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Texte intégral

(1)

DYNAMIQUE - OSCILLATIONS LIBRES - corrigé des exercices

A. EXERCICES DE BASE I. Résonateur de Helmholtz

• Si le gaz contenu dans le récipient évolue de façon adiabatique, suivant la loi : pVγ = p0V0γ, on peut écrire en différentiant pour un petit déplacement dx :

!

dp p + γ

!

dV

V = 0 et donc :

!

dp p + γ s

!

dx V = 0.

• Lʼeffet des forces pressantes de l'air sur les deux faces du piston est par conséquent (algébrique- ment) : dF = s dp = -γs2

!

p

V dx. Pour des petites oscillations, on peut considérer en première approximation que : γs2

!

p V ≈ γs

2

!

p0

V0 est constant ; donc : F = m x•• = -

!

"s2p0

mV0 x c'est-à-dire : x•• +

!

"s2p0

mV0 x ≈ 0.

• L'équation précédente correspond à un oscillateur harmonique de pulsation : ω =

!

"s2p0

mV0 et de période : T =

!

2" mV0

#s2p0 .

• Pour les oscillations de l'air contenu dans le goulot, de masse : m = ρsℓ, on obtient une fréquence : N =

!

1 2"

#sp0

$!V0 (avec ρ =

!

Mp0

RT0 où M = 29 g.mol-1 est la masse molaire moyenne de l'air).

II. Oscillation au voisinage d'un équilibre

• En lʼabsence de frottement, la réaction

!

R de la surface est perpendiculaire au mouvement et ne travaille pas. Compte tenu des conditions initiales (vitesse nulle), la somme des forces reste dans un plan vertical (celui qui contient le poids, la position initiale, la réaction R initiale ; cʼest donc par symétrie une section méridienne). Le mouvement se fait donc dans ce plan méridien, et on peut décrire la position du point matériel à lʼaide dʼune seule coordonnée, par exemple son abscisse x.

• En décrivant lʼeffet de la pesanteur par lʼénergie potentielle Ep = mgy = mgax2, lʼéquation du mou- vement découle de la conservation de Em = Ec + Ep avec Ec =

!

1 2m.(x

•2 + y•2) =

!

1 2mx

•2.(1 + 4a2x2). On obtient ainsi :

!

Em

mx = x••.(1 + 4a2x2) + 2ax.(g + 2ax•2) = 0 (en supposant x ≠ 0 puisquʼon étudie le mou- vement et non lʼéquilibre).

remarque : ce type de raisonnement suppose que l'énergie ne dépend que d'une seule variable de position ; puisqu'on utilise la variable x, on doit donc substituer y = y(x).

• Dans la mesure où cette équation est compliquée, on peut commencer par raisonner sur les proprié- tés générales du mouvement. Ainsi, il existe une position dʼéquilibre stable au “fond” du bol : minimum de lʼénergie potentielle.

• Par ailleurs, puisque lʼénergie cinétique ne peut pas être négative, le mobile ne peut pas remonter plus haut que sa position initiale, donc son mouvement est limité. Or il se déplace sur une courbe (intersec- tion du bol avec le plan méridien contenant le mouvement) donc le mouvement correspond soit à un mou- vement périodique (repassant par les mêmes positions dans les mêmes conditions, donc forcément pério- dique), soit à un mouvement tendant asymptotiquement vers une position dʼéquilibre.

• En pratique, le poids entraîne le mobile vers le bas, et il “accélère” tant quʼil descend (Ec augmente quand Ep diminue) ; il atteint donc le “fond” du bol avec une vitesse maximum et il passe de lʼautre côté sans pouvoir sʼarrêter. De lʼautre côté, il “ralentit” au fur et à mesure quʼil remonte et retrouve sa hauteur initiale, avec une vitesse nulle, après une durée de remontée égale par symétrie à la durée de descente... et ainsi de suite, donc le mouvement est périodique.

(2)

• Pour les petites oscillations (au voisinage de lʼéquilibre), on peut simplifier en : x•• + 2ag x = 0 et on en déduit que le mouvement est sinusoïdal, de période : T =

!

2"

2ag.

◊ remarque : pour simplifier lʼexpression de Ec, on peut envisager de repérer la position par lʼabscisse curviligne s le long de la courbe parcourue, qui correspond à : s = v et donc : s =

!

1+4a2x2

( )

"

dx ; en

utilisant lʼintégration par partie, on obtient : s =

!

x

2 1+4a2x2 -

!

