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Contribution à l étude mathématique du problème du mur

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Academic year: 2022

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(1)

HAL Id: jpa-00233995

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00233995

Submitted on 1 Jan 1946

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Contribution à l’étude mathématique du problème du mur

H. Parodi

To cite this version:

H. Parodi. Contribution à l’étude mathématique du problème du mur. J. Phys. Radium, 1946, 7

(10), pp.287-292. �10.1051/jphysrad:01946007010028700�. �jpa-00233995�

(2)

CONTRIBUTION A

L’ÉTUDE MATHÉMATIQUE

DU

PROBLÈME

DU MUR

Par H. PARODI.

Conservatoire National des Arts et Métiers.

Sommaire. 2014 Les équations de la chaleur peuvent être entièrement résolues dans tous les cas de la

pratique, au moyen d’un double développement en série, contenant : le premier, les dérivées succes- sives, par rapport au temps, des fonctions du temps définissant les conditions aux limites données;

le second, des fonctions exponentielles dépendant de la fonction définissant l’état initial. L’indé- termination pratique de l’état initial ne permet pas de définir rigoureusement les variations instantanées de température et de flux, mais permet pratiquement de simplifier le second développement.

La méthode exposée permet d’exprimer les températures et les flux, dans le cas d’une variation

périodique simple, en fonction des lignes trigonométriques circulaire et hyperbolique d’un angle.

L’application de cette méthode à l’équation des télégraphistes fera l’objet d’une étude ultérieure.

Généralités On sait que les

équations

de la

chaleur

peuvent

être

complètement intégrées

par

application

de la méthode de

correspondance

de

Laplace quelles

que soient les conditions

initiales,

les conditions aux

limites,

les flux de chaleur. Les solutions que l’on trouve ont reçu des formes très

diverses,

toutes d’ailleurs assez

compliquées.

, Dans la

présente étude,

nous montrons comment il est

possible

d’arriver au même résultat

théorique,

par une voie totalement

différente,

en mettant en évidence des solutions aisément calculables. Nous

avons pu déduire des résultats

exposés

ici des

méthodes

pratiques

de calcul du fonctionnement des installations de

chauffage

industriel..

La forme donnée aux solutions est assez

simple

pour

qu’il

soit

possible

de chiffrer l’erreur

commise,

dans un calcul de

chauffage intermittent,

en défi- nissant les conditions initiales par une loi de

répar-

tition des

températures

différente de la

répartition

mal connue. On

sait,

en

effet,

que la difficulté

prin- cipale

de tous les

problèmes

de

chauffage

inter-

mittent tient à l’indétermination

pratique

des con-

ditions initiales. Deux murs

contenant,

à

l’origine

des

temps,

des

quantités

de chaleur

égales

mais

inégalement réparties peuvent

fonctionner dans des conditions différentes

fendant

les

premiers

instants

d’application

de nouveaux

régimes

de chauffe iden-

tiques.

C’est ce

point

délicat que la méthode nouvelle

permet

de

préciser

et de discuter. Nous nous borne-

rons ici à exposer le

principe

de la méthode.

jre Partie :

Les fonctions définissant l’état initial et les conditions aux limites sont

quelconques.

Les

équations

que nous nous proposons de résoudre sont les suivantes :

et

La

température

0 et le flux 1> sont des fonctions du

temps

t et de la distance x

comptée

de

part

et

d’autre du

plan médian,

de la distance - 0 à la distance + a.

Ces

équations

conduisent à des

équations

du

second ordre en 0 et ~

seuls, quand

on élimine 0

ou W entre les

équations (1)

et

(2).

1

En

posant h ,

on a

,

et

Pour résoudre ces

équations,

nous poserons

et nous déterminerons les fonctions

U1, U2, U3,

...,

V,, V2, V3

en établissant entre elles une

double série

d’équations

de

récurrence,

obtenues en

groupant

les termes des relations

(3)

ou

(4)

comme

il est

indiqué

ci-dessous :

Nous allons montrer comment les fonctions

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01946007010028700

(3)

288

Ui

et

Vi peuvent

être déterminées par une méthode

identique,

dans chacun des trois cas

qui

se

pré-

sentent le

plus fréquemment

en

pratique.

