Edhec 2016 - Correction
Exercice 1
1. On calcule
A2=
8 −4 4 8 −4 8 4 −4 8
donc A2−4A=−4I
On en déduit queA2−4A+ 4A0= 0, et donc que le polynômeP =X2−4X+ 4est annulateur de A.
2. (a) Le discriminant de P est ∆ = (−4)2−4×4 = 0, donc P admet une unique racine, égale à
−(−4) 2 = 2.
CommeP est annulateur deA, on en déduit que la seule valeur propre possible de Aest 2.
Reste à montrer que 2 est bien valeur propre deA : pour ce faire on considère
A−2I=
1 −1 1 2 −2 2 1 −2 1
qui a deux lignes (ou deux colonnes) égales donc elle n'est pas inversible, et 2 est bien valeur propre de A.
Enn on en déduit queSp(A) ={2}, et commeAest une matrice représentative def,Sp(f) = Sp(A) ={2}.
(b) A admet 2 comme unique valeur propre ; si elle était diagonalisable, elle serait donc semblable à une matrice diagonale avec 2 comme seul élément diagonale, donc à 2I et il existerait une matriceP inversible telle que :
A=P(2I)P−1= 2P IP−1= 2I ce qui est bien entendu absurde, et An'est pas diagonalisable.
Remarque : on pouvait aussi calculer le sous-espace propre de Aassocié à la valeur propre 2 ; mais ce n'est pas ce que cherche le sujet puisque c'est demandé à la question 3.
Par ailleurs 0 n'est pas valeur propre de AdoncAest inversible.
3. On propose deux méthodes :
• Première méthode, la plus naturelle : on résout l'équation caractéristique du sous-espace propre deA : avecX =
x y z
,
X ∈E2(A)⇐⇒(A−2I)X= 0⇐⇒x−y+z= 0⇐⇒x=y−z⇐⇒X =y
1 1 0
+z
−1 0 1
ce qui assure que E2(A) = Vect
1 1 0
,
−1 0 1
puis en lisant dans la baseB, E2(f) = Vect(e1+e2,−e1+e3)
et (e1+e2,−e1+e3) est génératrice de E2(f) et libre car constituée de deux vecteurs non colinéaires, c'est donc une base deE2(f).
• On peut aussi remarquer que A−2I =M aB(f −2 id) =
1 −1 1 2 −2 2 1 −2 1
est de rang 1 car les trois colonnes sont colinéaires, donc par théorème du rang son noyauE2(f)est de dimension 2.
Or les colonnes de A−2I permettent de remarquer que e1+e2 et e1−e3 sont éléments de ker(f −2 id) = E2(f), et comme ils ne sont pas colinéaires ils forment une famille libre de E2(f), de cardinal égal à sa dimension donc ils forment une base deE2(f).
Pour la suite on poseu1 =e1+e2 et u2 = e1−e3, mais on pouvait bien entendu poser d'autres vecteurs qui conviennent.
4. (a) On résout l'équation au1+bu2+cu3= 0d'inconnuesa,bet créelles :
au1+bu2+cu3= 0⇐⇒
a+b+c= 0 a +c= 0
−b+c= 0
⇐⇒
a+b+c= 0
−b= 0
−b+c= 0
⇐⇒
a= 0 b= 0 c= 0
donc la famille (u1, u2, u3)est libre, et son cardinal est égal à la dimension de R3, c'est bien une base de R3.
(b) On détermine T et on vérie qu'elle vérie les conditions énoncées : puisque u1 et u2 sont vecteurs propres de f associés à la valeur propre 2, on a
f(u1) = 2u1 , f(u2) = 2u2
Reste à déterminer f(u3)et l'écrire dans la base (u1, u2, u3). On obtientf(u3) par un calcul matriciel ou par linéarité def :
•
A
1 1 1
=
3 4 3
donc f(u3) = 3e1+ 4e2+ 3e3
•
f(u3) =f(e1)+f(e2)+f(e3) = (3e1+2e2+e3)+(−e1−e3)+(e1+2e2+3e3) = 3e1+4e2+3e3
Reste à l'écrire comme combinaison linéaire de(u1, u2, u3). On peut résoudre l'équationau1+ bu2+cu3= (3,4,3), on se servir de l'indication de l'énoncé pour trouver à vue :
f(u3) = 3e1+4e2+3e3= 2u3+[e1+2e2+e3] = 2u3+[2u1+e3−e1] = 2u3+2u1−u2= 2u1−u2+2u3 qui donne nalement
T =
2 0 2 0 2 −1 0 0 2
qui est bien triangulaire avec une diagonale constituée uniquement de 2.