1

2a argsh(2ax), mais lʼintérêt en est limité car cela complique lʼexpression de Ep ; pour les petites oscillations, on peut toutefois écrire Ec =

!

1 2ms

•2 et développer Ep(s) : s ≈ x.(1 -

!

2 3a

2x2) donc x ≈ s.(1 +

!

2 3a

2s2) et Ep ≈ mgas2.(1 +

!

4 3a

2s2) ; le terme dʼordre le plus bas montre quʼil y a un équilibre stable pour s = 0, correspondant à une “raideur” K = 2mga, et donnant donc des petites oscillations de période T =

!

2" m K =

!

2"

2ag ; le terme dʼordre suivant permet éventuellement une étude des plus grandes oscillations par développement limité.

III. Oscillateur anharmonique et dilatation 1.

• Lʼénergie potentielle Ep(x) =

!

1 2kx

2 -

!

1 3ksx

3 donne

!

dEp

dx = kx - ksx2 donc

!

dEp

dx (0) = 0 (extremum) ce qui correspond à un équilibre ; mais la condition kx.(1 + sx) = 0 indique quʼil existe une autre position dʼéquilibre pour x =

!

1 s.

• Par ailleurs

!

d2Ep

dx2 = k - 2ksx donc

!

d2Ep

dx2 (0) = k > 0 (minimum) ce qui correspond à un équilibre stable ; mais la condition k.(1 - 2sx) = -k < 0 pour x =

!

1

s indique que lʼautre position dʼéquilibre est instable (maximum de Ep).

• La courbe représentative est la suivante :

2.

• Compte tenu de la forme de la courbe précédente, on voit que le mouvement reste au voisinage de x = 0 seulement si x ≤ 1

s (la force

!

F = -dEp

dx exerce un “rappel” vers lʼorigine tant que le mobile ne sort pas du “creux”).

(3)

• Lʼéquation du mouvement peut sʼécrire : m x•• =

!

F = -

!

dEp

dx = -kx.(1 - sx). Cette équation nʼétant pas simple (terme quadratique), il est alors intéressant dʼutiliser un développement limité pour x ≪

!

1 s.

3.

• Pour x ≪

!

1

s on obtient à lʼordre le plus bas 1 - sx ≈ 1 ; lʼéquation simplifiée m x•• + kx = 0 donne alors la solution : x = A cos(ω0t) avec ω0 =

!

k

m et avec une origine des temps appropriée. Ceci corres- pond effectivement à la solution du mouvement pour les très petites amplitudes, cʼest-à-dire pour A ≪

!

1 s.

• À lʼordre suivant, on peut chercher une solution sous la forme : x = A.[cos(ω0t) + ε f(t)] avec ε ≪ 1 (pour décrire une correction dʼordre supérieur) et f(t) inconnue décrivant la forme du terme correctif.

• En substituant dans lʼéquation et en simplifiant par A (A ≠ 0 si on étudie le mouvement), on obtient : m [-ω02 cos(ω0t) + ε f••] + k [cos(ω0t) + ε f] {1 - sA.[cos(ω0t) + ε f]} = 0. En ne conservant que le premier ordre en ε et sA, on en tire : f•• + ω02 f = ω02

!

sA

" cos

20t) = ω02

!

sA

2" [1 + cos(2ω0t)].

• Ceci donne des oscillations forcées de pulsation 2ω0 autour dʼune valeur moyenne f0 =

!

sA

2". Si on veut écrire la solution sous la forme : f = cos(2ω0t) + a, on obtient alors : ε = -

!

sA

6 et a =

!

sA 2" = -3.

4.

• Les valeurs moyennes des cosinus sont nulles et il reste : < x > = Aε < f > = Aεa =

!

sA2 2 .

• Si on suppose quʼon peut appliquer le principe dʼéquipartition de lʼénergie à lʼoscillateur anharmo- nique, dans la limite des petites oscillations, on obtient : < Ep > ≈

!

1 2k < x

2 > ≈

!

1

2kBT (où kB =

!

R

N

A

est la constante de Boltzmann).

• De < cos20t) > =

!

1

2 on tire (à lʼordre le plus bas) : < Ep > ≈

!

kA2

4 et donc : A2

!

2kBT k . En reportant alors dans le terme dʼordre suivant, on obtient : < x > ≈

!

skBT

k , ce qui correspond à un allonge- ment proportionnel à la température (dilatation).

IV. Oscillation au voisinage d'un équilibre

1.a.

