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Le GIPN en action. Retour en images sur une prise d otages fictive. L INTERVIEW Jean-Charles Ringard, un vice-recteur engagé

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..N°185 - jeudi 5 octobre 2017..

0100

F

Le GIPN

en action

Retour en images

sur une prise d’otages fictive

L’INTERVIEW

Jean-Charles Ringard, un vice-recteur engagé

ENSEIGNEMENT

Les Langues et Cultures

Kanak avancent à tâtons

(2)

XX

Un long fleuve pas tranquille

L

a Catalogne, autre contrée au seuil de sa destinée.

Selon le gouvernement catalan, le « oui » à l’indé- pendance l’a emporté avec 90 % des voix dimanche dernier, lors du référendum d’autodétermination or- ganisé. Opposé au scrutin, l’Etat avait envoyé 10 000 policiers et gardes civils dans la région autonome pour fermer des bureaux de vote, mais malgré le re-

cours à la dissuasion et parfois à la force, les Catalans se sont rendus aux urnes, plus déterminés que jamais. « Nous avons gagné le droit d’avoir un Etat indépendant », estime le président catalan. Le gouvernement espagnol, lui, ne reconnaît pas la légitimité du scrutin. Quelle sera la suite donnée à ce vote historique ? Il est encore trop tôt pour le dire. Mais si le résultat est reconnu politiquement et juridiquement, il mènera la Catalogne sur la voie d’une république indépendante, séparée du royaume d’Espagne et de son système de monarchie constitutionnelle parlementaire. Non sans quelques conséquences, à prévoir aussi bien sur le pays que sur la Catalogne qui re- présente 15 % de la population nationale et produit 1/5e de ses richesses.

Alarmiste, le ministre espagnol de l’Economie estime qu’une Catalogne in- dépendante verrait son PIB chuter de 25 à 30 % et que le chômage double- rait. Certains économistes pensent au contraire que le PIB du nouvel Etat augmenterait de 7 % à long terme, après être resté à peu près stable à court terme. Pour l’Espagne, perdre la Catalogne serait une perte sèche de tou- ristes et d’investisseurs. Un débat qui nous ramène à celui qui agite notre Caillou, à l’approche de son propre scrutin d’autodétermination. Chacun faisant ses calculs sur ce qu’on aurait à perdre ou à gagner d’une scission d’avec la France. Alors que ce numéro est mis sous presse, indépendantistes et non indépendantistes s’apprêtent d’ailleurs à faire valoir leurs arguments devant la tribune de décolonisation de l’ONU, qui se penche sur l’avenir de notre archipel, inscrit depuis 1986 sur la liste onusienne des pays à décolo- niser. A décoloniser avec ou sans indépendance ? Telle est la question qui sera au centre de toutes les attentions.

FIL DE LA SEMAINE 4

L’INTERVIEW 6

- « Les langues et cultures kanak constituent une pierre angulaire de l’identité calédonienne » SOCIÉTÉ 9

- La culture kanak au collège, un enseignement tâtonnant - Prise d’otages à l’aérodrome ÉCONOMIE 12

POLITIQUE 13

WEB 2.0 14

Le pavé dans la mare… REVUE DE PRESSE PACIFIQUE 16

EN BREF 18

L’ÉVÉNEMENT 19

- La Foire du pacifique revient à Moselle AUTOMOBILE 20

- Clic : ceintures de sécurité bouclées ! SPORT 21

CULTURE 22

- Les petits pas dans les grands ! À NE PAS MANQUER 23

ANNONCES LÉGALES 24

JEUX 29

BLOC NOTES 30

Béryl Ziegler, Rédactrice en chef

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IMPRESSION : Artypo • N° DE CPPAP : 0421 C 93028

EDITO - SOMMAIRE

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OCTOBRE

de 8 h à 17 h

Dimanche

Boucles

aux de T ina

Participez aux animations gratuites en vous

pré-inscrivant en ligne sur : province-sud.nc/reservation Programme disponible sur province-sud.nc

DÉCOUVERTES - SPORT - BALADES - ANIMATIONS

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4

CENTRE COMMERCIAL

PONT DES FRANÇAIS

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CENTRE COMMERCIAL

PONT DES FRANÇAIS LE FIL DE LA SEMAINE

DONNER DE LA VOIX

L

a Ville de Nouméa organise d’oc- tobre à novembre le concours Karaoké 2017 avec trois soirées de pré-sélections avant la finale in- ter-quartiers et la finale intercom- munale qui rassemblera les lauréats des karaokés des communes de Nouméa, Mont-Dore, Païta et Dum- béa. Cette opération, reconduite pour la 6e année, se veut un trem- plin pour les amateurs de chant, et vise à mettre en avant les talents des habitants des quartiers, tout en favorisant la mixité des publics et la rencontre entre habitants du Grand Nouméa. Cette année, le concours a pour marraine la chanteuse Tyssia.

Les inscriptions se déroulent dans les maisons municipales de quar- tiers.

GRÈVE À LA MAIRIE DE HIENGHÈNE

L

’intersyndicale (Ustke Usoenc

CNTP) en grève depuis une di- zaine de jours a décidé de bloquer les accès à la mairie de Hienghène la semaine dernière. Les grévistes demandent le départ de la secré- taire générale, qu’ils jugent incom- pétente et dénoncent le manque d’écoute, l’absentéisme, ainsi que les dysfonctionnements répétitifs qui se répercutent sur le service à la population. En parallèle, les habitants de la tribu de Werap, à Hienghène, se sont joints au mou- vement pour dénoncer le manque d’avancement du projet Marpous en terre coutumière. Une cinquantaine de terrassements dédiés à des ha- bitations pour des jeunes doivent notamment être réalisés.

DAVANTAGE D’AVIONS PENDANT LES VACANCES

À

l’approche des vacances sco- laires d’octobre, Air Calédonie a annoncé son intention de multiplier les vols à destination des Loyautés.

Une trentaine de rotations supplé- mentaires ont ainsi été rajoutées dans les créneaux impartis pour fluidifier les déplacements pendant cette période d’affluence.

E n b r e f Fermeture de l’îlot Goéland

Fin de la grève chez Aircalin

D

epuis le 1er octobre et jusqu’au 31 mars, l’accès à l’îlot, ainsi que les mouillages et sports de glisse, sont strictement interdits dans une zone tampon de 200 mètres à compter de la plage. Cette mesure vise à protéger les espèces d’oiseaux qui viennent s’y reproduire. Nous sommes en effet entrés dans la saison de reproduction et de nidification des sternes de Dou- gall, une espèce menacée. Les contre- venants sont passibles de deux ans d’emprisonnement et de 3 579 000 fr d’amende.

Par ailleurs, depuis dimanche, et jusqu’au 1er mars, la passe de Dumbéa devient réserve naturelle afin de per-

mettre à de nombreuses espèces de poissons de s’y reproduire. La pêche et la collecte y sont interdites, sous peine d’une amende de plus de 8 mil- lions de francs.

R

etour à la normale depuis vendre- di dernier du côté d’Aircalin suite à la levée du mouvement de grève qui perturbait le plan de vols depuis une semaine. Un protocole d’accord a été signé entre l’Unac CFE-CGC et la com- pagnie aérienne. Si les pilotes n’ont pas obtenu gain de cause concer- nant les revendications d’ordre éco-

nomique (et notamment l’épineuse question de la prime de départ à la retraite), la direction s’est engagée à amener les pilotes au centre des prin- cipes de décision les concernant et à satisfaire leur demande concernant le traitement spécifique du personnel naviguant technique pour les ques- tions de retraite et de départ anticipé.

