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l’affrontement Est -Ouest dans les Antilles (1962) LA CRISE DES MISSILES DE CUBA

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LA CRISE DES MISSILES DE CUBA (1962)

l’affrontement Est-Ouest dans les Antilles

Lycée de Bellevue,2021

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En t’aidant de la vidéo et des documents, explique en quoi la crise de Cuba illustre

l’affrontement Est-Ouest dans les Antilles.

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Cuba se situe à 180 km e »

la Floride.

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Un lien fort avec les Etats-Unis aux XIXè et XXè siècle

La doctrine Monroe (1823) envisage le continent américain et donc les Caraïbes comme étant le « pré carré » des Etats-Unis.

Les interventions des Etats-Unis dans les pays de la région sont nombreuses.

Cuba a été une île espagnole jusqu’en 1898, date à laquelle l’île conquiert son indépendance. Cependant, l’île est occupée par les Etats-Unis de 1899 à 1902 et devient une sorte de protectorat américain dès 1903.

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L’amendement Platte permet aux Américains d’intervenir dans les affaires cubaines. C’est ainsi que la Baie de Guantanamo devient une base navale américaine.

L’investissement américain dans l’île sont importants :

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e

de tous les investissements américains en

Amérique latine à l’époque).

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De la dictature de Batista à la Révolution Cubaine de 1959

Batista instaura une dictature militaire à Cuba en 1952.

Il augmenta les salles de l’armée et de la police, supprima le droit de grève, rétablit la peine de mort et suspendit les garanties constitutionnelles.

Il s’appuie sur les élites, la bourgeoisie.

Le système dépend du soutien des Etats-Unis dont le poids économique dans l’île est très important. Dès 1955, ces derniers encouragent la répression des activités communistes.

Si la Havane est considérée comme le petit Paris des Antilles, l’île qui attire beaucoup les touristes américains est surnommée « le bordel des Antilles ».

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Le 26 juillet 1953, un jeune avocat, Fidel Castro prend la tête d’une expédition contre la caserne Moncada, forteresse militaire de l’île. Première tentative ratée.

Le 2 décembre 1956, après avoir organisé une expédition au Mexique où il rencontre Che Guevara, Castro débarque à Cuba avec 81 hommes.

Fidel CASTRO Raul

CASTRO

Che GUEVARA Playa Las Coloradas

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Après s’être organisés dans la Sierra Maestra, les guerilleros commencent leur progression. En décembre 1958, deux colonnes de révolutionnaires se dirigent vers la capitale et entraine la fuite de Batista en République dominicaine. Il a perdu le soutien de la classe moyenne.

Le 8 janvier 1959, Fidel Castro entre dans La Havane. Un gouvernement provisoire se met en place avec Urrutia pour président et Castro chef des forces armées. En février, il devient Premier ministre. Une « loi fondamentale » remplace la Constitution de 1940.

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Le basculement vers l’URSS ?

Alors que les Etats-Unis s’inquiètent de ce changement de régime à Cuba, Fidel Castro dans un premier temps, tient à rassurer les Américains mais aussi les Cubains. En effet, il semblerait que Fidel n’envisageait absolument pas la rupture avec les Etats-Unis, ni l’instauration d’une dictature de type marxiste-léniniste, mais souhaitait une profonde

démocratisation du pays, une diversification de ses relations économiques.

« Fidel Castro déclare que le communisme n’a aucune possibilité de succès à Cuba. » (Titre du Diario de la marina, avril 1959).

« Je ne suis pas communiste pour trois raisons et je te le dis pour ta tranquillité d’esprit. Premièrement, parce que le communisme est la dictature d’une seule classe et j’ai lutté toute ma vie contre les dictatures et je ne vais pas verser dans une dictature du prolétariat. La deuxième raison, c’estque le communisme signifie haine et lutte des classes et je suis complètement opposé à cette philosophie. Et la troisième, parce que le communisme lutte contre Dieu et l’Eglise. »

José Ignacio Rasco, fervent catholique, ami d’enfance de Castro devenu journaliste et qui sera contraint à l’exil l’année suivante

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Néanmoins, Fidel Castro souhaite réaliser les promesses faites dans la Sierra Maestra, notamment en ce qui concerne la redistribution des terres aux paysans.

