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UNIVERSITE DE NANTES

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

UNIVERSITE DE NANTES

________

FACULTE DE MEDECINE _________

Année 2020

THESE

pour le

DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE (DES de MEDECINE GENERALE)

par

Anne-Laure, FERRY

_______

Présentée et soutenue publiquement le 19 mai 2020

_______

LA REPARTITION DU TEMPS LIBRE DES ENFANTS DE 3 A 11 ANS, SCOLARISES A NANTES EN 2019, A L’HEURE DES ECRANS.

_______

Président : Madame la Professeure Launay Elise Directeur de thèse : Dr Picherot Georges

Membre du jury : Pr Senand Remy

Membre du jury : Pr Grall-Bronnec Marie

2020-34

(2)

REMERCIEMENTS

Au Dr Georges Picherot, mon directeur de thèse, pour son appui inestimable, sa bienveillance, ses encouragements et sa disponibilité. Cela a été un privilège et un réel plaisir d’avoir pu travailler avec vous.

Au Pre Elise Launay, d’avoir accepté de me faire l’honneur d’être la présidente de mon jury et pour toute l’aide méthodologique que vous m’avez si gentiment apportée.

Au Pr Remy Senand et au Pr Marie Grall-Bronnec d’avoir accepté d’évaluer mon travail et de faire partie de mon jury.

A Mme Brigitte Dessomme pour son temps, ses conseils et son aide précieuse pour mes analyses statistiques.

Aux directeurs d’écoles qui ont accepté de participer à mon étude avec enthousiasme et aux enseignants pour leur aide à la distribution des questionnaires.

A Mr l’inspecteur d’académie d’avoir autorisé la diffusion de mon questionnaire au sein des écoles nantaises.

Aux parents, qui ont bien voulu prendre de leur temps pour répondre à mon questionnaire et ainsi permettre la réalisation de ce travail.

Au Dr Catherine Armessen, au Dr Hervé Pelhate et au Dr Daniel Vrac, trois médecins généralistes d’exception, qui ont tant fait pour moi.

A Louise, pour tous tes conseils, ta bonne humeur et pour toutes les heures à travailler (ou presque…) ensemble nos thèses respectives.

A mes amis, Lauriane, Alicia, Manuella, Céline et Philippe d’être toujours là pour moi depuis toutes ces années et pour le soutien que vous m’avez apporté et que vous continuez de m’apporter, malgré la distance.

A David, mon compagnon, pour sa présence, son écoute et son amour. Merci de m’avoir épaulé tout au long de mon internat et de ce travail.

A mon frère, d’être la personne qu’il est, toujours prêt à m’encourager. Ça y’est ta sœur va devenir docteure !

A mes parents, sans qui rien n’aurait été possible, à ma mère pour sa patience et son soutien indéfectible et à mon père, mon modèle. Merci de votre amour.

Je vous en suis, à tous, reconnaissante et j’espère que mon travail vous fera honneur.

(3)

SERMENT

« Au moment d’être admise à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admise dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçue à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonorée et méprisée si j’y manque. »

(4)

TABLE DES MATIERES

REMERCIEMENTS ……… 2 SERMENT ………. 3 TABLE DES MATIERES ……….. 4 ABREVIATIONS ……….

LISTE DES FIGURES ……….

INTRODUCTION ………

I.

L’activité physique, l’inactivité et la sédentarité

II.

Le sommeil

III.

Les écrans

MATERIEL ET METHODE ……….

I. L’Objectif de l’étude II. Le type d’étude III. Matériel

A. Population étudiée

B. Elaboration du questionnaire C. Déroulement

D. Méthode d’analyse

RESULTATS ………..

I. Participation

II. Profil des répondants III. Résultats principaux

A. Répartition du temps libre des enfants nantais

Chez les 3-11ans

Chez les 3-4ans

Chez les 5-11ans

B. Comparaison aux directives canadiennes

Les 3 directives canadiennes

La directive sur le sommeil

La directive sur l’activité physique

La directive sur le temps d’écran

C. Facteurs sociodémographiques influençant le respect de la directive canadienne sur le temps d’écran

IV. Autres résultats

A. Focus sur les écrans

Temps d’écran

Ecran avant l’école

Ecran avant le coucher

(5)

Possession d’outils numériques

Usage seul des écrans

Règles concernant l’usage des écrans

Effets nocifs des écrans selon les parents

Temps d’écran des parents B. Focus sur l’activité physique

Sport en club

Activités en extérieur

Mode de transport domicile-école

Activité physique parent-enfant

Niveau d’activité des enfants selon les parents

Activités préférées des enfants selon les parents DISCUSSION ………

I. Interprétation des résultats A. Répartition du temps libre

B. Comparaison aux directives canadiennes

C. Facteurs sociodémographiques déterminant le respect de la directive canadienne sur le temps d’écran

D. Focus sur les écrans

E. Focus sur l’activité physique

II. Comparaison aux données de la littérature A. Répartition du temps libre

Le temps de sommeil

Le temps d’activité physique modérée à intense

Le temps d’écran

B. Comparaison aux directives canadiennes

Les 3 directives

Directive sur le sommeil

Directive sur l’activité physique

Directive sur le temps d’écran C. Les facteurs sociodémographiques D. Autres résultats

Focus sur les écrans

Focus sur l’activité physique III. Les limites de l’étude

A. Liées au profil des répondants B. Liées à la méthodologie

Taux de participation

Puissance

Biais de sélection

Biais d’imprécision

Biais de désirabilité sociale C. Les points forts de l’étude

CONCLUSION ………

(6)

BIBLIOGRAPHIE ……….

ANNEXES ………..

Annexe 1 : Questionnaire de l’étude

Annexe 2 : lettre d’accompagnement à destination des parents

Annexe 3 : directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h pour les 0-4ans Annexe 4 : directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h pour les 5-17ans Annexe 5 : Tableau 2 : temps moyens et médians de sommeil, d’activité physique, d’activité sédentaire sans écran et d’écran selon le type de jour et l’âge des enfants

Annexe 6 : tableau 3 : Etude de l’influence de différents facteurs sociodémographiques qualitatifs sur le respect de la directive canadienne concernant le temps d’écran chez les enfants de 3-11 ans nantais

Annexe 7 : Tableau 4 : Etude de l’influence de différents facteurs sociodémographiques

quantitatifs sur le respect de la directive canadienne concernant le temps d’écran chez les enfants de 3-11 ans nantais

Annexe 8 : tests de corrélation

(7)

ABREVIATIONS

AAP : Académie Américaine de Pédiatrie Bac : baccalauréat

Catégorie socio + : catégorie sociale supérieure Cf : Confer

CSA : Conseil Supérieur de l’Audiovisuel H : heure

J : jour

MET : Metabolic Equivalent of Task Min : minutes

Mr : Monsieur

REP : Réseau d’éducation prioritaire S : semaine

< : inferieur

> :

Supérieur

= : égal / : par

(8)

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Diagramme de flux.

Figure 2 : Répartition des 18h de temps libre des enfants nantais de 3-11ans, les jours d’école.

Figure 3 : Répartition des 24h de temps libre des enfants nantais de 3-11ans, les jours sans école.

Figure 4 : Répartition des 18h de temps libre des enfants nantais de 3-4ans, les jours d’école.

Figure 5 : Répartition des 24h de temps libre des enfants nantais de 3-4ans, les jours sans école.

Figure 6 : Répartition des 18h de temps libre des enfants nantais de 5-11ans, les jours d’école.