LE FIL DE LA SEMAINE

Feux de brousse en série

P

lus de 200 hectares sont partis en fumée ce week-end à Thio, forçant cer- tains habitants à évacuer les lieux. Selon les pompiers, les départs de feux seraient d’origine criminelle. Face à la recrudescence des incendies depuis une semaine, la mairie a décidé de porter plainte contre X. Pour rappel, 23 com- munes sont actuellement placées en risque extrême de feux de forêt et il est interdit de faire du feu à usage non-domestique sur l’ensemble du Territoire.

160 millions de francs pour éradiquer les moustiques

L

e gouvernement a validé sa stra- tégie pour éradiquer les deux nouvelles espèces de moustiques porteuses du paludisme et de la fièvre jaune : l’aedes scutellaris et l’anophèle. Leur détection pour la première fois en Nouvelle-Calédonie constitue un risque majeur de san- té publique avec des conséquences potentiellement importantes pour l’économie du pays (coût des mala- dies, des épidémies et impact sur le tourisme). Dans ce contexte, les au- torités ont débloqué un budget de 160 millions de francs et souhaitent intervenir rapidement. Le plan an- noncé par le gouvernement prévoit ainsi l’éradication des larves et des spécimens adultes de moustiques sur la région de Tontouta. Il est égale- ment question d’organiser le contrôle des milieux sensibles. Les opérations d’épandages massifs de larvicide par voie aérienne débuteront le lundi 9 octobre. À noter qu’un autre pro-

duit sera utilisé en parallèle mais en quantité limitée : le Lambda-cyhalo- thrine, un adulticide qui sera pulvé- risé pour créer une sorte de barrière chimique autour de la zone touchée.

Il est conseillé aux habitants de la zone à risques de se protéger des pi- qûres de moustiques et de consulter un médecin en cas de fièvre, d’éviter

au maximum la formation de gîtes larvaires, et de ne déplacer aucune plante vers l’extérieur des propriétés.

Le moustique pourrait en effet colo- niser de nouvelles zones, ce qui com- promettrait le plan d’éradication. La DASS a mis en place un numéro vert dans le cas où un moustique ano- phèle serait détecté : le 05 11 03.

TARIFS À PARTIR DE

290 F

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L’INTERVIEW L’INTERVIEW

Où en est le projet éducatif ?

Deux remarques sur la situation ac- tuelle. Sur la partie politique, les élus ont décidé et voté un projet éducatif.

Chacun peut avoir son avis. Mais la question ne se pose plus. La décision est prise. Donc maintenant, l’enjeu de politique éducative est de mettre en œuvre. Faire, apprécier et évaluer au rythme de la mise en œuvre.

Il y a pas mal de confusions aujourd’hui sur le contenu du projet éducatif, en matière d’enseignement des langues

kanak d’un côté, et d’enseignement des fondamentaux de la culture kanak de l’autre. Pouvez-vous détailler ? Les langues et cultures kanak consti- tuent un élément de l’identité calé- donienne. Celles et ceux qui pensent qu’on pourrait construire une école calédonienne en faisant fi de 4000 ans de civilisation se trompent. Ceux et celles qui pensent qu’il ne peut y avoir dans l’enseignement que les langues kanak se trompent. Parce que dans les deux cas, on est dans des postures d’exclusion. Ce qu’il faut construire autour de l’école calédo- nienne, c’est bien une école du vivre ensemble, qui fasse que quelle que soit la sensibilité et l’origine de l’en- fant, on puisse appréhender l’évolu- tion de l’école communément. Pour

cela et parce qu’on est dans ce ter- ritoire, les langues et culture kanak constituent une pierre angulaire de l’identité calédonienne. C’est un choix politique et un choix courageux, qui était déjà en filigrane des accords de Nouméa et de Matignon, et qui a été repris par les élus dans le cadre du projet éducatif de Nouvelle-Calé- donie voté le 15 janvier 2016, et qui a fait l’objet d’une charte d’applica- tion, là aussi votée par les élus le 1er décembre 2016. Donc, nous sommes maintenant engagés par cette charte à ce que chaque année des actions concrètes soient mises en place.

Quelles sont justement ces actions concrètes ?

Cette année, nous avons, à la de- mande des élus, fait en sorte que tous les élèves bénéficient progres- sivement dans leur cursus de forma- tion des éléments fondamentaux de la culture (la case, l’igname…). Ils ont obligatoirement un temps consacré.

En 6e, concrètement, les élèves ont une heure en quinzaine. Il en sera de même l’année suivante en 5e puis en 4e, etc. Même problématique pour le primaire. De 2017 à 2020, c’est à-dire en 4 rentrées scolaires, du primaire au lycée, tous les emplois du temps comporteront un enseignement obli- gatoire des éléments de la culture kanak. C’est historique, car c’est la

première fois que cet enseignement est structuré de la sorte.

Quid de l’apprentissage des lan- gues kanak ?

Ici, en Nouvelle-Calédonie, il y a une problématique particulière, car nous avons 28 langues avec un volume de locuteurs variable. De ces 28 langues, 4 ont été reconnues comme les prin- cipales dans les Accords de Nouméa - l’ajië, le drehu, le nengone et le paicî - et donc obligatoirement enseignées, de telle sorte qu’au baccalauréat elles sont évaluées. La question maintenant est de savoir comment structurer un enseignement de discipline linguis- tique. Les 4 langues kanak, qui sont élevées au rang de langues pays, sont enseignées avec une offre obligatoire dans tous les établissements ; la pos- sibilité est offerte de choisir l’une de

ces langues. Et ce, dès la 5e l’année prochaine, avec 2h50 de cours par se- maine pour ceux qui choisiront une langue kanak en LV1. Puis, année après année, les choses vont se structurer.

Ce dispositif est naturellement confor- té au lycée, sachant qu’une option fa- cultative de langue kanak permet aux jeunes d’obtenir des points supplé- mentaires au-dessus de 10 qu’ils ca- pitalisent pour l’obtention du bac. Cet enseignement, puisqu’il s’agit d’une discipline, au même titre que les ma- thématiques, est structuré autour de 4 piliers.

Quels sont ces 4 piliers ?

Tout d’abord, des programmes de langues et culture kanak. En avons- nous ? Oui, mais pas complètement.

Nous avons produit un fascicule qui concerne les éléments fondamentaux.

Donc nous avons en gros notre pro- gramme et notre livre. Nous avons les éléments concernant le programme collège en langues kanak. Et nous au- rons le programme lycée pour la ren- trée 2018. Ces 3 éléments constituent le premier pilier. Donc nous savons ce que les profs doivent faire. Ces programmes s’accompagnent d’ou- tils pédagogiques pour aider et ac- compagner les maîtres. Il doit y avoir un certain nombre de productions.

Le troisième pilier consiste à évaluer les élèves. S’agissant des langues, l’évaluation est codifiée par rapport à l’Europe, car un niveau doit être par- tagé, quelle que soit la discipline lin- guistique. Donc vous imaginez le pro- cessus de réflexion pédagogique et didactique qu’il faut avoir pour trans- crire par cette échelle d’évaluation le niveau d’exigence qu’on veut voir les élèves atteindre. Au-delà de cet as-

Alors que le projet éducatif poursuit sa mise en marche, le vice-recteur revient sur l’enseignement des langues et cultures kanak (LCK) en milieu scolaire.

Pour Jean-Charles

Ringard, l’heure n’est plus au débat, mais à la mise en œuvre de la discipline.

« Les langues et cultures kanak constituent une pierre angulaire de l’identité calédonienne »

LCK, kezaco ?

Depuis le début de l’année, 18 h de cours obligatoires sont consa- crées annuellement, à partir de la 6e, à l’apprentissage des éléments fondamentaux de la culture kanak.