• En repérant la position sur le cercle par lʼangle θ, proportionnel au déplacement, les coordonnées de M par rapport au centre du cercle sont x = R sin(θ) et y = R cos(θ). On peut donc exprimer la longueur sous la forme : L(θ)=

!

x2+

(

D+R"y

)

2 =

!

R sin

( )

"

( )

2+

(

D+R#R cos

( )

"

)

2.

1.b.

• La masse m est soumise à une réaction du cercle, mais cette force ne travaille pas et peut être omise dans les raisonnements sur l'énergie.

• L'énergie potentielle élastique peut s'écrire : Epe =

!

1

2k.[L(θ) - L0]2 ; lʼénergie potentielle de pesan- teur est : Epp = mgz = mgR cos(θ).

• On peut écrire lʼénergie mécanique sous la forme : Em =

!

1 2mR

2θ•2 +

!

1

2k.[L(θ) - L0]2 + mgR cos(θ).

• Les positions dʼéquilibre correspondent à :

!

dEp

d" = k R sin(θ).

!

1" L0 L

( )

#

$

%& '

()

(

D+R

)

"mg k

$

%&

' () = 0.

• Il y a donc un équilibre pour sin(θ) = 0, ce qui se limite à θ = 0 si on suppose que le cercle est incomplet (comme le suggère le schéma de l'énoncé).

(4)

• Il existe deux autres positions dʼéquilibre pour θe tel que : L(θe) = Le = L0

!

D+R D+R"mg

k

à condition que cette longueur soit supérieure à D et inférieure à (au plus) D + 2R (le mobile M reste sur le cercle de rayon R, même s'il est complet, or lʼexpression précédente tend vers lʼinfini quand

!

mg

k → D + R).

• D'après l'expression de L(θ), ceci correspond à : cos(θe) =

!

R2+

(

D+R

)

2"Le 2

2R. D

(

+R

)

.

1.c.

• Chaque équilibre est stable si et seulement s'il correspond à une dérivée seconde positive :

!

d2Ep

d"2 = k R cos(θ).

!

1" L0 L

( )

#

$

%& '

()

(

D+R

)

"mgk

$

%&

'

() + k R sin(θ).

!

L0

L

( )

"3

(

D+R

)

2R sin

( )

"

#

$

%%

&

' (( > 0.

• Pour lʼéquilibre en θ = 0, on obtient :

!

1"L0 D

#

$% &

'( (D + R) >

!

mg

k , ce qui correspond à Le < D (impos- sible), cʼest-à-dire que cet équilibre est stable s'il est le seul.

• Pour les équilibres en θe ≠ 0, on obtient (en simplifiant) :

!

L0 L

( )

"3 sin

2(θ) > 0, ce qui est toujours vrai, c'est-à-dire que ces équilibres sont toujours stables s'ils existent.

1.d.

• Lʼéquation du mouvement découle de la propriété :

!

dEm dt = θ

!

dEm

d" = 0 ; lʼétude du mouvement correspondant à θ ≠ 0.

• Compte tenu de v = Rθ, l'énergie cinétique est Ec =

!

1 2mR

2θ•2 ; lʼéquation du mouvement est (pour les petites oscillations au voisinage de θ = 0) :

!

dEm d" ≈ mR

2θ•• + Kʼ θ = 0 avec un “coefficient de raideur” : Kʼ =

!

d2Ep d"2 = k R.

!

1"L0 D

#

$% &

'(

(

D+R

)

"mgk

#

$% &

'( > 0.

• Dans ce cas (dérivation par rapport à θ) la constante Kʼ ainsi obtenue n'est pas ce qu'on appelle conventionnellement “raideur” de lʼoscillateur. La raideur est en fait K =

!

"

K R2 = k.

!

1"L0 D

#

$% &

'( 1+D R

#

$% &

'( -

!

mg R intervenant dans l'équation exprimée en fonction du déplacement Rθ : m.(Rθ)•• + K.(Rθ) = 0.

• La période des petites oscillations est donc : T ≈

!

2" mR2 K # =

!

2" m K .

2.a.

• On obtient : L(θ) =

!

D cos

( )

" = -

!

x sin

( )

" .

2.b.

• La masse m est soumise à une réaction de la tige inclinée, mais cette force ne travaille pas et peut être omise dans les raisonnements sur l'énergie.

• L'énergie potentielle élastique peut s'écrire : Epe =

!