(c) On décomposeT= 2I+
0 0 2 0 0 −1 0 0 0
et on poseN cette dernière matrice.
On remarque que N est nilpotente, et plus précisément un calcul immédiat donne N2 = 0. D'autre part 2I et T commutent puisque I commute avec toute matrice, donc la formule du binôme de Newton donne :
Tn= (2I+N)n=
n
X
k=0
n k
Nk(2I)n−k= n
0
I(2I)n+ n
1
N(2I)n−1+
n
X
k=1
0 puis on simplie pour obtenir :
Tn = 2nI+n2n−1N.
Enn en utilisantN =T−2I on obtient :
Tn= 2nI+n2n−1(T −2I) = 2nI+n2n−1T−n2nI=n2n−1T−(n−1)2nI.
5. (a) En posant P la matrice de passage de la base canonique à la base (u1, u2, u3), la formule de changement de base donne
A=P T P−1 puis par une récurrence immédiate
∀n∈N, An =P TnP−1 et enn en injectant l'expression de Tn de la question 4c :
∀n∈N, An=P(n2n−1T−(n−1)2nI)P−1=n2n−1P T P−1−(n−1)2nP IP−1=n2n−1A−(n−1)2nI (b) En isolantIdans la relation A2−4A=−4Ion obtient :
A×
−1
4(A−4I)
=I donc A−1=−1
4(A−4I) (c) On développe cette expression :
A−1=I−1 4I
Or en remplaçantnpar−1dans l'expression de 5a on obtient : (−1)2−2A−(−2)2−1I=−1
22A+2
2I=I−1 4A
donc cette expression est bien égale àA−1, et la relation de 5a reste valable pour n=−1.
Exercice 2
1. (a) La fonctiont7→e
√
test continue sur[n; +∞[donc y admet une primitive, qu'on noteG, et qui est de classeC1. On peut alors calculer :
∀x∈[n; +∞[, fn(x) =G(x)−G(n) qui est de classe C1 par opérations élémentaires, et de plus :
∀x∈[n; +∞[, fn0(x) =G0(x) =e
√x
Enn cette dérivée est strictement positive sur [n; +∞[doncfn y est strictement croissante.
(b) Soit x ∈ [n; +∞[. On remarque que pour t ∈ [n;x], par croissance de la racine carrée et de l'exponentielle,
e
√n
6e
√n
On intègre cette inégalité avec des bornes dans l'ordre croissant et on obtient : fn(x)6e
√nZ x n
dt=e
√n(x−n)
Or ce minorant tend vers+∞lorsquextend vers+∞, donc par comparaison
x→+∞lim fn(x) = +∞.
(c) De plusfn(n) =Rn n e
√t dt= 0, etfn est continue et strictement croissante sur[n; +∞[.
Elle réalise donc une bijection de[n; +∞[dans
fn(n); lim
x→+∞fn(x)
= [0; +∞[. Or1∈[0; +∞[
donc admet un unique antécédent par fn, donc il existe bien un uniqueun ∈[n; +∞[ tel que fn(un) = 1.
2. (a) La question précédente assure que un >n, donc par minoration,
n→+∞lim un = +∞.
(b) Pour encadrer un, il faut d'abord encadrer fn(un) = Run
n e
√
t dt. Or pour t ∈ [n;un], par croissance de la racine carrée, puis de l'exponentielle, on a
e
√n
6e
√t
6e√un puis en intégrant avec des bornes dans l'ordre croissant :
e
√n(un−n)6fn(un) = 16e√un(un−n) L'inégalité de gauche donne :
un−n6 1 e√n =e−
√n
puis de même l'inégalité de droite donneun−n>e−√un et on obtient bien : e−
√un
6un−n6e−
√n.
