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Créer des opportunités pour la jeunesse africaine

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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La Banque donne aux jeunes les moyens de devenir des acteurs innovants de l’économie numérique. L’un de nos programmes phare « Codage pour l’emploi » (Coding for Employment), a formé plus de 90 000 jeunes aux technologies de l’information et de la communication, leur donnant ainsi la possibilité de prendre part à la quatrième révolution industrielle.

© BAD

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Chapitre 5

Améliorer la qualité de vie des Africains

A u cours des deux dernières décennies, avant la pandémie de la Covid, la qualité de vie s’est

considérablement améliorée. La croissance économique soutenue et l’amélioration de la gouvernance ont permis de relever la qualité de l’éducation, de la santé et autres services de base, mais aussi de créer des emplois et d’améliorer les moyens de subsistance. Ces progrès ont contribué globalement à réduire la part de la population africaine vivant dans la pauvreté.

1 En 2020, la Banque a mis en place une Facilité de réponse à la Covid-19 pour aider les pays africains, y compris le secteur privé, à faire face à la pandémie.

La qualité de vie s’est améliorée en Afrique, mais a décliné en 2020

Les progrès et les acquis réalisés depuis deux décennies sur le front de la réduction de la pauvreté et de la croissance inclusive risquent malheureusement d’être annulés par la pandémie de la Covid-19, qui a provoqué en 2020 une détérioration des niveaux de vie. Les mesures de confinement ont exercé des pressions importantes sur les emplois et les moyens de subsistance, avec une perte d’heures de travail estimée à 15,6 % sur l’ensemble de l’Afrique. Ces pressions ont été plus particulièrement marquées pour les femmes, dont le taux de chômage a nettement augmenté, passant de 7,6 % en 2019 à 9,3 % en 2020, ainsi que les jeunes qui pour 80 % d’entre eux travaillent dans le secteur informel. En conséquence, le pourcentage de personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour en Afrique a augmenté de 2,3 points pour atteindre 34 % en 2020, ce qui signifie que 30,4 millions d’Africains supplémentaires sont tombés dans l’extrême pauvreté. Il s’agit essentiellement de personnes ayant un faible niveau d’instruction, peu de biens ou travaillant dans des secteurs peu qualifiés et informels, mais aussi de ménages vulnérables, en particulier ceux dirigés par des femmes. La Banque estime que 39 millions de personnes supplémentaires environ pourraient basculer dans l’extrême pauvreté en 2021.

La Covid-19 a également eu des conséquences majeures sur les finances publiques. Le déficit budgétaire de l’Afrique a presque doublé, passant de 4,6 % en 2019 à 8,4 % en 2020, et, en 2021 et 2022, il devrait rester supérieur aux niveaux de 2019, ce qui posera des problèmes pour continuer à étendre et améliorer la qualité des services de base dans les années à venir.

Si les impacts économiques et sociaux de la pandémie ont été

importants en Afrique, l’approche robuste et collaborative adoptée par l’Afrique pour contenir le virus a permis de protéger des vies humaines. La Banque a apporté une contribution importante à ces efforts en aidant 31 pays membres régionaux à atténuer les effets néfastes de la pandémie par le biais de diverses interventions d’urgence et opérations d’appui budgétaire financées par la Facilité de réponse à la Covid-191.

La croissance rapide de la population africaine est une source de défis permanents mais aussi d’opportunités pour améliorer la qualité de vie. Pour limiter le plus possible l’impact à long terme de la Covid-19 sur les opportunités qui s’offrent à la jeunesse, une priorité essentielle pour la période à venir doit être d’assurer l’accès à une éducation de qualité, des soins de santé et au développement des compétences adéquates, pour aider les jeunes à être compétitifs sur le marché du travail, ainsi qu’un soutien post-formation, y compris l’accès au financement, pour faciliter leur réussite dans l’écosystème de l’entrepreneuriat.

Développer des compétences de qualité et créer des opportunités pour répondre aux besoins et aux attentes des jeunes Africains en matière d’emploi

Pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail, il faudrait créer environ 18 millions de nouveaux emplois chaque année en Afrique. Or, actuellement, seuls trois millions d’emplois sont créés annuellement, de sorte que les jeunes Africains —

Malgré deux décennies de progrès, la pandémie pourrait plonger 39 millions de personnes dans l’extrême pauvreté en 2021

R e vue Annuel le sur l’Ef ficacit é du Dé veloppemen t 2021

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notamment les jeunes femmes — sont de plus nombreux à être confrontés au chômage et au sous-emploi.

