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3 16. 1. 2013

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(1)

Organe officiel de la FMH et de FMH Services www.bullmed.ch Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services

Bulletin des médecins suisses

Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung

Editores Medicorum Helveticorum

Editorial 41

Le succès de la propharmacie

FMH / SwissDRG 43

Les effets des forfaits par cas stationnaires sur le domaine ambulatoire en 2009–2011

Swissmedic 52

Nouvelle plate-forme en ligne: recueil de l’ensemble des textes d’information destinés aux professionnels de la santé

Tribune 75

Das Kind als Projekt seiner Eltern

Horizons 80

Tobie Nathan: les racines, la migration et l’ethnopsychiatrie

«Et encore…» par Hans Stalder 84

La différence subtile entre «compliqué» et «complexe»

3

16.1. 2013

(2)

S O M M A I R E

FMH

Editorial

41 Le succès de la propharmacie Ernst Gähler

SwissDRG

43 Les effets des forfaits par cas stationnaires sur le domaine ambulatoire en 2009–2011 Michael Lobsiger, Stefan Meyer, Tobias Pfinnin- ger, Timo Tondelli, Wolfram Kägi, Stefan Felder

La réforme du financement hospitalier a réveillé des craintes notamment en raison de ses effets sur le do- maine ambulatoire. La FMH et H+ ont conjointement mandaté une étude en vue de les analyser. Avant l’intro- duction de SwissDRG, des experts ont procédé à une évaluation entre les cantons appliquant déjà les forfaits par cas et ceux facturant selon un autre système.

Actuel

46 La FMH, la plate-forme HIN et les béné- fices du numérique!

Urs Stoffel

La FMH continuera à s’engager résolument pour la pour- suite du développement de la plate-forme HIN afin qu’elle devienne un outil essentiel de l’utilisation sécurisée de la cybersanté. HIN doit développer des outils qui facilitent le quotidien des médecins et leur offrent plus de mobilité dans l’exercice de leur profession.

Nécrologie

47 In memoriam Hans Meyer Annette Boehler, Werner Karrer 48 Nouvelles du corps médical

Organisations du corps médical

51 Multimorbidité et nouvelle structure SSMI du programme

Edouard Battegay

Autres groupements et institutions Swissmedic

52 Recueil de l’ensemble des textes d’infor- mation destinés aux professionnels de la santé

Karoline Mathys

La plate-forme AIPS de Swissmedic, en ligne depuis le dé- but de l’année, offre des informations destinées aux profes- sionnels et aux patients relatives à tous les médicaments autorisés. Grâce à ce système, les médecins ont à leur dis- position toutes les informations nécessaires pour pouvoir utiliser les médicaments correctement et en toute sécurité.

Autres groupements et institutions

53 Comment faire face au manque CDS de médecins dans les soins de premier recours

Petra Geiser, Michael Siegenthaler

Le troisième volet de notre rubrique concernant les idées pour revaloriser la médecine de famille présente le centre médical du Schlossberg, dans lequel collaborent dix mé- decins de famille, deux pédiatres et huit spécialistes.

Deutscher Hausärzteverband

55 La remise de médicaments en Allemagne Ulrich Weigeldt

L’Association allemande des médecins de famille a re- lancé le débat de la remise directe de médicaments par le médecin au cabinet. Ceux-ci souhaitent un assorti- ment qu’ils peuvent donner, immédiatement, en cas d’urgence ou de visites à domicile.

Table ronde du BMS

56 DRG / Neue Spitalfinanzierung – Zwischenbilanz nach einem Jahr

L’introduction du système SwissDRG au 1er janvier 2012 a suscité des doutes substantiels. Se sont-ils confirmés?

Quel a été l’impact sur la qualité des soins, les condi- tions de travail, la médecine de famille, la médecine de pointe et l’évolution des coûts? La table ronde organisée par le BMS à Berne a été l’occasion de lancer un débat approfondi sur cette question et bien d’autres encore.

Courrier / Communications

57 Courrier au BMS

59 Examens de spécialiste /

Communications

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S O M M A I R E

Rédaction

Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Dr Jean Martin, p.-d.

lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna

lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique

Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.

Pr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann PD Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction Economie

lic. oec. Anna Sax, MHA Rédaction Droit

Me Hanspeter Kuhn (FMH) Managing Editor Annette Eichholtz M.A.

Secrétariat de rédaction Elisa Jaun

Adresse de la rédaction

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Tél. 031 359 11 11, fax 031 359 11 12 Courriel: [email protected]

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Cheffe placement des annonces Tél. 061 467 85 05, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]

«Offres et demandes d’emploi/

Immeubles/Divers»

Matteo Domeniconi, personne de contact Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]

«Office de placement»

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Photo de couverture: Tatyana Gladskikh/

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Abonnement annuel: CHF 320.–, porto en plus

© 2013 by EMH Editions médicales suisses SA. Tous droits réservés. Toute reproduction d’article, y inclus électroni- quement et la traduction, en totalité ou par extrait, est soumise à l’autorisation écrite des éditions.

Paraît le mercredi ISSN 1661-5948

ISSN 1424-4012 (édition électronique)

I M P R E S S U M

FMH Services 60 Seminare 2013

FMH Services

64 Tiefere Prämien für Sie und Ihre Mitarbeiter FMH Insurance Services

65 Zahlungseingang pünktlich FMH Factoring Services

67 Emplois et cabinets médicaux

Tribune

Point de vue

75 Das Kind als Projekt seiner Eltern Katharina Glatz

Quelques réflexions sur les possibilités du diagnostic prénatal, de la médecine de la reproduction ainsi que sur des visions modernes de la parentalité. Un enfant n’est-il véritablement désiré et aimé qu’à partir du mo- ment où il possède toutes les qualités souhaitées par ses parents? Ces observations reposent sur le principe kan- tien selon lequel l’être raisonnable est une fin en soi.

79 Spectrum

Horizons

Notes de lecture

80 Tobie Nathan: les racines, la migration et l’ethnopsychiatrie Jean Martin

Bien plus qu’une critique du livre «Ethno-roman» de Tobie Nathan, c’est la description de sa vie riche, variée et mou- vementée, empreinte de migration et d’enseignement au croisement de la psychanalyse et de l’ethnopsychiatrie.

Horizons

Notes de lecture 83 Flammenalphabet

Erhard Taverna

La conclusion du critique: «Un livre difficile mais fasci- nant», qui annonce avec éloquence la fin du langage, la fin de tous les savoirs. Au lecteur de décider s’il s’agit de science-fiction, d’un roman fantasy, d’un thriller sur la fin du monde, d’un texte cabalistique, d’écriture expérimen- tale ou d’une saga familiale.

Et encore…

84 La différence subtile entre «compliqué»

et «complexe»

Hans Stalder

Le langage quotidien ne connaît pas cette subtile nuan ce. Mais en médecine, elle est significative – Hans Stalder nous explique pourquoi: une affaire compliquée se compose de nombreux éléments, qui peuvent être détaillés par une analyse linéaire, alors qu’un système complexe réunit plusieurs éléments différents et de- mande une approche holistique. Cela a des répercus- sions sur les possibilités de guérison.