3. (a) Ce programme n'a aucun sens puisqu'on peut résoudre l'inégalité mathématiquement puis cal- culer informatiquement la solution... Répondons tout de même :
La question 2b assure que si e−√n 610−4, alorsun−n6e−√n 610−4. On calcule alors par la boucle le premier n vériant cette condition en testant une par une les valeurs de n : on incrémentende 1 à chaque passage et on s'arrête dès que la condition est vériée :
n=0while exp(-sqrt(n))>10^(-4) do n=n+1
enddisp(n)
(b) On cherce par une résolution d'inéquation la 1ère valeur de n vériant e−√n 6 10−4 : par croissance du logarithme,
e−
√n
610−4⇐⇒ −√
n6−4 ln 10⇐⇒√
n>4 ln 10⇐⇒n>16(ln 10)2
et commenest un entier,nest égal à16(ln 10)2s'il est entier (peu probable...), et àb16(ln 10)2c+
1 sinon. Calculons une valeur approchée de ce nombre :
(ln 10)2'(2,3)2= (2+0,3)2= 4+2×2×0,3+0,09 = 5,29'5,3 puis 16(ln 10)2'16×5,3 = 84,8 et nalementn= 85est la bonne solution parmi les trois proposées.
4. (a) L'encadrement de la question 2b est un encadrement devn, et par opérations élémentaires avec limn= +∞et limun = +∞, les deux membres extrémaux tendent vers 0, donc par théorème d'encadrement :
n→+∞lim vn = 0.
(b) Il faut composer par le carré pour éliminer la racine, mais ce n'est possible que si les deux membres sont de même signe. La racine est positive, et avecx>−1on obtient1 +x2 > 12 donc les deux membres sont positifs.
Par stricte croissance du carré surR+ on obtient :
√1 +x61 +x
2 ⇐⇒1 +x6 1 + x
2 2
= 1 +x+x2 4
qui est vériée puisque x42 >0, donc l'inégalite de départ est vériée également. On en déduit que pour toutx>−1, √
1 +x61 + x 2.
(c) Question dicile car on est tenté de se servir de la question 2b... mais il ne faut surtout pas le faire. On part de la relation vn=un−nqui donneun=vn+npuis :
√un=√
n+vn= r
n 1 + vn
n
=√ n
r 1 + vn
n
avecn6= 0, donc on peut bien eectuer la factorisation. La question 4b donne alors :
√un6√ n
1 + vn
2n
=√
n+ vn
2√ n
Enn on multiplie par−1ce qui change le sens de l'inégalité puis on compose par l'exponentielle strictement croissante :
e−
√un
>e−
√n−2vn√n
=e−
√nexp
− vn
2√ n
(d) On peut alors déduire en minorant le terme de gauche de 2b par le résultat qu'on vient d'obtenir que :
∀n∈N∗, e−
√nexp
− vn
2√ n
6un−n6e−
√n
On multiplie par e√n et on obtient : exp
− vn
2√ n
6e
√n(un−n)61
et avec vn qui tend vers 0, par opérations élémentaires lim
n→+∞exp
−2v√nn
= e0 = 1 et par théorème d'encadrement :
n→+∞lim un−n
e−√n = 1 donc un−n ∼
+∞e−
√n
Exercice 3
1. Le cours donne ces fonctions de répartition :
FU(x) =
0 six <−3
x+3
4 si −36x61 1 six >1
et FV(x) =
0 six <−1
x+1
4 si −16x63 1 six >3
2. (a) On applique les probabilités totales avec le système complet annoncé et on obtient :∀x∈R, (X 6) =
(X 6x)∩(Z= 1)
∪
(X 6x)∩(Z=−1)
=
(U 6x)∩(Z = 1)
∪
(V 6x)∩(Z=−1) et par incompatibilité de la réunion et indépendance de U etZ d'une part, deV et Z d'autre part :
∀x∈R, FX(x) =P(Z= 1)P(U 6x) +P(Z=−1)P(V 6x) =pFU(x) + (1−p)FV(x) (b) Selon la valeur de Z, X est égal àU donc prend ses valeurs dans [−3; 1], ou à V donc prend
ses valeurs dans [−1; 3]. On en déduit que X prend ses valeurs dans la réunion de ces deux ensembles donc
Z(Ω) = [−3; 3].
On en déduit que FX(x) est nul pour x < −3 et vaut 1 pour x > 3, puis on traite chaque intervalle demandé :
• si−36x6−1,FU(x) = x+34 et FV(x) = 0donc FX(x) =px+ 3
4 .
• si−16x61,FU(x) = x+34 etFV(x) = x+14 donc FX(x) =px+ 3
4 + (1−p)x+ 1 4 .