Il prévoit des réformes pour permettre la réduction des inégalités sociales et même de genre. Tous les Cubains ont accès aux soins gratuits, des campagnes d’alphabétisation sont organisées notamment avec pour cible les femmes.

L’éducation est gratuite.

Au plan économique, il nationalise de nombreuses entreprises.

La loi agraire réduit la taille des propriétés foncières et interdit la propriété étrangère.

De 1959 à 1963, près de 250 000 Cubains quittent le pays.

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Le « lider maximo » est conscient du danger que peuvent représenter ces réformes pour les États-Unis.

Dans un premier temps, il décide de soutenir les actions de lutte armée dans les autres pays latino-américains, dans le but de s'offrir un cordon sanitaire pour protéger Cuba. C'est ainsi qu’on retrouve les cubains impliqués dans des actions en Amérique latine,

Panama

République Dominicaine contre le dictateur Trujillo

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L'URSS, qui était restée jusque là assez prudente, s'intéresse de plus en plus au régime castriste. Le blocus et les pressions des Etats Unis donnent au dirigeant cubain une bonne occasion de faire admettre la nécessité de

l'aide soviétique.

Castro accepte l’aide économique et militaire de l’Union soviétique.

Un accord commercial est signé

en vue d’acheter du pétrole à

l’URSS et à établir de relations

diplomatiques.

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17/18 avril 1961 : la baie des cochons

Le 17 avril 1961, des opposants à Fidel Castro débarquent à l’ouest de Cuba dans la baie des cochons.

Armés par la CIA, ils veulent renverser le régime castriste qui

s’est rangé dans le camp

soviétique. Les partisans de Castro informés les accueillent avec la grosse artillerie et ils se font tuer.

C’est un grand succès pour Castro.

Kennedy , au pouvoir depuis 4 mois assume cet échec publiquement.

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La crise des missiles.

21 mai 1962 : Opération Anadir

Krouchtchev décide d’installer à Cuba des lanceurs et des missiles SS-4 et SS-5

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En octobre 1962, des photographies prises par des avions américains révèlent la présence des rampes de lancement de missiles !

Le président Américain doit prendre une décision:

- Accepter la présence de missiles ou,

- demander le démantèlement de ces armes.

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Kennedy rencontre les chefs militaire :

-Kennedy : si on les neutralise par une frappe aérienne éclair, on neutralise l’éventualité, le danger pour les Etats-Unis d’une utilisation de ces missiles […]

D’un autre côté, […], des représailles de l’Union Soviétiques sont inévitables. Ils risquent de prendre Berlin par la force, ce qui ne me laisse qu’une seule alternative : les armes nucléaires.

-Général Curtis Le May : je ne partage pas votre point de vue, si nous neutralisons Cuba, ils ne prendront pas Berlin. De toute façon, le problème de Berlin reste entier. Si on ne fait rien à Cuba, ils vont enfoncer le clou à Berlin, et pas qu’un peu! […]

-Kennedy : A votre avis, quelles seront les représailles ?

-Général Le May : Je pense qu’il n’y en aura pas…si on leur dit que la situation à Berlin reste inchangée : s’ils bougent, nous nous battrons. A mon avis, cela ne change rien du tout pour Berlin, il vous suffit de le réaffirmer clairement. Ce blocus accompagné d’une action politique ne peut que nous mener à la guerre

! Je ne vois pas d’autre solution. Cela nous mènerait à la guerre. C’est presque aussi dangereux que le traité de Munich parce que si on choisit le blocus, on devra affronter les Migs, les IL-28, nous allons graduellement nous enfoncer dans la guerre et avec ces missiles sous le nez nous serons considérablement désavantagés […].

cité par V. Touze, Le Monde, 15 aout 1997 Retranscription des enregistrements

effectués par Kennedy, à l’insu de ses conseillers. Il discute avec Curtis Le May, chef de l’US Air Force.

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Kennedy s’adresse à la population via un discours télévisé, à 19h. Mais l’on comprend bien que son message est aussi destiné aux soviétiques qu’il menace de façon indirecte.

En effet, il annonce que l’URSS doit retirer ses missiles de Cuba ou bien risquer une attaque nucléaire.