Anna

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E d i t o r i a l

F M H

Editores Medicorum Helveticorum Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2013;94: 3

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La propharmacie continue à être pointée du doigt par cer- tains parlementaires et em- ployés fédéraux alors que l’ar- rêt du Tribunal fédéral concer- nant les villes de Zurich et de Winterthour et le succès de la votation dans le canton de Schaffhouse plaident large- ment en sa faveur.

Cette année, deux lois fédérales de première impor- tance pour le corps médical vont être révisées: la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh) et la loi sur les professions médicales (LPMéd). En 2010 déjà, lors de la consultation rela- tive à la LPTh, la proposition de l’ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin de limiter voire de supprimer la prophar- macie a suscité une vive indignation. Une telle exigence va non seulement à l’encontre de la volonté de la population, mais elle est également contre-productive en termes de coûts dans le domaine de la santé. Le succès de la votation de no- vembre dernier dans le canton de Schaffhouse montre une nouvelle fois que les citoyens veulent aussi pouvoir recevoir leurs médicaments de leur médecin. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: dans les villes de Schaffhouse et de Neuhausen, 71,5% de la population s’est exprimée en faveur de la pro- pharmacie. J’en profite pour féliciter la société des médecins du canton de Schaffhouse pour ce succès exceptionnel et pour la remercier de sa forte mobilisation.

La société des médecins du canton de Zurich a également vu son engagement récompensé. Après trois succès en vota- tion, plusieurs actions en justice et un arrêt décisif du Tribunal fédéral l’année dernière, la propharmacie a finalement été in- troduite le 1er mai 2012 dans les villes de Zurich et de Winter- thour. Le canton de Zurich est ainsi le 14e canton à autoriser la propharmacie sur l’ensemble de son territoire, bientôt suivi par celui de Schaffhouse. Dans les cantons de Berne et des Grisons, la propharmacie est d’ores et déjà autorisée de ma- nière partielle. En Suisse alémanique, seuls les cantons de Bâle-Ville et d’Argovie n’ont pas encore franchi le pas.

La remise de médicaments au cabinet médical n’existe pas qu’en Suisse mais également dans différents pays d’Europe. En Allemagne, les médecins de famille ont relancé la discussion à ce sujet. En septembre 2012, l’assemblée des délégués de l’Association allemande des médecins de famille a chargé son comité d’examiner sérieusement l’introduction de la propharmacie. Vous en apprendrez davantage à la page 55 de ce numéro du Bulletin des médecins suisses.

En octobre 2012, lors d’une conférence de presse, santé- suisse a affirmé que la remise des médicaments par le méde- cin était rémunérée à la fois par le TARMED et par la marge.

Selon elle, les frais logistiques générés seraient également in- clus dans le TARMED. Les allégations de santésuisse sont fausses, inexactes et manquent de pertinence. Comme il fal- lait s’y attendre, cela a incité les pharmaciens à entrer à leur tour dans une polémique contre la propharmacie et le corps médical. Heureusement, la FMH a été en mesure de rétablir clairement la vérité grâce à la documentation du TARMED.

Reste qu’avec ces accusations, santésuisse a causé un tort inu- tile et manqué de rigueur scientifique.

En réalité, la rémunération de la prestation médicale et des frais logistiques générés par la remise de médicaments au cabinet s’effectue exclusivement via la marge officielle. Les médecins ne bénéficient d’aucune «double rémunération», contrairement aux pharmaciens par exemple, avec la rému- nération des médicaments basée sur les prestations (RBP). En termes de coûts, la propharmacie s’avère également très inté- ressante puisque les coûts de médicaments par assuré sont plus bas dans les cantons qui connaissent ce système. Cette comparaison ne tient pas compte des coûts supplémentaires générés par la RBP des pharmaciens.

Après de nombreux débats parlementaires et votations populaires cantonales, la propharmacie reste un modèle à succès largement soutenu, plébiscité par le peuple, adapté aux besoins des patients et avantageux en termes de coûts.

Remettre ce modèle en question reviendrait à ignorer la volonté populaire et le fédéralisme.

Dr Ernst Gähler, vice-président de la FMH et responsable du domaine Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse

Le succès de la propharmacie

Les citoyens veulent aussi

pouvoir recevoir leurs médicaments de leur médecin.

La propharmacie est avantageuse

en termes de coûts.

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Editores Medicorum Helveticorum

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La réforme du financement hospitalier a généré des inquiétudes non seulement dans le milieu sta- tionnaire, mais également au sujet des prestations ambulatoires. En effet, tout changement de struc- ture tarifaire a ses incitations qui peuvent induire des changements significatifs du mode de prise en charge des patients. Afin d’appréhender de telles variations, la FMH et H+ ont conjointement man- daté une étude centrée sur les prestations ambulatoires. Une évaluation transversale de la situation a été pratiquée avant l’introduction de SwissDRG. Cet article fait état des premières constatations faites à cette occasion, avec une situation de base très hétérogène suivant les cantons.

Dr Pierre-François Cuénoud, vice-président de la FMH, responsable du domaine Tarifs et économie de la santé pour les médecins hospitaliers

Rémunérations stationnaires avant SwissDRG Avant l’introduction de SwissDRG au 1er janvier 2012, le paysage tarifaire suisse était très hétéroclite.

La rémunération des prestations de soins aigus sta- tionnaires était en effet soumise à des systèmes tari- faires différents selon les cantons. Une grande partie des cantons de Suisse romande, centrale et méridio- nale utilisaient déjà des forfaits par cas liés au dia- gnostic (AP-DRG); par contre, dans toute la Suisse orientale et dans le canton de Fribourg, on appli- quait une tarification des processus et prestations (PLT). En 2010, le canton de Berne a passé du sys- tème PLT au système AP-DRG pour la facturation des prestations stationnaires. Dans les deux Bâle et le canton de Soleure, les hôpitaux de soins aigus étaient encore rémunérés selon des forfaits journa- liers. Le canton d’Argovie représentait un cas particu- lier. En effet, alors que l’Hôpital cantonal d’Aarau avait recours, comme base de rémunération, à un modèle de cheminement intégré du patient (MIPP) qu’il avait lui-même développé, dans tous les autres hôpitaux publics ou subventionnés par les pouvoirs publics en Argovie, on facturait selon des forfaits par division (FPD).

Ces différents systèmes tarifaires cantonaux ont- ils eu une influence sur la répartition du travail entre secteur de soins stationnaires aigus et secteur ambu- latoire (hôpitaux et cabinets privés) pour la fourni- ture de prestations? Pour notre étude qui se penche sur cette question, nous disposions des données de l’assurance-maladie Helsana concernant le recours d’assurés à des prestations stationnaires et ambula- toires au cours des trois dernières années. Nous nous sommes limités aux quelque 101 000 assurés qui ont séjourné dans un hôpital de soins aigus au moins une fois au cours du 2e trimestre des années 2009,

2010 ou 2011. Le recours d’assurés à des prestations ambulatoires sans séjour stationnaire n’a donc pas été examiné.

