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Rencontre avec une journaliste de la RTBF : Elodie de Sélys

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Academic year: 2022

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Jeudi 16 avril 2009

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Rencontre avec une journaliste de la RTBF : Elodie de Sélys

N

ul n’ignore aujourd’hui le développement colossal des médias et plus particulièrement de la télévisons. C’est sans doute ce qui a incité les élèves du dernier degré du collège Saint-Louis à se pencher sur le pouvoir médiatique. Ceux-ci ont donc choisit de visiter la RTBF et en ont profité pour rencontrer également une ancienne élève de leur établissement aujourd’hui journaliste.

Elodie a accepté de répondre à leurs questions. Le groupe échange d’abord ses impressions sur la vie au Collège Saint-Louis avec la jeune femme. Les points de vue convergent assez vite : l’établissement est agréable mais demeure assez stricte et désir conserver une autorité forte. Depuis le départ d’Elodie, l’école n’a donc pas dû faire face à une révolution.

Une fois ses

humanités achevées, Elodie de Sélys a accompli une licence en communication et en journalisme, ainsi qu’un DEA en relations

internationales. Les

débouchées s’offrant à elle étaient donc nombreuses au terme de cette formation mais elle envisagea d’emblée un avenir dans la rédaction :

« De toute façon, la presse

écrite me plaisait mieux car j’aimais bien écrire, et la télévision me paraissait être sur une autre planète donc je ne me posais même pas la question ». Même si, de toute évidence, elle ne se destinait nullement à une carrière de présentatrice, elle a

découvert la passion pour son métier qui lui donne

l’impression de ne pas

travailler. « Ce qui ne veut pas dire que je ne travaille pas, au contraire ».

Les élèves

l’interrogent alors sur son quotidien. Elle se dit exercer un métier différent chaque jour, car il tourne autour de divers aspects. Selon la journaliste, toutes les phases de son métier sont

importantes. C’est le duo présentation-enregistrement qui confère une grande diversité à son travail. Le feu des projecteurs n’est pas donc suffisant, elle pourrait s’en contenter pour l’instant mais préfère travailler aussi dans l’ombre des écrans. Elle ne s’imagine pas débiter un texte qu’on lui aurait écrit car elle se sentirait limitée. Son quotidien, c’est de réfléchir

aux sujets, sélectionner des archives, constituer un dossier sur les invités et participer au montage, et pour elle, cela forme un tout.

L’émission « Zoom arrière » qu’elle présente actuellement lui convient donc

parfaitement, elle en choisit les thèmes et rédige ses propres articles. Elle insiste sur le faite que

l’enregistrement ne lui prend qu’une demi-journée sur 15 jours et que la recherche de documentation et la

découverte demandent plus de temps et n’en sont pas moins intéressantes. Il est évident qu’elle se plait dans son métier et qu’elle y a sa place.

Pourtant, il s’en ait fallu de peu pour que, une fois son diplôme d’humanité entre les mains, la jeune femme se destine à un tout autre avenir. En effet, un doute persistait au début de ses études supérieures : journalisme ou mode ? La mode étant pour elle une véritable passion, elle n’avait pas écarté, loin de là,

l’hypothèse de devenir styliste. Néanmoins, après

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2 avoir participé à quelques

stages dans le domaine, elle s’est vite rendue compte qu’elle aimait dessiner des modèles, certes, mais que l’esprit et le milieu de la mode n’étaient pas nécessairement ce qui lui convenait. Ce dernier point ne l’a pas empêché de concilier brillamment cette passion avec celle de l’écriture puisqu’elle pu réaliser un projet qui lui tenait à cœur : la biographie d’Olivier Strelli. Ce fut son premier livre et celui qu’elle dirigea complètement avec l’appui de l’intéressé. Les deux autres livres :

« Mesdames,

Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir – 50 ans de JT à la RTBF » et « 68 Belges en

Mai », étant tout deux des commandes, lui laissaient moins de liberté et il en ressort une certaine

déception bien qu’ils aient été menés à terme.

Jusqu’à présent, la jeune femme demeure « s’affiche pas » sur la chaîne de la RTBF et c’est ce qu’il lui plaît. C’est en effet de ses atout comparé à certaine de ses collèges qui se limitent à ne faire que du show. Forte de caractère, elle semble avant tout vouloir assurer son avenir : « Je suis dans l’unité des magazines et pas dans l’unité des

divertissements donc ça c’est aussi une garantie de faire de la culture, de l'histoire. Parce que le divertissement c’est très gai mais c’est encore beaucoup plus éphémère. »

« Zoom Arrière » est donc

l’émissions idéal, elle est d’ailleurs très satisfaite de son équipe dans laquelle tout le monde bénéficie de pas mal de liberté.

Elle désire rester à la chaîne tant qu’elle s’y plaira mais, ambitieuse, Elodie espère relever un autre challenge pour la suite de sa carrière : pouvoir, un jour, devenir rédactrice en chef d’un magasine de société ou

« pourquoi pas féminin et intelligent ? »

BRIOT Catherine, DELCOMINETTE Samuel

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