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Corrigé du devoir surveillé N 2

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

CPGE Mohammedia Année préparatoire : 2017-2018

Corrigé du devoir surveillé N 2

NB :Erreur survenue au niveau de la question (5.(c))de l’exercice 2en ce qui concerne la forme de la matrice B.

Dans la question (4.)de l’exercice 3, j aurais du commencer par la question(4.(c))puis la question (4.(b)).

Exercice 1

1. A étant diagonale par blocs, de blocs diagonaux M et N, alors, A inversible ⇐⇒ det(A)6= 0

⇐⇒ det(M) det(N)6= 0

⇐⇒ det(M)6= 0 et det(N)6= 0

⇐⇒ Met Nsont inversibles

2. Notons d’abord que1n’est pas une valeur propre deA, signifie queA−Inest inversible ou encore det(A−In)6= 0.

D’autre part, A2−In= (A−In)(A+In) = 0 implique det(A−In) det(A+In) = 0.

En conséquence, det(A+In) = 0 et donc A+In est non inversible, ’est à dire −1 est une valeur propre de A.

3. (a) A est diagonalisable si, et seulement si, il existe une matrice inversible P telle que A=P(λIn)P−1 =λIn.

(b) L’exemple en question correspond à une une matrice non scalaire de spectre réduit au singleton {2}; donc elle n’est pas diagonalisable.

4. 1 étant une valeur propre de f, puisque rg(f −IdE) = 2< n implique f −IdE est non inversible.D’après le théorème du rang dim(E1(f)) = n−2 et ensuite 1 est une valeur propre d’ordre de multiplicité supérieur ou égal à n−2.

Le polynôme caractéristique est de degré n et est unitaire, alors χf(X) = (X−1)n−2(X−α)(X−β) où α, β ∈C Par ailleurs, tr(f) = (n−2) +α+β ; det(f) = αβ.

On trouve ainsi α=−1 ; β = 3 et χf(X) = (X−1)n−2(X+ 1)(X−3).

Il est facile de voir que f est diagonalisable, puisque la dimension des sous espaces propres coincide avec l’ordre de multiplicité.

(2)

Exercice 2

1.

χA(λ) =

λ−2 −1 1

−1 λ−2 −1 1 −1 λ−2

=

λ−2 −1 1 λ−4 λ−2 −1 λ−2 −1 λ−2

=

λ−2 −1 1 λ−4 λ−2 −1

0 0 λ−3

= (λ−3)

λ−2 −1 λ−4 λ−2

= (λ−3)((λ−2)2+λ−4) = (λ−3)(λ2−3λ)

= λ(λ−3)2.

A possède ainsi deux valeurs propres simples λ1 = 0 et λ2 = 3.

2. rg(A−3I3) = rg

−1 1 −1 1 −1 1

−1 1 −1

=rg

−1 1 −1 0 0 0 0 0 0

= 1 L2 ←−L2+L1, L3 ←−L3−L1. En conséquence, dim(E3(A)) = 3−rg(A−3I3) = 2 =ordre de multiplicité de 3, l,autre valeur propre est simple, alors la matrice A est diagonalisable.

3. • Recherche d’une base de Eλ1(A) :

 x y z

∈E0(A) ⇐⇒ A

 x y z

=

 0 0 0

⇐⇒





2x+y−z = 0 x+ 2y+z = 0

−x+y+ 2z = 0

⇐⇒





2x+y−z = 0

3y+ 3z = 0 2eq2−eq1 3y+ 3z = 0 2eq3 +eq1

⇐⇒

 x = z

(3)

Donc une base de Eλ1(A) est





 1

−1 1





 .

Recherche d’une base de Eλ2(A) :

 x y z

∈E3(A) ⇐⇒ (A−3I3)

 x y z

=

 0 0 0

⇐⇒ −x+y−z = 0

⇐⇒ y=x+z.

Une base de Eλ2(A)est





 1 1 0

 ,

 0 1 1





 .

4. Selon l’ordre des valeurs propres, on posera D =

λ1 0 0 0 λ2 0 0 0 λ2

=

0 0 0 0 3 0 0 0 3

 et

P =

1 1 0

−1 1 1 1 0 1

 .

5. (a) Nous avons Y2 = (P−1XP)2 =P−1X2P =P−1AP =D, donc Y D=D3 =DY.

(b) Posons

Y =

a b c e f g h i j

Alors,

Y D=DY ⇐⇒

0 3b 3c 0 3f 3g 0 3i 3j

=

0 0 0

3e 3f 3g 3h 3i 3j

⇐⇒ b=c=e=h= 0 En conséquence, Y =





 a 0 0 B







, où B =

 f g

i j

.

(4)

(c)

Y2 =D ⇐⇒

a2 0 0 B2

=

0 0 0 0 3 0 0 0 3

⇐⇒ a= 0 et

f2+gi (f+j)g i(f +j) ig+j2

=

 3 0 0 3

⇐⇒ f2+gi=ig+j2 = 3, i(f +j) = (f +j)g = 0.

