projets menés par l’ISPM Berne, mais également dans la liste des projets bénéficiant du soutien financier de la Fondation Ban- gerter1, du programme national de recherche 742 ou du programme de renforcement de la recherche sur les services de santé en oncologie3. Il serait temps d’enta- mer la prochaine étape et d’aborder de façon ciblée les questions liées à des décisions concrètes et nécessitant une réponse.
Où en est la recherche sur les soins en Suisse?
La recherche suisse sur les soins semble stagner aux étapes de la description et de la modélisation. Cela tient à plusieurs raisons: il est d’une part très difficile, d’un point de vue méthodologique, de déterminer les liens de causalité effectifs entre une mesure et ses effets sur le terrain, particulièrement lorsque cette mesure est introduite partout en même temps. Quant à connaître les conséquences de la non-introduction d’une mesure, c’est là une tâche sinon impossible, tout au moins très difficile sans une série d’expériences soi- gneusement ciblées [13, 14]. Et pour déduire l’effet d’une mesure de la pure observation, il est nécessaire de dis- poser de données extrêmement détaillées et affinées sur l’évolution de la situation dans le domaine de la santé [15–19], idéalement de données groupées issues des secteurs hospitalier et ambulatoire. Les efforts de regroupement se heurtent toutefois à des résistances chez les propriétaires de données (fournisseurs de prestations, assureurs-maladie, registres des maladies, programmes de dépistage) et chez les responsables de la protection des données. En Allemagne, les proposi- tions du ministre de la Santé Jens Spahn pour une nu- mérisation à grande échelle sont en cours d’approfon- dissement et font l’objet d’un examen critique [20].
Quand bien même une numérisation et une intégra- tion des données à si large échelle seraient envisa- geables dans notre pays, il faudrait veiller à un renfor- cement ciblé des compétences pour s’assurer que ces données «améliorées» puissent être exploitées de manière intelligente. Ce renforcement graduel des compétences est d’ores et déjà en cours dans d’autres pays, notamment ceux disposant d’expérience dans la constitution, la gestion et la fusion de collections de données de bon niveau qualitatif dans le domaine de la
santé. De telles adaptations, améliorations et correc- tions des systèmes de santé sont appelées à devenir toujours plus fréquentes à l’avenir, et il est important que la Suisse ne rate pas le coche sur ce point.
Références
1 Steck N, Spoerri A, Egger M. Verknüpfte Gesundheitsdaten und Datenschutz: (k)ein Widerspruch. Bull Med Suisses. 2015;96 (50–51):1837–9.
2 Steck N, Berlin C, Zwahlen M. Gesundheitsversorgung am Lebensende variiert nach Region. Bull Med Suisses. 2016;97:1710–3.
3 Schmidlin K, Clough-Gorr KM, Spoerri A, et al. Privacy Preserving Probabilistic Record Linkage (P3RL): a novel method for linking existing health-related data and maintaining participant confi- dentiality. BMC Med Res Methodol. 2015;15(1):46.
4 Panczak R, Luta X, Maessen M, et al. Regional Variation of Cost of Care in the Last 12 Months of Life in Switzerland: Small-area Analysis Using Insurance Claims Data. Med Care. 2017;55(2):155–63.
5 Berlin C, Panczak R, Hasler R, et al. Do acute myocardial infarction and stroke mortality vary by distance to hospitals in Switzerland?
Results from the Swiss National Cohort Study. BMJ Open. 2016;6(11).
6 Berlin C, Spörri A, Staub LP, et al. Regionale Variabilität von sta- tionären Behandlungen in der Schweiz. Bull Med Suisses.
2018;99:40–4.
7 Glass TA, Goodman SN, Hernan MA, et al. Causal inference in public health. Annu Rev Public Health. 2013;34:61–75.
8 Hernán MA, Hsu J, Healy B. A Second Chance to Get Causal In- ference Right: A Classification of Data Science Tasks. CHANCE.
2019;32(1):42–9.
9 Moser A, Zwahlen M. The role of causal inference in health services research I: Tasks in health services research. Int J Public Health.
2020 (in press).
10 Office fédéral de la santé publique. L’ambulatoire avant le station- naire: modification de l’ordonnance sur les prestations de l’assu- rance des soins (OPAS). https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/
versicherungen/krankenversicherung/krankenversicherung-re- visionsprojekte/konsultation-ambulant-vor-stationaer.html; 2019 (accessed 9 Jan 2020).
11 Seidman G, Atun R. Does task shifting yield cost savings and improve efficiency for health systems? A systematic review of evidence from low-income and middle-income countries.
Hum Resour Health. 2017;15(1):29.
12 Orkin AM, McArthur A, Venugopal J, et al. Defining and measuring health equity in research on task shifting in high-income coun- tries: A systematic review. SSM Popul Health. 2019;7:100366.
13 Hernán MA. A definition of causal effect for epidemiological research. J Epidemiol Community Health. 2004;58(4):265–71.