Soit 126 heures sur l’ensemble de la scolarité. Quant à l’enseignement des langues kanak, il s’intègre dans le dispositif général des langues vi- vantes, et propose l’apprentissage de quatres langues : l’ajië, le drehu, le nengone et le paicî.

(5)

8

SOCIÉTÉ L’INTERVIEW

pect de standardisation, il y a le bac- calauréat, ce qui n’est pas négligeable.

Et quatrième pilier, c’est la formation des maîtres. Ou comment monter en compétences sachant qu’aujourd’hui les maîtres enseignants de LCK sont en majorité des maîtres auxiliaires.

Pour donner de la dignité à une dis- cipline, les maîtres doivent avoir un niveau de compétences équivalent à ceux qui enseignent d’autres matières.

Cela participe de la reconnaissance de

la langue. Ces quatre piliers-là sont essentiels pour structurer la discipline que constituent désormais les langues kanak.

Comment comptez-vous parvenir à cette montée de compétences ?

Premier étage de la fusée, nous avons mis en place une formation obligatoire pour les maîtres de LCK. Deuxième étage, nous avons signé le 24 octobre 2016, avec le président Gaël Lagadec (de l’UNC, ndlr), un accord d’habilita- tion par un diplôme universitaire. Un cursus de formation a démarré cette année, par cohortes de 20 à 25 maîtres formés, et il va falloir qu’on accélère le processus, pour faire en sorte que tous les maîtres auxiliaires obtiennent cette habilitation en termes de diplôme universitaire. Je prends l’engagement devant vous que, d’ici 6 ans, tous les maîtres auxiliaires soient habilités.

Nous devrions avoir besoin de 90 per- sonnes pour enseigner d’ici la fin de la réforme du collège. Et troisième étage de la fusée, la mise en place du CAPES bivalent.

Ce CAPES bivalent, de quoi s’agit-il ? Nous sommes en train de négocier avec le ministère la création d’un Certificat d’aptitude au professorat d’enseignement secondaire (CAPES) bivalent à horizon 2020. Bivalent veut dire 2 disciplines. L’enseignant sera certifié pour l’enseignement d’une discipline, par exemple le français ou l’histoire-géographie, plus une des langues kanak. Il appartiendra à cha- cun d’œuvrer dans le bon sens pour

l’obtention de ce CAPES, qui sera sans doute mis en place en 2020.

Combien d’élèves sont aujourd’hui concernés ?

Sur les éléments fondamentaux de la culture kanak installés sur la tota- lité des 6e, aujourd’hui un peu moins de 4 000 élèves sont concernés. Nous avons atteint notre objectif premier.

Ce qui est moins satisfaisant, c’est que sur les 3 600 élèves de Terminale, et sur les quelque 1 400 jeunes d’ori- gine mélanésienne qui pourraient en toute légitimité choisir les options facultatives de lycée, seuls 60 les ont choisies. Peut-être y a-t-il une forme d’autocensure culturelle naturelle ? Objectivement, il n’y a pas de raison pour que ces jeunes ne prennent pas cette option facultative. C’est une chance pour celles et ceux dont c’est la langue maternelle. Nous avons un travail à réaliser auprès de ces jeunes et de leurs familles, pour leur dire « on vous l’offre, allez-y, prenez ». Au-delà de l’aspect obtention de points, c’est un élément de valorisation des lan-

gues. Sur l’aspect communication, nous allons adresser à toutes les fa- milles, la première semaine d’octobre, un fascicule de 4 pages sur la réforme du collège, dans lequel figureront les langues kanak dans la colonne lan- gues.

Quand vous êtes arrivé en janvier 2016 pour votre prise de fonction, n’avez- vous pas eu la gueule de bois, en vous retrouvant à piloter le projet éducatif en pleine période référendaire, avec l’objectif d’instaurer ces éléments culturels au sein de l’école ?

Je le perçois comme un défi. Et je le dis avec humilité et respect. Si je peux mo- destement, au nom de l’Etat, apporter une contribution à un accompagne- ment pays, je le ferai volontiers. Quand la ministre (Najat Vallaud Belkacem, ndlr) est venue en octobre 2016 signer un protocole d’accord, nous avons vu d’une certaine mesure la posture de l’Etat. L’Etat ne dit pas « c’est cela qu’il faut faire ». Le projet éducatif calédonien est une affaire calédo- nienne qui a été conçue par et pour les Calédoniens. C’est le seul territoire d’outre-mer qui s’est doté d’un projet éducatif cohérent, global et complet. Il peut évidemment être amélioré mais constatons ce qui a été fait. Ce projet éducatif envoie un message : « l’éman- cipation du pays passe par l’école ». La cohérence d’un pays dans un moment d’enjeu politique, c’est aussi l’école.

C’est là que va s’apprendre le vivre en- semble.

Comment appréhendez-vous ce défi ? Alors que j’arrive à l’automne de ma vie, je le vis aussi comme une expé- rience qui, au-delà de l’enrichissement professionnel, m’enrichit personnelle- ment. Les problématiques des langues et cultures kanak m’apprennent sur les hommes, les femmes et les civili- sations. Si je retiens une idée, elle est simple : tout le monde a le droit à une dignité et il faut la respecter.

Propos recueillis dans le cadre de l’émission Cash de NCI du 24 septembre 2017

T

ous les élèves de 6e bénéficient dé- sormais d’une heure d’« ECK » (En- seignement culture kanak) par quin- zaine, soit 18 h sur l’année. A partir de la rentrée 2018, cette matière sera étendue aux autres niveaux (5e, 4e, 3e) sous la forme d’un enseignement pra- tique interdisciplinaire (EPI)*.

Numa, en 6e dans un collège de Nou- méa, a un avis globalement positif sur le cours : « Certaines séances sont plus intéressantes que d’autres.

Celle sur l’igname m’a permis de réaliser que les clans ne se repé- raient pas dans le temps à l’aide d’un calendrier classique mais par rapport au cycle de la faune et la flore. Ce qui est enrichissant aus- si, c’est d’échanger avec notre professeur car il vit en tribu. On a toujours plein de questions à lui poser, c’est très vivant car il ne récite pas une leçon mais nous parle de son quotidien ». Pour alimenter leur propos face aux élèves, les enseignants de LCK s’appuient notamment sur un guide constitué de fiches pédagogiques déclinées de la maternelle au lycée. Fruit d’un travail collaboratif, coordonné par la Direction de l’enseignement de la Nouvelle-Calédonie et le Vice-rectorat / Direction générale des enseignements,

ce document constitue un support pour la mise en oeuvre progressive de cet enseignement. Un outil qui, précise le Vice-Rectorat à l’attention des enseignants, est perfectible et

« sera amélioré par vos retours de pratiques, les formations qui seront organisées et les regards croisés des concepteurs ».

La charrue avant les bœufs ?

En clair, si le cadre est posé, le conte- nu et surtout sa mise en oeuvre en classe, restent encore un peu flous.

L’enseignement de la culture kanak semble pour le moment fonction- ner en mode « marche à blanc »

avec des profes-

seurs qui suivent des forma tions (la dernière, organisée par le service de l’Enseignement des Lan- gues et Culture Kanak - S.E.L.C.K - a eu lieu en août à l’Université) tout en faisant cours à leurs élèves… D’ail- leurs, parmi ces derniers, quelques-

uns pointent les défaillances d’une discipline certes intéressante mais qui manque de structure. « J’aime bien les thèmes mais les cours sont mal préparés, assène Louis. Et de toutes façons, comme tout le monde bavarde, on ne retient rien. Le prof met tout le temps 20 sur 20 à nos travaux, c’est complètement irréel ».