(d) Les solution de l’équation X2 = A sont de la forme X = P Y P−1, où Y est de la forme de la question précédente.

Exercice 3

1. SoitP ∈Cn[X], alors deg(P)≤n.

deg(f(P)) = deg(1

2(X2 − 1)P − XP0 + P) ≤ max(deg((X2 − 1)P),deg(XP0),deg(P)) ≤ deg(P) ≤ n, ce qui implique f(P) ∈ Cn[X], et ensuite f est bien une application de Cn[X]vers lui même.

Soit P, Q∈Cn[X] etα ∈C. f(αP +Q) = 1

2(X2−1)(αP +Q)−X(αP +Q)0 +αP +Q

= α 1

2(X2−1)P−XP0 +P

+ 1

2(X2−1)Q−XQ0 +Q

= αf(P) +f(Q).

Ce qui termine que f est un endomorphisme de Cn[X].

2. f(S) =λS =⇒ 1

2(X2−1)S−XS0+S =λS. En identifiant les coefficients dominants, on obtient :

dom(S)(1

2p(p−1)−p+ 1) =λdom(S) =⇒λ= 1

2(p−1)(p−2) 3. (a) p= 3 =⇒λ= 1.

p= 2 =⇒λ= 0.

p= 1 =⇒λ= 0.

p= 0 =⇒λ= 1.

(b) f(1) = 1, f(X2+1) = 1

2(X2−1).2−2X2+X2+1 = 0, f(X) =−X+X = 0, f(X3−3X) = 1

2(X2−1)(6X)−X(3X2−3) +X3−3X =X3−3X.

D’après les résultats ci dessus, {1, X3 −3X} est une famille libre dans E1(f) et {X, X2−1}est une famille libre dans E0(f), doncdim(E1(f))≥2etdim(E0(f))≥2; maisE1(f)etE0(f)sont des sous espaces vectoriels deC3[X]qui est de dimension 4, alors dim(E (f)) =dim(E (f)) = 2 et ensuite{1, X3−3X} est une base de E (f)

(5)

(c) D’après la question précédente, on a dim(E1(f)) +dim(E0(f)) = dim(C3[X]), ainsi C[X] =E1(f)⊕E0(f) et donc f est diagonalisable lorsquen = 3.

Une base de diagonalisation est{1, X3−3X, X, X2 −1}.

4. p≥4 =⇒λ1

2(p−1)(p−2)≥3>1.

5. Nous avons f(S) =λS =⇒ 1

2(X2−1)S −XS0 +S=λS. En dérivant cette expression, il vient que :

1

2(X2−1)S(3)+XS−XS−S0 +S0 =λS0 C’est à dire 1

2(X2−1)S(3) =λS0.

6. D’après la question précédenteλS0(1) = 0. Commeλ >1doncλ6= 0et ensuiteS0(1) = 0.

En remplacant X par dans l’expression f(S) =λS, on obtient S(1) =λS(1) c’est à dire (λ−1)S(1) = 0et encore S(1) = 0, puisque λ−16= 0.

7. Par récurrence forte surk.

Pour k = 0,1,2 c’est vérifié. D’après(4, b),

8. D’après l’hypothèse de la question précédente, on aS(k)(1) = 0pour toutk ∈N,c’est à dire 1 est une racine de S d’ordre de multiplicité infinie, ainsi S est le polynôme nul ; ce qui est absurde, car c’est un vecteur propre.

La question précédente a été basée sur l’hypothèse fausse S(1) = 0, donc S(1) = S0(1) = 0 etS(1) 6= 0, donc 1est une racine double de S.

9. Par un raisonnement similaire à celui de 1, on montrer aussi que S(−1) =S0(−1) = 0 et S(−1)6= 0, et ensuite que −1est une racine double de S.

10. Raisonnons par récurrence sur k≥3.

En dérivant la formule du (4.(b)), il vient que λS = XS(3) + 1

2(X2 − 1)S(4); donc en remplacant par 1, on obtient λS0(1) =S(3)(1) ce qui implique S(3)(1) = 0.

Soit k ≥3fixé. Supposons queS(3) =· · ·=S(k)(1) = 0. D’après la formule de Leibniz, la dérivée d’ordre k−1:

λS(k) = 1 2

k−1

X

i=0

Ck−1i (X2−1)(i)S(k+2−i) (1)

= 1

2 (X2−1)S(k+2)+ (k−1)2XS(k+1)+ (k−1)(k−2)S(k)

(2) En remplacant encore une fois par 1, on obtient par hypothèse de récurrence, on obtient :

0 = 2(k−1)S(k+1)(1)

Ainsi, S(k+1)(1) = 0. Par principe de récurrence, la relation S(k)(1) = 0 est vraie pour tout k ≥3

11. S est de degré≤4, alors S=a(X2−1)2 où a est un nombre réel quelconque.

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