14 Zwahlen M, Salanti G. Causal inference from experiment and observation. Evidence Based Mental Health. 2018;21(1):34–8.
15 Huitfeldt A, Kalager M, Robins JM, et al. Methods to Estimate the Comparative Effectiveness of Clinical Strategies that Administer the Same Intervention at Different Times. Current epidemiology reports. 2015;2(3):149–61.
16 Hernán MA, Robins JM. Using Big Data to Emulate a Target Trial When a Randomized Trial Is Not Available. Am J Epidemiol.
2016;183(8):758–64.
17 Mansournia MA, Etminan M, Danaei G, et al. Handling time vary- ing confounding in observational research. BMJ. 2017;359:j4587.
18 Danaei G, García Rodríguez LA, Cantero OF, et al. Electronic medi- cal records can be used to emulate target trials of sustained treat- ment strategies. Journal of Clinical Epidemiology. 2018;96:12–22.
19 Hernán MA, Robins J. Causal Inference. https://www.hsph.har- vard.edu/miguel-hernan/causal-inference-book/: Chapman &
Hall/CRC; 2020 (forthcoming).
20 Krüger-Brand HE. Digitale Versorgung – Gesetz: Im Detail noch nachschärfen. Deutsches Ärzteblatt. 2019;116(43):A1929–30.
Prof. Marcel Zwahlen ISPM
Université de Berne Mittelstrasse 43 CH-3012 Berne marcel.zwahlen[at]
ispm.unibe.ch 1 www.samw.ch/fr/
Promotion/La-recherche- sur-les-services-de-sante- en-Suisse.html 2 «Système de santé»:
http://www.nfp74.ch/fr/
Pages/Home.aspx 3 www.recherchecancer.
ch/ promotion-de-la- recherche/programme- de-renforcement-de-la-re- cherche-sur-les-services- de-sante-en-oncologie/
decisions-de-finance- ment/
FMH DDQ 324
Todesfälle / Décès / Decessi Miloslav Dufek (1919), † 3.1.2020, 8049 Zürich
Aldo Zufferey (1937), † 4.1.2020,
Spécialiste en médecine interne générale, 1976 Aven
Albert Graemiger (1926), † 5.1.2020,
Facharzt für Ophthalmologie, 9010 St. Gallen Walter Spillmann (1922), † 9.1.2020,
Facharzt für Pneumologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 2575 Hagneck Jürg Flück (1934), † 24.1.2020,
Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 8620 Wetzikon ZH
Jürg Marti (1941), † 27.1.2020, Facharzt für Chirurgie, 4125 Riehen Olivier Berclaz (1961), † 5.2.2020, Spécialiste en médecine physique et réadaptation et Spécialiste en médecine interne générale, 1958 Uvrier
Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied haben sich angemeldet:
Jörg Peter Dünkel, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, FMH, Bümplizstrasse 83, 3018 Bern
Axel Haine, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin und Facharzt für Angiologie, FMH, Gefässzentrum Bern, Bremgartenstrasse 119, 3012 Bern
Florian Max Pfeiffer, Facharzt für Kinder- und Jugendmedizin, Salem-Spital, Schänzlistrasse 39, 3013 Bern Sebastian Benjamin Schild, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, Schlösslistrasse 39, 3008 Bern
Eckart Wolfram Schöll, Praktischer Arzt, FMH, Bahnhofstrasse 1, 3066 Stettlen
Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet bei den Co-Präsi- denten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio eingereicht werden. Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen.
Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt hat sich gemeldet:
Shlemen Hanno, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, FMH, Gemeinschaftspraxis für Psychiatrie und Psychotherapie Gesegnetmatt, Gesegnetmattstrasse 2, 6006 Luzern
Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern
FMH Nouvelles du corps médical 327
Nouvelles du corps médical
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«EMH: gestion des abonnements»
In memoriam Ugo Fisch (1931–2019)
L’un des plus grands chirurgiens de notre époque, pion- nier de l’otoneurologie moderne et de la chirurgie de la base du crâne, professeur titulaire de l’Université de Zu- rich et directeur de la clinique d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervicofaciale de l’Hôpital universitaire de Zurich de 1970 à 1999, fondateur de la Fisch Interna- tional Microsurgery Foundation, lauréat de nombreux prix et distinctions honorifiques, membre fondateur et ancien président de l’Académie européenne d’otologie et d’otoneurologie, membre honoraire de la Société Suisse d’Oto-Rhino-Laryngologie et de Chirurgie cervi- co-faciale, le Professeur em. Dr Ugo Fisch est décédé le 12 décembre 2019 à son domicile d’Erlenbach. En tant qu’élèves et compagnons de route, nous aimerions ici lui rendre hommage en rappelant quelques-uns de ses innombrables accomplissements en tant que médecin, enseignant et scientifique et en tant que personne.
Du Tessin aux Etats-Unis en passant par Zurich
Après sa scolarité gymnasiale effectuée dans le Tes- sin, Ugo Fisch décide de suivre des études de méde- cine à Zurich et obtient son diplôme d’Etat en 1958. La même année, il obtient son doctorat en médecine humaine avec une thèse sur la coagulation sanguine.
