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Ensemble d'analyse multidimensionnelle de physique nucléaire

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00205686

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00205686

Submitted on 1 Jan 1963

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Ensemble d’analyse multidimensionnelle de physique nucléaire

J.C. Brun, C. Victor

To cite this version:

J.C. Brun, C. Victor. Ensemble d’analyse multidimensionnelle de physique nucléaire. Journal de

Physique, 1963, 24 (11), pp.954-955. �10.1051/jphys:019630024011095400�. �jpa-00205686�

(2)

954.

ENSEMBLE D’ANALYSE MULTIDIMENSIONNELLE DE PHYSIQUE NUCLÉAIRE

Par J. C. BRUN et C. VICTOR,

Laboratoire Joliot-Curie, Orsay.

Résumé. - Un analyseur multidimensionnel a 106 canaux construit autour d’un ordinateur IBM 1620 est réalisé au Laboratoire Joliot-Curie de Physique Nucléaire. Cet ensemble analyse les

informations en corrélation venant de détecteurs linéaires ou digitaux. Le traitement quasi simul-

tané de l’information donne une grande souplesse à l’appareil.

Abstract.

2014

A multidimensional analyser having 106 channels, and built around an IBM 1620 computer has been constructed at the Laboratorie Joliot-Curie de Physique Nucléaire. This

equipment analyses correlated information coming from linear or digital detectors. The proces-

sing of the information is practically simultaneous with storage and gives this equipment great versatility.

1,E JOURNAL DE PHYSIQUE TOME 24, NOVEMBRE 1963,

Lors de la publication au Journal de Physique

et le Radium (Physique Appliquée, 1962, 23, 6,

129 A) de notre projet d’analyseur multidimen- sionnel nous avons montré, comme de nombreux

autres auteurs, l’intérêt d’un appareil permettant l’analyse en corrélation d’impulsions électriques. Un

tel appareil a des applications très intéressantes dans les expériences du type : particule-particule ;

gamma-gamma; E - (dE/dx), etc... Il est évident qu’il est utile de pouvoir faire ces mesures en cor-

rélation avec d’autres grandeurs, soit la position

d’une scintillation sur un ensemble de détecteurs,

soit un champ magnétique ; les données numé-

riques étant fournies par un appareil auxiliaire

délivrant l’information sous forme digitale.

Au cours de l’année des expériences d’un autre type se sont présentées ayant certaines analogies

avec l’analyse multidimensionnelle : hodographe

en corrélation de position. Dépouillement simul-

tané.d’informations codées provenant de chambres

à étincelles. Pour ces raisons l’analyseur multidi-

mensionnel doit pouvoir accepter les signaux li-

néaires (sondes à scintillations ; jonctions) ou les signaux digitaux (codeurs).

Adressage des événements.

-

Tous les exemples

ci-dessus imposent que l’appareil puisse recon-

naître un grand nombre d’événements différents.

En d’autres termes si on prend une corrélation y-y le nombre de canaux doit être égal au produit du

nombre des canaux qui seraient analysés sépa-

rément sur chaque voie.

L’examen des besoins nous a conduit à réaliser

un appareil ayant une capacité de 106 canaux à

accès digital ou analogique. Pour des raisons tech- nologiques nous utilisons le code décimal-codé- binaire (1-2-4-8). L’appareil peut donc lire et tra-

vailler sur d es mots (adresses) de 6 chiffres. Les six

positions décimales des adresses seront dans cet

exposé appelées D 1, D 2, D3, D4, D5, D6. Les adresses

de 6 chiffres contiennent les éléments d’adresse des différentes mesures faites en corrélation. Supposons

par exemple une analyse de (E, deldx) en fonction

d’un champ magnétique Il. Ij’expérience a trois

dimensions :

La précision nécessaire des mesures des trois

grandeurs n’est pas forcément la même et nous

supposons dans cet exemple qu’il suffît de

Les six positions de l’adresse multidimension- nelle seront affectées par le physicien selon sa pré-

férence par exemple selon le tableau 1, en tenant

compte de la nature de l’information (analogique

ou digitale) ; l’adresse maximum étant représentée

par le nombre 991499 dans ce cas.

TABLEAU 1

donnera l’adresse multidimensionnelle : 2 2 0 1 5 8.

C’est ce mot de 6 chiffres qui subira le traitement d’information.

Toute combinaison de dimension et de nombre maximum de canaux dont l’adresse multidimen- sionnelle est comprise entre 000 000 et 999 999 doit

être réalisable sur demande de l’expérimentateur.

Il y a donc dans notre appareil 6 entrées, linéaires

ou digitales (code 1, 2, 4, 8).

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019630024011095400

(3)

955

Corrélation.