Pour analyser les effets des différents systèmes tarifaires sur le recours à des prestations ambula- toires avant ou après un séjour à l’hôpital, nous avons utilisé la méthode de régression multivariée qui permet de contrôler toute une série d’autres fac- teurs d’influence possibles, dont des caractéristiques concernant les patients (notamment facteurs socio- démographiques, contrat d’assurance, degré de gra- vité, PCG) et les hôpitaux (type d’hôpital, case-mix des patients traités, etc.).

L’illustration 1 résume graphiquement les don- nées du problème et montre notamment les traite- ments ambulatoires qui ont été effectués dans une certaine période avant ou après un séjour à l’hôpital.

La durée de cette période varie entre 5, 10 et 20 jours.

En outre, une différenciation entre ambulatoire hos- pitalier et cabinets privés est possible.

Résultats: nombre de consultations

L’illustration 2 montre les différences concernant le nombre de consultations qui ont été facturées dans les 20 jours avant et après un séjour stationnaire.

Dans les cantons avec AP-DRG, il y a eu, sur la pé- Michael Lobsiger a,

Stefan Meyer b, Tobias Pfinninger, Timo Tondelli b,

Wolfram Kägi a, Stefan Felder b a B,S,S. Volkswirtschaftliche

Beratung, Bâle b Département «Health

Economics», WWZ, Université de Bâle

* Une version détaillée de ce rapport intermédiaire réalisé sur mandat de la FMH et de H+ dans le cadre de la recherche concomitante sur l’introduction de SwissDRG peut être téléchargée sous www.fmh.ch → Tarifs

→ Recherche concomitante

→ Transfert stationnaire – am- bulatoire.

Nous tenons à remercier l’assurance-maladie Helsana SA pour la mise à disposition de ses données et pour l’aide fournie lors de leur traitement.

Correspondance:

FMHFroburgstrasse 15 CH-4600 Olten Tél. 031 359 12 24 Fax 031 359 11 12

Les effets des forfaits par cas stationnaires

sur le domaine ambulatoire entre 2009 et 2011

Figure 1

Fourniture de prestations dans le secteur ambulatoire en amont et en aval.

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riode considérée, 3.67 consultations en moyenne dans le domaine ambulatoire en amont et en aval.

Dans les cantons utilisant un autre système tarifaire, un nombre significativement inférieur de consulta- tions a été facturé. La différence varie d’environ 0,1 (3 %; PLT) à 0,3 (8 %; FPD/MIPP) consultations.

Ces effets sont aussi significativement négatifs pour les périodes de 5 et 10 jours; autrement dit, éga- lement pour des périodes plus courtes, on peut constater qu’on a facturé systématiquement plus de consultations via le TARMED dans les cantons avec AP-DRG que dans les cantons utilisant un autre sys- tème tarifaire. En outre, plus la période considérée est courte, plus les différences relatives entre les systèmes tarifaires sont importantes.

Si l’on distingue entre le domaine en amont et celui en aval, on constate qu’il y a davantage de consultations ambulatoires avant un séjour station- naire dans le système AP-DRG que dans les systèmes tarifaires des forfaits journaliers et des forfaits par division/MIPP. En revanche, il n’y a pas de différence significative par rapport au système PLT. Dans le domaine en aval, il y a eu plus de consultations dans le système AP-DRG que dans les systèmes PLT et for- faits par division/MIPP. Il n’y a toutefois pas de diffé- rence visible entre le système AP-DRG et les forfaits journaliers.

Les consultations ambulatoires effectuées avant et après un séjour à l’hôpital concernent pour 2/3 des consultations en cabinet privé et pour 1/3 des consultations à l’hôpital. Pour le domaine ambula- toire des cabinets privés, le nombre de consultations est significativement plus important dans les can- tons avec AP-DRG que dans les cantons avec forfaits journaliers et forfaits par division/MIPP. En re- vanche, il n’y a pas de différence significative entre les systèmes AP-DRG et PLT. Pour le domaine ambu- latoire hospitalier, relativement restreint, seule la dif- férence entre AP-DRG et PLT est significative; dans les cantons avec AP-DRG, davantage de consulta- tions ambulatoires à l’hôpital ont été facturées via le TARMED que dans les cantons avec PLT.

Nombre de points tarifaires facturés

Le tableau 1 montre les résultats pour les points tari- faires qui ont été facturés au cours des différentes pé- riodes. Dans les cantons qui utilisent le système AP- DRG dans le domaine stationnaire, 586 points tari- faires en moyenne ont été facturés dans le domaine ambulatoire dans les 20 jours avant et après un sé- jour stationnaire (c.-à-d. sur un total de 40 jours). Par comparaison avec les systèmes tarifaires des forfaits journaliers et des forfaits par division/MIPP, on a fac- turé respectivement environ 70 points tarifaires (12 %) et près de 45 points tarifaires (8 %) de plus dans les cantons avec AP-DRG. Il n’y a en revanche pas de différence significative entre AP-DRG et PLT pour les points facturés.

Pour des périodes plus courtes, les effets relatifs considérés sont plus importants et pour une période de 5 jours, la différence entre les systèmes tarifaires AP-DRG et PLT sont également significatives.

Si l’on sépare le domaine ambulatoire en amont de celui en aval, les résultats sont, d’un point de vue qualitatif, similaires à ceux que nous avons montrés plus haut pour les consultations. Si l’on considère l’ensemble des traitements ambulatoires en amont et en aval sur une période de 20 jours et que l’on dis- tingue entre le domaine ambulatoire des cabinets privés et le domaine ambulatoire hospitalier, on ob- tient les résultats suivants: pour le domaine ambu- latoire des cabinets privés, on constate que l’on a facturé plus de points dans les cantons avec AP-DRG que dans les cantons avec les forfaits journaliers et les forfaits par division/MIPP. Il n’y a en revanche pas de différence statistiquement significative entre les systèmes AP-DRG et PLT. Pour le domaine ambu- latoire hospitalier, seule la différence entre AP-DRG et PLT est statistiquement significative (> 0), autre- ment dit, dans le domaine ambulatoire hospitalier, davantage de points tarifaires ont été facturés via le TARMED dans les cantons avec AP-DRG que dans les cantons avec PLT.

Résumé

Les différents systèmes tarifaires en vigueur jusqu’à -0, 12**

-0, 22***

-0, 29***

3, 20 3, 25 3, 30 3, 35 3, 40 3, 45 3, 50 3, 55 3, 60 3, 65 3,70

PLT FJ FPD/MIPP

Nombre de consultations

Ambulatoire en amont et en aval Figure 2

Consultations en amont et en aval, période = 20 jours.

Remarque: *** significatif au niveau d’erreur 1%. Systèmes tarifaires: PLT: tarification des processus et prestations, FJ:

forfaits journaliers, FPD/MIPP: forfaits par division/MIPP.

Tableau 1

Points tarifaires facturés en amont et en aval, période = 5, 10 et 20 jours.

