R EVUE DE STATISTIQUE APPLIQUÉE
H. C. H AMAKER R. V AN S TRIK
Efficience de l’échantillonnage double par attributs
Revue de statistique appliquée, tome 5, n
o1 (1957), p. 7-21
<
http://www.numdam.org/item?id=RSA_1957__5_1_7_0>
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EFFICIENCE DE L’ÉCHANTILLONNAGE DOUBLE PAR ATTRIBUTS (I)
par
H. C.
HAMAKER
et R. VAN STRIKIngénieurs
au Service des Recherches de la SociétéPhilips
De nombreux utilisateurs des
plans
doubles n’ont pas été sans remarquerl’apparente
contradictionqui
peut, dans certains cas, exister entre les résultatsfournis
par lepremier
échantillonnage et ceuxqu’aurait
dÕnné leplan complet
s’il avait été
poursuivi,
même dans le cas où cepremier
échantillon conduit à unedécision
d’acceptation
ou derefus.
Cette contradiction éventuelle résulte, pour partie de
fluctuations
aléatoirescontre
l’effet desquelles
lejugement
sur échantillon reste nécessairementimpuissant.
Peut-être
cependant
est-ilpossible d’apporter
auxplans
doublesquelques
améliorations
susceptibles
de limiterl’effet
d’un tel inconvénient : c’est le but de l’étude de MM. Hamaker et Van Strickqui
se proposent de donner ultérieurement des tables tenant compte des résultats obtenus.1. - INTRODUCTION
Sur un
système
d’axesrectangulaires,
portons en abscisses le nombre totaln d’éléments contrôlés et en ordonnées celui c des défectueux observés; un
plan d’échantillonnage
double peut êtrereprésenté
par deux écransSi
etS2. Lorsqu’à- près
le contrôle d’unpremier
échantillon de niéléments,
lepoint (n1’ C1)
appar- tient au segment A1 deS~ ,
le lot estaccepté;
s’il vient surR1
le lot estrejeté;
mais s’il est dans l’ouverture D~, un deuxième échantillon de taille n2 est
prélevé
et le lot est
accepté
ourejeté
suivant que lepoint (n1
+ n2,c2)
se trouve sur lesparties
A2 ouR2 de
S2.Pratiquement
unplan d’échantillonnage
double est fonctionde-cinq paramètres :
deux pour la taille des échantillons ni et n2 et trois pour les"critères de décision"; si l’on veut
remplacer
unplan d’échantillonnage simple,
fonction seulement de deux
paramètres,
par unplan d’échantillonnage double,
enimposant
aux deuxplans
d’avoir à peuprès
la même courbed’efficacité,
le pro- blème admetplusieurs solutions parmi lesquelles
ils’agitde
choisir la meilleure.Ainsi, le "Statistical Research
Group" (6)
a fourni des tables d’où djcoulent les"Military
Standard 105 A"(4).
Bien que de nombreux utilisateurs en soient satis- faits, cesplans d’échantillonnage
double ne sont pas les meilleurs dans le sens suivant : Aux fluctuationsd’échantillonnage près,
durant le contrôle d’éléments provenant d’un lothomogène,
lepoint (n, c)
doit sedéplacer
suivant une droite; etsi l’on fait passer une droite par
l’origine
et par lepoint
P2;qui sépare
en deux( 1)
L’étude originale a été publiée dans le Journal of the American Statistical Association.Traduction dûe à Melle Gervaise, publiée avec l’autorisation de l’auteur et des éditeurs.
parties
l’écranS2,
il est souhaitable que cette droite coupeSi
auvoisinage
ducentre de la fenêtre
Di. Envisageons,
parexemple,
le cas de lafig.
2, leplan correspondant
conduit à accepterd’après
lepremier
échantillon des lotsqui
au-raient eu de
grandes
chances d’êtrerejetés
si l’onavaitporté
lejugement
sur lesdeux échantillons ni + n2 au lieu de n1 seul; de
même,
des lots considérés commedouteux en raison du
premier
échantillon seront très vraisemblablementrejetés après
contrôle du deuxième. Il est intuitifqu’un plan
comme celui de lafig.
2 nepeut
donner toute satisfaction.Fig. 1 - Diagramme pour un plan d’échantillonnage double .