Figure 7 : Répartition des 24h de temps libre des enfants nantais des 5-11ans, les jours sans école.

Figure 8 : Répartition du nombre d’enfants de 3-11ans selon le temps d’écran les jours d’école Figure 9 : Répartition du nombre d’enfants de 3-11ans selon le temps d’écran les jours sans école Figure 10 : Répartition du nombre d’enfants de 3-4ans selon le temps d’écran les jours d’école Figure 11 : Répartition du nombre d’enfants de 3-4 selon le temps d’écran les jours sans école Figure 12 : Répartition du nombre d’enfants de 5-11ans selon le temps d’écran les jours d’école Figure 13 : répartition du nombre d’enfants de 5-11ans selon le temps d’écran les jours sans école Figure 14 : histogramme représentant les principales règles, concernant l’usage des écrans, établies par les parents

Figure 15 : Diagramme des principaux effets possiblement nocifs des écrans selon les parents Figure 16 : Activités préférées des enfants de 3-11ans, pendant leur temps libre, selon les parents

Tableau 1 : caractéristiques des enfants inclus

Tableau 2 : temps moyens et médians de sommeil, d’activité physique, d’activité sédentaire sans écran et d’écran selon le type de jour et l’âge des enfants

Tableau 3 : Etude de l’influence de différents facteurs sociodémographiques qualitatifs sur le respect de la directive canadienne concernant le temps d’écran chez les enfants de 3-11 ans nantais

Tableau 4 : Etude de l’influence de différents facteurs sociodémographiques quantitatifs sur le respect de la directive canadienne concernant le temps d’écran chez les enfants de 3-11 ans nantais

Tableau 5 : test de corrélation entre âge du père et âge de la mère

Tableau 6 : test de corrélation entre temps d’écran du père et temps d’écran de la mère Tableau 7 : test de corrélation entre diplôme du père et diplôme de la mère

(9)

INTRODUCTION

Les données de la science montrent que l’activité physique est nécessaire à la bonne santé et au bon développement de l’enfant (1) et (2), tout comme un bon sommeil (en quantité et qualité) (3) et un temps de sédentarité réduit (4), notamment le temps d’écran (5).

Les données les plus récentes montrent que ces différents éléments interagissent entre eux et influencent l’effet, de chacun, sur la santé. Par exemple, les bénéfices d’une activité physique modérée à intense, correspondant aux recommandations OMS, peuvent être atténués si l’enfant dort mal et/ou s’il est trop sédentaire le reste du temps.

De plus, bien dormir permet d’être en forme pour faire de l’activité physique et donc limiter les activités sédentaires. L’activité physique permet de mieux dormir, tout comme la diminution du temps d’écran. De même, passer beaucoup de temps devant un écran altère le sommeil ce qui entraine une fatigue diurne non propice à l’activité physique... Ces comportements sont tous corrélés les uns aux autres et maintenir un équilibre entre eux, au quotidien, est donc primordial afin de favoriser une croissance et un développement sains des enfants (5).

C’est donc l’association de plus d’activité physique, bon sommeil et moins de sédentarité qui a un réel impact sur la santé (6), (7) et (8). Effectivement, ces éléments pris séparément n’ont qu’un effet modeste sur la santé (9).

C’est pourquoi la Société canadienne de physiologie de l’exercice (SCPE) et ses partenaires, ont élaboré, en 2016, des directives canadiennes en matière de mouvement sur 24h pour les enfants et les jeunes. Cette approche intégrée tient compte de tous les comportements en matière de mouvement sur une journée (de l’activité physique intense au sommeil) pour promouvoir une santé optimale (9).

Ces directives recommandent aux enfants de 3-4ans (10) :

- 10 à 13 heures de sommeil de bonne qualité, qui peuvent inclure une sieste, avec des heures de coucher et de lever régulières

- Au moins 180 minutes d’activités physiques variées réparties au cours de la journée, dont au moins 60 minutes de jeu énergique

- D’éviter d’être immobilisé pendant plus d’une heure à la fois ou de rester en position assise pendant des périodes prolongées. Le temps sédentaire passé devant un écran devrait être limité à une heure. Pendant les périodes de sédentarité, les personnes qui prennent soin d’eux sont encouragées à lire un livre avec eux ou à leur raconter des histoires, par exemple.

De la même façon, elles recommandent aux enfants de 5-17ans (11) :

- 9 à 11 heures de sommeil par nuit sans interruption et des heures de coucher et de lever régulières

- L’accumulation d’au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité moyenne à élevée comprenant une variété d’activités aérobies. Des activités physiques d’intensité élevée et des activités pour renforcer les muscles et les os devraient être intégrées au moins 3 jours par semaine

- Plusieurs heures d’une variété d’activités physiques d’intensité légère structurées et non structurées

(10)

- Un maximum de 2 heures par jour de temps de loisir devant un écran et un minimum de périodes prolongées en position assise

Ces directives sont à retrouvées en annexe 3 et 4.

A l’heure où les écrans prennent une place de plus en plus importante dans notre quotidien (12), il semble nécessaire d’insister sur cet ensemble de comportements en matière de mouvement sur 24h afin de favoriser la santé des enfants. En effet, le temps passé devant un écran est un

contributeur majeur du temps de loisir passé dans une activité sédentaire (13), délétère pour la santé. De plus, comme nous le verrons plus loin, le temps d’écran altère la durée et la qualité du sommeil (14). Il est donc nécessaire de réduire le temps d’écran et cette diminution pourrait donc passer par une meilleure répartition des activités telle que proposée par les Directives

canadiennes.

En tant que médecin généraliste, nous avons un rôle primordial dans la prévention et la promotion de la santé des enfants et l’enfance est un temps privilégié pour acquérir les bonnes habitudes de vie. Effectivement, un enfant actif a plus de chance de devenir un adulte actif qu’un enfant inactif. Nous nous devons donc d’encourager les comportements favorables à une bonne santé et d’informer des habitudes qui lui sont nuisibles.

C’est dans cette optique que nous devons encourager l’activité physique et toutes les habitudes permettant une bonne hygiène du sommeil et tenter d’inciter nos patients à réduire leur temps de sédentarité, en particulier le temps devant les écrans. C’est pourquoi, il est essentiel de bien connaitre les habitudes de notre population afin de proposer des conseils adéquats.

En France, plusieurs études décrivent les niveaux d’activité physique et d’usage des écrans par les enfants, tels que : la cohorte ELFE (15) pour les enfants de moins de 2ans, les études INCA, dont la dernière, INCA 3, date de 2017 (16) et l’Etude Nationale Nutrition Santé (ENNS) (17).

Cependant, ces études ne mesurent que l’activité physique et le temps d’écran mais ne

s’intéressent pas à l’ensemble du temps libre des enfants, dans sa globalité. Elles ne tiennent pas compte du temps de sommeil ni du temps de sédentarité sans écran. Qu’en est-il exactement de la répartition du temps libre (extra-scolaire), entre activité physique, activités sédentaires avec et sans écrans et sommeil, des enfants de 3-11 ans, à Nantes, en 2019 ? Cette répartition

correspond-elle aux directives canadiennes ? A quel point en est-elle éloignée ? Quelle place occupe les écrans dans cette répartition ? Quels déterminants sociodémographiques s’associent à une consommation d’écran excessive ?

Notons que nous nous sommes appuyés sur les directives canadiennes car il n’existe pas de directives de ce type en France, intégrant ces différents comportements en matière de mouvement sur l’ensemble de la journée.