Ambulatoire en amont et en aval

Période 5 10 20

ø APDRG 176,29 336,37 585,47

PLT –8,85* –9,97 –15,57

FJ –30,31*** –51,88*** –69,37***

FPD/MIPP –26,38*** –38,34*** –44,99***

Remarque: */**/*** significatif au niveau 10 % / 5 % / 1 %. Systèmes tarifaires: PLT: tarification des processus et prestations, FJ: forfaits journaliers, FPD/MIPP: forfaits par division/MIPP.

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fin 2011, soit avant l’introduction de SwissDRG, pour la rémunération des traitements de soins aigus sta- tionnaires (AP-DRG, PLT, forfaits journaliers et for- faits par division/MIPP) ont-ils eu une influence sur le recours à des prestations dans les domaines ambu- latoires en amont et en aval? L’incitation écono- mique à diminuer les coûts peut mener à ce que le traitement principal demeure certes stationnaire à l’hôpital, mais aussi à ce qu’une partie des examens et investigations soit transférée vers le domaine ambulatoire, ce qui pourrait engendrer un nombre plus grand de visites médicales avant et après le séjour stationnaire. Ensemble, ces deux effets pour- raient aboutir à ce que, dans un système avec des for- faits par cas, davantage de prestations soient factu- rées en amont et en aval qu’avec d’autres systèmes tarifaires.

Entre 2009 et 2011 dans les cantons avec AP- DRG, davantage de consultations ont eu lieu et plus

de points tarifaires ont été facturés dans le domaine ambulatoire en amont et en aval. Une analyse diffé- renciée avec distinction entre amont et aval ainsi que cabinets privés et hôpitaux dans le domaine ambula- toire renforce ce tableau. Cette dernière différencia- tion montre que, dans le système AP-DRG, les consultations sont significativement plus fréquentes et les coûts, plus élevés, par rapport au système PLT.

Par comparaison avec le système des forfaits journa- liers et des forfaits par division/MIPP, on constate qu’il y a plus de consultations et des coûts plus élevés pour le domaine ambulatoire des cabinets privés. Ce- pendant, seule l’analyse longitudinale qui suivra et qui portera sur la période suivant l’introduction de SwissDRG permettra de se faire une idée précise des effets des forfaits par cas à l’hôpital sur le recours aux prestations ambulatoires.

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La FMH, la plate-forme HIN et les bénéfices du numérique!

Faire confiance à l’échange des données en ligne et à la communication électronique Alors que la mise en œuvre de la stratégie eHealth de la Confédération en est à ses débuts, la cybersanté suscite encore bien des réserves de la part des méde- cins et de la population, notamment face aux béné- fices et aux risques de cette nouvelle technologie.

Nous avons donc pour but de dissiper ces craintes et de convaincre les patients et les médecins de l’utilité de la cybersanté.

Très tôt, la FMH a reconnu l’importance cruciale de la communication sécurisée dans le cadre des échanges électroniques. En fondant la plate-forme HIN il y a maintenant 16 ans, elle a posé un jalon capital pour consolider la confiance dans le réseau et assurer la confidentialité des échanges en ligne. Des milliers de médecins utilisent chaque jour les outils HIN avec succès.

La plate-forme HIN assure la protection des don- nées et préserve le secret médical dans la communi- cation électronique. En outre, elle vérifie et authen- tifie l’identité des utilisateurs avant chaque utili- sation, ce qui inspire encore plus de confiance en ces nouvelles technologies.

Mais le fossé entre la vision idéale de ce que devrait être la cybersanté et la réalité est encore pro- fond. C’est pour cette raison que nous devons propo- ser des solutions utiles et pragmatiques, susceptibles de répondre aux attentes de la base et des patients.

Nous devons également porter un regard attentif sur ce qui se fait dans les pays voisins dans ce domaine.

En apprenant de leurs erreurs, nous pourrons y re- médier, là où c’est nécessaire.

La plate-forme HIN étend son offre et investit dans des technologies d’avenir novatrices La FMH continuera à s’engager de manière ciblée dans le développement de la plateforme HIN pour qu’elle devienne un outil essentiel de l’utilisation sécurisée de la cybersanté. L’offre de prestations des- tinées aux membres de la «Communauté HIN» sera progressivement étendue afin de créer une véritable plus-value pour les abonnés. En accord avec la FMH, HIN développe des outils de communication nova- teurs qui facilitent le quotidien des médecins et leur permettent de travailler partout et en tout temps.

D’une importance cruciale pour la FMH, la mise en réseau et l’échange des données doivent rester indé- pendants de services de transaction onéreux et re- poser sur des institutions et des plate-formes propres au corps médical.

Les bénéfices pour les patients et les méde- cins sont au cœur de nos préoccupations Nous disposons d’ores et déjà d’exemples d’utili- sation réussie de la cybersanté: la vérification mé- dicale de l’aptitude à la conduite des offices de la circulation s’effectue en ligne; l’envoi sécurisé des rapports de sortie d’hôpital et un accès simple et sécurisé aux dossiers médicaux à l’hôpital, comme à l’Hôpital de Zurich, sont des applications pratiques

de la cybersanté. Et nous avons aujourd’hui égale- ment la possibilité de communiquer de manière sé- curisée avec nos patients par courriel (Secure Mail GLOBAL). Toutes ces solutions ont été développées sur la base de la plate-forme HIN.

Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire… La FMH souhaite relever ces défis à venir en collabora- tion avec HIN. Elle veut soutenir et encourager le dé- veloppement d’outils appropriés à une mise en œuvre de la cybersanté bénéfique aux patients et aux médecins en veillant à ce que ces outils soient adap- tés aux enjeux du numérique.

Urs Stoffel

Membre du Comité central de la FMH, responsable du domaine eHealth – infrastructure de sécurité et président du Conseil d’administration de HIN

Correspondance:

Dr Urs Stoffel FMHElfenstrasse 18 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 Fax 031 359 11 12

Nous devons proposer des solutions utiles

et pragmatiques, susceptibles de répondre aux attentes de la base et des patients.

La plate-forme HIN actuelle sera développée pour devenir un outil essentiel de l’utilisation sécurisée de la cybersanté.

A c t u e l

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Editores Medicorum Helveticorum Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2013;94: 3

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In memoriam Hans Meyer

Nous avons appris une bien triste nouvelle: notre confrère et membre d’honneur Dr Hans Meyer est en effet décédé le 22 novembre 2012, dans sa 94e année.

Il y a à peine huit mois, nous l’avions rencontré à l’occasion de notre congrès annuel, à Crans-Mon- tana, et si nous connaissions sa légendaire gentil- lesse, il nous avait épatés par sa forme physique et sa vivacité d’esprit.

Son décès nous peine particulièrement, car non seulement il est resté engagé dans sa spécialité jusqu’à la fin de sa vie, mais nous perdons aussi un être extrêmement sympathique, subtil et très cultivé.

Son charisme et son rayonnement personnel fai- saient de chaque contact avec lui un enrichissement.

Il avait été élu membre d’honneur de la Société suisse de pneumologie en 2009, à l’occasion de notre congrès annuel à Davos, par une ovation unanime et enthousiaste.