Fig. 2 - Diagramme pour un plan d’échantillonnage double intuitivement non sa-
tisfaisant.
Généralement,
nousdevons pour
cette raisonimposer à
unplan
d’échantillon- nage double les conditions suivantes :ou n1 et n2 sont les tailles des
échantillons,
C1’ c,2, c3 les troisparamètres
dedécision,
à savoir C1(ou c3)
est le nombre maximum des défectueux que l’onpeut
trouver dans l’échantillon n1
(ou
n1 +n2)
pouraccepter
lelot;
un deuxième échan- tillon n2 est contrôlé si dans lepremier
n1 on a observéplus
de ci défectueux et auplus
c2.Dans le Mil. Standard. 105
A,
c2 = c3 et(lb)
esttoujours
satisfait. Comme dans ces tables n2 = 2 n~ , lacondition lQ )
devient :qui
n’est pas vérifiée par ungrand
nombre desplans
des Mil. Std. 105 A. Ceci conduit à essayer de trouver d’autresplans d’échantillonnage
doubleayant
à peuprès
la même courbed’efficacité,
maisayant
lapropriété
ci-dessus. Le but initial de cet article était de déterminer la valeurpratique
de cette condition;mais au cours du
travail,
d’autresaspects
del’échantillonnage
double ont étéabordés,
enparticulier
lapossibilité
detronquer
le deuxième échantillon et le choix desparamètres
àprendre
en considération pour décrirecomplètement
leproblème.
Dansles §
II, III et IV estdéveloppée
une théorie relative à l’échan-tillonnage double,
Jdéjà
décrite dans des articlesprécédents [2], [3] (1)
etqui
ser-vira de base pour le reste de notre étude.
Il. - PLANS
D’ÉCHANTILLONNAGE
CIÉQUIVALENTS
"un
plan d’échantillonnage
double où-!12-
est lerapport
des tailles des échantillons niet c1 J c2, J c3 sont les "critères de décision". Par
exemple :
D
(2 ;
1 2,6,
J10) (4) désigne
tous lesplans d’échantillonnage
double ou le deuxième échantillon est deux foisplus grand
que lepremier; qui accepte
un lot si dans unpremier
échantillon il y a auplus
deuxdéfectueux,
lerejette
s’il y en a au moins6,
J demande un deu-xième
prélèvement
pourplus
de 2 et moins de 6 et accepte ourejette
suivant que dans n1 + n2 il y a auplus
10 défectueux ouplus
de 10 défectueux.Fig. 3 - Courbed’efficacité tracéeen fonctionde logp. Un changement de la taille de l’échantillon produit un déplacement latéral, mais aucune autre modification.
Dans la mesure où les conditions de Poisson sont
remplies (ce qui
est le casde la
plupart
desapplications industrielles),
laprobabilité d’accepter
un lot avecun
plan
tel que(3),
est une fonction de n1p,où
p est laproportion
de défectueuxcontenus dans le lot. La manière la
plus
commode pour mettre en évidence cefait consiste à tracer la courbe d’efficacité
(O.C) correspondante
enportant
en abscisselog
p comme dans lafig.
3. Alors une variation de n1 faitglisser
la( 1)
Les numéros entre crochets renvoient à la bibliographie en fin d’article.courbe d’efficacité
(O.C) parallèlement
à elle-même; si l’on veut comparer dif- férentsplans d’échantillonnage,
il suffit de commencer parajuster
lesgrandeurs
des échantillons de manière à ce que les courbes d’efficacité
(O.C)
aient unpoint
commun, par
exemple,
le"point
de contrôle" ouqualité
d’indifférence pso définie parA cet
effet,
commençonspar modifier les tailles des échantillons de manière que les deux courbes d’efficacité aient le mêmepoint
de contrôle.Dans la
figure
4, parexemple,
la courbe d’efficacité duplan D(2 ,
5,10, 10)
peut être
comparée
avec celle desplans simples correspondant
à c o = 5 et co =6, après
un telajustement :
dans les deux cas, on constate un accord convenable et il est difficile dejuger lequel
des deux est le meilleur.Pour rendre notre
étudeplusprécise,
ilest maintenantnécessaire de réaliserl’ajustement
par unprocédé mathématique plus précis.