(11)

L’objectif de notre enquête est donc de décrire la répartition du temps libre (extra-scolaire) des enfants nantais de 3-11ans en 2019, et de la comparer à celle recommandée par les directives canadiennes, afin d’adapter nos conseils, en matière de mouvement sur 24h, à nos patients.

Nous voulions également porter une attention particulière à la consommation d’écran, aussi bien quantitative que qualitative, de ces enfants et identifier les facteurs sociodémographiques

déterminant le temps d’écran.

En effet, mieux connaitre les comportements, les habitudes, de notre population et les facteurs les influant permettra de déterminer les points de ces directives sur lesquels insister et de cibler les enfants nécessitant une vigilance accrue afin qu’ils soient plus actifs, moins sédentaire, et

notamment moins devant les écrans, et donc en meilleure santé. Evaluer la répartition du temps libre des enfants est une étape nécessaire avant de proposer un schéma d’activité pour les enfants correspondant aux recommandations et qui soit réaliste.

(12)

I. Activité physique, inactivité physique et sédentarité

L’activité physique correspond à « tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui demande une dépense d’énergie supérieure à celle du repos » (18).

Pour les enfants et les jeunes, l’activité physique englobe le jeu, les sports, les déplacements, les activités récréatives, l’éducation physique, dans le contexte familial, scolaire ou communautaire (18).

Il existe différents niveaux d’intensité d’activité physique, qui peuvent être classés selon leur intensité en MET (unité de mesure représentant un multiple de l’énergie dépensée au repos) ou selon l’effort ressenti (capacité personnelle d’un individu évaluée par une échelle d’effort de 0 à 10) (18) et (19) :

- L’activité physique d’intensité légère : activité entre 1,6 et 2,9 METs, pas d’essoufflement, pas de transpiration, effort ressenti à 3-4

- L’activité physique d’intensité modérée : activité entre 3 et 5,9 METs, essoufflement modéré, conversation possible, légère transpiration, effort ressenti 5-6

- L’activité physique d’intensité soutenue : activité > 6 METs, essoufflement marqué conversation difficile voire impossible, transpiration abondante, effort ressenti > 7 Il existe également différents types d’activité physique :

- Les activités d’endurance qui permettent d’améliorer la fonction cardio-respiratoire (course, vélo, natation, corde à sauter…) (18)

- Les activités de renforcement musculaire qui permettent d’entretenir la force et d’assurer la précision des mouvements (monter-descendre les escaliers, porter les courses… et tous les exercices faisant travailler des groupes musculaires spécifiques) (19)

- Les activités d’assouplissement qui permettent d’améliorer l’amplitude articulaire (étirements) (19)

- Les activités d’équilibre qui permettent de diminuer le risque de chutes (19)

Le fait de pratiquer une activité physique régulière présente de nombreux bénéfices pour la santé (2). Il permet d’améliorer l’endurance cardio-respiratoire, la forme musculaire, l’état osseux (minéralisation et densité osseuse (20)) et réduit le risque de maladies non transmissibles (cardiopathie ischémique, accident vasculaire cérébral, diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémie, cancer du côlon et du sein et dépression) (18). De plus, l’exercice physique est un déterminant essentiel de la dépense énergétique permettant ainsi un bon équilibre énergétique et un bon contrôle du poids (18) et (19). L’activité physique est également un moyen d’améliorer le sommeil (19), qui a, comme nous allons le voir, un rôle primordial dans la santé des enfants.

Ajoutons que l’activité physique est essentielle à un cerveau en bonne santé. L’activité physique tout au long de l’enfance et de l’adolescence est associée à de meilleurs processus cognitifs (réfléchir, apprendre, se concentrer, mémoriser…), et donc à de meilleurs performances scolaires, ainsi qu’à une meilleure santé mentale (bien-être émotionnel, psychologique et social) par une meilleure gestion du stress, une meilleure maitrise de soi et de ses émotions et une meilleure estime de soi (5).

(13)

Il semblerait qu’il existe une relation dose-effet entre l’activité physique et les bénéfices pour la santé (2). Effectivement, une dose plus importante d’activité physique serait associée à une amélioration des indicateurs de l’endurance cardio-respiratoire et du métabolisme.

Chez l’enfant l’enjeu de l’activité physique est encore plus important que chez l’adulte car il construit, jusqu’à l’âge de 20 ans, son capital santé. C’est à dire qu’à la fin de l’adolescence, nous sommes au maximum de nos capacités cardio-respiratoires, qui ne vont que décroître par la suite.

Avoir une enfance et une adolescence actives permet donc de partir avec un meilleur capital santé (21). De plus, avoir une activité physique dès le plus jeune âge permet de développer son gout pour l’activité. Un enfant ou un adolescent actif a plus de chances de devenir un adulte actif (21).

C’est pourquoi, l’OMS recommande aux enfants de 5-17ans, quel que soit leur sexe, leur appartenance ethnique ou leur niveau de revenu, d’accumuler au moins 60 min par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue, en particulier une activité physique d’endurance, et de pratiquer des activités d’intensité soutenue, notamment celles renforçant le système musculaire et osseux, au moins trois fois par semaine (18). Pour les enfants, le

renforcement musculaire peut être non structuré et faire partie du jeu (jouer sur des aires de jeux, grimper aux arbres, pousser-tirer…). Les exercices physiques exerçant une pression sur les os correspondent à ceux entrainant une mise en charge ciblées (course, mouvements de rotation, saut…).

L’inactivité physique correspond à un niveau d’activité physique inférieur aux recommandations (19). En d’autres termes, les enfants et les jeunes sont considérés inactifs s’ils pratiquent moins de 60min/j d’activité physique d’intensité modérée à élevée.

Il est important d’ajouter que, pour des enfants ne pratiquant aucune activité physique, le fait d’en pratiquer une, même en deçà des niveaux recommandés, présentera plus d’avantages que de ne rien faire du tout (2) et (18).

La sédentarité correspond aux « situations passées en position assise ou allongée, en dehors de la période de sommeil et de repas, dans lesquelles les mouvements du corps sont réduits à leur minimum » (19). Elle correspond donc aux activités < 1,6 METs, sans essoufflement ni

transpiration et avec un effort ressenti < à 2.

Elle représente le 4ème facteur de risque de mortalité à l’échelle mondiale (6% des décès) et 5%

de la mortalité mondiale est imputable à la surcharge pondérale et à l’obésité (22).

Le niveau de sédentarité progresse dans bon nombre de pays avec une incidence majeure sur la prévalence des maladies non transmissibles, tels que les maladies cardio-vasculaires, le diabète et le cancer, et de leurs facteurs de risque tels que l’hypertension artérielle, l’intolérance au glucose et la surcharge pondérale. En effet, on estime que la sédentarité constitue la cause principale d’environ 21 à 25% des cancers du sein et du côlon, 27% des diabètes et 30% des maladies cardiaques ischémiques (22).

L’ANSES recommande donc d’éviter de rester plus d’une heure d’affilée en position assise ou allongée (hors du temps de sommeil et de repas) pour les enfants de moins de 5 ans et plus de 2h consécutives pour les enfants de 6-11 ans (19).