*

Déjà au cours de ses études de médecine à Zurich, Fribourg et Vienne (Autriche), Hans Meyer manifes- tait de l’intérêt pour tout ce qui est nouveau dans nombre de domaines. Après sa formation, il a exercé diverses activités à l’étranger, puis s’est établi à Davos en 1956. Il y a œuvré, d’une part, en tant que méde- cin-chef de la division de pneumologie pour adultes au sanatorium Sanitas, et d’autre part dans le do- maine du traitement des enfants souffrant de mala- dies pulmonaires au sein de la Clinique alpine pour enfants. Hans Meyer fut un pionnier en matière d’évolution du diagnostic et du traitement de la mu- coviscidose. Il introduisit de nombreuses mesures thérapeutiques – révolutionnaires à l’époque, mais aujourd’hui bien établies – telle que notamment la thérapie par inhalations et la physiothérapie inten- sive mises en œuvre au quotidien pour les petits patients. Il a ainsi largement contribué à améliorer le prognostic actuel des patients souffrant de mucovis- cidose.

*

Durant plus de 30 ans, notre confrère Hans Meyer a déployé une énergie et un engagement incroyable en faveur de ses patients. A sa retraite, en 1990, il s’est installé dans la ville de Calvin pour suivre son épouse Catherine – une excellente harpiste – dans la ville où elle exerçait son activité musicale. Catherine l’a toujours soutenu de manière admirable, lui per- mettant de donner le meilleur de lui-même dans ses diverses activités. Sa soif de savoir, son inlassable curiosité et sa générosité ont été une source d’inspi- ration pour beaucoup. Même à un âge avancé, Hans est resté fidèle à lui-même et à ses idéaux. Il a ainsi participé activement à tous nos congrès annuels en tant que membre d’honneur, pleinement soutenu par son épouse Catherine. Nous avons, encore ré- cemment, eu le bonheur de le rencontrer, toujours aussi dynamique et plein d’allant, lors de notre der- nière assemblée annuelle.

Il ne fait aucun doute que son profond huma- nisme nous manquera cruellement et que nous garderons dans nos cœurs le souvenir de cet homme exceptionnel.

Au nom de tous les membres de la Société suisse de pneumologie SSP:

Prof. Dr Annette Boehler, présidente de la SSP Dr Werner Karrer, ancien président de la SSP

N é c r o l o g i e

F M H

Dr Hans Meyer 20.9.1918 – 22.11.2012

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Editores Medicorum Helveticorum Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2013;94: 3

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F M H

Personalien

Karl Matthias Gronewold-Wittwer, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Dorfstrasse 25, 3550 Langnau im Emmental BS

Gerd Laifer,

Facharzt für Infektiologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Bläsiring 160, 4057 Basel

Matthias Maier,

Facharzt für Radiologie, Sternengasse 18, 4051 Basel

TG

Philip Siebel,

Facharzt für Neurologie,

Rosenbergstrasse 12/13, 8500 Frauenfeld TI

Maria Carmela Loviglio,

Spécialiste en dermatologie et vénéréologie, Via della Stazione 5, 6600 Muralto

VS

Cédric Michlig,

Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, 3, avenue du Midi, 1950 Sion

ZH

Martin Süess,

Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, Fröbelstrasse 33, 8032 Zürich

Klaus Jahn,

Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, Ludretikonerstrasse 53, 8800 Thalwil Karia Aghamiri,

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Tisliacherstrasse 5, 8320 Fehraltorf Todesfälle / Décès / Decessi

Peter Cornelius Hauri (1939), † 23.9.2012, 8038 Zürich

François Diserens (1950), † 23.11.2012, Facharzt für Anästhesiologie, 1623 Semsales Albert Gyr (1917), † 5.12.2012,

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 9000 St. Gallen

Michel Maspoli (1933), † 5.12.2012, Spécialiste en anesthésiologie, 1814 La Tour-de-Peilz

Ingrid Reubi (1945), † 5.12.2012,

Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, 3084 Wabern

Alain Prette (1950), † 11.12.2012, 1278 La Rippe

Pascal Rosselet (1962), † 12.12.2012, Spécialiste en anesthésiologie, 1092 Belmont-Lausanne Rolf Gloor (1923), † 14.12.2012,

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 5210 Windisch

Praxiseröffnung /

Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici

AR

Rémy Chenevard,

Facharzt für Kardiologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Wyburgweg 9, 9102 Herisau

Sebastian Schildbach,

Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie und Praktischer Arzt, Bahnhofplatz 88, Postfach 48, 9056 Gais

BE

Ioannis Diamantis,

Facharzt für Gastroenterologie und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin,

Gottstattstrasse 24, 2504 Biel/Bienne Nevenka Wyss-Glavocevic,

Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, Jurastrasse 41, 4900 Langenthal

Thomas Niederhäuser,

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Bernstrasse 12, 3303 Jegenstorf

Aargauischer Ärzteverband

Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärztever- band haben sich angemeldet als ordentlich praktizierende Mitglieder:

Dorothea Carow, Fahrwangen, Praktische Ärztin, Praxis in Lenzburg seit 1. Dezember 2012 Giuseppe Coppola, Zollikerberg, Facharzt für In- nere Medizin FMH, Facharzt für Angiologie FMH, Praxiseröffnung in Seon am 1. Dezember 2012

Karl Essig, D-Neustadt, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Facharzt für Kardiologie, Fach- arzt für Pneumologie, Praxiseröffnung in Baden am 1. Januar 2013

Ali-Reza Fathi, Buchs, Facharzt für Neurochirur- gie FMH, Leitender Arzt am Kantonsspital Aarau AG seit 1. September 2012

Burkhard Hornig, Riehen, Facharzt für Innere Medizin, Facharzt für Kardiologie, Praxiseröff- nung im Herz Zentrum Hirslanden Klinik Aarau am 1. März 2013

Yvonne Imlauer Kuhn, Würenlos, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie FMH, Praxiser- öffnung in Wettingen am 1. Juli 2013

Andreas Keerl, Birmenstorf, Facharzt für Chirur- gie, Leitender Arzt am Kantonsspital Baden AG seit 1. August 2008

Christian Regli, Biberstein, Facharzt für Innere Medizin FMH, Facharzt für Angiologie FMH, Leitender Arzt am Kantonsspital Aarau AG seit 1. April 2012

Klaus Schalk, Leutwil, Facharzt für Innere Medi- zin, Praxiseröffnung in Aarau (Hirslanden Me- dical Center) am 1. Januar 2013

Robert Simmen, Zumikon, Facharzt für Anästhe- siologie, Praxiseröffnung in der Hirslanden Kli- nik, Aarau, am 1. Januar 2013 als Assistenz- und Oberarztmitglied:

Simon Ramseier, Wettingen, Facharzt für Neuro- logie FMH, Oberarzt am Kantonsspital Aarau AG seit 1. Juli 2010

Diese Kandidaturen werden in Anwendung von Art. 5 der Statuten des Aargauischen Ärzte- verbandes veröffentlicht. Einsprachen müssen innert 14 Tagen seit der Bekanntmachung schriftlich und begründet der Geschäftsleitung des Aargauischen Ärzteverbandes eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist ent- scheidet die Geschäftsleitung über Gesuche und allfällige Einsprachen.