Dans ce but nousadoptons
le
principe
que deux courbes d’efficacité peuvent être considérées commeéqui-
valentes
lorsque,
non seulement ellespossèdent
le mêmepoint
de contrôle p.50, mais aussi la même pente en cepoint.
Il sera commode de faire le
graphique
en utilisant pourp une échelleloga- rithmique,
car la pente est alorsindépendante
de la valeur absolue des tailles deséchantillons,
les conditions de Poisson étantsupposées
vérifiées.Nous définissons ainsi un second
paramètre,
la pente relative :ou P est la
probabilité d’accepter .
Deux courbes d’efficacité sont donc
appelées équivalentes
si ellespossèdent
les mêmes valeurs de h et de
p5o ~
Ceci est évidemment un
point
de vuethéurique
car, enréalité,
le critèred’acceptation,
et parconséquent
h, varient de manière discontinue. Mais on peutsurmonter cette difficulté en considérant des valeurs non entières du nombre co relatif au
plan d’échantillonnage simple.
Ceci peut être conçu de la manière suivante : en
prélevant
l’échantillon, nous décidons enmême temps si la valeur de co sera 5 ou 6 par untirage
au sort donnantles
probabilités
0, 77 pour 5 et 0, 23 pour 6 ; nous déterminons ainsi unplan
d’é-chantillonnage qui
peut être défini comme caractérisé en moyenne par co = 5, 23.Sa courbe d’efficacité pourra être obtenue par
interpolation
linéaire entre les courbes co = 5 et co = 6.Une telle méthode ne peut évidemment être recommandée en
pratique,
maiselle constitue
un argument théorique
nouspermettant
de trouver unplan simple ayant
exactement la même pente hqu’un plan
double donné et parconséquent
unecourbe d’efficacité très voisine, ainsi que le montre la
figure
4.Fig. 4 - La courbe d’efficacité relative auplan
d’échantillonnage
double D(2 ;5, 10, 10) comparée après un ajustement approprié de la taille de l’échantillon à cellesde plans d’échantillonnage simple où Co = 5,6 et 5,23.
Nous pourrons de même considérer des valeurs non entières de la taille no de l’échantillon pour obtenir un
parfait ajustement
aupoint
de côntrôle p~ . Prati- quementlesvaleursdeno
sontassez grandes
pourqu’une
telle conditionsoitnégli- geable :
la considération de valeurs non entières pour co àplus d’importance.
L’ajustement
estgrandement
facilité par le fait que lesparamètres
P50 et h sont, pour desplans d’échantillonnage simples,
J liés aux valeurs de no et co par les relationsci-après (cf. [2] et [3]).
La méthode de
comparaison
seprésente
alors comme suit : pour unplan
double donné, on détermineh
etp,,,
on endéduit ensuite no et co à l’aide deséqua-
tions
(7)
et(8),
on définit ainsile plan simple é quivalent (voir en
annexe les détail s ducalcul) .
L’équivalence,
ainsidéfinie,
nesignifie
pas que les courbes d’efficacité coincidentcomplètement;
il subsiste delégères
différences dans les extrémités.Mais ces différences sont sans influence réelle du
point
de vuepratique .
III. - UNE AUTREDÉFINITION
DEL’ÉQUIVALENCE
Habituellement une courbe d’efficacité n’est pas
spécifiée
à l’aide de h et P50’mais de p95 et p,o
correspondant
à desprobabilités d’accepter égales
à 0,95 et0,10 respectivement.
Pour un
plan d’échantillonnage simple
et dans les conditions de Poisson, le rapport P10/ P96
est, commeh, seulement fonctionde co . Par suite unplan
d’échan-tillonnage simple "équivalent"
peut être défini comme leplan ayant
même rapportP,olpg5
que leplan
double considéré etdont la tailleno de l’échantillon est calculée de manière que les deux courbes d’efficacité coincident à p95 et P10 .Pour un ensemble de 5
plans d’échantillonnage
double, les deux définitions del’équivalence
considérées ci-dessus sontcomparées
dans le tableau 1. Les trois derniersplans sont de s plans d’échantillonnage
double dont les courbes d’efficacité sontapproximativement
les mêmes, mais dont les critères de décision sont diffé- rents. Leplan
D(2 , 5, 13, 13) correspond
audiagramme
dela fig.