Il se voit alors proposer une place de formation postgrade à la clinique ORL de l’Hôpital universitaire de Zurich par le Pr Luzius Rüedi (qui deviendra son mentor). Ce choix s’avérera déterminant et influencera sa vie entière.
Après seulement sept mois en oto-rhino-laryngologie, Ugo Fisch se rend aux Etats-Unis dans le cadre d’une
étude en tant que chargé de recherche en otophysiolo- gie à la clinique ORL du Johns Hopkins Hospital de Bal- timore et au laboratoire ORL de l’Université de Chicago.
Durant cette période, il va aiguiser sa curiosité scienti- fique pour l’oto-rhino-laryngologie. Il obtient son habi- litation en 1966 avec son remarquable travail sur le thème des recherches lymphographiques du système lymphatique cervical. Toutefois son grand intérêt pour la microchirurgie de l’oreille, qui fut sa véritable pas- sion, est né durant un séjour de seulement six se- maines à Los Angeles, lors de la visite rendue au profes- seur William House en 1967. A cette époque, le House Ear Institute était le premier centre d’otologie du monde et Ugo Fisch était déjà un chef de clinique expé- rimenté. Cette source d’inspiration associée à son habi- leté chirurgicale et sa parfaite compréhension de l’ana- tomie et de la physiologie lui ont permis de sortir des sentiers battus et d’innover. En 2015, soit 48 ans après sa première visite à Los Angeles, il s’est vu remettre le House-Hitselberger Lifetime Achievement Award de l’American Neurotological Society.
Pose du premier implant actif d’oreille moyenne au monde
Tout au long de sa vie professionnelle, Ugo Fisch a étu- dié tous les détails de l’otologie et de la chirurgie de la base latérale du crâne avec des moyens techniques de pointe pour l’époque. Comme sa famille l’a confirmé, il ne passait quasiment jamais une journée du week- end ou de ses vacances sans faire de croquis pour ses manuels ou ses articles scientifiques, sans réfléchir à de nouvelles idées ou réviser des manuscrits rédigés par lui ou ses collaborateurs. Il a standardisé les voies d’accès chirurgicales en chirurgie de l’oreille moyenne et fondé l’école «Fisch» de la chirurgie moderne de l’oreille. Il a en outre, en collaboration avec des entre-
prises suisses et étrangères, amélioré les microscopes chirurgicaux, les tables d’opération pour un position- nement précis du patient et développé des systèmes de forage ainsi que de nombreux instruments chirurgi- caux et prothèses de l’oreille moyenne. D’autres temps forts ont été la pose du premier implant cochléaire en
Il ne passait quasiment jamais une journée de son temps libre sans faire de croquis pour ses manuels ou sans réfléchir à de nouvelles idées.
NÉCROLOGIE 328
Suisse en 1977, un système auditif électrique pour les patients sourds développé avec le Dr Thomas Spill- mann et le Pr Norbert Dillier, et la pose du premier im- plant actif d’oreille moyenne au monde en 1996 à l’Hô- pital universitaire de Zurich.
Renommée mondiale de ses techniques
Ses travaux les plus remarqués concernaient le traite- ment des patients souffrant de troubles de la base du crâne. Il a effectué les diagnostics et les traitements préalables nécessaires avec son collègue et ami, le pro- fesseur Anton Valavanis. Il a passé des nuits entières à étudier et standardiser les voies d’accès à des tumeurs
jusqu’ici considérées comme inopérables ou dont l’ablation était associée à un taux élevé de morbidité et de mortalité. Dans cette discipline proche de la neuro- chirurgie, il a bénéficié du concours du professeur Gazi Yasargil et optimisé la voie d’accès à la fosse crânienne moyenne et au conduit auditif interne. En 1988, il a pu- blié les techniques décrites par Ugo Fisch dans le livre Microsurgery of the Skull Base, un ouvrage standard toujours actuel. C’est ainsi que la clinique ORL de Zu- rich a acquis une renommée mondiale qui lui valut, d’une part, la venue de nombreux patients du monde entier et, d’autre part, la venue de nombreux confrères de tous les continents avides d’approfondir leurs connaissances dans ce domaine. Nombre d’entre eux sont aujourd’hui directeurs de cliniques, notamment aux Etats-Unis et en Asie. Il effectuait des enregistre- ments vidéo de ses innombrables opérations en 3D, ce qui, à l’époque, faisait sensation. Dès 1970, il a égale- ment donné des cours pratiques d’anatomie, qu’il a par la suite affinés avec le professeur Thomas Linder. Dans ces cours, tous les ans, les chirurgiens intéressés pou- vaient, et peuvent aujourd’hui encore, apprendre les techniques d’accès. En 1998, il créa le site web www.
fimf.ch sur lequel il mettait gracieusement à disposi- tion de nombreuses vidéos anatomiques et chirurgi- cales et discutait également de cas cliniques actuels avec des membres de la famille FIMF. Des centaines de médecins du monde entier ont directement profité de l’expérience et du soutien d’Ugo Fisch que ce soit dans le cadre de son activité à l’Hôpital universitaire de Zu- rich, plus tard à la clinique Hirslanden de Zurich et à l’Hôpital cantonal de Lucerne ou en ligne, depuis son domicile à Erlenbach ou sa maison de campagne dans le sud de la France.