Même son de cloche chez Titouan :

« On fait n’importe quoi en classe. En plus, je vais bientôt quitter la Calédo- nie, alors je ne vois pas à quoi ces connaissances vont me servir ». Mais d’autres, comme Margot, ont vite saisi l’intérêt d’en apprendre davantage sur la culture kanak. « Pour moi, c’est un cours utile car, si on ne veut pas se sentir comme des étrangers ici, on a besoin de connaître les origines de cette terre et de ce peuple afin de mieux les comprendre et de connaître leurs coutumes ».

Rapprocher les communautés, apprendre à connaître l’autre et à partager avec lui, c’est bien tout l’enjeu de ce nouvel ensei- gnement scolaire qui se pose en vecteur du vivre ensemble et du destin commun.

A.L.P.

*Dans le cadre de la Réforme du collège, les EPI sont des enseignements complémentaires qui permettent aux élèves d’aborder autrement les contenus des programmes. Ils sont pratiques car les collégiens doivent réaliser un projet en petit groupe, et interdisciplinaires car ils sont animés par des enseignants de plusieurs matières, travail- lant en équipe autour d’une même thématique.

La culture kanak au collège,

un enseignement tâtonnant

La case, le clan, l’igname, la langue et la parole, la personne, la terre et l’espace.

Validés par le conseil partenarial des langues et de la culture kanak, ces 6 thèmes constituent le fondement de l’enseignement des « éléments fondamentaux de la culture kanak », de la maternelle à la terminale. Au collège, les élèves de 6

e

expérimentent, depuis la rentrée de février 2017, cette nouvelle discipline.

Le vice-recteur estime que « l’émancipation du pays passe par l’école».

9

(6)

SOCIÉTÉ SOCIÉTÉ

Prise

d’otages

à l’aérodrome

Sécurité. Un exercice grandeur nature mettant en scène les acteurs de la sécurité et des secours a eu lieu, la semaine dernière, à l’aérodrome de Magenta. Le but : s’entraîner à faire face à une attaque terroriste.

L

e nouveau « schéma national d’in- tervention » définit, depuis l’an der- nier, les modalités d’action des forces d’intervention de la police et de la gendarmerie en cas d’attaque terro- riste. « Différents stades d’intervention ont été déterminés pour les unités im- pliquées », précise le commandant du GIPN de Nouvelle-Calédonie. Le Grou- pement d’intervention de la police nationale bénéficie du renfort de deux membres du Raid, tous deux forma- teurs. Pour illustrer la mise en œuvre de ce nouveau schéma d’intervention, un exercice commun de neutralisation de preneurs d’otages, dénommé Pira- tair, a eu lieu, le 28 septembre, sur le tarmac de l’aérodrome de Magenta. Le commandant du GIPN et son adjoint ont ainsi pu mesurer la réactivité et la cohésion des équipes en présence d’une gestion de crise. Au poste de commandement, le procureur et les autorités préfectorales étaient réunies

pour prendre les décisions qui s’im- posent et rendre compte des actions sur le terrain. Retour en images sur cet exercice, avec les commentaires du patron du GIPN.

Reportage photo : M. Page

31 policiers sont appelés à intervenir sur cet exercice. « On nous fait part d’une situation de droit commun qui a dégénéré : 3 individus hostiles ont fait usage d’armes à feu et blessé 4 personnes sur le parking et 2 sur le tarmac. Ils se sont ensuite retranchés dans un avion avec des otages. »

Les secours montent en puissance : 18 pompiers sont envoyés pour porter assistance aux blessés. « Le secours aux personnes est la priorité sur toute intervention. Cette situation nécessite la coordination entre les unités de police et de secours. »

Les « hostiles » ont pris en otage des passagers et se sont retranchés à l’intérieur d’un avion. « On a toujours à l’esprit que la situation peut dégénérer, avec la présence d’armes à feu, d’autant que ces individus sont fortement alcoolisés et l’un d’eux est schizophrène. »

Les forces de l’ordre prennent position de façon organisée, évitant de se précipiter et d’être à portée de tir. « Il faut être méthodique, analyser et avoir un point de vue d’ensemble sur la crise. »

Deux snipers se mettent en position sur une colline surplombant la piste. D’autres tireurs sont placés en embuscade près du tarmac. « Ils vont tirer avec de vraies balles sur une cible. Il va y avoir un tir d’explosif. C’est un exercice en condition réelle. »

« On décide de donner l’assaut. » Un explosif fait diversion tandis que le GIPN se lance à l’assaut de l’aéronef. Les snipers ont tou- ché leur cible et les otages sont libérés. L’exercice a été maîtrisé.

« On va débriefer. » Le prochain exercice interservices est prévu à la fin du mois, à l’aéroport de la Tontouta cette fois.

Le camion du GIPN s’interpo- se entre l’avion et les deux blessés du tarmac pour les récupérer. Le commandant du GIPN donne ensuite l’ordre de ne pas tirer. « Si jamais il y a une descente d’avion, on ne va pas au contact ! » Peu après, la porte de l’avion s’ouvre deux otages sont libérés. Parmi eux, un « hostile » va être démas- qué et fait prisonnier.

(7)

12

POLITIQUE

F

ace à l’explosion de la délinquance et considérant que « le gouverne- ment ne s’est pas emparé des problé- matiques de sécurité », Les Républi- cains Calédoniens ont déposé trois textes visant à apporter leur pierre à l’édifice.

Le premier vise à « responsabiliser les parents de mineurs multirécidi- vistes en menaçant de suspendre le versement des allocations familiales au-delà de trois délits commis », explique Sonia Backes. Le montant récupéré sera affecté à des fonds à des associations œuvrant dans le domaine de la lutte contre la délin-

quance ou qui accompagnent les tra- vaux d’intérêt général.

La deuxième proposition du groupe politique consiste à lutter contre l’al- coolisation massive sur la voie pu- blique, avec un texte permettant de confisquer et de vider l’alcool avant le délit d’ivresse publique manifeste.

Le but étant « que le maires puissent, comme en Métropole, prendre des ar- rêtés d’interdiction de la consomma- tion d’alcool et de confiscation d’al- cool », précise Philippe Blaise.

Le troisième axe concerne la lutte contre les tags, qui au-delà de la pollution visuelle, accentuent le

sentiment d’insécurité et d’absence d’ordre public. Un vœu déposé par Philippe Blaise à la mairie de Nou- méa et adopté à l’unanimité il y a près de 6 mois a été transmis au gouvernement. A l’instar de ce qui se fait en Nouvelle-Zélande, l’idée est d’interdire la vente de bombes de peinture aux mineurs et de prévoir des sanctions à l’encontre des com- merçants qui ne respecteraient pas la règlementation. Autant de textes que Les Républicains Calédoniens espèrent voir examinés lors de de la session budgétaire du Congrès entre le 1er et le 30 novembre.

Les Républicains Calédoniens forces de proposition

ECONOMIE

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1

ÈRE

PARTIE Myriam SARG

Nouveau One woman show «C’est que du bonheur !»

LE BLOCAGE DU GOUVERNEMENT MENACE LE FONCTIONNEMENT DES INSTITUTIONS

M

algré deux tentatives d’élection, les 31 août et 12 septembre, le futur exécutif n’a toujours pas de capitaine à son bord.

Une situation dont Philippe Germain déplore les répercussions à venir. « Conséquences inévitables pour le Pays et pour les collectivités, les dossiers et les réformes urgentes s’accumulent. Mais au-delà, c’est tout le fonctionnement de la Nouvelle-Calédonie qui sera prochainement affecté », prévient-il par voie de communiqué. Le président pointe notamment du doigt le projet de budget qui ne pourra pas être déposé sur le bureau du Congrès avant le 15 novembre compte tenu des circonstances. Avec des incidences à prévoir sur le fonctionnement des institutions, qui risquent, par ricochet, de manquer de deniers pour financer leurs dépenses de fonctionnement et d’investissement l’année prochaine.