2, c’est-à- dire, apriori, àunchoixpeu judicieux
des critères de décision; leplan D(2 2, 9, 9)
vérifie encore le
principec2
= ~3 mais l’es critères de décision sont mieux choisis;enfin pour le dernier
plan
du tableau I son a,C2/=
C3.TABLEAU 1- COMPARAISON DE DEUX DEFINITIONS DE ’’L’EQUIVALENCE"
Les différences entre les deux définitions de
l’équivalence
sontlégères; e~les
ne
dépassent
pas5%
de la taille des échantillons. Les courbes d’efficacité desplans
du tableau 1 sont si voisines les unes des autresqu’il
est difficile de lesreprésenter
distinctement sur une seulefigure.
Les différences d’efficacité entre leplan
D(2 ;
2, 9,9)
et lesplans simples correspondants
sont montrées dans letableau 2; pour les autres
plans,
J elles sont du même ordre degrandeur.
Commeon
pouvait s’y
attendrel’ajustement
d’unplan simple
à unplan
double à l’aide de Pso et h est meilleur que celui(pio,
JP95)
pour les valeurs de P voisines de0,50
etmoins bon pour les
grande s
etpetites
valeurs de P.TABLEAU II
Probabilité
d’accepter
pourD(A;2,9.9)
et lesplans d’échantillonnage simple équivalents ajustés
à l’aide dePso
J h etP10
JP15 respectivement
Dans
l’ensemble,
les deux définitions ci-dessus del’équivalence
sontégale-
ment
acceptables.
Dans toutce qui
suit, la définition du§
IIestadoptée
en raisonde la facilité des calculs
auxquels
elle conduit. Si l’autre définition étaitutilisée,
il en résulterait des variations
systématiques
d’environ3 à5%
sur les efficiences définiesau §
IV; cequi
n’altérerait en rien lesprincipales
conclusionsqui
enseront tirées .
IV. - UNE
THÉORIE
DEL’EFFICIENCE (1)
Après
avoir trouvé avec uneprécision
suffisante unplan simple équivalent
àun
plan
doubledonné,
il reste à comparer le nombre moyen des observations nécessitées par ces deuxplans.
On
appelle
"efficience inverse" lerapport
du nombre moyen d’éléments àprélever
pourl’échantillonnage
double à la taille de l’échantillon duplan simple équivalent.
Conformément àl’habitude,
il est nécessaired’envisager
le cas où l3deuxième échantillondu
plan
doublepeut
êtretronqué. (Le premier
échantillon duplan
double ou l’échantillon duplan simple
ne l’étantpas).
Dansce § ,
nous envi-sageons seulement le cas où le deuxième échantillon est entièrement contrôlé . Les
§
V et VIreprennent
leproblème
pour des échantillonstronqués .
Le nombre moyen d’éléments
àprélever dans un lotpar échantillonnage
doubleet par suite l’efficience inverse, varient avec
lepourcentage
100 p des défectueux contenus dans le lot. Pour cequi
nous concerne, il estplus pratique
d’étudier l’efficience inverse, non pas en fonction dep mais
de P,probabilité d’accepter
un lot
ayant
100p%
de défectueux et en portant en abscisse les valeurs de P sur une échelle deHenry (a).
Les courbes ainsi obtenues serontappelées
caractéris-tiques
d’efficiences et serviront à étudier l’efficiencede différentsplans
d’échan-tillonnag e
double.Le
plan
doubleD(2;5,10, 10)
ne satisfait pas le critère(2) du §
I et si lesarguments
dece §
sont valables, il devrait être classé comme peu efficient. Lafig.
5 confirme immédiatement cetteopinion.
Même pour de bons lots,qui
ontplus
de99%
de chances d’êtreacceptés,
l’efficienceinverseestàpeine
inférieureà 1 et le nombre
moyend’élémentsà
contrôlerestsensiblement le mêmepour deux plans équivalents simple
et double. Pour les lots de mauvaisequalité,
leplan
double est
beaucoup
moinséconomique
que leplan simple.
( 1)
A ne pas confondre avec l’efficacité : il s’agit ici d’une notion de coût devant permettre de choisir entre plusieurs plans de même efficacité au sens de l’O.C.(2)
Echelle fonctionnelle correspondant à la loi normale.Si l’on pas se du
plan D(2; 5,10,10)
auplan D(A; 2,10,10),
nousdevons,
enraison
du §
I nous attendre à une amélioration de l’efficience et ceci est immé- diatementconfirmé
par lafig.