Ugo Fisch nous laisse une somme de connaissances re- marquable et plus de 300 publications scientifiques dont trois ouvrages très réputés traduits dans de nom- breuses langues. Ugo Fisch est à ce titre devenu membre honoraire d’innombrables sociétés médicales et fut membre fondateur de l’Académie européenne d’otologie et d’otoneurologie dont il a été le premier président. Les nombreux commentaires exprimés sur le site internet d’EAONO, où Ugo Fisch a été qualifié de
«père de l’otologie», sont très touchants.
Quatre conditions essentielles pour être un bon médecin
Clair et structuré, Ugo Fisch était une source d’inspira- tion pour ses étudiants. Il leur a enseigné les qua- tre conditions essentielles pour être un bon médecin:
– être passionné par son travail;
– adopter la philosophie d’une méthode de travail structurée et progressive;
– avoir le courage d’affronter les problèmes (chirurgi- caux) difficiles
– et avoir l’esprit pionnier, à savoir, rechercher sans cesse de nouvelles alternatives.
Si en tant qu’assistant privé aucune erreur n’était tolé- rée lors de la présentation des patients pendant la vi- site du chef, et même si on ne comptait pas les heures de travail, c’était une époque incroyablement instruc- tive sur le plan du contenu. Même fatigué après de lon- gues interventions, il prenait toujours le temps d’éva- luer les radios, de discuter des dossiers et d’informer les proches dans différentes langues si nécessaire et faisant toujours preuve de beaucoup d’empathie.
Pas plus tard qu’en septembre 2019, alors qu’un confé- rencier de renom international intervenait dans une formation à l’Hôpital universitaire de Zurich, Ugo Fisch a une fois de plus montré clairement à tous comment aborder un différend. En des termes aimables mais ne laissant aucune place à l’ambiguïté et des arguments sans équivoque, il a fait comprendre à l’orateur ce qu’il pensait de ses propos. Jusqu’à la fin, Ugo Fisch est resté très vif et alerte. Sa disparition fut pour nous tous d’au- tant plus brutale. Ugo Fisch était un pionnier et un mé- decin plein d’empathie, un grand professeur universi- taire et un esprit novateur, qui a su faire progresser son domaine de spécialité grâce à des idées nouvelles.
L’université, l’hôpital, la clinique, les étudiants, ses col- laborateurs médicaux, ses pairs et bien sûr ses nom- breux patients – nous tous garderons le souvenir d’Ugo Fisch à jamais dans nos mémoires. Que son esprit reste à jamais une source d’inspiration pour nous tous.
Thomas Linder, Alexander Huber, Sandro Stöckli
Ugo Fisch était un pionnier et un médecin plein d’empathie, un grand professeur universitaire et un esprit novateur.
NÉCROLOGIE 329
Vorteile von bescheidenem Wert Als ärztliche Fachpersonen stellen wir bei den Pharmavertreterbesuchen unsere wertvolle Zeit und Praxiserfahrung zur Verfügung. Als Dankeschön darf die Fachperson gemäss neuer Verordnung des Heilmittelgesetzes be- scheidene Vorteile, die für die medizinische Praxis von Belang sind, annehmen. Dies ist innerhalb der vom Gesetzgeber gesteckten Grenzen und daher in Ordnung.
Der obengenannte Artikel in der SÄZ liess mich in einem Punkt im Unklaren. Hier ver- suche ich, diesen mit Hilfe meiner Anfrage beim ITW des BAG zu klären. Im SÄZ-Artikel steht: «Bei Gruppenpraxen gelten die 300 CHF als Obergrenze für alle in der Praxis arbeiten- den Ärztinnen und Ärzte zusammen.» Der Gesetzgeber will verhindern, dass die Beiträge der einzelnen Ärzte/-innen für teure, gemein- same Anschaffungen kumuliert werden. Darf aber jede/r der Ärzte/-innen einer Gruppen-/
Gemeinschaftspraxis einzelne Vorteile bis 300 CHF mit praxisbelang (z.B. Fachbuch, Fachzeitschriften) annehmen? Nach meiner Einschätzung ist dies erlaubt.
Das ITW des BAG schreibt mir: «Ein Unterneh- men darf somit jeder Fachperson einer Praxis einzeln einen Vorteil von 300 CHF pro Jahr g ewähren, diesen aber nicht kumulieren für die Ärzte (siehe vorheriges Beispiel Laptop).
Zusammenfassend können wir daher festhal- ten, dass der Betrag von 300 CHF maximal pro Fachperson und pro Jahr gilt und nicht kumu- liert werden darf. Geschenke an Organisatio- nen sind per se verboten.»