La sédentarité et l’inactivité physique représentent des facteurs de risque distincts de plusieurs maladies non transmissibles et l’activité physique régulière ne compense pas complétement les effets néfastes de la sédentarité (23). Les enfants et les jeunes sont donc incités à augmenter leur temps d’activité physique intense, notamment aérobie, afin d’obtenir un meilleur bénéfice pour

(14)

la santé (2), ainsi qu’à diminuer leur temps de sédentarité. Pour reprendre le message de la Fédération Française de Cardiologie : « un enfant prend plus de risques à rester assis qu’à bouger » (21)

II. LE SOMMEIL

Un sommeil suffisant et de bonne qualité est un élément essentiel pour la santé et le bien-être.

En particulier chez l’enfant et l’adolescent, pour qui le sommeil est particulièrement important pour apprendre, pour la régulation des émotions et des comportements (14) et pour le maintien d’un poids de forme (24). Effectivement, un sommeil insuffisant et/ou de mauvaise qualité est associé à :

- Une altération de la vigilance, de la mémoire et de la concentration, ce qui peut affecter les performances scolaires (14).

- Des troubles de l’humeur et du comportement (14).

- Un plus grand risque de surpoids et d’obésité (24).

- Un retard de croissance (25).

C’est pourquoi, la National Sleep Foundation recommande un temps de sommeil de 10-13h par jour pour les enfants de 3 à 5 ans et un temps de sommeil de 9-11h par jour pour les 6-13ans (25).

L’ANSES recommande, quant à elle, 11-14 heures de sommeil pour les 0-5ans et 9-11h pour les 6- 11ans. Elle recommande également des horaires de coucher réguliers, d’éviter l’exposition aux écrans au moins dans l’heure qui précède le coucher, de privilégier un coucher tôt plutôt qu’un lever tardif et de pratiquer une activité physique dans la journée (19).

Or l’enfance et l’adolescence sont des périodes propices pour inculquer les bonnes habitudes, dont l’hygiène de sommeil. Nous devons donc faire du sommeil une de nos priorités, afin de permettre à nos enfants de bien se développer.

III. LES ECRANS

L’utilisation excessive des écrans peut entrainer :

- Une altération du sommeil (coucher tardif, temps de sommeil plus court), en particulier en cas d’utilisation avant le coucher (5) (14) (26) et (27). L’efficacité du sommeil varierait de 30% du fait de l’utilisation de médias (27). A noter que, le simple fait d’avoir des médias électroniques dans la chambre peut affecter le sommeil des enfants (14).

Plusieurs mécanismes peuvent être en jeu : déplacement du temps de sommeil vers le temps d’écran, stimulation psychique liée au contenu, diminution de la sécrétion de Mélatonine (hormone du sommeil) en lien avec la lumière bleue émise par les écrans (26).

Notons que l’enfant pré-pubère est plus sensible que l’adulte aux effets de la lumière, et

(15)

tout particulièrement à ceux de la lumière bleue, du fait d’une pupille plus large et d’un taux de transmission lumineuse plus important à travers le cristallin (26).

- Une prise de poids (5) et (28). En effet, chaque heure par semaine devant un écran est associée à une augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC). Il semblerait que l’exposition à la publicité alimentaire et que la diminution de l’attention portée aux signes de satiété, lorsque l’on regarde la télévision en mangeant, soient en cause (28). Ajoutons, que le surpoids, et donc l’usage excessif d’écrans, sont associés à une augmentation du risque cardio-vasculaire (5).

- Des retards cognitifs, psychomoteurs et du langage (28), en particulier pour une consommation excessive de télévision précocement. En effet, l’enfant a besoin

d’interactions sociales, d’explorer, de manipuler pour développer ces compétences. La diminution des interactions parents-enfants lorsque la télévision est allumée est un des facteurs responsables de ces retards nuisibles aux performances scolaires.

- Une altération des fonctions exécutives, chez les enfants d’âge préscolaire, d’autant plus que la consommation est importante, précoce et que le contenu est inadapté (28).

- Une diminution des interactions sociales et de la santé émotionnelle (5) et (28).

Une utilisation adaptée des écrans présente également des bénéfices :

- A 2 ans, un enfant peut apprendre des mots grâce au chat-vidéo en présence d’un adulte ou avec des interfaces tactiles interactives qui incitent les enfants à choisir les bonnes réponses

- Certains programmes télévisuels ou certaines applications bien conçus peuvent favoriser le développement cognitif, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et la socialisation des enfants de 3-5ans (28)

Cependant, les capacités cognitives et les fonctions exécutives, la persévérance, le contrôle des impulsions, la régulation des émotions, la créativité, la flexibilité de la pensée…, se développent principalement par des jeux sociaux non structurés et des interactions parents-enfants et non par des jeux digitaux (28). L’utilisation des écrans ne doit donc pas remplacer les autres activités importantes pour la santé et le développement des enfants et l’enfance est un moment privilégié pour inculquer les bonnes habitudes en matière de consommation des médias.

C’est en tenant compte de ces impacts sur le développement et la santé des enfants, que de nombreuses recommandations sur l’utilisation des écrans ont été proposées par différentes sociétés savantes.

L’Académie des Sciences a publié un rapport en 2013 (29) puis un appel, en 2019, en association avec l’Académie Nationale de Médecine et l’Académie des Technologies (30), préconisant :

- D’éviter toute exposition aux écrans avant 2 ans. En effet, aucun effet positif de l’usage des écrans n’est reconnu avant 2 ans et la place des écrans interactifs ludiques reste discutée à cet âge (29). Cette préconisation est remplacée, en 2019, par celle, avant 3ans, de « Ne pas mettre à disposition des enfants laissés seuls les écrans sous toutes leurs formes et surtout ceux dont les enfants peuvent eux-mêmes contrôler l’usage » (30).

- D’éviter, après 2 ans, « l’exposition passive et prolongée, à la télévision, sans présence humaine interactive et éducative » (29). Privilégier l’utilisation ludique et pédagogique des

(16)

écrans. Pour cela, une vidéothèque peut être constituée afin d’éviter l’exposition à la publicité et aux programmes de mauvaise qualité.

- De 3-10ans, de « fixer un temps ritualisé dédié aux écrans, de préférer les écrans partagés et accompagnés aux écrans solitaires, de parler avec l’enfant de ce qu’il voit et fait avec les écrans et d’éviter d’acheter aux plus jeunes des outils numériques personnels » (30)

- De promouvoir l’éducation aux écrans : apprendre l’autorégulation face aux écrans, apprendre la différence entre réel et virtuel …

- De métisser la culture du numérique, favorisant une forme d’intelligence multitâche, plus rapide et flexible, avec celle de la lecture, favorisant une forme d’intelligence plus lente, mono-tâche et approfondie, afin de bénéficier des avantages des deux.

- D’instaurer un climat de confiance afin de permettre le dialogue entre parents et enfants sur ce que ces derniers voient.

L’Académie Américaine de pédiatrie (AAP) a établie des recommandations dès 1999 puis les a modifiés en 2016 (28), suite à une méta-analyse s’intéressant à l’influence des médias sur la santé et le développement des enfants de 0-5ans. Cette revue de la littérature a permis d’étudier les bénéfices éducatifs potentiels des écrans ainsi que les problèmes de santé qu’ils engendrent chez le jeune enfant. Parmi ses nouvelles recommandations :

- L’utilisation d’écrans doit être découragée avant 18 mois, en dehors du chat-vidéo. Les écrans interactifs peuvent être, ensuite, utilisés en sélectionnant des programmes adaptés.

Les interactions avec un adulte sont cruciales lors des périodes d’utilisation.

- Entre 2 et 5 ans, le temps d’écran ne doit pas dépasser 1h par jour.