15 millions pour les Antilles

P

ar solidarité avec les trois col- lectivités françaises des Antilles- Saint-Martin, Saint-Barthélemy et la Guadeloupe - touchées dernièrement par l’ouragan Irma et le cyclone Ma- ria, le gouvernement a décidé d’attri- buer une subvention de 5 millions de francs à chacune d’elles.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

milliards 241

de francs

T

el est le montant du budget Outre-mer pour 2018, soit une hausse de 4,4 % par rapport à 2017. Ce budget sera axé sur le développement territorial et les politiques en faveur de la jeu- nesse et des entreprises, a détail- lé, jeudi 28 septembre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

Pas de précisions pour l’heure sur le montant qui sera alloué à des projets calédoniens.

Le Medef quitte la table des négociations

L

’organisation patronale a décidé de se retirer du Conseil du dialogue so- cial (CDS), organisme paritaire composé des représentants des organisations syndicales de salariés et d’employeurs. Le MEDEF NC déplore que le CDS soit devenu une simple chambre d’enregistrement et estime que son fonctionne- ment ne permet pas d’avancer dans les négociations. Autre raison à ce départ, les querelles portant sur la représentativité patronale au sein des différentes instances, où le MEDEF s’estime lésé. L’organisation patronale assure néan- moins poursuivre le dialogue social via les négociations de branches.

Nouvelle baisse à la pompe

B

onne nouvelle pour les automo- bilistes. Le prix des carburants a baissé au 1er octobre. Le prix de l’es- sence est passé à 129,7 F/litre au lieu de 133,3 F/litre soit une baisse de 3,6 F/litre. Quant à celui du gazole, il se voit réduit de 2,9 F/litre et s’achète désormais à 103,6 F/litre au lieu de 106,5 F. Une variation imputable à la baisse des prix FOB et CAF (qui corres- pondent respectivement à la valeur du produit au quai de chargement et aux portes de la Calédonie), ainsi qu’à un cours du dollar américain orienté à la baisse.

Un nouveau navire pour la SLN

L

e minéralier « l’Amborella », d’une capacité de 27 000 tonnes de mi- nerai, vient de rejoindre la flotte de la SLN. Il effectuera ses rotations entre les centres miniers et l’usine de Do- niambo à la place du « MV Valente Venus », sa technologie « anti carène

liquide » lui permettant de rester stable malgré le transport d’un mine- rai très humide. Un second minéralier dernière génération, l’« Araucaria », viendra achever le renouvellement de la flotte en mars 2018, en remplace- ment du « Doniambo ».

(8)

WEB 2.0

Un tueur de chat sévit à Nouméa

C

omme dénoncé depuis quelque temps sur les réseaux sociaux, des cadavres éviscérés de chats ont été re- trouvés dans les quartiers sud de Nouméa. Un acte de barbarie parmi d’autres ? Alertée, la police procède ac- tuellement à une enquête de voisinage. Rappelons que les actes de barbarie sur animaux sont punis d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et de 5 millions de francs d’amende.

Le SG du Sénat Coutumier voit rouge

A

lors que Jean-Luc Mahe, secrétaire général du Sénat coutumier, a été suspendu par Pascal Sihaze, le fonctionnaire a fait diffuser un droit de réponse sur les réseaux sociaux expliquant que l’affaire entourant sa démission et l’élection de deux présidents au Sénat coutumier ne faisait que commencer. Critiquant les journalistes qui, selon lui, n’ont pas compris le dossier, il affirme que le tribunal ne s’est pas encore exprimé sur le fond. D’après Jean-Luc Mahe, l’ensemble des décisions prises par l’actuel président de l’institution pourrait à la fin de la procédure être annulé par le tribunal. De quoi occuper les sénateurs pour l’année qui vient.

Le pavé dans la mare WEB 2.0

Nos voyous ne sont pas des peintres

U

ne désagréable surprise pour cette internaute qui a découvert sur les murs d’une école du Grand Nouméa d’horribles inscriptions et de nom- breux tags. Avec un sens artistique qu’on cherche encore, le ou les jeunes taggueurs responsables de la dégradation ont, de plus, choisi une bombe de couleur verte peu attrayante pour immortaliser leur oeuvre, peut-être afin de démontrer à tous qu’en la matière, le ou les auteurs ont un goût proche de ce- lui des Water-Closet.

Un problème de compétences ?

E

ncore un coup de gueule qui concerne le tourisme. Les se- maines passent, les investissements s’accumulent, mais les témoignages restent les mêmes… « Manque de compé- tences », « entretien général pratiquement inexistant ». C’est en quelques mots le récit de Christian qui rentre d’une tour- née des hôtels du Grand Nord. Nul ne doute qu’avant d’envi- sager des investissements coûteux dans les îles et au Nord, il faudrait passer par une prise de conscience des personnels et probablement par un peu de formation aussi…

Fermé le lundi, parce que le dimanche c’était férié !

Q

uelle surprise, lundi dernier, lorsque les usagers des banques locales ont découvert la fermeture de leur établissement. La raison invoquée est plutôt lou- foque : la fête territoriale qui a eu lieu la veille, le 24 septembre. Autant croire que puisque celle-ci n’a pas généré de week-end de trois jours en tombant un di- manche, et bien cass’pa, la direction a décidé de fermer le lundi…

(9)

16 17 REVUE DE PRESSE PACIFIQUE

WALLIS-ET-FUTUNA

Des colis aux normes internationales

FIDJI

Un hôtelier poursuivi en justice

AUSTRALIE

L’Australie veut son agence spatiale

L’Australie veut se faire une place dans l’industrie spatiale. Selon Malcolm Turnbull, cette « petite agence » permettra au pays de développer une économie de l’innovation et de la science.

«L

’industrie spatiale mondiale se développe rapidement et il est crucial que l’Australie fasse partie de cette croissance », a déclaré la mi-

nistre de l’Industrie, de l’Innovation et de la science Michaelia Cash, dans un communiqué. Parmi les 35 pays membres de L’Organisation de coo-

pération et de développement éco- nomiques, l’Australie et L’Islande sont les seuls à ne pas posséder d’agence spatiale. Les gouvernements succes- sifs ont, jusque là, refusé de créer une agence spatiale en raison du coût engendré. Le gouvernement actuel considère, au contraire, que cela per- mettra de créer des milliers d’emplois nouveaux et table sur 420 milliards de dollars de retombées économiques.

D

epuis plusieurs semaines, les colis au départ de Wal- lis-et-Futuna restaient bloqués au Japon, en raison d’une non-conformité des étiquettes aux normes de L’UPU, l’union postale universelle. Pour être rattaché à l’UPU et ainsi passer de l’étiquetage manuel des cour- riers à un étiquetage avec code barre, le Service de postes et télécommunications (SPT) attend d’être dé- taché de la poste française. En attendant, des mesures temporaires ont été prises pour l’acheminement des colis en métropole et à l’étranger avec un code barre apposé par l’OPT de Nouvelle-Calédonie.

L

es propriétaires terriens de l’île de Vatulélé exigent qu’Albert Bertini, le propriétaire australien du seul hô- tel de l’île le mette en vente pour ne pas avoir respecté les termes du contrat de location signé en 2012. Depuis cette date, son propriétaire a laissé l’hôtel à l’abandon et des dizaines d’employés se sont retrouvés au chômage.

Albert Bertini aurait aussi acheté un bateau qu’il aurait laissé rouiller sur la plage. Défendus par Lepani Kaiwalu, les propriétaires terriens dénoncent des malversations et une attitude inacceptable vis-à-vis des employés de l’hô- tel qui ont porté plainte contre lui.

Par Marianne Page

Faute de code barre, certains colis sont restés bloqués au Japon.