1

2k.[L(θ) - L0]2 ; lʼénergie potentielle de pesan- teur est : Epp = mgz = mgx sin(α) = -mgD sin(α) tan(θ).

• Lʼénergie mécanique peut s'écrire : Em =

!

1 2mx

•2 +

!

1

2k.[L(θ) - L0]2 - mgD sin(α) tan(θ).

• Les positions dʼéquilibre correspondent à :

!

dEp d" =

!

kDL0 cos2

( )

" .

!

L

( )

"

L0 #1

$

%& '

()sin

( )

" #mg sin

( )

* kL0

$

%&

'

() = 0, elles sont donc solution de l'équation : tan(θ) = sin(θ) + λ.

(5)

2.c.

• Puisque la pente minimale de tan(θ) est égale à 1 et que la pente maximale de sin(θ) est égale à 1, la différence entre les deux est strictement croissante et ne peut prendre une valeur λ que pour au plus une valeur de θ. Par ailleurs tan(θ) peut prendre toute valeur réelle et sin(θ) est bornée, donc la différence peut prendre toute valeur λ pour au moins une valeur de θ.

• Ceci peut être visualisé à l'aide du graphique suivant, mettant en particulier en évidence la solution θ = 1,08 rad = 62° dans le cas où λ = 1.

2.d.

• Lʼéquilibre est stable si et seulement s'il correspond à une dérivée seconde positive :

!

d2Ep d"2 =

!

kDL0 cos2

( )

" .

!

1

cos2

( )

" #cos

( )

"

$

%

&

&

' (

)) > 0 (en simplifiant tan(θ) - sin(θ) - λ).

• Ceci se ramène à cos3(θ) < 1 ce qui est toujours vrai.

2.e.

• Lʼéquation du mouvement découle de la propriété :

!

dEm dt = θ

!

dEm

d" = 0 ; lʼétude du mouvement correspondant à θ ≠ 0.

• Compte tenu de v = -

!

D cos2

( )

" θ

, l'énergie cinétique est Ec =

!

1 2m

!

D2 cos4

( )

" θ

•2 ; lʼéquation du mouvement est (pour les petites oscillations au voisinage de θ = 0) :

!

dEm d" ≈ m

!

D2 cos4

( )

"e θ

•• + Kʼ.(θ - θe) = 0

avec un “coefficient de raideur” : Kʼ =

!

d2Ep d"2 =

!

kD2 cos2

( )

"e .

!

1

cos2

( )

"e #cos

( )

"e

$

%

&

&

' ( )) > 0.

• Dans ce cas (dérivation par rapport à θ) la constante Kʼ ainsi obtenue n'est pas ce qu'on appelle conventionnellement “raideur” de lʼoscillateur. La raideur est en fait K =

!

"

K cos4

( )

#e

D2 = k.[1 - cos3e)] inter- venant dans l'équation exprimée en fonction du déplacement x : m x•• + K.(x - xe) = 0.

• La période des petites oscillations est par conséquent : T =

!

2" m K.

(6)

V. Amortissement et viscosité

• En supposant que le mouvement est limité à lʼaxe vertical, et en prenant comme origine la position

“à vide” de lʼextrémité du ressort (lʼordonnée z est alors égale à lʼallongement du ressort), la relation fonda- mentale de la dynamique peut sʼécrire algébriquement : mz•• = - mg - k z - λ z avec λ = 6πηr.

• Ceci peut sʼécrire sous la forme : z•• + 2α z + ω02 z = - g avec α =

!

"

2m et ω0 =

!

k

m. La solution particulière ze = -

!

g

"02 = -

!

mg

k montre alors que le mouvement sʼeffectue “autour” de cette position limite (position dʼéquilibre). En changeant dʼorigine pour se ramener à cet équilibre, lʼéquation devient plus sim- plement : z•• + 2α z + ω02 z = 0.

• Si α < ω0, le mouvement est pseudo-périodique, de la forme : z = e-αt [A cos(ωt) + B sin(ωt)] avec ω =

!

"0

2# $2. On obtient ainsi : α =

!

2" T2#T02 T0T =

!

"

2m =

!

3"#r

m et η =

!

2m 3r

T2"T02 T0T .

• Le décrément logarithmique est δ = αT (après une pseudo-période, la partie sinusoïdale reprend la même valeur, et la variation du logarithme correspond à ln[e-αT]). Dʼaprès ce qui précède, on obtient donc : δ =

!

2" T2#T02 T0 =

!

3"#rT m .