5. Lescaractéristiques
d’efficience dela fig.
5comparent respectivement
deuxplans
doubles auxplans simples équivalents qui
leurcorrespondent.
Leproblème
serait alors d’utiliser descourbes
pourrepré-
senter l’efficience de deux
plansdoubles
parrapport àn’importe quel
autre. Nouspensons que cela est
possible
pour les raisons suivantes : les deuxplans
doublesen
question
ont des courbes d’efficience dont lespentes
sont différentes et, parconséquent,
les nombresmoyensd’éléments
àcontrôler ne sont pascomparables,
mais
plus
une courbe d’efficacité serapproche
d’un"échelon", plus grand
est lenombre des éléments à
prélever,
que ce soit enéchantillonnage simple, double, progressif;
il doit donc êtrepossible
de mesurer l’influence de lapente
et faire la correctioncorrespondante. Numériquement,
le calcul donne pour leplan
D(2;2,10,10)
unepente
relative h =2,427
et pour leplan D(2;5,10,10)
h =1,949 ;
en raison de l’équation
(8)
lerapport
des tailles des échantillonssimples équiva-
lente est :
Fig. 5 - Caractéristiques d’efficience pour les plans doubles
D(2,5,10,10)
etD(2,2,10,10).
Une réductiondu critèred’acceptation
ci de 5 à 2 produit une amé-lioration frappante.
En
définitive,
le fait de l’accroissement depente
deD(2;5,10,10)
àD(2;2,10,10)
entraine une
multiplication
par1, 56
du nombre des éléments à contrôler. Si nous faisonsl’hypothèsequece
facteur estencorevalablepour l’échantillonnage double,
il est alors
possible
d’éliminer la différence entre lespentes
et, par suite de rendreplus
directementcomparables
les courbesqui représentent
le nombremoyen des éléments à contrôler pour deux
plans
doubles. L’efficience inverse réalise immédiatement cette transformation. Nous pouvonsexprimer
ceci d’uneautre
manière.
Desplans d’échantillonnage simples quin’utilisent
pas les mêmes critères derejet
ontdespentes
relativesdifférentes et, dupoint
de vue efficiencene sont pas
comparables.
Il n’est donc pas déraisonnabled’accepter
lesplans d’échantillonnage simple
comme un ensemble de référencequi
par définition a uneefficience
égale
à 1. De cepoint
de vue,la fig.
5peut
être considérée commedonnant une
esquisse
des mérites relatifs des deuxplans d’échantillonnage
doublel’un
par rapport
àl’autre; eties caractéristiques d’efficience peuventêtre
utiliséespour
juger
des mérites relatifs den’importe quel plan
double.En
pratique,
laqualité
des lots est tellequ’il
y a une hauteprobabilité
de les accepter et seul le côtégauche
de lafigure
5 est surtoututilisé;
les maxima descaractéristiques
d’efficience sont en réalité de peu d’intérêtpuisque
les lotsqui correspondent
à cetterégion
sont rares. Pour cetteraison,
lapartie
de lafigure
5 ou les
probabilités d’accepter
sontsupérieures
à0,80
a étéindiquée
comme la"région
d’intérêtpratique" ,
Fig. 6 - Caractéristiques d’efficience pour la suite des plans
D(2;
C1’10,10)
quand c~=5,4, ...O.Fig. 7 - Caractéristiques d’efficience pour les plans
D(2;2.C2.10)
avec c2 = 10, 6, 5, 4 et 3.Une
application plus
étendue descaractéristiques
d’efficience est considéréefig. 6
pour lesplans D(2;5,10,10) ; D(2 ;4,10,10) ; D(2;3,10,10)etc ...Onsent
immédiatement que dans la
région
d’intérêtpratique,
leplan D(2;2, 10,10)
est lemeilleur .
En prenant C1 1 =
2,
nousétudions, fig.