- Aucun écran ne doit être utilisé pendant les repas et 1h avant le coucher. Les écrans doivent être exclus des chambres des enfants.

- Informer les parents sur les effets négatifs d’une utilisation inadaptée des écrans sur les jeunes enfants.

- Encourager les parents à établir un « plan familial médias » afin de définir des règles éducatives autour des écrans, de poser des limites, d’encourager les échanges et d’insister sur l’importance du modèle parental.

- Pour les industriels, cesser de développer des programmes pour les moins de 18 mois et développer, avec des professionnels de la petite enfance (éducateurs, psychologues, pédiatres…), des programmes de qualité pour les plus âgés.

Le CSA, lors de campagnes de sensibilisation à la protection du jeune public (31), adresse 3

messages aux enfants : « Regarde des programmes de ton âge », « Parle à tes parents de ce que tu as vu », « Ne passe pas ton temps devant les écrans » et 6 messages aux parents : « Pas d’écrans avant 3 ans », « Avant 8 ans, seulement des programmes pour enfants », « Limitons le temps passé devant les écrans », « Une signalétique à respecter », « La télévision, c’est mieux quand on en parle », « Devenir un parent et un téléspectateur actif ».

Le psychiatre français Serge Tisseron a conçu en 2008 la règle des « 3-6-9-12 » (pas d’écrans avant 3 ans, pas de console de jeu personnelle avant 6 ans, pas d’internet avant 9 ans, pas d’internet seul avant 12 ans), qu’il actualise en 2016 (32) :

- « Avant 3 ans, jouez, parlez, arrêtez la télé »

- « De 3-6 ans, limitez les écrans, partagez-les en famille » - « De 6-9 ans, créez avec les écrans, expliquez-lui les écrans »

(17)

- « De 9-12 ans, apprenez-lui à se protéger et à protéger ses échanges » - « Après 12 ans, restez disponibles, il a encore besoin de vous ».

Le Groupe de pédiatrie générale, synthétise les recommandations précédentes, en proposant 5 messages clés, simples et inspirés du rapport de l’Académie des Sciences de 2013, des

propositions de l’Académie Américaine de pédiatrie de 2016, des règles « 3-6-9-12 » de Serge Tisseron de 2008 et 2016 et de deux journées d’étude organisées en 2016 à Paris et Lyon (33) :

- « Comprendre le développement des écrans sans les diaboliser »

- « Des écrans dans les espaces de vie collective, mais pas dans les chambres des enfants » - « Des temps sans aucun écran »

- « Oser et accompagner la parentalité pour les écrans » - « Veiller à prévenir l’isolement social »

Les dernières recommandations n’insistent plus, seulement, sur des limites de temps et sur la qualité des contenus mais aussi sur l’importance du partage sur l’utilisation des écrans entre parents et enfants, sur l’établissement de limites parentales et sur la nécessité que leurs usages ne réduisent pas le temps accordé à d’autres activités essentielles à leur santé et à leur

développement (jeu libre, interactions sociales, activité physique, sommeil…).

Pour conclure, la société canadienne de pédiatrie s’est donc inspirée des recommandations de l’OMS, en ce qui concerne l’activité physique, de la National Sleep Foundation, en ce qui

concerne la durée de sommeil et de l’AAP, en ce qui concerne la durée d’exposition aux écrans, pour établir ces directives canadiennes en matière de mouvement.

Suivre ces directives, pendant la petite enfance, est associé à (5) : - Un meilleur profil de croissance

- Une meilleure condition physique, aussi bien cardio-respiratoire que musculo- squelettique, et une meilleure composition corporelle.

- Un meilleur développement cognitif et psychomoteur

- Une meilleure régulation des émotions et à une meilleure santé psycho-sociale.

- Une meilleure qualité de vie et de bien-être - Une diminution du risque de blessures

(18)

MATERIEL ET METHODE

I. OBJECTIF DE L’ETUDE

L’objectif de cette étude est de décrire la répartition du temps libre (extra-scolaire) des enfants nantais de 3-11 ans, en 2019 et de la comparer aux directives canadiennes en matière de

mouvement sur 24 heures afin d’adapter, au mieux, nos messages et actions de prévention à notre population.

Le critère de jugement principal était les temps moyens des différents types de mouvements sur 24h (sommeil, activité physique modérée à intense, sédentarité avec et sans écran).

Les objectifs secondaires étaient d’évaluer la consommation d’écran des enfants nantais et de déterminer les facteurs socio-économiques influant sur cette consommation.

II. LE TYPE D’ETUDE

Il s’agit d’une étude descriptive observationnelle quantitative par questionnaire.

Il s’agissait de la méthode la plus appropriée pour évaluer quantitativement le temps consacré à l’activité physique, celui consacré au sommeil et celui consacré aux activités sédentaires avec et sans écran.

III. MATERIEL

A. Population étudiée

Nous avons choisi d’interroger l’ensemble des parents d’enfants de 3-11 ans, scolarisés dans plusieurs écoles primaires de Nantes :

- L’école de la Jonelière, avec 180 élèves (71 de maternelle et 109 d’élémentaire) - L’école Ampère, avec 297 élèves (107 de maternelle et 190 d’élémentaire)

- L’école Françoise Dolto, école de REP (réseaux d’éducation prioritaire), avec 243 élèves (110 de maternelle et 133 d’élémentaire)

- L’école Paul Gauguin, école de REP, avec 280 élèves (116 de maternelle et 164 d’élémentaire)

Nous avons donc interrogé, au total, les parents de 1000 élèves.

Nous avons tiré au sort ces écoles parmi une liste des écoles primaires publiques nantaises issue de la liste des écoles publiques de la Loire Atlantique (34), publiée par l’Académie de Nantes, pour l’année 2018-2019 ; et une liste des écoles primaires nantaises classées en REP issue de la liste des écoles et collèges de REP et REP + de Loire-Atlantique publiée par le réseau canopé (35).

(19)

Il était initialement prévu d’interroger également les parents d’élèves scolarisés dans des écoles privées mais compte tenu des démarches administratives pour obtenir les autorisations et du nombre de parents de la catégorie socio + ayant déjà répondu aux questionnaires distribués dans l’école Ampère, école située dans un quartier favorisé de Nantes, nous n’avons finalement pas juger nécessaire de distribuer des questionnaires dans ces écoles.

Nous avons choisi la tranche d’âge de 3-11 ans car il s’agit de la tranche d’âge scolarisée à l’école primaire et donc nous pouvions avoir accès à la grande majorité d’entre eux. A noter que, nous avions initialement choisi la tranche d’âge 3-10 ans. En effet, 10 ans est l’âge correspondant au début de l’adolescence, période associée à des problématiques spécifiques que nous ne pouvions aborder dans ce travail. Cependant, nous avons choisi de ne pas exclure les enfants de 11ans scolarisés en primaire, dont les parents avaient répondu aux questionnaire, c’est pourquoi nous avons finalement retenu la tranche d’âge 3-11ans. De plus, en France, l’étude Elfe (15) avait déjà étudié l’activité physique et l’usage des écrans, ainsi que les facteurs sociodémographiques influant sur ces activités, chez les enfants de 2 ans mais pas pour les tranches d’âge supérieures.

Nous avons choisi la ville de Nantes car il s’agit de notre lieu d’exercice.

Nous avons distribué 1 questionnaire par enfant. Le questionnaire concernait les enfants mais était distribué aux parents et rempli par ces derniers.