Même quand ils trouvent un emploi, leur éducation et leurs compétences sont souvent en deçà des niveaux requis par le secteur privé. Les recherches menées par la Banque montrent que 18 % des jeunes employés sont surqualifiés, 29 % sous-qualifiés, 8 % sur- éduqués et 57 % sous-éduqués par rapport aux besoins du marché. Au niveau macroéconomique, l’Afrique dispose donc de vastes ressources de talents et de main-d’œuvre sous-utilisée, ce qui signifie aussi que les personnes surqualifiées/sur-éduquées peuvent se retrouver pénalisées sur le plan salarial et frustrées dans leur satisfaction au travail. Une meilleure correspondance entre l’éducation et la formation d’un côté, la demande du marché du travail et les possibilités de créer des entreprises de l’autre contribuerait donc à réduire le chômage des jeunes à promouvoir la qualité de vie.

En outre, la pandémie de Covid-19 a mis en évidence le besoin de systèmes éducatifs inclusifs, réactifs et résilients, qui veillent à ce qu’aucun apprenant ne soit laissé pour compte et qui soient capables de promouvoir le développement de solutions locales aux problèmes africains. Durant l’année scolaire 2020, les écoles ont été fermées pendant plus de 100 jours, soit l’équivalent d’un

semestre complet d’enseignement. Des données récentes montrent que 196 millions d’élèves (13 % à l’échelle mondiale) n’ont pas pu retourner à l’école et que ces fermetures pourraient entraîner des pertes d’apprentissages, des inégalités et la déscolarisation d’environ 6,8 millions d’élèves, notamment dans les pays à faible revenu et tout particulièrement en Afrique.

Il importe de redéfinir les systèmes éducatifs en Afrique de manière à tirer parti des opportunités qu’offre la quatrième révolution industrielle, concevoir des systèmes éducatifs adaptatifs et à créer davantage d’emplois pour les jeunes. En effet, les jeunes Africains (âgés de 18 à 35 ans) sont plus à même que les cohortes plus âgées d’adopter avec enthousiasme les nouvelles technologies, ce qui leur ouvre la possibilité de profiter de la quatrième révolution industrielle et d’occuper des emplois qui exploitent ces technologies. Par ailleurs, les jeunes sont menacés par l’automatisation accrue de certains secteurs. Il est donc essentiel qu’ils puissent accéder à des formations techniques et professionnelles plus modernes et adaptables, y compris au niveau de l’enseignement supérieur, pour acquérir les compétences dont ils ont besoin et pouvoir saisir tout un éventail de possibilités d’emploi.

À l’heure actuelle, le problème de l’emploi en Afrique ne peut être résolu uniquement du côté de l’offre, en améliorant les compétences des jeunes. Dans le développement du capital humain, d’autres secteurs — comme la création d’entreprises, l’industrialisation du secteur privé, la santé et la nutrition, la protection sociale — ont également un rôle clé à jouer pour stimuler la productivité en Afrique. Et surtout, pour parvenir à créer des emplois en grands nombres, une transformation économique s’impose.

Tableau 9 La qualité de vie en Afrique s’est améliorée, mais les progrès risquent de s’inverser (niveau 1)

INDICATEUR

ENSEMBLE DES PAYS

AFRICAINS DONT PAYS FAD DONT ETATS

EN TRANSITION Référence

2015

Derniers chiffres 2020

Référence 2015

Derniers chiffres 2020

Référence 2015

Derniers chiffres 2020

h

Population vivant en dessous du seuil de pauvreté (%) 42 34 45 42 57 52

h

Taux de chômage (%) 8,9 7,6 6,3 4,4 12,1 6,0

h

– Dont les femmes 9,8 9,3 7,9 6,1 5,1 7,6

k

Scolarisation (%) 62 63 59 60 58 57

k

– Dont les femmes 59 60 56 57 53 52

k

Accès à des équipements sanitaires sainement gérés (% de la population) 39 40 25 24 23 25

j

Inégalités de revenus (Indice de Gini) 41 41 41 41 41 41

j

Taux de chômage des jeunes (%) 14 14 10 8 9 11

k

– Dont les jeunes filles 16 17 12 9 8 12

j

Scolarisation dans l’enseignement technique/professionnel (%) 11 11 8 7 9 10

j

– Dont les femmes 9 9 7 9 8 8

h

Accès à des services d’eau potable sainement gérés (% de la population) 72 66 64 56 51 54

kh

Amélioration (par rapport au niveau de référence)

j

Stabilité

hk

Détérioration

L’automatisation ne doit pas être

une menace. Les systèmes éducatifs

africains peuvent être recalibrés

pour la quatrième révolution

industrielle

(4)