Premier cas. ~-- Données du

problème :

Conditions aux limites :

température

sur la face x

== 2013o,

température

sur la face x = +

a,

Conditions initiales :

Les fonctions

f (1) et g (t)

sont

supposées

déri-

vables.

Prenons,

comme

solutions,

des

équations

et

les fonctions :

qui prend

la valeur o

(- d, 1)

=

f (o

pour x = - ô et la valeur zéro pour x = +

0;

qui prend

la valeur zéro pour x = - à et la valeur

8 (.~ ~~ t) ==g(t)

pour x = + ô.

Les fonctions

U2

et

V2

obtenues en

intégrant

deux

fois,

par

rapport

à x, les fonctions

~

pour

v2

et

VI

pour

V2, peuvent

se mettre sous la forme

Pi (x)

et

QI (x)

étant des

polynomes

satisfaisant aux

relations

puisque

nous admettons que

et

Nous

déterminerons,

de

même,

les fonctions

Us

et

V3.

Nous obtiendrons

avec

et ainsi de suite.

Nous aurons,

finalement,

le

développement

sui-

vant

qui représentera

une fonction E

(x, 1)

satis-

faisant à la fois à

l’équation

de

propagation

et aux

- con’ditions aux limites

Les

polynomes

Pn

(x)

et

~n (x),

obtenus par inté-

grations sûccessives

des fonctions

(à - x)

et

(~ -~ x)

seront de

degré

2n + i et s’annuleront tous pour x = ± Ô.

Cette fonction E

(x, 1)

ne satisfait pas nécessai- rement aux conditions initiales.

Si nous remarquons que des fonctions de la forme

satisfont à

l’équation

de

propagation

et s’annulent

pour x =

quelles

que soient les valeurs entières de p, il est clair que la fonction

satisfera à toutes les conditions du

problème

si les

coefficients

Ap

et

Bp

ont été choisis de manière à satisfaire aux conditions

initiales,

savoir :

La fonction H

(x, o)

n’est autre chose que le déve-

.

loppement

en série

trigonométrique

du

type (10),

de la fonction

[F (x)

--E

(x, o)1 qui

est entièrement

connue et déterminée.

°

La méthode

indiquée permet

de trouver, d’une

façon simple

et

régulière,

la solution

complète

du

problème

à

partir

des trois fonctions données

f (t),

g

(t)

et F

(x).

Cette méthode de formation de la fonction 0

(x, t)

nous

permet

de constater que la fonction E

(x, t), qui

ne

dépend

que des conditions aux

limites,

est

une solution

asymptotique

du

problème. Quelle

que soit la fonction F

(x),

l’influence de la fonction .H

(x, 1)

dans le total E

(r, 1~ +

H

(x, t)

diminue

rapidement

avec le

temps

en raison de la décroissance

rapides

des termes contenant les

exponentielles

é 4Ô’

"

--hl

ou e 0’ "~ en

’facteur;

cette décroissance est

(4)

d’autant

plus rapide

que l’entier p est

plus grand.

Pour une valeur de x

quelconque,

la valeur de H

(x, 1)

ne sera

plus

que le centième de E

(x, 1)

au bout d’un

temps T2,

elle ne sera

plus

que le millième au bout

d’un

temps T3,

... et si l’on

prend

comme nouvelle

origine

des

temps

une

époque

T suffisamment éloi-

gnée

de la

première origine,

les conditions initiales afférentes à cette nouvelle

origine

ne différeront pas

pratiquement

de E

(x, T).

Si

f il) et g (t)

étaient des fonctions

ayant

une

définition

mathématique précise,

il serait

possible

de calculer la valeur du

temps

T à

partir duquel

l’écart entre E

(x, T)

et 0

(x, T)

serait inférieur à

une limite donnée.

En

pratique,

le

problème

se

présente

sous une

forme un peu

différente,

car les conditions initiales sont inconnues ou mal connues; la fonction

F (x)

est

pratiquement

indéterminée. Il est intéressant alors de remarquer

qu’une

erreur commise dans l’évaluation de F

(x)

n’entraînera dans la détermi- nation des conditions de fonctionnement du

système qu’une

erreur,

qui

ira en s’amenuisant avec le

temps, puisque

l’influence de la fonction totale H

(x, 1)

tend elle-même vers zéro.