B. L’élaboration du questionnaire

Nous avons construit un questionnaire, court, composé de questions compréhensibles, les plus neutres possibles, afin de favoriser les réponses comme le préconisent les documents de

référence utilisés (36) et (37).

Ce questionnaire comprenait 4 parties :

- Une partie comprenant les données sociales, visant à identifier le profil des familles répondantes, intitulée « pour mieux connaitre votre enfant »

- Une partie sur le sommeil - Une partie sur l’activité physique

- Une partie sur la sédentarité et les écrans

Notons que nous avons choisi d’interroger les parents que sur la pratique de ces différentes activités lors du temps extra-scolaire pour une question de faisabilité de l’enquête. En effet, il nous semblait difficile de demander aux parents d’évaluer la répartition de ces activités pendant le temps scolaire.

Le questionnaire était anonyme afin de limiter le biais de « désirabilité sociale ». Il était auto- administré, c’est-à-dire rempli par les parents quand ils le souhaitaient et sans regard extérieur au moment du remplissage.

Nous nous sommes inspirés de questionnaires préexistants et validés pour construire le nôtre : questionnaire IPAQ (International Physical Activity Questionnaire) (38), questionnaire GPAQ (Global Physical Activity Questionnaire) (39), questionnaire RPAQ (Questionnaire sur l’Activité Physique Récente) (40) et le questionnaire utilisé dans les enquêtes ENNS (17) et Inca 2 (16). Un

(20)

guide élaboré par la fédération nationale des observatoires régionaux de la santé compile ces questionnaires utilisés dans les études nationales menées dans le domaine de la nutrition (41).

Le questionnaire a été construit en collaboration avec mon directeur de thèse, relu par le Pr Launay et le Dr Laurent Brutus puis testé auprès de 4 parents de 4 enfants de 3 à 11 ans, issus de mon entourage. Il s’est avéré que les questions semblaient être bien comprises mais qu’il était nécessaire d’insister sur le fait que les données étaient anonymes. Nous avons supprimé « A l’heure des écrans » du titre du questionnaire afin de ne pas induire de biais de désirabilité sociale.

C. Déroulement

Le questionnaire a été distribué aux parents par les professeurs des écoles puis rendu aux professeurs dans une enveloppe cachetée afin de garantir l’anonymat des répondeurs. La distribution s’est faite de mai 2019 à novembre 2019.

A la demande de Mr l’inspecteur d’académie, une lettre d’accompagnement adressée aux parents, expliquant plus en détail notre démarche, était également fournie.

Nous avons obtenu l’autorisation de l’inspection d’académie pour réaliser cette enquête.

L’école de la Jonelière a également sollicité l’autorisation de l’association des parents d’élèves.

Le recueil des questionnaires s’est poursuivi jusqu’au 13 décembre 2019.

D. Méthode d’analyse

Nous avons saisi nos données dans un tableau Excel afin de réaliser les pourcentages, moyennes et médianes et nous avons réalisé nos analyses statistiques grâce au site BiostaTGV.

Pour évaluer l’influence de variables qualitatives sur le respect de la directive concernant le temps d’écran, nous avons utilisé un test du Chi 2, quand cela était possible, et un test de Fischer, quand les effectifs attendus étaient <5, et pour les variables quantitatives nous avons utilisé un test de Student. Pour ces variables, l’étude de leur corrélation s’est faite grâce à un test du Chi 2 pour celles qui étaient qualitatives et grâce à un test de corrélation de Pearson pour celles qui étaient quantitatives.

Nous avons choisi p<0,05 comme significatif.

Toutes les moyennes sont données avec leur écart-type, entre parenthèses, les pourcentages avec leur intervalle de confiance à 95%, entre crochets, et les médianes avec leur 1er et 3ème quartile, entre parenthèses.

Notons que nous avons interrogé les parents sur le temps de sédentarité sans écran mais nous ne l’avons pas interprété. En effet, en l’absence de définition claire de cette dernière, nous ne

pouvions la comparer aux données préexistantes. « En effet, dans la recherche sur le

comportement sédentaire, tous n’utilisent pas les mêmes termes et définitions de la sédentarité » (5). C’est pourquoi, l’ANSES « recommande la définition d’un repère scientifique sur la sédentarité en complément de celui existant sur l’activité physique » (16)

(21)

RESULTATS

I- PARTICIPATION

Sur 19801 enfants de 3 à 11 ans scolarisés dans une école publique nantaise, en 2019 (42), nous avons interrogé les parents de 1000 élèves. 272 nous ont répondu soit un taux de participation à 27,2%. Nous avons obtenu 43 réponses de l’école La Jonelière (soit un taux de participation dans cette école de 23,9%), 166 réponses de l’école Ampère (soit un taux de participation de 56%), 0 réponses de l’école Françoise Dolto et 63 réponses de l’école Paul Gauguin (soit un taux de participation de 22,5%). Sur les 477 parents d’élèves scolarisés en école non REP, que nous avons interrogé, 209 ont répondu, soit 44% et sur les 523 parents d’élèves scolarisés dans une école REP, seulement 63 ont répondu soit 12%.

Population cible : 19801

Population source : 1000

Taux de retour et d’exploitation : 272 Figure 1 : Diagramme de flux

II- PROFIL DES REPONDANTS

caractéristiques Enfants n total = 272

Age (n=270)

Age moyen en années (écart-type)

Age médian en années (1er quartile-3ème quartile)

6,72 (2,35) 6,5 (5-9) Sexe (n=271)

% de filles [IC]95%

% de garçon [IC]95%

51% [45-57]

49% [43-55]

Tranches d’âge (n=272)

% de 3-4ans [IC]95%

% de 5-11ans [IC]95%

24% [19-29]

76% [71-81]

Classe (n=267)

% d’enfants en maternelle [IC]95%

% d’enfant en élémentaire [IC]95%

42% [36-47]

58% [53-64]

Age du père (n=205)

Age moyen du père en années (écart-type)

Age médian du père en années (1er quartile-3ème quartile)

40,3 (6,20) 39 (37-44) Age de la mère (n=252)

Age moyen de la mère en années (écart-type)

Age médian de la mère en années (1er- 3ème quartiles)

37,7 (5,45) 38 (34,75-41)

(22)

Tableau 1 : caractéristiques des enfants inclus Type de famille (n=253)

% de familles biparentales [IC]95%

% de familles monoparentales [IC]95%

% de familles recomposées [IC]95%

% de familles autres [IC]95%

72% [66-77]

17% [12-22]

8% [4-11]

4% [1-6]

Dernier diplôme du père obtenu (n=205)

% aucun [IC]95%

% <Bac [IC]95%

% Bac [IC]95%

% Bac+1-+3 [IC]95%

% >Bac +3 [IC]95%

10% [6-14]

7% [3-10]

10% [6-14]

19% [13-24]

54% [48-62]

Dernier diplôme de la mère obtenu (n=255)

% aucun [IC]95%

% <Bac [IC]95%

% Bac [IC]95%

% Bac+1-+3 [IC]95%

% >Bac+3 [IC]95%

9% [6-13]

10% [6-13]

10% [6-14]

20% [15-25]

50% [44-56]

Nombre d’enfant dans le foyer (n=272)

% d’enfants unique [IC]95%

% de familles avec 2-3 enfants [IC]95%

% de familles avec >3 enfants [IC]95%

16% [11-20]

74% [69-80]

10% [6-13]

Nombre moyen d’enfant par foyer (écart-type) Nombre médian d’enfant par foyer (1er-3ème quartile)