L’Australie espère développer ses propres pro- grammes spatiaux sans dépendre de la NASA.

Un bateau a été abandonné sur l’île de Vatulélé.

ET AUSSI

Santé. Selon le Bureau australien des statistiques, la principale cause de décès de la population australienne est la crise cardiaque, avec 10 870 dé- cès chez les hommes sur un total de 19 077 décès en 2016. Il y avait, en 2007, 22 956 décès d’une crise cardiaque. Le nombre d’AVC a lui aussi baissé, passant de 11 505 en 2007 à 10 451 en 2016. En revanche, le nombre de dé- mences est à la hausse avec 13 126 décès (dont 8 447 femmes) contre 7 318 en 2007. Le cancer, surtout celui des poumons, continue à tuer un tiers des Australiens.

REVUE DE PRESSE PACIFIQUE

POLYNÉSIE FRANÇAISE

Les blocs opératoires saturés

C’est un véritable S.O.S que lancent les médecins et les infirmiers des blocs opératoires qui n’en peuvent plus des cadences

infernales faute de salles disponibles.

VANUATU

Des milliers d’habitants d’Ambae évacués

Avec l’activité volcanique sur l’île d’Ambae, plus de 8 000 habitants ont été évacués vers les postes de secours situés sur la partie la plus protégée.

I

ls sont plusieurs milliers à s’entasser dans les 15 centres de secours instal- lés depuis que le volcan d’Ambae est entré en éruption, recouvrant l’île de cendres. Manuel Ure, le coordinateur des catastrophes du gouvernement provincial de Penama a fait savoir que les conditions étaient terribles, avec peu d’abris, d’eau et de produits

de première nécessité. L’accès à l’hy- giène est également limité. La nourri- ture et des fournitures commencent à arriver, après que le gouvernement a déclaré l’état d’urgence et fait appel à l’aide humanitaire. Certains habi- tants de Port-Vila organisent le rapa- triement en bateau des membres de leurs familles.

D

ans un communiqué, les organi- sations syndicales du centre hos- pitalier du Taaone réclament, dans

les meilleurs délais, une réforme du statut des infirmiers pour pouvoir as- surer les recrutements nécessaires au fonctionnement normal des blocs opératoires des hôpitaux de Polyné- sie française. Il n’y a plus assez de salles d’opération, des chirurgiens sont obligés de travailler jusque tard dans la nuit. La situation est jugée extrêmement préoccupante par Marc Levy, le président du syndicat des praticiens hospitaliers de Polynésie française qui réclame plus de moyens pour le personnel.

NOUVELLE- ZÉLANDE

Elections législatives. Aucune ma- jorité claire ne s’est dégagée des élections législatives en Nou- velle-Zélande, ni les conserva- teurs, ni les travaillistes, n’ayant obtenu de majorité absolue, ce qui place les populistes en posi- tion d’arbitres en vue de la for- mation d’une coalition. Le chef des conservateurs, le Premier mi- nistre sortant Bill English, a réalisé une performance inattendue avec 46 % des voix, tandis que sa rivale

travailliste, la trentenaire Jacinda Ardern, n’en a obtenu que 36 %.

Alors qu’il faut 61 sièges pour ob- tenir la majorité, les conservateurs et leur allié actuel ACT (libéral) en ont gagné 59. Les travaillistes et leur partenaire habituel des Verts en ont remporté 54. L’appui du parti populiste et anti-immigra- tion « Nouvelle-Zélande d’abord » (New Zeland First, NZF), qui s’est arrogé 9 sièges, se révèle donc dé- cisif.

Le ministre de la Santé a rencontré les diffé- rents syndicats.

Bill English a remporté 46 % des voix devant Jacinda Adern, qui a eu 36 % des voix.

Une majorité de néo-zélandais se sont rendus aux urnes pour effectuer un vote anticipé.

Les habitants d’Ambae attendent d’être évacués de l’autre côté de l’île

(10)

1

Laver les feuilles de salade, les essorer et les réserver.

2

Eplucher les avocats, les couper en 8 tranches et les arroser d’un filet de jus de citron pour éviter qu’ils ne noircissent. Les réserver.

3

Faire une vinaigrette légère avec 1 cuillère à soupe de vinaigre, 2 cuillères à soupe d’huile, une pincée de sel et une pincée de poivre.

4

Dans chaque assiette, disposer 2 feuilles de salades coupées grossièrement, arroser de vi- naigrette, disposer dessus 4 tranches d’avocat, ajouter une boule de sorbet au citron vert au centre. Servir aussitôt.

Difficulté Préparation 10 mn Cuisson 0 mn Temps Total 10 mn

RÉALISATION

Salade d’avocat au citron vert

INGRÉDIENTS / POUR 4 PERSONNES

; 2 avocats ; 8 feuilles de salade

; 1 Sorbet au citron vert

; 1 huile ; 1 vinaigre balsamique

; Poivre ; Sel

EN BREF EN BREF

CDC et CCI-NC main dans la main

L

a Caisse des dépôts et consignations (CDC) et la CCI-NC, qui oeuvrent toutes les deux en faveur du déve- loppement économique de la Nou- velle-Calédonie, ont signé une nou- velle convention de partenariat et de coopération pluriannuelle (2017-2022).

Cet accord consiste en l’élaboration d’un programme d’action global. Il exprime une volonté d’intervenir de concert sur différents axes tels que la formation des jeunes Calédoniens et des entrepreneurs, l’innovation et le numérique, le tourisme (notamment les problématiques liées aux croisié- ristes), l’économie circulaire, la maî- trise de l’énergie et l’écomobilité, et la diversification de l’économie…

Une campagne de sensibilisation au brossage des dents du 1

er

au 15 octobre

C

ette année, le programme Mes Dents Ma Santé de l’Agence Sa- nitaire et Sociale de la NC met en lumière le brossage des dents ac- compagné par les parents dans une campagne de communication visant le cercle familial. Et ce, en complé- ment de l’instauration du brossage

des dents à l’école déjà effective dans plus de la moitié des écoles du territoire.

« Mémé sourire », c’est une grand- mère très appréciée du public ca- lédonien, créée pour la campagne de communication 2016. Elle revient cette année, pour rappeler aux pa-

rents comme aux enfants les bons principes du brossage des dents.

Quels sont-ils ? Se brosser 3 fois par jour, matin, midi et soir, pendant au moins 2 minutes , sur tous les sec- teurs dentaires. Mémé sourire inter- pelle les parents comme garants du brossage des dents de leurs enfants.

En effet, le brossage des dents quoti- dien, qui est un des moyens les plus efficaces de prévenir les maladies buccodentaires, n’est pas encore systématique en Calédonie : 1/3 des enfants de 6 ans et près de la moi- tié des enfants de 9 ans et de 12 ans déclarent ne pas se brosser les dents tous les jours, tandis qu’à l’adoles- cence, un jeune sur 20 déclare se brosser les dents moins d’une fois par semaine.

Or, en Nouvelle-Calédonie, les ma- ladies buccodentaires sont encore trop fréquentes, rappelle l’ASS NC.

Chez l’enfant, la maladie carieuse est jusqu’à 2 fois plus fréquente qu’en France.