• si16x63,FU(x) = 1etFV(x) =x+14 donc
FX(x) =p+ (1−p)x+ 1 4 .
(c) En dérivantFX sauf en−3, −1, 1 et 3, valeurs arbitraires, une densité deX est alors donnée par :
fX(x) =
0 six <−3 p/4 si −36x <−1 1/4 si −16x <1 (1−p)/4 si16x <3
0 six>3
(d) On considère l'intégrale, qu'on décompose par relation de Chasles et linéarité : Z +∞
−∞
xfX(x)dx= Z −3
−∞
0dx+p 4
Z −1
−3
x dx+1 4
Z 1
−1
x dx+1−p 4
Z 3 1
x dx+ Z +∞
3
0 dx Les deux intégrales de la fonction nulle convergent absolument et valent 0, les autres intégrales ne sont pas généralisées donc convergent absolument. Finalement X admet une espérance et E(X) =p
4 x2
2 −1
−3
+1 4
x2 2
1
−1
+1−p 4
x2 2
3
1
=p 4×1−9
2 +1 4×1−1
2 +1−p 4 ×9−1
2 = −8p+ 8(1−p)
8 = 1−2p.
Pour les mêmes raisons conjuguées au théorème de transfert,Xadmet un moment d'ordre deux et donc une variance, puis
E(X2) = p 4
Z −1
−3
x2 dx+1 4
Z 1
−1
x2 dx+1−p 4
Z 3 1
x2dx=p 4
x3 3
−1
−3
+1 4
x3 3
1
−1
+1−p 4
x3 3
3
1
= p
4×−1 + 27
3 +1
4 ×1 + 1
3 +1−p
4 ×27−1
3 = 26p+ 2 + 26(1−p)
12 =28
12 = 7 3. Enn par formule de Koenig-Huyghens on obtient :
V(X) =7
3 −(1−2p)2. 3. (a) Z prend les valeurs 1 et−1, on fait deux cas :
• siZ = 1, alorsX =U et on a : U1 +Z
2 +V1−Z
2 =U1 + 1
2 +V1−1
2 =U =X
• siZ =−1, alorsX=V et on a : U1 +Z
2 +V1−Z
2 =U1−1
2 +V1 + 1
2 =V =X donc dans tous les cas on a bien :
X=U1 +Z
2 +V1−Z 2
(b) La linéarité de l'espérance d'une part et l'indépendance de U, V et Z qui donne par lemme des coalitions celle de U et 1+Z2 d'une part, et deV et 1−Z2 d'autre part, X admet bien une espérance et :
E(X) =E(U)1 +E(Z)
2 +E(V)1−E(Z) 2
Or le cours pour les deux premières et un calcul immédiate pour la troisième donnent E(U) =−1 , E(V) = 1 , E(Z) =p−(1−p) = 2p−1
donc
E(X) =−2p
2 +2−2p
2 =−p+ 1−p= 1−2p qui conrme bien le résultat de 2d.
(c) On calculeX2 en fonction deU,V etZ et leurs carrés :
X2=
U1 +Z
2 +V1−Z 2
2
=U2(1 +Z)2
4 +V2(1−Z)2
4 +2U V(1 +Z)(1−Z)
4 =U21 +Z2+ 2Z
+ V21 +Z2−2Z
+ U V1−Z2 2 Or on remarque que Z2 = 1puisque Z ne prend que les valeurs−1 et 1, donc son carré vaut
toujours 1. On obtient donc : X2=U22 + 2Z
4 +V22−2Z
4 + 0 = U2(1 +Z) +V2(1−Z) 2
La linéarité de l'espérance et l'indépendance, toujours par coalitions, deU2et1 +Zd'une part, et de V2et 1−Z d'autre part, donnent l'existence du moment d'ordre deux deX et :
E(X2) = E(U2)(1 +E(Z)) +E(V2)(1−E(Z)) 2
La formule de Koenig-Huyghens permet d'obtenir : E(U2) =V(U) + [E(U)]2= (3 + 1)2
12 + (−1)2= 4
12+ 1 = 1
3 + 1 = 7 3 et de mêmeE(V2) = 73 et on obtient enn :
E(X2) =
7
3 1 +E(Z) + 1−E(Z)
2 =7
3 ×2 2 = 7
3. qui conrme à nouveau le résultat de 2d.