2,38 (1) 2 (2-3) Composition de la fratrie (n=272)

% d’enfants ayant un(e) frère/sœur plus âgé(e) [IC]95%

% d’enfants ayant un(e) frère/sœur du même âge [IC]95%

% d’enfants ayant un(e) frère/sœur plus jeune [IC]95%

53% [47-59]

3% [1-4]

51% [45-57]

Corpulence (n=227)

% maigreur [IC]95%

% Normale [IC]95%

% surpoids [IC]95%

% obèses [IC]95%

7% [4-10]

84% [79-89]

5% [2-8]

4% [2-7]

Type d’école (n=272)

% enfants en école non REP [IC]95%

% enfants en école REP [IC]95%

77% [72-82]

23% [18-28]

(23)

III- RESULTATS PRINCIPAUX

A- Répartition du temps libre des enfants nantais

Chez les 3-11 ans

Figure 2 : répartition des 18h de temps libre des enfants nantais de 3-11ans, les jours d’école

Figure 3 : répartition des 24h de temps libre des enfants nantais de 3-11ans, les jours sans école

10h19min 57%

44min 43min 4%

4%

1h19min 7%

4h56min 28%

Répartition du temps libre des enfants de 3- 11ans les jours d'école

temps moyen de sommeil temps moyen d'activité physique modérée à intense

temps moyen d'écran

temps moyen de sédentarité sans écran

temps moyen d'activité physique légère

10h43min 45%

44min 3%

1h47min 7%

2h38min 11%

8h08min 34%

Répartition du temps libre des enfants de 3-11ans les jours sans école

temps moyen de sommeil temps moyen d'activité physique modérée à intense

temps moyen d'écran

temps moyen de sédentarité sans écran

temps moyen d'activité physique légère

(24)

Chez les 3-4ans

Figure 4 : répartition des 18h de temps libre des enfants nantais de 3-4ans, les jours d’école

Figure 5 : répartition des 24h de temps libre des enfants nantais de 3-4ans, les jours sans école.

11h04min 61%

39min 42min 4%

4%

1h10min 6%

4h26min 25%

Répartition du temps libre des enfants de 3-4ans les jours d'école

temps moyen de sommeil temps moyen d'activité physique modérée à intense

temps moyen d'écran

temps moyen de sédentarité sans écran

temps moyen d'activité physique légère

11h53min 48%

39min 3%

1h31min 2h20min 6%

10%

7h55min 33%

Répartition du temps libre des enfants de 3-4ans les jours sans école

temps moyen de sommeil temps moyen d'activité physique modérée à intense

temps moyen d'écran

temps moyen de sédentarité sans écran

temps moyen d'activité physique légère

(25)

Chez les 5-11ans

Figure 6 : répartition des 18h de temps libre des enfants nantais de 5-11ans, les jours d’école

Figure 7 : répartition des 24h de temps libre des enfants nantais de 5-11ans, les jours sans école

Ces données montrent que les enfants dorment davantage les jours sans école, quel que soit l’âge.

Les plus jeunes sont moins actifs mais aussi moins sédentaires. Par ailleurs, le temps médian d’activité physique modérée à intense était de 30min/j (20-60), quel que soit l’âge, c’est-à-dire que, quel que soit l’âge, 50% des enfants ne font pas plus de 30min par jour d’activité physique

10h05min 56%

45min 4%

44min 1h22min 4%

8%

5h04min 28%

Répartition du temps libre des enfants de 5-11ans les jours d'école

temps moyen de sommeil temps moyen d'activité physique modérée à intense

temps moyen d'écran

temps moyen de sédentarité sans écran

temps moyen d'activité physique légère

10h28min 44%

45min 3%

1h53min 8%

2h43min 11%

8h11min 34%

Répartition du temps libre des enfants de 5-11ans les jours sans école

temps moyen de sommeil temps moyen d'activité physique modérée à intense

temps moyen d'écran

temps moyen de sédentarié sans écran

temps moyen d'activité physique légère

(26)

modérée à intense, et même 25% pas plus de 20min. Le temps de sédentarité sans écran, tout comme le temps d’écran, sont doublés les jours sans école, quel que soit l’âge.

Toutes ces valeurs sont issues du tableau 2, situé en annexe 5.

B- Comparaison aux directives canadiennes

Les 3 directives canadiennes

Dans notre étude, 19% [14-24] des enfants de 3-11ans respectaient les 3 directives canadiennes, soit 8% [1-15] des 3-4ans et 22% [16-28] des 5-11ans.

Notons que, pour 25 questionnaires, les informations fournies ne nous permettaient pas de savoir si les 3 directives étaient respectées (4 concernant des enfants de 3-4ans et 21 concernant des enfants de 5-11ans).

56% [49-63] des 3-11ans respectaient 2 directives canadiennes sur 3.

Le nombre de directives respectées en moyenne était de 1,95 (0,72) et le nombre médian était de 2 (2-2).

La directive sur le sommeil

Dans notre étude, 89% [85-93] des enfants respectaient la directive concernant le temps de sommeil, soit 86% [76-95] des 3-4ans et 90% [85-94] des 5-11ans.

25 parents n’avaient pas répondu à cette question (9 parents d’enfants de 3-4ans et 16 parents d’enfants de 5-11ans).

La directive sur l’activité physique

Dans notre étude, 31% [25-37] des enfants respectaient la directive concernant le temps d’activité physique intense à modérée, soit 28% [16-40] des 3-4ans et 32% [25-39] des 5-11ans.

Cela en considérant, que pour 35 enfants nous ne connaissions pas le temps d’activité physique par jour (c’était le cas pour 8 enfants de 3-4ans et pour 27 enfants de 5-11ans).

La directive sur le temps d’écran

Dans notre étude, 71% [66-77] des enfants respectaient la directive concernant le temps d’écran, soit 57% [44-70] des 3-4ans et 76% [70-82] des 5-11ans.

Cela en tenant compte du fait que 18 parents n’avaient pas répondu à la question correspondante (2 parents d’enfants de 3-4ans et 16 parents d’enfants de 5-11ans).

(27)

C- Facteurs sociodémographiques influençant le respect de la directive canadienne sur le temps d’écran

Dans notre étude, nous avons montré que : (cf tableau 3 en annexe 6)

- Plus le niveau d’étude du père est élevé, plus l’enfant a de chance d’avoir un temps

d’écran en adéquation avec les directives canadiennes (p<0,001). Cela s’observe également pour le niveau d’étude de la mère (p<0,001), ces 2 données étant corrélées.

- Plus le temps d’écran du père est important, plus le temps d’écran de l’enfant risque de dépasser ce qui est recommandé par les directives canadiennes (p<0,001). Cela est, aussi, vrai pour le temps d’écran de la mère avec un p<0,001. Ces 2 données étaient également corrélées.

- Etre une famille monoparentale est associé à un plus fort risque de ne pas satisfaire la directive canadienne sur le temps d’écran (p<0,01)

- Avoir mis en place des règles concernant l’usage des écrans favorise le respect de la directive sur le temps d’écran (p<0,05)

- Le fait d’appliquer régulièrement les règles mises en place est également associé à un temps d’écran adéquat (p<0,001)

- Les enfants scolarisés dans une école REP respectent moins la directive sur le temps d’écran (p<0,001)

Les facteurs n’influençant pas le respect de la directive sur le temps d’écran, dans notre étude, étaient :

- Le sexe de l’enfant

- L’existence d’un frère ou d’une sœur, qu’il/elle soit plus jeune, plus âgé(e) ou du même âge - Le nombre d’enfants dans le foyer

- L’âge des parents. L’âge du père et celui de la mère étant corrélés.