Was sind nun aber Vorteile von Belang für die medizinische Praxis? Im SÄZ-Artikel sind einige genannt. Mehr Beispiele und Anregun- gen finden Sie auf der Website Arztzeit www.
docclock.ch
Pirmin Pfister, Hausarzt, Regensdorf
tes grösste Mühe haben, sogar in einer Ge- meinschaftspraxis einen neuen Hausarzt zu finden.
Im Beitrag «Der Hausarzt im Wandel der Zeit»
von Benedikt Horn in Primary and Hospital Care (2016) zitiert er P. Wiederkehr aus der SÄZ (1983): «Aus der Sicht des Patienten ist die Ge- wissheit, dass sein Arzt jederzeit kommt, falls er ihn braucht, von erheblicher Bedeutung. Haus- besuch und Notfalldienst sind zwei Visitenkar- ten der Ärzte.»
Es ist unbestritten, dass ein reduziertes Ar- beitspensum für die praktizierende Ärzte- schaft auch positive Auswirkungen hat. So fällt es namentlich für die wachsende Anzahl von Ärztinnen mit einem Teilzeitjob leichter, Beruf und Familie unter einen Hut zu brin- gen, und die männlichen Kollegen können sich vermehrt ihrer Familie und ihren Hobbys widmen. Nicht zuletzt könnte dies auch zu ei- ner Burnout-Prophylaxe beitragen.
Der Trend geht heute eindeutig in Richtung Gemeinschaftspraxen. Die heutige Ärztegene- ration ist offenbar nicht mehr bestrebt, als Einzelkämpfer eine Praxis mit sämtlichen Auflagen und Risiken zu führen. Die Belas- tung durch administrativen Mehraufwand führt ausserdem dazu, dass nicht nur die Ärzte an der eigentlichen medizinischen Ar- beit gehindert werden. Die behördliche Überre- gulierung des Arztberufes zeugt von Misstrauen und führt zur Bevormundung der Ärzteschaft!
Fazit dieses Beitrages: In Gruppenpraxen sollte es möglich sein, dass ein Arzt rund um die Uhr erreichbar ist. Das elektronische Pa- tientendossier würde die Kommunikation wesentlich erleichtern und Doppelspurigkei- ten in Diagnose und Therapie vermeiden.
Dr. med. Max Schreier, Hausarzt im Ruhestand
* Dieser Beitrag ist ein Auszug aus einer Originalarbeit im Umfang von 36 Seiten mit dem Titel «Hausarzt gestern – heute – morgen», die via Mail angefordert werden kann:
schreier.max[at]bluewin.ch
Die Erreichbarkeit des Hausarztes*
Die vergangene Erreichbarkeit
Als ich 1974 meine Allgemeinpraxis in Krieg- stetten im solothurnischen Äusseren Wasser- amt eröffnete, praktizierten fünf Kollegen am Limit. Das Einzugsgebiet umfasste 14 Gemein- den. Zweimal jährlich trafen sich sämtliche Kollegen samt Gattinnen zu einem Freund- schaftsessen, das in den ersten Jahren turnus- gemäss bei einem Kollegen zu Hause, später auswärts in einem Gasthaus stattfand. An die- sen Treffen wurde auch der Notfalldienst für das nächste Halbjahr geregelt. Die Dienstzeit umfasste jeweils den Donnerstagnachmittag sowie das darauffolgende Wochenende bis Montagmorgen um 8 Uhr. Während der Wo- che war jeder Arzt für seine Patienten allein verantwortlich und tags und nachts erreich- bar. Bei kurzdauernden Abwesenheiten (Ein- ladungen, Kino- oder Theaterbesuch) gab das Alibiphon über eine Vertretung Auskunft. In einer Periode mit Notfalldienst war man wäh- rend 10 Tagen rund um die Uhr nonstop im Einsatz. Ab dem 60. Altersjahr konnte man sich von dieser belastenden Tätigkeit dispen- sieren lassen. Der Besuch von Fortbildungs- veranstaltungen war damals für die praktizie- rende Ärzteschaft noch freiwillig. In der Fortbildungsverordnung der neunziger Jahre wurden pro Jahr 30 Stunden besuchte Fortbil- dung und 50 Stunden Selbststudium verlangt.
Wie steht es heute um die Erreichbarkeit der Grundversorger?