4. (a) T(Ω) = {0; 1} donc (2T −1)(Ω) = {2×0−1; 2×1−1} = {−1; 1} puis on transforme les événements :
(2T−1 =−1) = (2T = 0) = (T = 0) , (2T −1 = 1) = (2T = 2) = (T = 1) donc
P(2T−1 =−1) =P(T = 0) = 1−p , P(2T−1 = 1) =P(T = 1) =p et (2T−1)suit la même loi que Z.
(b) On en déduit que le programme suivant simuleU,V,Z et X : U=grand(1,1,'unf',-3,1)
V=grand(1,1,'unf,-1,3) Z=2*grand(1,1,'bin',1,p)-1 X=U*(1+Z)/2+V*(1-Z)/2
Remarque : la dernière ligne, qui utilise 3a, peut être remplacée par la dénition conditionnelle deX :
if (Z=1) then X=U else X=V end
Problème
Partie I.
1. (a) Commet6= 1, la formule de la somme géométrique s'applique et donne :
∀t∈[0;x],
n
X
p=1
tp−1=
n−1
X
k=0
tk =1−tn 1−t .
(b) On intègre cette égalité entre 0 etx, et on obtient par linéarité de l'intégrale :
n
X
p=1
Z x 0
tp−1dt
= Z x
0
1 1−t dt−
Z x 0
tn 1−t dt.
On calcule alors les intégrales à l'intérieur de la somme et la première du second membre : Z x
0
tp−1dt= tp
p x
0
=xp p et
Z x 0
1
1−t dt=− Z x
0
−1
1−t dt=−h
ln(|1−t|)ix 0
=− ln(1−x)−ln 1
=−ln(1−x) et on obtient bien : n
X
p=1
xp
p =−ln(1−x)− Z x
0
tn 1−t dt.
(c) Pourt∈[0;x]on a successivement les inégalités suivantes (avec l'inverse strictement décroissant surR∗+ d'une part ettn>0 d'autre part) :
06t6x , −x6−t60 , 1−x61−t61 , 16 1
1−t 6 1
1−x , tn 6 tn
1−t 6 tn 1−x On peut remarquer pour simplier la suite que 1−ttn > 0 et on intègre avec des bornes dans l'ordre croissant :
06 Z x
0
tn
1−t dt6 1 1−x
Z x 0
tn dt= xn (n+ 1)(1−x)
Le membre de droite tend vers 0 par quotient, avecxnqui tend vers 0 car|x|<1, et(n+1)(1−x) qui tend vers +∞, et on en déduit par encadrement que :
n→+∞lim Z x
0
tn
1−t dt= 0.
(d) On fait tendrenvers+∞dans la question 1b, en remplaçant l'indice muetppark:
n
X
k=1
xk
k =−ln(1−x)− Z x
0
tn
1−t dt−−−−−→
n→+∞ −ln(1−x)−0 =−ln(1−x) donc la série de terme général xk/kconverge et :
+∞
X
k=1
xk
k =−ln(1−x).
2. Question dicile. On montre cette relation par récurrence sur q>m:
• Pour q=m, la somme vaut Pn
k=m k m
= mm
= 1et m+1m+1
= 1donc la propriété est vériée au rangq=m.
• On suppose que la propriété est vraie au rangq>m, alors
q+1
X
k=m
k m
=
q
X
k=m
k m
+
q+ 1 m
=
q+ 1 m+ 1
+
q+ 1 m
=
q+ 2 m+ 1
avec la dernière égalité donnée par la formule du triangle de Pascal, qu'on peut reprouver si on ne la connaît pas par coeur :
q+ 1 m+ 1
+
q+ 1 m
= (q+ 1)!
(m+ 1)!(q+ 1−m−1)!+ (q+ 1)!
m!(q+ 1−m)!
= (q+ 1)!
(m+ 1)!(q−m)!+ (q+ 1)!
m!(q+ 1−m)! = (q+ 1)!(q+ 1−m) + (q+ 1)!(m+ 1) (m+ 1)!(q+ 1−m)!
= (q+ 1)!(q+ 2)
(m+ 1)!(q+ 2−m−1)! = (q+ 2)!
(m+ 1)!(q+ 2−m−1)! = q+ 2
m+ 1
3. (a) Snest la somme denvariables prenant leurs valeurs dansJ1; +∞J, on a doncSn(Ω) =Jn; +∞J.