(28)

IV- AUTRES RESULTATS

A- Focus sur les écrans

Temps d’écran

Figure 8 : répartition du nombre d’enfants de 3-11ans selon le temps d’écran les jours d’école

Figure 9 : répartition du nombre d’enfants de 3-11ans selon le temps d’écran les jours sans école Le temps d’écran minimal, chez les 3-11ans, était de 0h, les jours d’école comme les jours sans école et le temps maximal était de 4h les jours d’école et même de 7h les jours sans école.

Les jours d’école, 4% [2-6] des 3-11ans regardaient les écrans plus de 2h/j et 3% [1-5] 3h ou plus.

Les jours sans école, ils étaient 23% [18-28] à passer plus de 2h devant un écran et 20% [15-25] à y passer 3h ou plus

.

76 81

57

11

21

3 4 4

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90

0h ]0-1h[ 1h ]1-2h[ 2h ]2-3h[ 3h >3h

Nombre d'enfants n=257

Temps d'écran les jours d'école

R É PA RT I T I O N D U N O M B R E D ' E N FA N T S D E 3- 1 1 A N S S E LO N L E U R T E M P S D ' ÉC R A N L E S J O U R S

D ' ÉC O L E

8

42

61

31

57

8

20

30

0 10 20 30 40 50 60 70

0h ]0-1h[ 1h ]1-2h[ 2h ]2-3h[ 3h >3h

Nombre d'enfants n=257

Temps d'écran les jours sans école

R É PA RT I T I O N D U N O M B R E D ' E N FA N T S D E 3- 1 1 A N S S E LO N L E U R T E M P S D ' ÉC R A N L E S J O U R S

SA N S ÉC O L E

(29)

Figure 10 : répartition du nombre d’enfants de 3-4ans selon le temps d’écran les jours d’école

Figure 11 : répartition du nombre d’enfants de 3-4ans selon le temps d’écran les jours sans école

Le temps d’écran minimal chez les 3-4ans était de 0h, les jours d’école et les jours sans école. Le temps d’écran maximal était de 3,5h les jours d’école et de 5h les jours sans école.

Les jours d’école, 16% [7-25] des 3-4ans passaient plus d’1h devant un écran, 13% [4-22] 2h et 2%

[0-6] plus de 2h.

Les jours sans école, ils étaient 43% [30-56] à regarder plus d’1h les écrans, 33% [21-45] à regarder 2h ou plus et 19% [9-29] 3h ou plus.

18 20

14

1

8

0 0 1

0 5 10 15 20 25

0h ]0-1h[ 1h ]1-2h[ 2h ]2-3h[ 3h >3h

nombre d'enfants n=62

Temps d'écran les jours d'école

R É PA RT IT IO N D U N O M B R E D ' E N FA NT S D E 3 - 4 A N S S E LO N L E U R T E M P S D ' ÉC R A N L E S J O U R S

D ' ÉC O L E

3

14

19

6

8

1

6 6

0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20

0h ]0-1h[ 1h ]1-2h[ 2h ]2-3h[ 3h >3h

Nombre d'enfants n=63

Temps d'écran les jours sans école

R É PA RT I T IO N D U N O M B R E D ' E N FA N T S D E 3 - 4 A N S S E LO N L E U R T E M P S D ' ÉC R A N L E S J O U R S

SA N S ÉC O L E

(30)

Figure 12 : répartition du nombre d’enfants de 5-11ans selon le temps d’écran les jours d’école

Figure 13 : répartition du nombre d’enfants de 5-11ans selon le temps d’écran les jours sans école

Le temps d’écran minimal, déclaré par les parents d’enfants de 5-11ans, était de 0h, les jours d’école et les jours sans école. Le temps maximal était de 4h les jours d’école et de 7h les jours sans école.

Les jours d’école, 5% [2-8] dépassaient les 2h devant un écran et 4% [1-7] 3h ou plus.

Les jours sans école, les chiffres montaient à 23% [17-29] des 5-11ans qui regardaient un écran 2h ou plus et 20% [14-26] 3h ou plus.

58 61

43

10 13

3 4 3

0 10 20 30 40 50 60 70

0h ]0-1h[ 1h ]1-2h[ 2h ]2-3h[ 3h >3h

Nombre d'enfants n=195

Temps d'écran les jours d'école

R É PA RT IT IO N D U N O M B R E D ' E N FA NT S D E 5 - 1 1 A N S S E LO N L E U R T E M P S D ' ÉC R A N L E S J O U R S

D ' ÉC O L E

5

28

42

25

49

7

14

24

0 10 20 30 40 50 60

0h ]0-1h[ 1h ]1-2h[ 2h ]2-3h[ 3h >3h

Nombre d'enfants n=194

Temps d'écran les jours sans école

R É PA RT I T I O N D U N O M B R E D ' E N FA N T S D E 5 - 1 1 A N S S E LO N L E U R T E M P S D ' ÉC R A N L E S J O U R S

SA N S ÉC O L E

(31)

Ecran avant l’école

Dans notre étude, 21% [16-26] des enfants de 3-11ans regardaient un écran avant d’aller à l’école, soit 25% [14-36] des 3-4ans et 19% [14-25]95% des 5-11ans.

Ecran avant le coucher

39% [33-45] des 3-11 ans regardaient un écran dans l’heure précédant le coucher. Parmi eux, 35%

[23-47] avaient 3-4ans et 40% [33-46] 5-11ans.

Possession d’outils numériques

7% [4-10] des 3-11ans avaient au moins un écran dans leur chambre et ces derniers en avaient en moyenne 1,5 (0,49). Dans 28% [10-46] des cas il s’agissait d’un téléviseur, dans 28% [10-46] des cas d’une tablette, dans 24% [6-42] des cas d’une console de jeu et dans 20% [4-36] des cas d’un ordinateur.

2% [0-5] des 3-4ans avaient au moins un écran dans sa chambre et 8% [4-12] des 5-11ans.

5% [2-7] des enfants de 3-11ans avait un smartphone. Seuls les enfants de 5-11ans en avaient un, soit 6% [3-9] des enfants de cette tranche d’âge.

Usage seul des écrans

Parmi les 3-11ans, 33% [27-39] ne regardaient jamais les écrans seul, 45% [38-51] les regardaient parfois seul, 16% [11-20] les regardaient souvent seul, 7% [4-10] les regardaient toujours seul.

Parmi les 3-4ans, 62% [50-74] ne regardaient jamais les écrans seuls, 35% [23-47] les regardaient parfois seul, 2% [0-5] les regardaient souvent seul, 2% [0-5] les regardaient toujours seul.

Parmi les 5-11ans, 24% [18-30] ne regardaient jamais les écrans seul, 48% [41-54] regardaient les écrans parfois seul, 20% [15-26] les regardaient souvent seul et 8% [5-12] les regardaient toujours seul.

Règles concernant l’usage des écrans

Dans notre étude, les parents déclaraient avoir établi des règles, concernant l’usage des écrans, dans 90% [86-94] des cas. 34% [28-40] de ces parents déclaraient faire toujours respecter ces règles sans exception, 56% [50-62] déclaraient les faire respecter souvent avec quelques exceptions, 10% [6-14] déclaraient les faire respecter parfois, 0% déclaraient ne jamais les faire respecter.

Cependant, 31 parents n’avaient pas répondu à la question.

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