VI. Amortissement et facteur de qualité

1.

• Lʼéquation de lʼoscillateur considéré est de la forme : x•• + 2α x + ω02 x = 0. Les solutions, pour un amortissement faible (α < ω0), sont de la forme : x = Xm e-αt cos(ωt+φ) = e-αt [A cos(ωt) + B sin(ωt)] avec : ω =

!

"0 2# $2.

• Lʼénergie mécanique de lʼoscillateur est : Em =

!

1 2mx

•2 +

!

1 2kx

2 où m est le coefficient dʼinertie de lʼoscillateur, et où k = mω02 est sa “raideur”. Pour un amortissement faible α ≪ ω0 et ω ≈ ω0 (à lʼordre le plus bas). On obtient alors : x ≈ -ω0 Xm e-αt cos(ωt+φ) et Em(t) ≈

!

1 2m ω0

2 Xm2 e-2αt.

• Lʼénergie perdue par période est : ΔEm = Em(t+T) - Em(t) ≈ Em(t) (e-2αT - 1) ≈ 2αT Em = 2δ Em. Le facteur de qualité peut alors sʼécrire sous la forme :

Q

=

!

"0 2# =

!

2"Em

#Em

!

"

#.

◊ remarque : on peut aussi exprimer le facteur de qualité comme le rapport

!

XmM

X0 pour des oscilla- tions forcées à la résonance, selon lʼéquation : x•• + 2α x + ω02 x = ω02 X0 ejωt (en notations complexes) et la solution : x = Xm ej(ωt+φ) donnant Xm =

!

"02X0

"02# "2

( )

2+4$2"2

(et un déphasage qui importe peu ici) ;

pour un amortissement faible, lʼamplitude maximum correspond à ω ≈ ω0 et donc : XmM ≈ X0

!

"0 2# ; le facteur de qualité est ainsi :

Q

=

!

XmM X0

!

"0

2# et on retrouve bien

Q

!

"

# si on utilise la notation des ré- gimes transitoires δ = αT =

!

2"#

$

!

2"#

$0 (pour un amortissement faible).

2.

• Lʼamortissement indiqué correspond à : enαT = e = 10, et donc :

Q

!

"

# = n"

ln 10

( )

.

(7)

VII. Diagrammes de phase

a.

• La solution peut sʼécrire : x = Xm cos(ω0t+φ) et

!

x

"0 = -Xm sin(ω0t+φ).

• Le diagramme de phase correspond donc à un cercle de rayon Xm.

b.

• Dans le cas dʼun départ à vitesse nulle, la solution pour la première alternance peut sʼécrire : x =

!

f

k + Xm cos(ω0t) et

!

x

"0 = -Xm sin(ω0t). La portion correspondante du diagramme de phase est donc un demi-cercle de rayon Xm et de centre xC =

!

f k.

• De même pour la deuxième alternance : x = -

!

f

k + Xʼm cos(ω0t) et

!

x

"0 = -Xʼm sin(ω0t). La portion correspondante du diagramme de phase est donc un demi-cercle de rayon Xʼm et de centre xʼC = -

!

f

k ; et ainsi de suite en raccordant les demi- cercles (avec arrêt dès que lʼintersection avec lʼaxe des x est entre -

!

f k et

!

f k).

c.

• Lʼéquation est semblable par rapport à la variable θ, mais un peu moins simple : θ•• + ω02 sin(θ) = 0 avec ω0 =

!

g

!. La solution approchée pour les petites oscillation correspond à lʼoscillateur harmonique. La solution exacte nʼest pas facilement explicitable, mais on nʼa besoin ici que de la relation entre θ et θ.

• Lʼintégration de lʼéquation précédente (ou le théorème de lʼénergie mécanique) permet dʼécrire :

!

"

#0 =

!

2 cos

( ( )

" #cos

( )

"0

)

+ "

0

$0

%

&

' (

)*

2

. On en déduit le diagramme de phase suivant :

-3 -2 -1 0 1 2 3

-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

!

!/"0

◊ remarque : pour les petites oscillations au voisinage de lʼorigine, on retrouve le diagramme de phase correspondant à un cercle de rayon Θm.

(8)

B. EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT VIII. Amortissement par courants de Foucault

• Si le cadre monte d'une hauteur dz le flux magnétique coupé par le fil du haut est dφ = B A dz. Il apparaît une force électromotrice induite : e = -

!

d"

dt = -BAz

et un courant induit : i =

!

e R = -

!

BA R z

.