Lancement d’une consultation publique

L

e gouvernement indique qu’une période de consultation publique est ouverte du 25 septembre au 17 oc- tobre inclus concernant trois projets d’arrêté relatifs aux produits phyto- pharmaceutiques à usage agricole et

à usage « jardin ». Cette consultation est accessible sur le site internet de la DAVAR w www.davar.gouv.nc/portal/

page/portal/davar/sante_animaux_

vegetaux/consultations_publiques/

consultation_pesticides

Les documents papiers sont égale- ment consultables sur rendez-vous au Service d’inspection vétérinaires alimentaires et phytosanitaires (SI- VAP) situé au 2 rue Félix Russeil à Nouméa. Tel. : 24 37 45

L’ÉVÉNEMENT

La Foire du pacifique revient à Moselle

R

endez-vous à la Moselle du 5 au 8 octobre pour découvrir les pro- duits de 220 exposants. Cette année, l’artisanat local sera à l’honneur avec un village des artisans et un espace

ateliers créés en partenariat avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

A la clé, 4 jours de fête avec des ca- deaux, des animations, des spectacles et des concerts : Julia Paul, Les 3 petits cochons, l’incroyable talent, le Grand Casting… Du jeudi au samedi : 9h / 18h.

Dimanche : 9h / 17h. Prix adulte : 300F / jour (gratuit pour les - 12 ans). Pro- gramme complet sur la page Facebook La Foire du Pacifique.

Un séjour au Vanuatu est à remporter en participant au grand jeu concours.

Listes électorales : le Haussariat poursuit son action de proximité

D

u jeudi 5 au dimanche 8 octobre, le haut-commissariat de la Ré- publique en Nouvelle-Calédonie sera présent à la Foire du Pacifique, pour la deuxième année consécu- tive. Les visiteurs pourront ainsi vé- rifier s’ils sont inscrits sur les listes électorales et s’informer sur les formalités d’inscription. C’est éga- lement possible en quelques clics en consultant le site w www.refe- rendum-nc2018.fr

(11)

SPORT AUTOMOBILE

Premiers putts sur le green

GOLF. Vous avez envie de taper dans la petite balle blanche mais vous hésitez à vous lancer ? Les clubs de Dumbéa et de Déva vous ouvrent leurs portes, jusqu’au 15 octobre, pour des initiations gratuites encadrées par des pros. Mieux vaut, en effet, être coaché dès les pre- miers « putts » et ainsi progresser en ayant acquis les bons gestes. Les enseignants des deux clubs qui parti- cipent à l’opération vous accompagnent dans vos pre- miers pas sur le green. Vous pourrez ainsi vous aligner dans la meilleure position par rapport à la cible et maî- triser l’art du « swing ». Le plaisir viendra plus vite avec de bons conseils.

NC-France, c’est ce dimanche !

FOOTBALL. Pour son tout premier match de Coupe du monde des moins de 17 ans (U17) de la FIFA, l’équipe de Nouvelle-Calédonie joue contre… la France ! Ce match sera diffusé en direct, ce dimanche à 22h30, sur les deux chaînes de télévision locale : NC 1ère et Calédo- nia. Les 21 jeunes Calédoniens ont décroché leur ticket pour le Mondial India 2017 aux côtés des Kiwis. Les deux pays représentent la confédération océanienne de football. Les Cagous affronteront leurs adversaires du groupe E : la France, le Honduras et le Japon. Les prochains matches sont prévus les 12 et 14 octobre.

Les Cagous affronteront l’équipe de France U17 le 8 octobre, en

Inde. © OFC via Phototek

Les initiations gratuites ont lieu jusqu’au 15 octobre.

Tél. : 41 80 00 (Dumbéa) et 20 70 16 (Déva).

C

e n’est pas une option, mais une obligation : chaque passager doit porter sa ceinture de sécurité pendant un trajet en voiture, aussi petit soit-il.

Autrement, le conducteur s’expose à une amende de 15 000 F, qui peut se voir multipliée s’il ne s’est pas assu- ré au préalable que les passagers mi- neurs étaient eux aussi attachés.

De fait, dès 20km/h, un choc peut être mortel pour tous les occupants du vé- hicule. Tous les ans, de nombreuses

vies pourraient être épargnées si les ceintures de sécurité étaient bouclées.

Pourquoi la ceinture ?

Inventée en 1903, la première ceinture de sécurité se présentait sous forme de bretelles destinées à retenir les passagers d’un véhicule. Ce n’est qu’en

1959 que la ceinture à trois points (telle que nous la connaissons aujourd’hui) est brevetée. Les ceintures modernes permettent de retenir jusqu’à trois tonnes et sont susceptibles de réduire le risque de décès de 25 % à 75 % à l’avant et de plus de 50 % à l’arrière.

À chacun sa place, à chacun sa ceinture !

En circulation, la ceinture, c’est pour tout le monde. Toutefois, il est indis- pensable que chaque occupant soit installé et attaché avec une ceinture

dans un dispositif approprié à sa mor- phologie et à son poids.

- Les femmes enceintes ne sont bien sûr pas dispensées : la ceinture re- présente la meilleure sécurité pour elles et leur fœtusfutur bébé. La sangle ventrale doit être position- née juste sous le ventre. La sangle oblique doit, quant à elle, passer

contre la poitrine.

- Pour les bébés, un lit nacelle est nécessaire. Il peut s’installer à l’ar- rière, parallèlement à la banquette, ou à l’avant. Il sera alors positionné dos à la route. Il est aussi possible d’utiliser une siège auto « dos à la route », qu’il est préférable de positionner à l’avant, en ayant au préalable pris soin de désactiver l’airbag.

- Pour les enfants de 9 à 18 kg, utilisez un siège équipé de harnais et dispo- sez-le face à la route, à l’arrière.

- Enfin, à partir de 15 kg, installez-les dans un siège de taille supérieure ou utilisez un rehausseur.

Clic : ceintures de sécurité bouclées !

« Un petit clic vaut mieux qu’un grand choc » disait une célèbre campagne de sensibilisation pour la sécurité routière dans les années 1970. Et pour cause, le non-port de la ceinture de sécurité fait encore de nombreuses victimes chaque année. Alors un conseil : en voiture, bouclez vos ceintures !

Le saviez-vous ?

U

ne ceinture de sécurité sera plus efficace si elle est bien ajus- tée ! Elle doit être en contact avec les parties rigides du corps (épaule, thorax et bassin). Une ceinture détendue augmentera les risques d’être blessés. Le point d’ancrage le plus haut doit être réglé en fonc- tion de la taille de l’usager, quant à la sangle inférieure, elle doit pas- ser sur le haut des cuisses (et non pas sur le ventre). Enfin, veillez à ce qu’elle soit bien à plat pour une sé- curité maximale.

20

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EXPOSITIONS

Marie M expose

« de Marie à Murtini » Jusqu’au 8 octobre

L’artiste plasticienne, née en Nou- velle-Calédonie, expose actuellement à la galerie Lec Lec Tic

Salle d’exposition - Centre d’Art Tél. : 25 07 50 - Tel : 81 97 98 Galerie de portraits Jusqu’au 10 octobre

Un visage a des traits singuliers. Le restent-ils lorsqu’il devient portrait ? Le centre d’Art accueille une exposi- tion collective sur le thème de la gale- rie de portraits, comportant sculptures et oeuvres en deux dimensions. Marie Claudel, Patrick Delorme, Jean-Pierre Poulain, Olivier Serrante, Laurence Suviri, cinq artistes calédoniens aux pratiques et aux univers différents, ex- plorent plusieurs facettes de la figure humaine.

Entrée libre et gratuite aux horaires d’ouverture du centre d’Art

« Danger Critique d’Extinction – Un voyage dans la flore menacée de Nouvelle-Calédonie »

Du 10 au 31 octobre à Nouméa

Araucaria, kaori, orchidées, palmiers, fougères… la Calédonie est reconnue mondialement comme un hotspot de biodiversité : près de 3 400 espèces recensées et au ¾ endémiques. Cette expo s’appuie sur les contributions bénévoles de 26 photographes-bota- nistes. Vous y trouverez une sélection de 21 espèces endémiques de plantes en voie de disparition. L’expo sera pré- sentée à Nouméa du 10 au 31 octobre à la bibliothèque Bernheim, puis en Brousse.