C’est

pourquoi

dans les méthodes

d’approximation

que nous avons établies par

application

de la théorie

précédente,

nous avons pu admettre qu.~ la condi- tion initiale

pouvait

être définie d’une

façon

suffi-

samment exacte par la

considération

de la chaleur

totale q~ accumulée dans le mur à l’instant initial.

En limitant la fonction .H

(x, o)

à son

premier terme,

nous pourrons déterminer le coefficient A par la condition

et nous effectuerons le calcul des valeurs successives de la

quantité

de chaleur contenue dans le mur,

au bout des différentes

périodes

de

temps

r~, T2,

":3’ ..., :- n que nous

considérerons,

en

ayant

soin

de

prendre

comme valeur de q, au début de

chaque période,

une valeur

rigoureusement égale à

la valeur

de q

à la fin de la

période précédente.

Nous savons,

qu’en procédant ainsi,

nous commet- trons une erreur,

qui

pourra être

importante

si la

valeur initiale admise pour qo diffère notablement de la valeur réelle de l’accumulation à l’instant

initial,

mais nous savons que cette erreur ira en diminuant au cours du calcul d’une

façon

assez

rapide

et

qu’elle

tendra vers zéro

quand

les calculs

seront

poursuivis

sur une

période

de

temps

suffi-

samment

longue.

Deuxième cas. - Données du

problèmes

Flux

pénétrant

par la face x = -

6,

Température

sur la face x = -+-

ô,

Conditions initiales :

Comme dans le cas

précédent,

nous effectuerons le calcul des fonctions successives

U1, U2, ..., Vl, V2, ...

en

supposant

connues les

températures

sur les deux

faces, mais en

laissant, provisoirement

en suspens le calcul des constantes

d’intégration.

Soit

f (t),

la

température

inconnue sur la face x === 2013o.

Nous aurons

et par les mêmes

calculs,

nous obtiendrons

nous voyons donc que si nous choisissons la fonc-

tion i ~t~

de manière que

soit

et les constantes

d’intégration

des fonctions P et

Q

de manière que l’on ait

les conditions aux limites seront satisfaites. Nous

aurons donc

Les fonctions satisfont à

l’équation

de

propagation

et aux conditions aux

limites ;

pour avoir les fonctions 0

(x, t~

et (D

(x, 1)

satisfaisant aux conditions

initiales,

il suffit

d’ajouter

(5)

290

des termes

complémentaires

en

a sin qx e- 12 hi

comme dans le

premier

cas.

Troisième cas. - Données du

problème :

Flux 9

(1) pénétrant

dans le mur par la

Température

de l’air

baignant

la face x = -~-

à;

Conditions initiales 0

(x, o)

= F

(x).

En

appelant i

le coefficient de transmission

superficiel

entre le mur et l’air

extérieur,

nous devrons avoir

c’est-à-dire

g,

(t)

étant la

température

de l’air extérieur.

Pour la face x

== - 0,

nous aurons comme dans

le cas

précédent,

Appelons f (t) et g (t),

les

températures

du mur

sur les deux faces :

et

Les

températures

en un

point quelconque

du mur,

à un instant t

quelconque, auront,

comme

expression,

les

f onctions

et

Q,,(x)

sont

toujours

telles que

et

mais les constantes

d’intégration

vont être déter- minées de manière que les conditions aux limites soient satisfaites.

Exprimons,

à cet

effet,

le flux (D et la quan- tité

(0 -- - , )

àx en fonction de

1

et g. Nous aurons

Nous déterminerons les constantes arbitraires

figurant

dans les fonctions P,, et

Qn

par les condi- tions suivantes :

pour

pour

Nous pourrons alors trouver les valeurs des fonc-

tions 1 (1) et g (t)

par les conditions pour: i

pour

On a

on a

pour x = +

0,

le flux a comme valeur

on passera de la fonction E

(~, f)

à la fonction 0

(x, t)

par additions de termes

complémentaires

comme

dans le

premier

cas.

Applications praüque.

- Les conditions aux limites sont en

pratique

définies

par , des

courbes relevées par des

appareils enregistreurs

mesurant, d’une

façon plus

on moins

précise,

des

températures

ou des flux

moyens ne

représentant

pas, d’une

façon

exacte, les

fonctions considérées dans l’étude

mathématique

du

problème.