Ses principales décisions concernent le renforcement de la sécurité du territoire et une menace indirecte de

réplique destinée aux Soviétiques:

- un embargo militaire sur l'île de Cuba qui vient renforcer le blocus, ainsi qu'une surveillance accrue.

- la volonté politique de répliquer, y compris par l'arme nucléaire.

- la demande d'une réunion du conseil de sécurité des Nations-Unies, le soir même pour éliminer les bases étrangères à Cuba et l’envoi d’observateurs.

Malgré une certaine détente en 1959 ou la rencontre Kennedy/Khrouchtchev en 1961 à Vienne, la crise nous ramène en pleine Guerre Froide, Kennedy tient ici son rôle de leader du "monde libre" de manière très déterminée. « la défense du droit », « la paix et la liberté ».

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Le document est la réponse du gouvernement soviétique au discours de Kennedy dès le lendemain. Khrouchtchev, qui a pris la tête de l'URSS et entame depuis 1956 la déstalinisation et engage le principe de la coexistence pacifique, se défend de toute forme d’agression.

Selon eux, leur intervention à Cuba se justifie par la lutte contre l'impérialisme américain dans la région. L'URSS fait allusion en particulier à l'épisode de la "Baie des Cochons"

: en 1961.

Cependant, sous un prétexte idéologique, l'URSS utilise Cuba comme base stratégique de sa politique dans le contexte de la Guerre Froide.

Avec cette réponse, l'escalade nucléaire est lancée puisque les Soviétiques se disent aussi prêts à répliquer à toute agression.

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Castro n’est pas vraiment consulté pour la suite des évènements et n’apprécie pas être pris pour un pion entre les deux Grands (d’autant qu’initialement il était plutôt partisan d’une « 3

e

» voie.

Le samedi 27 octobre 1962, sans autorisation soviétique, il ordonne de tirer sur tout avion américain

survolant Cuba. Un U-2 est abattu avec à son bord, le major Anderson.

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La crise s'achève le 29 octobre par le recul de Khrouchtchev qui promet de retirer les missiles, obtenant en contrepartie que les Etats-Unis renoncent à toute tentative contre Castro.

Octobre 1962 a marque a bien des égards l'apogée de la guerre froide. Dès le début de l'année suivante, des pourparlers s'engagent sur l'interdiction des essais nucléaires. Elle favorisa le processus de détente en donnant un contenu concret à la notion de « terreur » nucléaire.

La crise précipite la chute de Khrouchtchev, contraint deux ans plus tard a quitter le pouvoir

A plus long terme, elle motiva les efforts prodigués par l'Union soviétique pour ne plus jamais se trouver dans une situation semblable à celle de l'automne 1962.

Elle entraina l'installation d'un télétype - le fameux téléphone rouge - entre Washington et Moscou, permettant aux dirigeants des deux pays de communiquer directement alors qu'avec l'ancien système il fallait une douzaine d'heures.

Le 22 novembre 1963 J. F. Kennedy est assassiné.

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Pourquoi la crise de Cuba est-elle le paroxysme de la guerre froide ?

La crise de Cuba

22-28 octobre 1962

1. Origines de la crise

2. Une crise qui confirme les limites de la

« coexistence pacifique »

3. Les

conséquences de la crise

- accession de Fidel Castroau pouvoir (1959) :révolution socialiste - nationalisation des biens étrangers = déstabilisation des intérêts américains

-rapprochement avec l’URSS : Khrouchtchev soutient Castro, économiquement et militairement

- Cuba : remise en cause de la domination américaine en Amérique latine

- Echec USA Débarquement dans la baie des Cochons (1961) - 1962 : installation de missiles nucléaires soviétiques

-1956 : discours de Khrouchtchevsur la

« coexistence pacifique »

mais la course à l’armement n’est pas abandonnée

- 1963:Téléphone rouge

- 1968:Traité de Moscou: fin aux expériences nucléaires dansl’atmosphère.

- 1972: Rencontres entre les dirigeants américains et soviétiques (Brejnev- Nixon) - 1972+1979: Accords SALT I +II (strategic arms limitation talks) sur les limitations des armes nucléaires

- 1975 : coopération scientifique (vol spatial Apollo-Soyouz)

-En bref Détenteet « équilibre de la terreur »: l’arme nucléaire ne peut pas être utilisée sinon anéantissement du monde.Mais maintien de conflits indirects

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Références

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