SPECTACLE

Vampires à la noce Du 6 au 8 octobre

Crescendo ensemble vocal présente sa nouvelle comédie musicale au Théâtre de l’Ile : « Vampires à la noce », très librement adapté du « Bal des Vam- pires » de Roman Polanski. A la clé, un spectacle familial de deux heures,

plein d’humour, qui mélange théâtre, chorégraphies et chants polypho- niques, autour d’un répertoire varié allant de Mozart à la Reine des neiges.

Trente choristes et dix musiciens lo- caux pour un show divertissant, éclec- tique, pétillant… tout sauf effrayant ! Réservation et billetterie au Théâtre de l’Ile : 25 50 50

SPORT

TinAvélo Le 8 octobre

Rendez-vous aux Boucles de Tina le 8 octobre, de 8h à 17h, pour une journée Portes ouvertes dédiée à la pratique du vélo. Dans la forêt sèche, au borde la mangrove, au pied des modules de VTT ou sur la piste goudronnée… plus de 25 activités (santé, environnement, découvertes, sport) sont proposées à toute la famille, quel que le niveau de vélo de chacun.

Inscription gratuite sur :

w http ://site-internet.nc/tinavelo/

Plus d’infos sur f/provincesud/

et w www.province-sud.nc/la-tinavelo

AGENDA DU 5 AU 11 OCTOBRE 2017

2 JEUDI 5

LORDS > 18h - Malécon Café OKTOBERT FEST > 19h - Code Bar LES ROUSSETTES NOIRES

> 19h - 3 Brasseurs LES 3 PETITS COCHONS

> 19h - Ramada TRIO IPANEMA

> 19h30 - Pizza & Pasta SOIRÉE KARAOKÉ

> 19h30 - La Néa (Koné) DJ SKOR 16 > 20h - Bodega D’1 RIVE À L’EAU-TRE

> 20h - Conservatoire

CARIBBEAN > 21h - JP’s THIERRY CHAM > 21h - Vertigo

2 VENDREDI 6

LES 3 PETITS COCHONS

> 18h - Foire Pacifique PATRICIA SEGUI

> 18h15 - Sheraton Deva KHARMA LEGAL > 19h - Art Café TERII MAC COWAN > 19h - Code Bar SOIRÉE SUPER HÉROS

> 19h - 3 Brasseurs SOUL MANOU

> 19h30 - Bout du monde FUEGO RITANO

> 20h - Malécon Café

D’1 RIVE À L’EAU-TRE

> 20h - Conservatoire

DJ VINCE > 21h - Bodega THIERRY CHAM > 22h - JP’s

2 SAMEDI 7

PICK ME UP > 17h - 1881 ANNIVERSAIRE INÉDIT

> 17h - L’inédit

PATRICIA SEGUI

> 18h15 - Sheraton Deva

FUNKY BLUES NOTE

> 19h - Malécon Café

CRESTIANO TOUCAS > 19h - Méridien 100 % KIZOMBA > 19h - Code Bar WE ANTILLAIS > 19h - La Néa (Koné) APÉRO SWING > 19h - Bodega ON / OFF > 19h30 - Tiéti (Poindimié) SPECTACLE BURLESQUE > 21h - JP’s WHAT THE FUNK ? ! > 21h - Bodega DJ THOMMY & STEVEN’S > 22h - JP’s DJ SKOR 16 > 22h - Bodega

2 DIMANCHE 8

GIFFARD TIKI CUP > 16h - Bodega SALSA DOMINGO > 18h - CNC SPECTACLE BURLESQUE > 18h - JP’s

SÉBASTIEN VARRA

> 18h - Malécon Café

JAZZ QUARTET > 19h - 3 Brasseurs WE ANTILLAIS > 19h - La Néa (Koné) DUO VIOLON/PIANO

> 19h30 - L’amirauté

2 LUNDI 9

HELLO MONDAY > 16h - MV Lounge

2 MARDI 10

LE P’TIT MARDI > 16h - MV Lounge WASAO > 18h - JP’s

APÉRO SWING > 19h - Code Bar JAM NIGHT > 19h - 3 Brasseurs LATIN’ TIMBA CARAÏBES

> 20h - Pop Light

2 MERCREDI 11

STAYAWAYJOE > 18h - Malécon Café SOIRÉE SALSA > 19h30 - Code Bar TRIO TOUCAS > 19h30 - La Néa (Koné)

CHARLES AZNAVOUR

> 20h - Arène de Païta

ALLO CUBANO > 21h30 - Bodega

À NE PAS MANQUER CULTURE

S

i sa réputation auprès du grand public n’égale pas celle du Lac des Cygnes, ni du Casse-noisette – les deux précédents ballets chorégraphiés par Sthan Kabar-Louët – La Bayadère, œuvre de Marius Petipa, fait pourtant partie des incontournables du réper- toire de la danse classique. « On fête, cette année, le 100e anniversaire de la mort de Léon Minkus, le compositeur de La Bayadère. Cette histoire d’amour dramatique dans le palais du Maha- radjah est techniquement plus diffi- cile à réaliser que le Lac des Cygnes.

Cependant, les élèves ont gagné en assurance, ils ont un meilleur niveau et une maturité qui leur a permis d’ap- prendre très vite la chorégraphie. » L’ancien élève de Maurice Béjart est exigent. Pour que la magie opère, il a parcouru le monde à la recherche des plus belles étoffes. « Nous avons écumé le marché aux tissus indiens de Bangkok, c’était extraordinaire, j’avais envie de tout acheter ! », confie-t-il.

Des petites mains locales ont mis la touche finale aux costumes somp- tueux et colorés, mais aussi aux tutus

blancs, incontournables de la danse classique.

Des pointures de la danse

Côté décors, le chorégraphe compte aussi en mettre plein les yeux des 4 700 spectateurs attendus : « j’ai fait fabriquer une scène de 190 m2 avec une pente pour l’entrée des ombres, au 3e acte. Ces arabesques en tutu sont

une pièce d’anthologie, ce qui diffé- rencie La Bayadère de tous les autres ballets. » Autre grande nouveauté, et pas des moindres, les danseurs invités seront quatre, cette année, et ils ne feront pas qu’une apparition furtive puisqu’ils seront présents tout au long du spectacle. Aux côté des trois pre- miers danseurs et étoiles du Staats- Ballett (Ballet d’Etat) de Berlin et du Bayerische Staatsoper Ballet (Opéra d’Etat de Bavière) de Munich, un invi- té de dernière minute qui a posé ses pointes de danseur étoile à l’English National Ballet, excusez du peu ! Les élèves de l’Avant-Scène pourront, à n’en pas douter, régler leurs pas dans des pas prestigieux. Dès cette semaine, les petits rats de l’école se produiront au centre culturel du Mont-Dore dans

« Alladin », un spectacle tout aussi co- loré et exotique qui affiche dores et déjà complet.

M. Page

Pratique

L

es 11 et 12 novembre, à 19h30, à l’Arène du Sud de Païta.

Durée : 2h20 (2 entractes).

Tarifs : de 4 800 F à 9 500 F.

Renseignements et billetterie sur w www.inlive.nc. Tél. : 91 39 91.

Les petits pas dans les grands !

Ballet. La Bayadère occupera la scène de l’Arène de Sud, les 11 et 12 novembre prochains. Ce ballet classique sur fond de tragédie indienne est chorégraphié par le calédonien Sthan Kabar-Louët. C’est la première fois qu’un spectacle d’une telle ampleur, qui plus est local, se produit dans cette salle.

Parmi les 4 invités prestigieux, la danseuse principale du Ballet d’Etat de Berlin, Ksenia Ovsyanick.

L’idole dorée est interprétée par le danseur calédo- nien Enzo Fabre.

© Patrick Mihel

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