Während meiner Praxiszeit stieg die Anzahl der Hausärzte und Hausärztinnen von 7 im Jahre 1974 auf 21 im Jahre 2002 an. Im Jahre 1980 traf es einen Arzt auf 2487 Einwohner und im Jahre 2017 einen Arzt auf 1178 Einwoh- ner. Die Ärztedichte hat also massiv zuge- nommen, wie steht es aber mit der Präsenz der Hausärzte? Im Jahre 1980 arbeitete jeder der 7 Ärzte in einem Vollpensum zu 100%, im Jahre 2019 kamen gemäss Befragung alle 13 Kollegen und 8 Ärztinnen auf ein durch- schnittliches Arbeitsvolumen von 71,4%. Die reduzierten Präsenzzeiten haben zur Folge, dass der einzelne Hausarzt nicht mehr so gut erreichbar ist wie in früheren Zeiten. Wäh- rend früher nur Spezialärzte während der Bürozeit erreichbar waren, trifft dies heute auch auf die Grundversorger zu. Ausserhalb der eingeschränkten Öffnungszeiten der Pra- xen landet der Patient auf der Notfallstation im Spital mit sämtlichen Nachteilen, die ich hier nicht aufführen kann.
Die reduzierte Tätigkeit der Grundversorger hat ausserdem zur Folge, dass Patienten nach der Pensionierung ihres bisherigen Hausarz-
Gewalt gegen Jung und Alt
Erst seit wenigen Jahren hat man erkannt, dass die Kirche oft ihre Schutzfunktion ge- genüber jungen Menschen nicht erfülle, son- dern Kinder häufig sexuell verführe und missbrauche. Jahrzehnte später wagen die Menschen, die als Kinder einmal missbraucht und bedroht worden sind, von lange ver- drängten Erlebnissen zu berichten. Scham- gefühl und Angst haben sie bisher daran ge-
COURRIER 330
Courrier au BMS
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hindert. Kindsmissbrauch ist in jedem Fall verwerflich, aber aus der viel verehrten Kir- che stammend, besonders überraschend und traurig. Der heranwachsende Mensch bedarf einer Karenzzeit für die schwierige Entwick- lung seiner geistigen und seelischen Funktio- nen, und vorzeitige sexuelle Betätigungen im Kinder alter sind deshalb in der christlichen Kultur immer nie toleriert gewesen.
Zur gleichen Zeit mit der Aufdeckung von zahlreichen sexuellen Missbrauchsfällen in der Kirche hat die Zahl der alten Menschen, die zwar aus anderen Gründen, aber auch schutz- und oft pflegebedürftig sind, stark zugenommen. Diese Gruppe von alten Men- schen erfordert zunehmend Beachtung und
Fürsorge, da deren Leben verlängert, aber ihre jugendlichen Kräfte nicht erhalten werden können. Für die Angehörigen und die Öffent- lichkeit ist dadurch eine grosse und edle Auf- gabe entstanden. Gleichzeitig hat sich auch ein ganzer Industriezweig entwickelt, um den alten Menschen Alterskomfort zu bringen.
Leider hört man immer mehr von Versuchen, von der Abhängigkeit alter Menschen Vorteile zu gewinnen, und deren Behandlung in spe- zialisierten Einrichtungen lässt oft zu wün- schen übrig, nicht nur wegen des Personal- mangels. Die Zuwendung und Fürsorge für alte Menschen hat in anderen Kulturen, z.B. in Asien, eine längere Tradition.
Die alten Menschen können sich wie Kinder
oft nicht mehr wehren und werden so leicht zur Beute von schlecht orientierten Personen aus dem familiären und öffentlichen Umfeld.
Vernachlässigung, grobe Behandlung und mangelnde Professionalität kommen überall täglich vor, ohne dass darüber geredet wird.
Die bessere Überwachung der Altenbetreu- ung ist eine der wichtigsten politischen Auf- gaben für heute und morgen, damit die alten Menschen die Betreuung und Zuwendung er- fahren, die für unsere Kultur ebenso kenn- zeichnend ist wie der Schutz für den heran- wachsenden jungen Menschen.
Marc Girard und René Bloch, Therwil
COURRIER 331
Sujets d’actualité en ligne
www.bullmed.ch → tour d’horizon
Interview avec Nadja Pecinska, Managing Editor Primary and Hospital Care
«Nous faisons figure de pionniers en Suisse»
Depuis janvier, les Editions médicales suisses (EMH) produisent le podcast
«EMH Journal Club» – un des premiers podcasts médicaux de Suisse.
Nadja Pecinska a mis sur pied ce projet de A à Z.
Interview avec Thomas C. Sauter, chef de clinique, responsable formation, eHealth et télémédecine d’urgence, Centre universitaire des urgences, Hôpital de l’Ile de Berne
Les urgences à l’ère du numérique
Grâce à son nouveau service de télémédecine d’urgence, l’Hôpital universitaire de Berne veut faire avancer la recherche, mais aussi la question délicate
de la médecine numérique.
Examens de spécialiste Examen de spécialiste en vue de l’obtention du titre de spécialiste en neurologie
Première partie: examen écrit – examen à choix multiple en anglais Lieu: Hôpital de l’Ile, Berne (Inselspital) Date et heure: le vendredi 4 septembre 2020 (14h–18h)
Deuxième partie: examen oral / pratique Lieu: Centre Hospitalier Universitaire Vaudois CHUV à Lausanne
Date et heure: le vendredi 6 novembre 2020 (horaires individuelles)
Délai d’inscription: 1er mars – 31 mai 2020 Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch
→ formation postgraduée → Titres de spécialiste et formations approfondies
→ Neurologie
Examen de spécialiste en vue de l’obtention du titre de spécialiste en oto-rhino-laryngologie Date et lieu
Examen oral:
le jeudi 5 novembre 2020
Heures et lieux exacts restent à définir et dépendront du nombre de candidats.