Avec le système complet d'événements(Sn =j)k>n, la formule des probabilités totales donne, pour toutk>n+ 1:
(Sn+1=k) =
+∞
[
j=n
(Sn=j)∩(Sn+1=k) =
+∞
[
j=n
(Sn=j)∩(Sn+Xn+1=k) =
+∞
[
j=n
(Sn=j)∩(Xn+1=k−j) On remarque alors que Xn+1 = k−j est impossible pour k−j 60, donc pourj >k, et la
réunion s'arrête donc à k−1 pour donner : (Sn+1=k) =
k−1
[
j=n
(Sn=j)∩(Xn+1=k−j) puis par incompatibilité de la réunion :
P(Sn+1=k) =
k−1
X
j=n
P
(Sn=j)∩(Xn+1=k−j)
(b) LesXiétant indépendantes, par lemme des coalitions,Xn+1etSn=
n
P
i=1
Xi sont indépendantes donc pour tout k>n+ 1 :
P(Sn+1=k) =
k−1
X
j=n
P(Sn=j)P(Xn+1=k−j) =
k−1
X
j=n
P(Sn =j)(1−x)k−j−1x
Montrons alors par récurrence sur n > 1 la propriété Pn : " ∀k ∈ Jn; +∞J, P(Sn = k) =
k−1 n−1
xn(1−x)k−n :
• Pour n= 1,S1=X1 qui suit la loi géométrique de paramètre x, donc on a bien :
∀k∈N∗, P(S1=k) = (1−x)k−1x= k−1
0
x1(1−x)k−1 puisque k−10
= 1, et la propriété est vraie au rangn= 1.
• On suppose la propriété vériée au rangn>1, alors pour tout k>n+ 1, le début de la question permet d'écrire :
P(Sn+1=k) =
k−1
X
j=n
j−1 n−1
xn(1−x)j−n(1−x)k−j−1x=
k−1
X
j=n
j−1 n−1
xn+1(1−x)k−n−1=xn+1(1−x)k−(n+1)
k−1
X
j=n
j−1 n−1
Calculons cette somme en faisant apparaître le résultat de la question 2 : avec le changement d'indicei=j−1 on a :
k−1
X
j=n
j−1 n−1
=
k−2
X
i=n−1
i n−1
=
k−2 + 1 n−1 + 1
= k−1
n
et on obtient nalement : pour toutk>n+ 1, P(Sn+1=k) =
k−1 n
xn+1(1−x)k−(n+1) et la propriété est vériée au rangk+ 1.
• En conclusion, pour toutn∈N∗, la loi deSn est bien donnée par :
∀k∈Jn; +∞J, P(Sn=k) = k−1
n−1
xn(1−x)k−n (c) (Sn =k)k∈
Jn;+∞J est un système complet d'événements donc :
+∞
X
k=n
P(Sn=k) =xn
+∞
X
k=n
k−1 n−1
(1−x)k−n= 1.
En divisant parxn6= 0on obtient bien :
+∞
X
k=n
k−1 n−1
(1−x)k−n= 1 xn.
(d) Il faut sommernvariables indépendantes suivant la loi géométrique de paramètrepdonc il faut entrer la commande :
S=sum(grand(1,n,'geom',p))
Partie II.