Transformer la vie des gens

Dans le cadre du High 5 portant sur l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines, la Banque concentre son action dans le développement humain sur la promotion de l’éducation et l’amélioration des compétences (en particulier dans la formation technique et professionnelle, la formation pédagogique et l’enseignement supérieur), le soutien à l’entreprenariat et la création d’emplois décents, le renforcement des services de santé par des investissements essentiels dans les infrastructures sanitaires, et l’élargissement de l’accès à l’eau et à l’assainissement ainsi qu’à d’autres services d’utilité sociale. La Banque veille aussi à ce que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes demeurent au cœur de son action.

Au cours de l’année 2020, notre Facilité de réponse rapide à la Covid-19 a privilégié le soutien aux services de santé vitaux et l’atténuation des principaux impacts sociaux et économiques de la pandémie. Notre soutien à la santé en Éthiopie a permis de quadrupler la capacité de dépistage quotidienne, et au Soudan du Sud, d’équiper 3900 travailleurs en équipements de protection individuelle. Notre aide budgétaire pour soutenir les pays dans la mise en œuvre de leurs plans de réponse à la Covid-19 a bénéficié à 12,3 millions de ménages vulnérables. Notre aide économique a ciblé les petites et moyennes entreprises afin de protéger les emplois par des mesures de soutien telles que le report d’impôts et la réduction des coûts des services publics pour l’alimentation en eau et en énergie.

Dans le même temps, la Banque a poursuivi la mise en œuvre de ses programmes d’appui aux investissements dans le développement des compétences et l’entrepreneuriat, notamment en soutenant les centres de formation technique et professionnelle et autres établissements de formation dans toute l’Afrique (voir encadré 8). Le nombre de personnes formées dans le cadre des opérations de la Banque a atteint le chiffre de

118 000 en 2020, soit moins que les 140 000 de 2019, et moins que notre objectif.

Un exemple de notre travail sur l’éducation et la formation est le programme Ouganda — appui à l’enseignement supérieur, aux sciences et à la technologie, qui a soutenu l’investissement dans la connectivité des réseaux TIC de six universités publiques. À la suite à cet investissement, les inscriptions dans les filières des sciences, des technologies et de l’industrie ont presque doublé dans ces universités entre 2012 et 2018, et 45 % des inscrits étaient des femmes. Le programme a donc contribué à améliorer la portée, la qualité et l’équité des formations en TIC en Ouganda.

L’un de nos grands axes de travail sur le développement du capital humain est notre soutien à la jeunesse africaine. Guidée par sa Stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique, la Banque vise à contribuer à la création de 25 millions d’emplois et à avoir un impact positif sur 50 millions de jeunes d’ici 2025. Son objectif est : i) de veiller à ce que les projets qu’elle mène et les politiques des pays membres régionaux accordent à la jeunesse toute l’importance voulue ; ii) de prendre des initiatives innovantes en matière d’entrepreneuriat et d’emploi des jeunes ; et iii) de catalyser les investissements du secteur privé qui favorisent la création d’emplois et l’emploi des jeunes. L’un de nos programmes panafricains phares de promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes est Codage pour l’emploi, qui a formé plus de 90 000 jeunes, dont 47 % de femmes, aux technologies de l’information et de la communication et dont la couverture en ligne a touché 45  pays africains.

Encadré 8 Témoignages de bénéficiaires – projet d’enseignement professionnel et technique au Niger

Le projet financé par la Banque soutient l’ambition du Niger de renforcer le développement des compétences et l’employabilité des jeunes en améliorant l’accès à un enseignement et à une formation professionnelle et technique de qualité ; 40 % de jeunes devraient en profiter en 2021, contre 25 % en 2016. L’un des établissements bénéficiaires est le centre technique de Kalmaharo, à Niamey. En 2010, il ne comptait que 300 étudiants, mais depuis le début du projet en 2012, ce chiffre n’a cessé d’augmenter ; en 2019, ils étaient 1031. Le centre a été entièrement réorganisé, et, les équipements ayant été renouvelés, les étudiants utilisent des technologies de pointe. Le centre a désormais acquis une réputation nationale.