Examen écrit:
le jeudi 12 novembre 2020 Congress Centre Kursaal, Interlaken Délai d’inscription
du 1er mai au 31 juillet 2020 par internet, via: www.orl-hno.ch
Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch
→ Formation postgraduée → Titres de spécialiste et formations approfondies
→ oto-rhino-laryngologie
Examen de spécialiste en vue de l’obtention du titre de spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil moteur
Examens finaux 2020 (2e partie, oral) Lieu: Coop Tagungszentrum, Seminarstrasse 12–22, 4132 Muttenz Date: le samedi 21 novembre 2020 (Date de réserve: le vendredi 20 novembre 2020. Les candidats sont priés de se rendre disponibles également pour cette date) Délai d’inscription: le 15 août 2020
Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch
→ formation postgraduée → Titres de spécialiste et formations approfondies
→ chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil moteur
Examen de spécialiste pour l’obtention du titre de spécialiste en radio-oncologie / radiothérapie
Lieu: Centre de radio-oncologie Bienne, Seeland, Jura bernois, Chemin des Vignes 38, 2503 Bienne
Dates:
les jeudi et vendredi 26 et 27 novembre 2020 Délai d’inscription: le 30 juin 2020
Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch
→ formation postgraduée → Titres de spécialiste et formations approfondies
→ radio-oncologie / radiothérapie
Examen en vue de l’obtention de la formation approfondie en psy- chiatrie et psychothérapie forensique à adjoindre au titre de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie
Lieu: Universitäre Psychiatrische Kliniken (UPK), Wilhelm Klein-Strasse 27, 4012 Bâle Date: le vendredi 20 novembre 2020 Délai d’inscription: 30 septembre 2020 Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de l’ISFM www.siwf.ch
→ formation postgraduée → Titres de spécialiste et formations approfondies
→ psychiatrie et psychothérapie
The Swiss-MIS Innovation Grant The Swiss-MIS (Swiss Minimally Invasive Surgery) awards a grant of CHF 5000 for an innovative clinical project taking advantage of a minimally invasive approach.
Requirements: Innovative clinical project capitalizing on a minimally invasive approach with a sound scientific approach.
Swiss authors can submit work done abroad, non-Swiss authors must have performed their project in Switzerland.
Electronic submission (PDF or Word).
Language: English, French or German.
Reception deadline: April 30th, 2020.
Submission to: PD Dr. Nicolas C. Buchs, Scientific Officer Swiss-MIS, Hôpitaux universitaires de Genève, Département de chirurgie, Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, 1205 Genève, nicolas.c.buchs[at]hcuge.ch For details on how to apply and for any further information, visit www.swiss-mis.ch
The Swiss-MIS Zollikofer Award The Swiss-MIS (Swiss Minimally Invasive Surgery) strongly supports research in minimal invasive surgery. The Association invites researchers to apply for the Zollikofer Award of the year 2020. The amount of the Award is CHF 3000.
Topic: Basic science and clinical investigation in minimal invasive surgery.
Requirements: Original article published or accepted for publication in a peer-reviewed journal in 2019 or 2020. Swiss authors can submit work done abroad, non-Swiss authors must have performed their research in Switzerland.
Electronic submission (PDF or Word) including proof of acceptance if the paper is not yet indexed in Pubmed.
Language: English, French or German.
Reception deadline: April 30th, 2020.
Submission to: PD Dr. Nicolas C. Buchs, Scientific Officer Swiss-MIS, Hôpitaux universitaires de Genève, Département de chirurgie, Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, 1205 Genève, nicolas.c.buchs[at]hcuge.ch For details on how to apply and for any further information, visit www.swiss-mis.ch
COMMUNICATIONS 332
Communications
Communication importante | Regensdorf, Mars 2020
En accord avec Swissmedic, Leo Pharmaceutical Products Sarath Ltd. Schweiz aimerait vous informer de l’important aspect de sécurité suivant:
Résumé
• L’autorisation de mise sur le marché de Picato
®(mébu- tate d’ingénol) est suspendue à titre préventif en raison des inquiétudes croissantes quant au risque potentiel de cancer de la peau.
• Les résultats finaux d’une étude ayant comparé Picato
®à un autre médicament utilisé dans le traite- ment des kératoses actiniques (l’imiquimod) mettent en évidence une incidence plus élevée de cancers de la peau au niveau des zones cutanées traitées avec Picato
®.
• Les professionnels de la santé doivent cesser d’utiliser et de prescrire Picato
®et doivent utiliser d’autres op- tions thérapeutiques.
• Les professionnels de la santé doivent informer leurs patients que la zone cutanée traitée doit être surveillée atten tivement afin de détecter le développement de lésions cutanées et, le cas échéant, de contacter un médecin immédiatement.