-

Les informations sont liées par

une corrélation qui peut être simple (coïncidence rapide) ou plus complexe, se traduisant de toute

façon par un ordre d’analyse. Des éléments acces-

soires de corrélation peuvent être associés au couple d’événements. Par exemple : stockage posi-

tif ou négatif ; changement de nature du calcul à effectuer (ces éventualités sont associées à chaque adresse). Enfin le convertisseur-coordinateur con- tient des éléments internes tempérant la nature de

la corrélation ce qui permet entre autre de réserver

D 1, D 2, D3, D4 pour une analyse multidimen- sionnelle et D5, D6 pour un sélecteur 99 canaux

indépendant. Toute combinaison de ce genre étant

possible on peut imaginer une corrélation à deux dimensions pilotée par un multicanal ou l’inverse.

Traitement de l’information.

-

Reprenons l’exemple précédent (tableau 1) et remarquons que la dimension Y à 149 canaux (soit 150 avec la position 000), ce nombre représente l’adresse maxi-

mum sur cette dimension ; la détermination de ce

nombre a un rôle équivalent au seuil supérieur

des multicanaux classiques. Le nombre d’adresses totales n’est pas 106 dans ce cas mais :

(99 + 1) . (149 + 1). (9 + 1)

=

1,5 X 105.

Il est évidemment intéressant de se limiter sur

chaque voie au nombre d’adresses strictement né- cessaire pour la précision recherchée. Le traitement d’information le plus simple est celui nécessité par l’accumulation (établissement de l’histogramme

des adresses multidimensionnelles) il comporte

entre autres le calcul de l’adresse associée à l’adresse multidimensionnelle. Du point de vue mathématique c’est un changement de système de

numération. D’autres calculs peuvent être effectués

avant accumulation. Pour rendre l’appareil plus souple et pour pouvoir accéder plus facilement aux

résultats, nous utilisons un petit ordinateur qui

travaille pendant l’expérience.

Cet ordinateur comporte en plus d’une mémoire centrale à ferrites de 40 000 positions décimales,

deux dérouleurs de bandes magnétiques, un lecteur

de cartes, un organe de sortie analogique (présen-

tation des courbes), un organe de sortie numérique,

un dispositif de sortie de signaux codés 1-2-4-8 per- mettant éventuellement de reboucler l’appareil sur l’expérience elle-même (recherche automatique ide position optimum d’un détecteur par exemple). La capacité de chaque canal (nombre de coups) est

variable et optimisable selon l’expérience.

Vitesse de travail.

-

Nous avons intercalé une

mémoire tampon entre le convertisseur corrélateur et l’ordinateur pour régulariser le flot d’infor-

mations.

Dans l’état actuel les vitesses de traitement d’in- formation sont les suivantes :

Vitesse moyenne : 250 événements par seconde

(programme de calcul compliqué) ; 350 événements par seconde (programme de calcul simple

-

sto- ckage -).

Pouvoir de résolution : 26 événements en 1600

microsecondes ; 3 événements séparés de 15 micro- secondes (analyse d’amplitude) ; 3 événements sé-

parés de 3 microsecondes (entrée digitale).

L’appareil est synchronisable avec un accélé-

rateur pulsé dans ces limites. Hors ces limites, un temps mort apparait.

Circuits linéaires.

-

Les convertisseurs analo-

giques digitaux, y compris les circuits d’entrée ont les caractéristiques suivantes :

- Linéarité 10-3.

- Entrée + et

-

de 0 à 80 volts maximum

(avec atténuateur normalisant de 0 à 10 volts).

-

Loupe avec expansion jusqu’à 10 fois.

L’analyse d’amplitude se fait à temps constant

et ne dure que 12 microsecondes.

Présentation des résultats.

-

Nous rappelons

que notre appareil contient un système d’oscil- loscopes permettant de voir pendant l’expérience

la carte des adresses ou les projections du volume

des adresses (plus de 2 dimensions).

Le dépouillement final des résultats du travail d’un analyseur multidimensionnel est fastidieux et difficile. Pour ces raisons chaque courbe est pré-

sentée (sur appel de l’opérateur) en logarithmique

pour repérer rapidement les courbes intéressantes ; l’analyse détaillée linéaire se faisant sur appel,

par le poste d’interrogation de l’ordinateur. Une indication succincte sur l’aspect peut aussi être

obtenue sur machine à écrire (position et surface

des pics importants ; largeur à mi-hauteur ; nu-

méro de la courbe).

L’établissement de la courbe log, et les données succinctes ne prennent que 0,3 secondes par courbe de 100 points. Soit un temps de dépouillement pos- sible de 60 secondes pour toutes les courbes de section plane selon X et selon Y de 100 canaux

par 100 canaux. Ce temps est nettement inférieur

au temps nécessaire à là réflexion intellectuelle de

l’expérimentateur sur les courbes. Néanmoins, l’analyse multidimensionnelle ne peut être vérita-

blement exploitée que par un ordinateur.

Les programmes simples peuvent être traités sur

la machine elle-même. S’il faut par contre un

calcul long, une machine plus puissante exploitera

les résultats stockés sur bande magnétique.

Nous avons pour l’instant mis au point et testé chaque élément de cet ensemble.

L’installation définitive est prévue pour fin

juillet, les premières expériences de physique pour

fin 1963.

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