Il est alors

léqitime

de calculer les conditions

approximatives

de fonctionnement par la méthode des arcs

successifs,

en

corfondant,

dans des inter- valles de

temps

assez

longs, cha que

élément de la

(6)

courbe

expérimentale

avec un arc de

parabole

de

degré plus

ou moins élevé. L’!s

développements

que

nous avons calculés sont aloi s 1 mités à leurs

premiers

termes, toutes les dérivées au de’à d’un certain ordre étant nulles. Le calcul

numérique

de

proche

en

proche,

effectué en

prenant

comme « variable de con-

tinuité » la

quantité

de chaleur contenue dans le mur, devient alors non seulement

possible

mais

facile.

Nous ne

développerons

pas ici le detail de (e3 calculs.

Quatrième

cas. ~--

Re f roidïs.sement :

Au

temps 1

= o,

la

répartition

des

températures

dans le mur est

Nous poserons 0 =

U1 --~- tl2

-~-

U3

y ... comme

dans les cas

précédents,

mais nous déterminerons les

équations

de récurrence d’une

façon

différente en

groupant les

termes

cle l’expressionh d-2 0 ]

groupall es termes (e expressIon

1

dx àt

de la manière suivante :

Nous

prendrons

comme solution de

nous aurons alors

successivement

d’où

Cas

particulier.

--

Supposons

F

(x)

= sin ~2 x;

nous aurons

et

on retrouve ainsi un résultat

classique,

que nous

avons utilisé directement pour former les termes

complémentaires

définissant l’état initial.

IIe Partie :

Cas où les conditions aux limites sont définies par des fonctions sinusoïdales.

Solution

asymptotique

Pour résoudre ce

système d’équations,

nous pose-

rons

Portant ces

développements

dans

l’équation

nous

trouvons,

en annulant

séparément

les coeffi-

cients des fonctions sin ú) t et

cos ú) t,

Nous pourrons déterminer les fonctions

U,, U2,

...,

VI, V,,

... en annulant

séparément

chacun

des termes entre

parenthèses

des

équations (6)

et

(7)

en

prenant,

comme

valeurs,

des fonctions

U,

et

V, :

et

v et V étant des constantes

d’intégration.

On trouve ainsi

Les fonctions en x

figurant

dans

l’expression

de 0

peuvent

être

exprimées

très

simplement

en fonction

des

lignes trigonométriques

circulaires et

hyper-

(7)

292

boliques

dont il existe des tables

( après

avoir

posé,

pour

simplifier l’écriture, I

- =

x

Soient

hl, h,, h3, h~

les

quatre

racines de

l’équa-

tion h4 = - 1 ,

Nous pourrons écrire

quatre développements

ana-

logues

au suivant :

En

multipliant

chacun de ces

quatre dévelop- pements, respectivement par h,

ou

hi

ou

hi

et en

ajoutant

ces

produits,

nous pourrons faire

dispa-

raître trois termes sur

quatre

dans chacun des groupes de termes mis entre

parenthèses.

Les

sommes

hb/

-~-

h’§

-+-

h’?

-~-

hT sont,

en

effet,

toutes nulles pour

l’exposant

q

entier,

sauf

lorsque q

est

multiple

de

C~. Quand

q est

multiple de 4,

la somme

est

égale

à

2013 4

pour q

impair

et à +

4

pour

pair.

Nous aurons donc

en calculant chacune de ces sommes avec les valeurs des

hl, h2, h3, h4 indiquées ci-dessus,

on trouve immé-

diatement

En

portant

ces valeurs dans

l’expression

de 0 et

en

remplaçant ~

par sa et en

posant m = V :5¿ ,

,

L’expression

du dx

do

se

déduit,

soit _

du

développement (4),

soit. en dérivant directement les

produits

de

lignes trigonométriques.

après réduction,

on obtient

Les constantes

d’intégration

U et V sont déter-

minées à

partir

des valeurs de 0 et 4) sur la face

d’entrée,

des valeurs de 0 sur les deux

faces,

etc.,

en faisant x ==:- 0 sur une sur l’autre.

Manuscrit reçu le 9 septembre 1946.

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