• LEO Pharma a cessé de livrer Picato (mébutate d’ingé- nol) pour le marché suisse le 6 février 2020. En raison de l’injonction de Swissmedic du 28 février de sus- pendre l’autorisation de mise sur le marché, les médi- caments ne sont, dès à présent, plus commerciali- sables en Suisse.
Historique du problème de sécurité
Picato (mébutate d’ingénol) est utilisé dans le traitement des kératoses actiniques chez les adultes lorsque la couche superficielle de la peau atteinte n’est pas épais- sie ou surélevée.
Le potentiel de Picato de provoquer des tumeurs cutanées a été pris en compte lors de l’évaluation de la demande initiale d’autorisation de mise sur le marché.
Depuis, plusieurs études ont mis en évidence une inci- dence plus élevée des tumeurs cutanées au niveau de la zone traitée chez les patients ayant utilisé le mébutate d’ingénol ou une substance active apparentée. Il s’agit notamment:
• d’une incidence plus élevée de carcinome épidermoïde avec le mébutate d’ingénol par rapport à l’imiquimod dans les résultats finaux d’une étude de sécurité de 3 ans menée chez 484 patients (3,3% contre 0,4% des patients);
• d’une incidence plus élevée de tumeurs bénignes par rapport au véhicule dans des études groupées de 8 se- maines menées sur le mébutate d’ingénol chez 1262 patients (1,0% contre 0,1% des patients);
• d’une incidence plus élevée de tumeurs, notamment de carcinome basocellulaire, de maladie de Bowen et de carcinome épidermoïde, par rapport au véhicule dans 4 essais cliniques menés sur le disoxate d’ingénol (un ester apparenté au mébutate d’ingénol dont le dé- veloppement a été arrêté) chez 1234 patients (7,7%
contre 2,9% des patients).
Des cas de tumeurs cutanées ont aussi été rapportés chez des patients traités par Picato après la commerciali- sation du médicament. Le délai entre le début du traite- ment et l’apparition des changements était compris entre quelques semaines et plusieurs mois.
Mesures prises au niveau international
Un certain nombre d’incertitudes persistent et les don- nées disponibles sont toujours en cours d’examen par l’EMA. Toutefois, compte tenu des inquiétudes crois- santes quant au risque potentiel de cancer de la peau, l’EMA recommande, à titre préventif, la suspension de l’autorisation de mise sur le marché de Picato dans l’Union européenne.
Annonce d’effets indésirables
Pour annoncer des effets indésirables liés aux médica- ments (EI), Swissmedic recommande d’utiliser le portail d’annonce développé à cet effet. Les EI peuvent être directement annoncés via le portail de vigilance et d’an- nonce électronique (Electronic Vigilance System – ElViS).
Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur www. swissmedic.ch.
Informations importantes relatives à la sécurité de Picato
®(mébutate d’ingénol)
Suspension de l’autorisation de mise sur le marché
en raison d’un risque de cancer de la peau
Titulaire de l’autorisation: Dr. Wild & Co. AG, Hofackerstrasse 8, 4132 Muttenz
Quels lots de Deaftol® Spray buccal sont concernés?
Seuls les lots suivants sont concernés par le rappel:
• Deaftol Spray buccal Lot CHNR2018080813
• Deaftol Spray buccal Lot CHNR2018080468
• Deaftol Spray buccal Lot CHNR2018080730
• Deaftol Spray buccal Lot LOT19040385
• Deaftol Spray buccal Lot LOT19040642
• Deaftol Spray buccal Lot LOT19050017
Quel danger comportent les produits concernés?
A cause de problèmes techniques, la tige du pulvérisateur peut se décrocher de la tête du pulvérisateur pendant son utilisation et se retrouver dans l’œsophage ou les voies respiratoires.
Nous vous prions de bloquer immédiatement vos stocks. Nous demanderons aux patients, dans la presse quotidienne, de rappor- ter au point de vente respectif ( médecin, pharmacie, droguiste) les sprays de Deaftol® actuellement en leur possession, s’ils sont issus des lots concernés par le présent rappel. Veuillez envoyer à vos grossistes vos propres marchandises retirées, ainsi que les re-
tours rapportés par vos patients, d’ici au 25 mars 2020 pour béné- ficier d’un avoir.
Nous sommes actuellement en train d’évaluer un nouveau méca- nisme de pompe pour Deaftol®, qui permettrait d’empêcher que les problèmes constatés réapparaissent. A l’heure actuelle, nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous indiquer quand Deaftol® sera de nouveau disponible. Nous regrettons grande ment cet incident et tenons à nous excuser par avance des éventuels désagréments que vous pourriez rencontrer du fait de ce rappel.
Information importante | Muttenz, mars 2020
Rappel de Deaftol
®Spray buccal, 20 ml
En accord avec l’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic,
Dr. Wild & Co. AG effectue un rappel de Deaftol
®Spray buccal.
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