F M H

Nouvelles du corps médical

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Editores Medicorum Helveticorum

N o u ve l l e s d u c o r p s m é d i c a l F M H

Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliche Mitglieder haben sich angemeldet:

Florian Dick, Facharzt für Chirurgie FMH, spez.

Gefässchirurgie, Kramgasse 16, 3011 Bern Beat Stauber, Facharzt für Radiologie FMH, Klinik Sonnenhof, Buchserstrasse 30, 3006 Bern

Bernhard Waibl, Facharzt für Orthopädische Chirurgie und Traumatologie FMH, Riedweg 5, 3012 Bern

Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied in un- selbständiger Tätigkeit hat sich angemeldet:

Urs Hagen, Facharzt für Psychiatrie und Psycho- therapie, Forensisch-Psychiatrischer Dienst, Falkenplatz 18, 3012 Bern

Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied in lei- tender Funktion hat sich angemeldet:

Fischer Biner Reta, Fachärztin für Pneumologie und Innere Medizin FMH, Spital Netz Bern Tie- fenau, Tiefenaustrasse 112, 3004 Bern

Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen in- nerhalb 14 Tagen seit dieser Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio einge- reicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einspra- chen.

Bündner Ärzteverein

Zur Aufnahme haben sich angemeldet:

Markus Beuing, Facharzt für Allgemeinmedizin, Klinik Gut, St. Moritz

Luca Brendebach, Facharzt für Anästhesiologie und für Intensivmedizin, Kantonsspital GR, Chur

Ivan Broger, Facharzt für Orthopädische Chirur- gie und Traumatologie des Bewegungsappara- tes Kantonsspital GR, Chur

Annett Ehrentraut, Fachärztin für Innere Medizin, Spital Davos, Davos

Andrea Claudia Esslinger, Fachärztin für Allge- meine Innere Medizin, Rega und Ospedale della Bregaglia, Samedan/Promontogno Paolo Glisenti, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Kantonsspital GR, Chur/St. Moritz Stefan Greuter, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin und Medizinische Onkologie, Kantons- spital GR, Chur

Rahul Gupta, Facharzt für Psychiatrie und Psy- chotherapie, Klinik Beverin, Cazis

Claudia Heintze, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, PDGR, Ilanz

Michael Mark, Facharzt für Innere Medizin und Facharzt für med. Onkologie, Kantonsspital GR, Chur

Ulrich Mey, Facharzt für Hämatologie und Fach- arzt für Innere Medizin, Kantonsspital GR, Chur

Hans Niederer, Facharzt für Physikalische Medi- zin und Rehabilitation, Zürich/Chur

Simone Pintus-Stoss, Fachärztin für Plastische, Rekronstruktive und Ästhetische Chirurgie, Zentrum für Plastische Chirurgie, Chur Roland Stehr, Facharzt für Psychiatrie und Psy- chotherapie, Chur

Judith Bianca Valentin, Fachärztin für Kinder- und Jugendmedizin, Med. Zentrum gleis d, Chur Reto Venzin, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin u. Facharzt für Nephrologie, Kantons- spital GR, Chur

Allfällige Einsprachen sind innert 14 Tagen an den Vorstand des Bündner Ärztevereins zu richten.

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern

Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt haben sich gemeldet:

Othmar Künzle, Praktischer Arzt, Permanence AG, Robert Zündstrasse 2, 6003 Luzern Christiane Elisabeth Pichler, Fachärztin für Aller- gologie und Klinische Immunologie FMH, Zürichstrasse 12, 6004 Luzern ab Februar 2013 Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Gäu haben sich gemeldet:

Iwona Koziol, Praktische Ärztin, Ärztezentrum Rain AG, Chileweg 7, 6026 Rain

Vessela Nikolaidis, Praktische Ärztin FMH, Sem- pacherstr. 10, 6203 Sempach Station

Einsprachen sind innert zwanzig Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern.

Ärztegesellschaft Schwyz

Zur Aufnahme in die Ärztegesellschaft des Kan- tons Schwyz haben sich angemeldet:

Kerstin Haufe, Fachärztin für Dermatologie und Venerologie, Dermacenter, 6403 Küssnacht Michael Kaltefleiter, Facharzt für Radiologie, Werrastrasse 12, D-38120 Braunschweig, Tätig- keit in Gemeinschaftspraxis mit Dirk Tomola, Schmerz- und Osteoporosezentrum AG in Pfäf- fikon ab Januar 2013

Milos Petras, Facharzt für Plastische, Rekon- struktive und Ästhetische Chirurgie, Neuhof 8, 8852 Altendorf. Praxiseröffnung in Altendorf am 1.2.2013

Birthe Stevens, Fachärztin für Dermatologie und Venerologie, Dermacenter, 6403 Küssnacht Einsprachen gegen diese Aufnahmen richten Sie schriftlich innert zwanzig Tagen an Dr. med. Hugo Brunner, Dorfstrasse 14, 6417 Sattel.

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N o u ve l l e s d u c o r p s m é d i c a l F M H

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Editores Medicorum Helveticorum

Ärztegesellschaft Thurgau

Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau haben sich gemeldet:

Christoph Neuhofer, Facharzt für Gynäkologie und Geburtshilfe, Kreuzlingen

E. Renate Schäffer, Fachärztin für Kinder- und Jugendpsychiatrie und -psychotherapie, Bürg- len

Einsprachen gegen die Aufnahmen sind inner- halb von zehn Tagen seit der Publikation beim unterzeichneten Sekretariat schriftlich zu erhe- ben.

Preise/Prix

5. Lundbeck Institute Psychiatrie Preis 2012 5e Prix de psychiatrie 2012 du Lundbeck Institute Anlässlich des jährlichen Lundbeck Institute Symposiums im Kunsthaus Zürich vom 14. No- vember 2012 konnte zum fünften Mal der Lundbeck Institute Psychiatrie Preis verliehen werden. Der Preis ist mit CHF 10 000.– sowie ei- nem Gutschein für eine Fortbildungswoche am Lundbeck Institute in Dänemark dotiert.

Die Preisjury unter der Leitung von Prof. Erich Seifritz, Zürich, konnte wiederum hervorra- gende Arbeiten aus der Schweiz evaluieren.

Dieses Jahr durfte Herr Prof. Stefan Borgwardt von den Universitären Psychiatrischen Klini- ken Basel den begehrten Preis entgegenneh- men für die Arbeit «Cognitive Functioning in Prodromal Psychosis». Die Arbeit ist in der re- nommierten Fachzeitschrift Archives of Ge n- eral Psychiatry veröffentlicht.

A l’occasion du Symposium annuel du Lundbeck Institute qui s’est tenu au Kunsthaus de Zurich le 14 novembre 2012, le Prix de psychiatrie du Lund- beck Institute a pu être décerné pour la cinquième fois. Le prix est doté de CHF 10 000.–, mais aussi d’un bon pour une semaine de formation postgra- duée au Lundbeck Institute au Danemark. Le jury du Prix, sous la direction du Prof. Erich Seifritz, de Zurich, a eu de nouveau la possibilité d’évaluer des travaux remarquables en provenance de Suisse.