1. (a) Commep∈]0; 1[, son logarithme est strictement négatif. Avecqk>0etk >0, on obtient bien :
∀k∈N∗, uk=− qk klnp >0
(b) A l'aide de la question 1d, appliquée avec q∈[0; 1[, on peut armer que cette série converge et que :
+∞
X
k=1
uk =− 1 lnp
+∞
X
k=1
qk
k =− 1
lnp× −ln(1−q)
= lnp lnp= 1
2. (a) On considère la série de terme général kP(X =k), dont on remarque qu'elle est géométrique de raison qavec|q|, donc elle converge absolument. On en déduit queX admet une espérance et :
E(X) =− 1 lnp
+∞
X
k=1
qk=− 1
lnp×q× 1
1−q =− q plnp
(b) De même la série de terme généralk2P(X=k)converge absolument comme série géométrique dérivée avec |q|<1, doncX admet un moment d'ordre deux et donc une variance, avec :
E(X2) =− 1 lnp
+∞
X
k=1
kqk =− q lnp
+∞
X
k=1
kqk−1=− q
lnp× 1
(1−q)2 =− q p2lnp puis par Koenig-Huyghens :
V(X) =− q
p2lnp− q2
p2(lnp)2 =−qlnp+q2
p2(lnp)2 =−q(q+ lnp) p2(lnp)2
3. (a) Lorsque X=k, Y peut prendre toutes les valeurs deJ0;kK. De plusk prend toutes les valeurs de 1 à+∞donc en réunissant les possibilités on obtient bien :
Y(Ω) =N
Par formule de probabilités totales avec le système complet(X =k)k>1on obtient alors :
P(Y = 0) =
+∞
X
k=1
P(X=k)P(X=k)(Y = 0) =−
+∞
X
k=1
qk
klnp×qk=− 1 lnp
+∞
X
k=1
(q2)k k
et enn la question 1d de la partie I donne : P(Y = 0) = − 1
lnp× ln(1−q2)
=− 1
lnp× −ln([1−q][1 +q])
= 1
lnp× lnp+ ln(1 +q)
= lnp+ ln(1 +q)
lnp = 1 +ln(1 +q) lnp (b) Commençons par établir la formule demandée :
k n
k = k!
kn!(k−n)! = (k−1)!
n!(k−n)! et
k−1 n−1
n = (k−1)!
n(n−1)!(k−1−n+ 1)! = (k−1)!
n!(k−n)!
donc les deux sont bien égaux.
On applique alors la formule de probabilités totales avec le système complet (X =k)k>1 :
P(Y =n) =
+∞
X
k=1
P(X =k)P(X=k)(Y =n)
On remarque queY =nn'est possible que sik>ndonc les termes de 1 àn−1sont nuls et :
P(Y =n) =
+∞
X
k=n
P(X =k)P(X=k)(Y =n) =−
+∞
X
k=n
qk klnp×
k n
pnqk−n=−pn lnp
+∞
X
k=n k n
k ×q2k−n
= −pn lnp
+∞
X
k=n k−1 n−1
n ×q2k−n
Enn on fait apparaîtreqn à l'extérieur de la somme et pour compenserq−nà l'intérieur et on obtient :
P(Y =n) =−pnqn nlnp
+∞
X
k=n
k−1 n−1
×q2k−2n=−pnqn nlnp
+∞
X
k=n
k−1 n−1
×(q2)k−n
En appliquant comme indiqué la question 3c de la partie I avec x = 1−q2 qui donne bien 1−x=q2on obtient :
P(Y =n) =−pnqn
nlnp× 1
(1−q2)n =− pnqn
nlnp[(1−q)(1 +q)n] =− pnqn
nlnppn(1 +q)n =− qn n(1 +q)nlnp (c) On calcule cette série en faisant attention de séparer le termek= 0:
+∞
X
k=0
P(Y =k) = 1 +ln(1 +q) lnp − 1
lnp
+∞
X
k=1
q
1+q
k k
et on applique une fois de plus la question 1d de la partie I avec 1+qq ∈ [0; 1[(car positif par quotient de facteurs positifs, et strictement inférieur à 1 avecq <1 +q) :
+∞
X
k=0
P(Y =k) = 1 +ln(1 +q) lnp − 1
lnp×
−ln
1− q 1 +q
= 1 +ln(1 +q) lnp + 1
lnpln 1
1 +q
= 1 +ln(1 +q) lnp − 1
lnpln(1 +q) = 1 (d) On reconnaît une série géométrique avec
q 1+q
<1 donc qui converge absolument.Y admet donc une espérance et :
E(Y) = 0P(X= 0)− 1 lnp
+∞
X
k=1
q 1 +q
k
=− 1 lnp× q
1 +q× 1
1−1+qq =− 1 lnp× q
1 +q× 1
1 1+q
=− q lnp En reconnaissant cette fois une série géométrique dérivée de même paramètre que précédem- ment,Y admet un moment d'ordre deux et :
E(Y2) = 02P(X = 0)− 1 lnp
+∞
X
k=1
k q
1 +q k
=− 1 lnp× q
1 +q× 1
1−1+qq 2
= − 1 lnp× q
1 +q× 1
1 (1+q)2
=−q(1 +q) lnp EnnY admet bien une variance et
V(Y) =−q(1 +q) lnp − q2
(lnp)2 =−q(1 +q) lnp+q2
(lnp)2 =−q(q+ (1 +q) lnp) (lnp)2