7, l’amélioration que l’onpourrait
obtenir si l’on abandonnait
leprincipec2
= C3. Comme ons’yattendait,
unchange-
ment de
D(2;2,10,10)
àD(2;2, 5,10)
améliore l’efficienceprincipalement
du côtédes mauvais lots. Dans la
région
d’intérêtpratique,
l’effet est presque nul et les deuxplans
sontégalement
satisfaisants .V. -
ÉCHANTILLONNAGE TRONQUÉ
Les
caractéristiques
d’efficience considéréesjusqu’ici
reposent surl’hypo-
thèse de
l’inspection complète
des échantillons. Pour réduire le nombre des observations, il estquelquefois recommandé
de tronquer le deuxième échantillon;ainsi, le contrôle du deuxième échantillon est arrêté dès que le nombre total des défectueux constaté
dépas se
le critère derejet
c3 .Evidemment, le procédé
n’altèrepas la courbe
(O.C)
mais améliore l’efficience définie ci-dessus.Pour étudier l’influence d’un examen
tronqué,
nous avons utilisé les troisplans d’échantillonnage double
considérésprécédemment
dans la table1,
c’est-à-dire
D(2 ;5,13,13) ; D(2; 2~ 9,9,)
etD(2;1,4,8).
Ils ontpresque les
mêmespentes
relatives h =2,21 ; 2,25, 2,20 respectivement
et si les tailles des échantillons sont correctementajustées
comme dans la table1,
ils ont des courbes d’efficacité(O.C)
presqueidentiques.
Fig. 8’- Diagrammes relatifs à trois plans doubles ayant presque la même pente h. L’efficience de ces plans, tronqués ou non, est montrée fig. 9.
Les
diagrammes correspondants
sont donnésfig.
8 ; leplan D(2;5,13,13)
estdu
type
de lafig.
2 et n’est pas réellement efficient. Avec unplan
de cetype,
les lots considérés comme douteux par le contrôle dupremier
échantillon ont beau- coup de chances d’êtrerejetés
lors du contrôle du deuxièmeéchantillon;
onpeut
par
conséquent
s’attendre à réaliser une économieimportante
en tronquant le deuxième échantillon. Pour leplan D(2;2, 9, 9)
l’amélioration seramoindre,
bienqu’appréciable puisque
la moitiésupérieure
de l’ouverturepratiquée
dans le pre- mier écran est encoretrop grande.
Pour leplan D(2;l,4,8)
le fait de tronquer l’échantillon est sansconséquence appréciable.
Les
caractéristiques
d’efficience(fig. 9)
sont en accord avec ces résultats(les
efficiences relatives auxplans tronqués
ontété calculées à l’aide des formules données dans"Sampling Inspection", [6,
page209J. Il seranoté que
dans larégion
d’intérêt
pratique l’échantillonnage tronqué
a relativement peu d’effet. Ceci pro- vient dufait que
la coupure estpratiquée uniquement
dans le deuxième échantillon dont leprélèvement
n’estfréquent
que pour les lots de mauvaisequalité.
Commela
région pratique correspond
à des lots de bonnequalité,
on utilise rarement cetavantage
dans cetterégion.
Ainsi,
que l’on tronque ou ne tronque pas le deuxièmeéchantillon,
leplan
double
D(2;2,9,9)
esttoujours
considérablementmeilleur queleplanD(2;5,13,13).
Ce dernier
figure
dans les Mil Std. 105A,
et lafigure
9 illustre l’amélioration que l’onpeut
obtenir en choisissant mieux les critèresd’acceptation.
VI. -
ÉCHANTILLONNAGE TRONQUÉ
ET CHOIX D’UN PLAND’ÉCHANTILLONNAGE
DOUBLELes tables de
Dodge
etRomig ~ 1~ contiennént
desplans d’échantillonnage
double pour
lesquels
c2. = C3 etdepuis,
tous lesplans d’échantillonnage
doubleproposés
àl’usage
courant ont été de ce mêmetype. Dodge
etRomig
ne mention-naient pas
quel
choixspécial
ils avaientfait;
parsuite,
peu ou aucune attention n’était faite à ceproblème.
Celui-ci avait été discuté par Stem etShaw [7] dans
un
rapport qui
n’est pas facilement accessible et n’est pas cité dans les livres relatifs à cesujet.
C’estpourquoi
nous allons lui consacrerquelques lignes.
Fig. 9 - Effet de l’échantillonnage tronqué sur l’efficience
(au
sens del’article).