Cette année, c’est le Prof. Stefan Borgwardt, des Cliniques universitaires de psychiatrie de Bâle, qui s’est vu décerner ce prix convoité, pour le travail in- titulé: «Cognitive Functioning in Prodromal Psy- chosis». Ce travail a été publié dans une revue spé- cialisée renommée, Archives of General Psychiatry.

Schweizerische Gesellschaft für Rheumato- logie/Société Suisse de Rhumatologie

Im Rahmen der Jahresversammlung der Schweizerischen Gesellschaft für Rheumatolo- gie 2012 in Genf wurden folgende Preise, Grants und Awards verliehen: / Lors de l’assemblée annuelle 2012 de la Société Suisse de Rhumatologie à Genève les prix, grants et awards suivants ont été remis:

Forschungspreis für rheumatoide Arthritis, ge- stiftet von der Fondation «Jean et Linette War- nery» in Morges / Prix de recherche offert par la Fondation «Jean et Linette Warnery» à Morges Der mit CHF 50 000.– (2 × CHF 25 000.–) do- tierte Forschungspreis zeichnet Arbeiten aus dem Themenkreis der rheumatoiden Arthritis aus. / Le prix de recherche doté de CHF 50 000.–

(2 × CHF 25 000.–) récompense des travaux con- cernant la polyarthrite rhumatoïde.

Preisträger / Laureats:

Dr Céline Lamacchia, Département de Méde- cine Interne, Division Rhumatologie, Centre Médical Universitaire, Genève, für ihre Arbeit

«Articular inflammation is controlled by mye- loid cell-derived interleukin 1 receptor antago- nist during the acute phase of arthritis in mice» und Dr Yves Henchoz, Service de Rhu- matologie Département de l’Appareil Locomo- teur (DAL), Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), für seine Arbeit «Physical acti- vity and energy expenditure in rheumatoid ar- thritis patients and matched controls».

Weiterbildungsgrant für angehende Rheuma- tologen / Bourse de formation pour rhumatologues Dotiert mit CHF 50 000.– für eine klinische Weiterbildung von mindestens 6 Monaten im Ausland, finanziert je zur Hälfte von der Schweizerischen Gesellschaft für Rheumatolo- gie und der MSD Merck Sharp & Dohme AG. / Cette bourse est destinée à la formation clinique d’un(e) jeune rhumatologue à l’étranger pour une période au minimum de 6 mois. Elle est doté avec CHF 50 000.–, finance d’une partie par la Société Suisse de Rhumatologie et d’autre partie de la MSD Merck Sharp & Dohme SA.

Preisträgerin / Lauréate:

Dr. Flore Zufferey, für das Projekt «Epigenetics in musculoskeletal diseases».

Abbott Rheumatology Grant / Abbott Rheuma- tology Grant

Dotiert mit CHF 50 000.– für ein wissenschaft- liches Forschungsprojekt im Bereich der Rheu- matologie und Klinischen Immunologie. / Doté avec CHF 50 000.– pour un projet en recher- che clinique dans le domaine de la rhumatologie et immunologie clinique.

Preisträger / Laureat:

Dr. Thomas Hügle, in Zusammenarbeit mit PhD Jeroen Geurts, University Hospital Basel, Osteoarthritis Research Center, für das Projekt

«Inflammation-mediated subchondral bone re- modeling as a target for treatment of arthritis».

Forschungspreis des Vereins Osteoporose Platt- form der Schweizerischen Gesellschaft für Rheumatologie / Prix de recherche de l’association Osteoporose Plattform de la Société Suisse de Rhu- matologie

Der Preis unterstützt die klinisch orientierte Forschung im Bereich der Osteologie und ist mit CHF 20 000.– dotiert. / Ce prix soutient la re- cherche à orientation clinique dans le domaine de l’ostéologie. Il est doté avec CHF 20 000.–.

Preisträger / Lauréat:

PD Dr. Daniel Aeberli, Inselspital Bern, Univer- sitätsklinik für Rheumatologie, für die Arbeit

«Adaption of bone shaft geometry in patients with rheumatoid arthritis and the influence of inflammation and bisphosphonate use».

(13)

Editores Medicorum Helveticorum

51

Assemblée annuelle de la SSMI en 2013 le 29 au 31 mai au Congress Center Bâle

Multimorbidité et nouvelle structure du programme

Le problème des maladies chroniques et de la multimorbidité sera au cœur de la prochaine assemblée annuelle de 2013. Nous prévoyons d’y aborder ce sujet sous l’angle médical et d’en évaluer les conséquences au niveau de la planification des soins. La structure du programme va également changer pour apporter une nette amélioration à la vue d’ensemble et répondre aux besoins variés des participants.

La multimorbidité, ou présence simultanée de plusieurs troubles et maladies chroniques, est le tab- leau clinique le plus fréquemment rencontré de nos jours. En raison de l’évolution démographique et des progrès continus de la médecine, il faut encore comp- ter avec une augmentation du nombre de patients multimorbides. Dans des situations souvent comple- xes, les généralistes praticiens et hospitaliers doivent poser un diagnostic différentiel, faire un triage et effec- tuer un traitement tout en travaillant avec un arrière- plan de multimorbidité. En parallèle, les guidelines usuels se focalisent sur le traitement de pathologies iso- lées et ne prennent en considération les comorbidités que de façon marginale. Peu de recherches se sont con- sacrées jusqu’ici aux modifi cations de traitement à ent- reprendre en présence de deux maladies ou davantage.

Dans les cas de maladies chroniques, il ne reste souvent aux généralistes hospitaliers et aux médecins de famille qu’à recourir à des décisions individuelles basées sur leur expérience et leur intuition. Il ne faut cependant pas oublier de tenir compte des maladies chroniques et des multimorbidités au sein de la future planification des soins médicaux. Nous aborderons en profondeur ces questionnements à l’occasion de divers exposés.

Objectif de l’assemblée annuelle

L’objectif de l’assemblée annuelle de 2013 sera par conséquent de traiter des thèmes des maladies chro- niques et de la multimorbidité qui font partie de notre quotidien. Cet objectif répond-il aux attentes des futurs participants à l’assemblée annuelle de 2013 de la SSMI? L’évaluation des réponses aux ques- tionnaires distribués aux internistes lors de l’assemblée générale de 2012 reflète une réalité pro- fessionnelle multiple, voire hétérogène. Certains dé- sirent une remise à jour rapide des thèmes de l’an passé, d’autres voudraient approfondir des question- nements scientifiques. D’autres collègues voudraient qu’on leur offre des débats et des présentations aussi réalistes que possible sur la manière d’agir face à cer- tains problèmes importants dans la pratique.