◊ remarque : il apparaît aussi un champ magnétique induit qui s'ajoute au champ magnétique initial, mais cet effet est du second ordre et peut être négligé.

• Le courant induit cause une force de Laplace sur le fil du haut ; cette force, conformément à la loi de Lenz, tend à s'opposer au mouvement qui la provoque :

!

F =

!

i A

"

B soit algébriquement : F = -

!

B2A2 R z.

◊ remarque : il y a aussi des forces de Laplace sur les fils des côtés, mais elles se compensent.

• L'équation différentielle du mouvement sʼécrit donc : mz•• = -mg -k.(z - z0) -

!

B2A2

R z avec l'équilibre correspondant à : 0 = -mg -k.(-z0) d'après le choix de l'origine ; donc : z•• +

!

B2A2 mR z +

!

k m z = 0.

• Cette équation est de la forme : z•• + 2α z + ω02 z = 0 où α =

!

B2A2

2mR et ω0 =

!

k

m. Les solutions pour un amortissement faible (α < ω0) sont de la forme : z = Zm e-αt cos(ωt+φ) où ω =

!

"0

2# $2 .

• Le décrément logarithmique décrit la décroissance de l'amplitude sur une pseudo-période T =

!

2"

# : δ =

!

ln zn zn+1

"

#$ %

&

' = αT =

!

2"#

$0 2% #2

!

2"#

$0 =

!

"B2A2

R mk (amortissement très faible).

IX. Oscillateur à trois dimensions

1.

• La condition dʼéquilibre stable en M0 correspond alors à :

!

"Ep =

!

0 et Ki > 0 (en général, il y a des

“raideurs” différentes selon les trois axes). On simplifie alors en choisissant lʼorigine du repère à la position dʼéquilibre : Ep(M) ≈ Ep(O) +

!

1

2 Kixi2

"

i .

2.a.

• Dans ces conditions, le point M est soumis à une force “de rappel” :

!

F = -

!

"Ep = -

!

Kixiui

( )

"

i

!

ui est le vecteur unitaire selon Oxi.

• On en déduit les équations : xi•• + ωi2 xi = 0 avec ωi =

!

Ki

m ; les solutions peuvent sʼécrire sous la forme : xi = Xim cos(ωit+φi), mais ceci correspond a priori à trois oscillations indépendantes : le mouvement est en général non périodique si les Ki sont indépendants !

◊ remarque : on peut obtenir lʼéquation du mouvement en dérivant lʼénergie mécanique (constante) : Em =

!

1

2mxi•2+1 2Kixi2

"

#$ %

&

(

' ; cette méthode met en évidence le fait que chacune des contributions des différentes coordonnées à Em est constante (les directions des axes ont été choisies ainsi).

2.b.

• Le cas particulier avec K1 = K2 = K3 (noté K) correspond à : Ep(M) ≈ Ep(O) +

!

1 2K

!

OM2 et à une force centrale :

!

F = -

!

"Ep = - K

!

OM.

(9)

• En notant

!

r =

!

OM pour simplifier, on en déduit lʼéquation :

!

r•• + ω2

!

r =

!

0 avec ω =

!

K

m ; les solutions sʼécrivent sous la forme :

!

r =

!

A cos(ωt) +

!

B sin(ωt) et les conditions initiales imposent alors :

!

A =

!

r(0) et

!

B =

!

v 0

( )

" .

◊ remarque : la notation avec déphasages est ici moins pratique, car les ωi sont égaux, mais les φi sont différents.

• On obtient donc ici un mouvement plan : dans le plan de

!

A et

!

B.

◊ remarque : conformément à lʼétude générale des mouvements à force centrale, le plan du mouve- ment est perpendiculaire au moment cinétique

!

"O.

• On peut alors montrer quʼil est toujours possible de choisir la direction des axes de coordonnées de telle façon que : x = Xm cos(ωt) ; y = Ym sin(ωt) ; z = 0 ; ce qui correspond à une trajectoire elliptique ayant son centre à lʼorigine (et non pas un foyer, contrairement aux forces en

!

1 r2).

◊ remarque : ce choix des axes nʼest pas contradictoire avec celui envisagé précédemment pour éliminer les termes croisés

!

"2Ep

"xi"xj. x

(

i#xi0

)

. x

(

j#xj0

)

; en effet, par symétrie, ces termes sʼannulent si les Ki

sont égaux (les seules directions privilégiées sont alors celles découlant des conditions initiales).

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