Caractéristiquesd’efficiencepour
leplanD(2,5,13,13);D(2,2,9,9)
etD(2,l,4,8)
échantillonnage complet et tronqué.
Le choix C2 = c-3
peut
êtrejustifié
poursimplifier
laspécification
d’unplan d’échantillonnage
doublequand
laerte
d’efficience seproduit
dans unerégion
depetite importance pratique (fig. 9).
D’un autrecôté,
si nous prenons C2 ;: ~3 ettronquons
les échantillonsquand
cela estpossible,
noussimplifions
d’un côté etcompliquons
del’autre;
l’on peut se demander si cela est correct. Enfait,
nousvoyons sur la
figure
9 que leplan D(2;2, 9, 9)
avecéchantillonnage tronqué
a pres- que la mêmecaractéristique
d’efficience queD(2 ; 1,4,8)
avec contrôle total dudeuxième échantillon.
Lequel
de ces deuxplans
doit-onpréférer
enpratique?
Dans les Mil. Std. 105
A,
les entréescorrespondant
aux deuxplans
d’échan-tillonnage
doubleprécédemment
utilisésD(2;2, 9, 9)
etD(2;1,4,8)
sontrespecti-
vement :
Accepter Rejeter
ler échantillon 2 10
2e Il 9 10
ler " 1 5
2e Il 8 9
L’avantage présenté
par C2 = c3 est que le critère derejet
est le même pour les deux échantillons. Nous ne croyonspastoutefois que
ceci soit d’un intérêt réelen
pratique; habituellement,
le contrôleur doit de toutefaçon
consulter la table àla fin du
contrôledupremier échantillonpourprendreune décision;
il y abeaucoup
de
chancespourqu’il soitobligéde
le faire la fin du contrôle dudeuxième,
mêmelorsque.c~
= ca.Lorsque
l’onpeut tronquer
le contrôle du deuxièmeéchantillon,
il n’en estplus
ainsi. Le contrôleur doit avoir constamment sous les yeux le nombre des défectueux trouvéschaque
foisqu’il inspecte
un deuxième échantillon et la routine du contrôle n’estplus
la même.Fig. 10 - Effetdu rapportdes tailles des ler et
2eme prélèvements, n2/ n,.
quandC2 = C3.
Fig. Il - Effetdu rapportdes tailles des ler et 2ème prélèvements,
n2/ n1.
quandC2 f
C3.En
conséquence,
1 notreopinione stque,
1 si les critères derejet
etd’acceptation
sont
présentés explicitement
comme dans les Mil Std 105 A, lesplans
d’échan-tillonnage doubleoùc2
= c3 serontplus
satisfaisants enpratique
que ceux où C2 = Cs 1 mais avecpossibilité de tronquer
le deuxième échantillon.Nouspouvons
d’ailleursajouter
que nous ne savons nas dansquelle
mesure lapossibilité
de tronquer est réellement utilisée. Ceprocédé
est recommandédans laplupart
deslivres,
mais n’est pas mentionnédans les Mil Std 1 OSA. Nous sommes amenés à conclurequ’il
a été trouvé peu
pratique,
peut être pour les raisons ci-dessus.Quelque
infor-mation à ce
sujet
seraitdésirable .
En
conclusion,
ilpourrait
êtresouligné
une fois deplus
que dans larégion
d’intérêt
pratique
legain apporté
soit parl’échantillonnage tronqué,
soit parC2 F
c3 n’est pasimportant.
VII. - RAPPORT DES TAILLES DES
ÉCHANTILLONS
Dans les tables
originales
deDodge
etRomig ~1~
lerapport-!!’-2
des tailles des niéchantillons varie
quelquepeu, tandisquedans
celles ultérieures il est constantet n2 = 2. A l’aide des méthodes considéréesci-dessus,
il est facile de voir dansni
quelle
mesure le choix est satisfaisant.La fig.
10 et 11représentent
lescaractéristiques
d’efficience deplans
d’é-chantillonnage où n2
=1, 2,
3 et 4. Pour le calcul de ces courbes les critèresni
d’acceptation
C1 et c2 sontgrands etpar
suiteajustésavec
assezdeprécision
pour donner une efficience(au
sens de cetarticle) optimum.