« Les nouveaux équipements nous ont permis d’augmenter les effectifs des groupes de travail, et certains cours jusqu’ici enseignés en théorie, comprennent aujourd’hui un apprentissage pratique. C’est une chance pour les étudiants, qui peuvent apprendre les mêmes technologies que dans les grandes entreprises de la région. » Souleymane Bahari, professeur / Chef d’atelier en génie mécanique.

Les entreprises du secteur industriel au Niger devraient bénéficier d’une main-d’œuvre plus qualifiée et compétente, car le projet en cours vise à mettre les compétences voulues au service de l’industrie et à stimuler l’emploi des diplômés.

L’autonomisation des femmes

est essentielle pour faire progresser la santé, l’éducation et le

développement des entreprises

R e vue Annuel le sur l’Ef ficacit é du Dé veloppemen t 2021

(5)

En 2020, la Banque a poursuivi ses travaux sur le « Joint Impact Model », un projet qui comprend désormais 10 institutions financières internationales. Le modèle mesure le nombre d’emplois rendus possibles par les investissements de la Banque : emplois directs, empois indirects, empois induits et emplois créés par les effets habilitants dûs à un meilleur accès à la finance ou à l’énergie.

Le modèle estime qu’à travers les opérations approuvées en 2019, la Banque soutiendra la création de trois millions d’emplois (0,8 millions d’emplois directs et plus de 2,1 millions d’autres emplois). En raison de la crise de la Covid-19, la Banque a approuvé en 2020 moins de projets d’investissement. Ainsi, 558 000 emplois sont attendus (voir Figure 4).

La diminution du nombre de grandes opérations d’infrastructures a entraîné une forte diminution des emplois attendus indirects, induits et créés par l’effet habilitant d’un meilleur accès à l’énergie. En atténuant les impacts sociaux et économiques importants de la pandémie, cependant, notre Facilité de réponse à la Covid-19 a permis de sauver de nombreux d’emplois. Un retour à des niveaux d’investissement plus normaux dans les années à venir se traduira par un retour à la création d’emplois similaire à la période précédant la crise de la Covid-19.

Un autre exemple de notre action dans ce domaine est le projet Ghana — Développement des compétences pour l’industrie, qui a facilité la réforme du sous-secteur de la formation

Figure 4 Évaluation de l’impact des investissements de la Banque sur l’emploi

Produit en collaboration avec 10 institutions de financement du développement, le Joint Impact Model est un outil qui mesure le nombre d’emplois créés avec le soutien des opérations de la Banque : emplois directs, emplois dans la chaîne d’approvisionnement, emplois induits et emplois créés par les effets habilitants des opérations. Le JIM estime que 121 opérations des secteurs public et privé approuvées par la Banque en 2019 soutiendront la création de 0,8 million d’emplois directs et de 2,1 millions d’emplois dans la chaîne d’approvisionnement, d’emplois induits et d’emplois créés par les effets habilitants. Sur les trois millions d’emplois créés, 1,3 million d’emplois seront occupés par des femmes. Au total, ces emplois apporteront 17,2 milliards de dollars aux économies africaines.

5,9 milliards d’USD

BAD – Secteur public

1,9 milliard d’USD

BAD – Secteur privé

6,2 milliards d’USD

Cofinancement – Secteur public

5,7 milliards d’USD

Cofinancement – Secteur privé

Investissements Emplois Valeur ajoutée

opérations

121

approuvées en 2019

3 millions d’emplois

dont 1,3 pour les femmes

17,2 milliards

d’USD de valeur ajoutée aux économies

africaines

(salaires, taxes, profits)

Millions d’emplois soutenus,

par type d’impact Millions d’emplois soutenus,

par secteur Valeur ajoutée

(milliards d’USD)

19,7 milliards d’USD

dont 7,8 milliards d’USD investis par la BAD

Finance à effet habilitant (emplois rendus possibles par un meilleur accès au financement)

0,1 0,2

0,5 0,3 0,8 0,1 0,5 0,6

0,8 3,7 1,8 4,9 0,9 3,3 2,4 0,8

1 0,6 0,3

Emplois directs Emplois dans la chaîne d’approvisionnement (fournisseurs et entités d’investissement) Emplois induits (emplois produits lorsque les nouveaux employés dépensent leur revenu) Énergie à effet habilitant (emplois rendus possibles par un meilleur accès à l’électricité)

Autres secteurs Transport Social

Énergie Industrie

& mines Finance Agriculture

(6)

technique, professionnelle et éducative, et la création d’unités d’entrepreneuriat dans chacun des dix instituts techniques ciblés.