Nous avons donc décidé de subdiviser le pro- gramme principal en quatre itinéraires didactiques

formatés en fonction des différents besoins. Pour permettre une vue d’ensemble sur la complexité des manifestations parallèles, chaque itinéraire dispo- sera de son propre auditoire. Les participants pour- ront en outre aisément bifurquer d’un itinéraire vers l’autre, car l’horaire des pauses est homogène. Nous espérons ainsi répondre aux attentes de nombreux collègues, et nous les invitons à visiter les autres au- ditoires pour se laisser surprendre et explorer de nou- veaux sujets médicaux et non médicaux. L’assemblée annuelle a été conçue comme une manifestation de rencontre et de réunion. C’est la condition sine qua non pour qu’elle reste la «réunion de classe des inter- nistes». Les itinéraires du programme seront:

Tendances – un choix de sujets traitant de la poli- tique de la santé ou de problèmes généraux d’ordre sociopolitique. L’objectif sera ici d’approfondir la réflexion sur la direction prise par la médecine au sein de son environnement social.

Mises à jour – cet itinéraire présentera des sujets de médecine interne générale et des thèmes spéciali- sés, dans le but de donner une vue d’ensemble de l’évolution dans les différentes disciplines. Il est prévu d’y intégrer des contributions des sociétés de disciplines invitées.

Science et recherche – ces séminaires continueront à interroger des thèmes actuels de la médecine;

chaque sujet sera traité de façon approfondie et sous différents angles par plusieurs intervenants. Il sera fait référence à la recherche actuelle.

Méthodes – il s’agit de donner aux médecins des recommandations fondées sur les données factuelles pour répondre aux défis diagnostiques ou thérapeu- tiques de la pratique quotidienne. Contrairement aux ateliers, cette partie du programme se déroulera sous forme d’exposé structuré. Elle réservera néan- moins un temps suffisant aux questions des partici- pants. Dans cette manifestation, nous visons une collaboration étroite avec la SSMG.

Informations actuelles sur www.congrex.ch/fr/

sgim2013 ou www.sgim.ch/fr/manifestations-de-for- mation-continue/ssmi-congres-annuel/2013/

Edouard Battegay Prof. Dr, membre du comité de la Société Suisse de Médecine Interne Générale (SSMI)

Correspondance:

SSMICase postale 422 CH-4008 Bâle Tél. 061 467 85 51 Fax 061 467 85 56 info[at]sgim.ch

S S M I

O R G A N I S AT I O N S D U CO R P S M E D I C A L

Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2011;92: 3

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Editores Medicorum Helveticorum Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2013;94: 3

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Recueil de l’ensemble des textes d’information destinés aux professionnels de la santé

Depuis janvier 2013, la nouvelle plate-forme en ligne AIPS (système de publication des textes d’information sur les médicaments de Swissmedic), sur laquelle sont publiées l’ensemble des informations destinées aux pa- tients et aux professionnels de la santé à propos de tous les médicaments autorisés, est disponible sur www.swiss- medicinfo.ch ou par le biais du site Internet de Swissme- dic. Les médecins et les collaborateurs dans le secteur des soins de santé ont ainsi un accès garanti à un outil ras- semblant toutes les informations nécessaires pour utiliser les médicaments correctement et en toute sécurité.

En juin 2011, le Tribunal administratif fédéral a rendu une décision selon laquelle Swissmedic ne pouvait pas contraindre les entreprises à faire publier à leurs frais les textes de l’information profession- nelle et de l’information destinée aux patients par un éditeur privé. Cette décision a conduit à un épar- pillement des informations concernant les médica- ments sur différentes plate-formes: au lieu d’opter pour un recueil qui vise l’exhaustivité comme le Compendium des médicaments, certaines entre- prises ont fait publier ces textes par différents four- nisseurs, ou les ont mis à disposition exclusivement sur leur propre site Internet.

La plate-forme en ligne de Swissmedic: un outil au service de la sécurité des médicaments Les informations professionnelles et les informa- tions destinées aux patients sur les différents médica- ments sont adaptées en permanence aux dernières avancées scientifiques – un tiers de ces textes environ sont modifiés chaque année. Or si l’on souhaite garantir la sécurité des médicaments, il est impératif que tant les professionnels de la santé que le public aient accès à un recueil électronique exhaustif et à jour rassemblant les informations relatives à tous les médicaments autorisés en Suisse. Telle est la raison pour laquelle l’institut a décidé de mettre lui-même à disposition une plate-forme de publication, même s‘il n’est pas obligé de le faire d’un point de vue juri- dique. Cependant, Swissmedic se cantonne à fournir gracieusement l’environnement correspondant et n’alimente donc pas cette plate-forme du point de vue du contenu. C’est donc toujours aux titulaires des autorisations qu’incombe la responsabilité de veiller à ce que les dernières versions des informa- tions sur les médicaments soient toujours en ligne, et de s’assurer que les traductions soient correctes.

Afin que les professionnels de la santé soient mieux

informés au sujet des dernières découvertes perti- nentes pour la sécurité, les préparations qui ont fait l’objet d’une publication correspondante (HPC) dans les 12 mois précédents sont mises en exergue et pour- vues d’un lien vers l’aperçu disponible sur le site Inter- net de Swissmedic. L’on peut également obtenir une liste de tous les textes modifiés pendant les quatre se- maines précédentes. Pendant la phase de mise en place jusqu’à mi-2013, cette liste reprendra non seule- ment les textes dont la teneur a été mo difiée mais éga- lement ceux dont une nouvelle version a été mise en ligne suite à des modifications formelles.

Une plate-forme, plusieurs applications La plate-forme AIPS se compose d’un moteur de re- cherche en libre accès (système d’information), et d’une partie protégée destinée à la mise en ligne et au remaniement des textes par les titulaires d’autori- sations (système de publication). Nous précisons que ce recueil ne fournit que les données prévues par la législation sur les produits thérapeutiques (informa- tions professionnelles et informations destinées aux patients qui ont été approuvées par Swissmedic) et qu’il n’apporte donc aucun autre renseignement (ta- rifs ou données relevant de l’assurance-maladie par exemple). D’autres fournisseurs de recueils électro- niques d’informations sur les produits thérapeu- tiques peuvent toutefois utiliser librement ces don- nées de base et les intégrer sans entrave technique dans leurs propres recueils au format XML. Il peuvent ainsi compléter ces données avec des infor- mations complémentaires, ou les mettre à disposi- tion par d’autres canaux (ebooks, apps, documents imprimés, transfert vers des systèmes d’informat ion électroniques internes).

Le 31 décembre 2012, les textes publiés jusqu’

alors en format électronique dans le Compendium des médicaments ont été transférés vers la nouvelle banque de données AIPS. Dès à présent, les titulaires d’autorisations sont invités à vérifier si les informa- tions sur les médicaments publiées sont à jour et à ajouter les textes manquants sur la nouvelle plate- forme de Swissmedic. Nous soulignons par ailleurs que désormais, les traductions italiennes des infor- mations destinés aux patients devraient également être disponibles. L’objectif de ce projet est de mettre à disposition pour mi-2013 un recueil rassemblant tous les textes d’information destinés aux profes- sionnels de la santé et aux patients.

Karoline Mathys

Karoline Mathys dirige le Secteur Surveillance du marché et est membre de la Direction de Swissmedic.

Correspondance:

Swissmedic

Institut suisse des produits thérapeutiques

Hallerstrasse 7 Case postale CH-3000 Berne 9 Tél. 031 322 02 11 www.swissmedic.ch

S w i s s m e d i c

AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S

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