Au seuil deprobabilité d’accepter égal
à95%,
la valeurn2/n1
a relativement peud’importance,
tandisque pour
les probabilités
inférieures àcelle-ci, l’augmentation
den2/ n1
conduit àune diminution de l’efficience. Les différences
dans cette région
sontplus grandes
pour c2 = c3 que pour
c2 ~
~3(voir fig. 10-11).
Dans
l’ensemble,
le choixnon1
= 2 semble satisfaisant. Quand laqualité
esttrès bonne et le
rejet
des lots rare, ilpeut
y avoiravantage
àaugmenter
le rap-port n2/n1’
mais il estpeut
être encore mieux d’arrêterl’échantillonnage.
Nous avons donc discuté l’efficience des
plans d’échantillonnage
double sousdifférents
aspects.
Dans des articlesfuturs,
nous avons l’intention de voir com- ment choisirpratiquement
unplan d’échantillonnage
et fournir une suite de tablesqui
permettent la déterminationrapide
desplans simples
et doublesappropriés.
APPENDICE
Formules relatives au calcul
de p5o
eth pour des plans d’échantillonnage double .
Nous écrirons
et nous aurons alors
formules
qui
peuvent être utilisées ainsi pour k = 0 ou c = 0 si nous posons,a
probabilité d’accepter
pour unplan d’échantillonnage
double avec c2 = c, est :ou
et p est la
proportion
des défectueux contenus dans le lot.Ensuite,
dont l’introduction dans
(14)
donne :Remplaçant
Q par 1 - R :Puisque,
pour unplan donné,
les tailles n1 etn2 des
échantillons sont fixéesnous avons,
lorsque
p varie :et
La différentiation de
(17)
donne :Comme les
fonctionsq(k;m), Q(c,m)ont été complètement
tabuléespar Molina
[~5~,
lesformules ( 17) et(20)
sontd’utilisationpratique.
Le calcul d’une somme deproduits
de 0 à C1 nécessite moins de travail que celui de(Ci
+1)
à C2’quand
cl = C3.
Lorsque c 2 /:
~3, nous avonsou
et par différentiation :
Il n’est
guère possible
d’allerplus
loin pour transformer lesdonnées,
carlorsque c:¡ f.
c3, ci et c2 sont assez voisins l’un de l’autre et une sommationdesproduits
de C1 + 1 à c2 estrapide.
*
La méthode
générale
consiste à calculer P et - P pour deux valeurs de m1qui
donnent des valeurs de P voisines de P =
0,50
et trouver ensuite la valeur correcte parinterpolation
inverse. La table 3 fournitquelques
détails sur les calculs numé-riques.
Pour obtenir la dérivée
Pso
une méthoded’interpolation
un peuplus précise
est nécessaire. Pour deux valeurs de m1, m10 = 2,9 et m12
= 3,0
nous avons cal-culé les valeurs
correspondantes Po, P2
etPo, l~2-
Il reste àajuster
uneéquation
du 3ème
degré
dont legraphique
passe par lespoints
m10’Po
et m12’P2
avec despentes
correctes. De cetteéquation,
nous pouvons déduire lapente
aupoint
m11 ,Pi
=1/2.
Ceprincipe
donne la formuled’interpolation
suivante :on
C’est la formule
qui
a été utilisée dans cetarticle;
initialement une méthode moins raffinée avait étéadoptée
mais avait conduit àquelques imprécisions.
Uti-lisant les
tables de Molina,
le calculpeut
être faitdirectement àpartir
des tables.Le calcul deh pour un
plandouble particulier
neprend
pasplus
d’unedemi-heure.
Il doit être noté que
oh
PM désigne
laprobabilité
tellequ’elle
a été tabulée par Molina. Pour une va- leurquelconque
de m~, laprobabilité
d’avoir à contrôler un deuxième échantillon est :et l’efficience inverse est :
tandis que la
probabilité correspondante d’accepter
est fourniepar (17)
ou(21).
TABLE III Calcul
numérique
den~p~et
h pour leplan d’échantillonnage D (2 148)
La valeur de m’1 = n,p5,, était obtenue par
interpolationinverse linéaire :
la courbeO.C dans la
région
entre P =0,52
et0,48
est suffisammentrectiligne
pour arri-ver à une valeur
précise
de cette manière.BIBLIOGRAPHIE
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