Ce projet comprenait également un programme de bourses d’études, dont ont bénéficié 2010 personnes, dont 41 % de femmes. Nous continuons à soutenir les projets qui permettent aux femmes d’exploiter leurs compétences et d’accéder à de nouvelles opportunités grâce à l’emploi.

L’eau et l’assainissement restent une priorité essentielle pour la Banque, et nous avons coopéré avec nos partenaires et les gouvernements pour offrir aux Africains un accès sûr et fiable à

ces services. En Éthiopie, notre programme national One WASH, cofinancé par le gouvernement éthiopien, a été mis en œuvre dans 382 districts (woredas) et 144 villes, petites et moyennes. Grâce à cet investissement, la proportion de personnes des communautés cibles ayant accès à l’eau potable est passée, pendant la durée du programme, de 50 % à 97 %. Grâce à des projets de ce genre, nous avons aidé 8,3 millions de personnes à accéder à des services d’eau et d’assainissement nouveaux ou améliorés en 2020, contre 2 millions en 2015, ce qui est plus que notre objectif, fixé à 3,6 millions.

En 2020, nous avons continué de développer nos stratégies pour défendre le High 5 sur l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines. Nous avons développé une nouvelle stratégie pour l’eau, pour soutenir l’opérationnalisation de notre nouvelle politique sur l’eau, et nous avons lancé une nouvelle stratégie genre.

Encadré 9 Renforcer notre soutien au secteur de l’eau en Afrique

L’évaluation de la Facilité africaine de l’eau, menée par le département de l’évaluation indépendante du développement de la Banque, contient des leçons et des recommandations utiles qui nous permettront de renforcer notre soutien à la sécurité de l’alimentation en eau en Afrique. Portant sur 118 interventions dans 52 pays, l’évaluation montre que la Facilité est un instrument très pertinent et l’un des rares acteurs du secteur de l’eau à pouvoir soutenir l’élaboration de projets à l’échelle du continent, et coproduire ou cofinancer des projets avec toute une série de partenaires. La Facilité africaine de l’eau a permis aux pays africains de mettre en place des modèles innovants de gestion des ressources nationales en eau. L’évaluation recommande à la Facilité africaine de l’eau d’être plus flexible, plus agile et plus efficace, afin qu’elle puisse conserver son avantage comparatif et remplir son mandat, en collaboration avec la Banque. Pour opérer de façon optimale, elle devra aussi mettre davantage l’accent sur l’engagement des parties prenantes, la communication des résultats et l’efficacité opérationnelle.

Tableau 10 Indicateurs de la priorité « Améliorer la qualité de vie des populations africaines » (Niveau 2)

INDICATEUR

ENSEMBLE DES PAYS

AFRICAINS DONT

PAYS FAD DONT ETATS

EN TRANSITION Référence

2015

Derniers chiffres 2020

Cible

2020 Référence 2015

Derniers chiffres 2020

Référence 2015

Derniers chiffres 2020

k

Personnes disposant d’un accès nouveau ou amélioré à l’eau

et à l’assainissement (millions) 2,0 8,3 3,6 1,2 6,5 0,3 2,4

k

– Dont les femmes 1,0 4,2 1,8 0,6 3,3 0,1 1,2

h

Personnes formées par les opérations de la Banque (milliers) 290 118 900 290 109 34 35

h

– Dont les femmes 119 61 450 80 56 15 18

h

Personnes bénéficiant d’un meilleur accès à l’éducation (millions) 0,38 0,17 0,38 0,38 0,05 0,27 0,00

h

– Dont les femmes 0,24 0,08 0,19 0,24 0,02 0,17 0,00

k

Atteint 95 % de l’objectif 2020

h

Atteint moins que la valeur de référence

Pour maximiser le retour sur investissement, les projets et les formations doivent tenir compte de la jeunesse

R e vue Annuel le sur l’Ef ficacit é du Dé veloppemen t 2021

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